Avangard Omsk - Metallurg Magnitogorsk (8 avril 2004)

 

Finale de la Superliga russe, quatrième manche.

C'est privé d'Alexandre Korechkov et du défenseur tchèque Martin Cech, élu meilleur joueur de son équipe la veille mais victime de l'alternance instaurée entre lui et Nedorost pour le poste de troisième étranger, que le Metallurg débute cette rencontre qui pourrait être décisive en cas de victoire ouralienne.

Mais c'est l'Avangard qui débute le match le plus fort. Les Sibériens veulent visiblement enfoncer le clou en tapant sur le moral des Ouraliens. Mais sur une prison de Vlasak, les visiteurs trouvent l'ouverture par l'indispensable Evgueni Gladskikh. Ce jeune joueur formé au club est vraiment excellent dans ces play-offs. L'Avangard reprend sa marche en avant, ne parvient pas à égaliser sur une supériorité numérique et au contraire, c'est Magnitka qui réalise le hold-up parfait, juste après la fin de la prison de Sergueï Arakaïev, pour doubler la mise par Evgueni Korechkov (16'46).

Les Sibériens sont sonnés mais ils ont la chance de ne pas gamberger trop longtemps, car des la cinquante-troisième seconde du deuxième tiers, ils reviennent dans la partie, une nouvelle fois grâce à leur première ligne de feu, Alexandre Prokopiev étant à la conclusion d'une action des ses deux compères Maxime Suchinsky et Dimitri Zatonsky. Le jeu se durcit dans cette période, les prisons sont plus nombreuses, en particulier pour Sergueï Krivokrassov qui écope de 2'+10' à la 37ème alors qu'il avait déjà été sanctionné quelques minutes plus tôt.

Les esprits se calment dans l'ultime période, mais Omsk refait le même coup qu'en début du tiers précédent. Les joueurs de Valeri Beloussov égalisent d'entrée de jeu par l'ancien joueur du CSKA, Dimitri Soubbotine, arrivé en cours de saison en Sibérie. Un but en supériorité numérique qui relance totalement l'Avangard dans le match et dans la série. En fait tout va se jouer sur un coup de dés, comme souvent en pareil cas. À la cinquante-et-unième minute, Omsk presse dans sa zone d'attaque et Dimitri Subbotine, une nouvelle fois, trouve la faille sur un but de près. Tellement de près que c'est Norm Maracle, le gardien canadien de Magnitogorsk si bon jusqu'ici, qui se le met dans sa propre cage... Argh ! Deux dernières supériorités numériques (une de chaque côté) ne changent rien, Omsk s'impose 3-2 et égalise à deux victoires partout.

Magnitogorsk, qui avait la possibilité de conclure lors de la séance de tirs au but de la veille, doit s'en mordre les crosses. Les leaders de la saison régulière sont tellement forts à domicile qu'ils restent cependant les favoris pour le titre. Mais avec la force de frappe de l'Avangard et en particulier de son incroyable première ligne, rien n'est joué d'avance.

Compte-rendu signé Bruno Cadène

 

Commentaires d'après-match

Valeri Belousov (entraîneur d'Omsk) : "À 2-0 après la fin de la première période, j'ai dit aux gars que s'il y avait du mouvement et un engagement maximal, le résultat en découlerait de lui-même. Nous sommes alors passés à trois lignes avec quelques changements dans les blocs, et nous avons non seulement égalisé mais aussi pris l'avantage. Cela a payé. Je suis content de la condition physique de mes joueurs."

Marek Sikora (entraîneur de Magnitogorsk) : "Notre équipe a bien joué, mais seulement en première période. Aux interruptions, j'ai prévenu qu'il fallait rentrer dans le match dès le tout début des vingt minutes. Pourtant, nous avons encaissé des buts dans les premières minutes, qui ont été des moments décisifs. Par la suite, nos attaquants ont mal joué, ils se sont débarrassés du palet et ont créé extrêmement peu de danger sur le but adverse. Je pense que l'Avangard a mérité sa victoire. C'est une vraie finale avec un combat permanent et une tension incroyable. C'est déjà notre treizième match dans ces play-offs. Samedi, les chances seront du 50-50."

 

Avangard Omsk - Metallurg Magnitogorsk 3-2 (0-1, 1-0, 2-0)

Jeudi 8 avril 2004 au complexe de sports et de concerts Viktor-Blinov. 5500 spectateurs.

Arbitrage de M. Semenov assisté de MM. Anisimov et Kamurkin (tous de Moscou).

Pénalités : Omsk 20' (2', 6'+10', 2'), Magnitogorsk 12' (2', 6', 4').

Tirs : Omsk 25 (9, 12, 4), Magnitogorsk 14 (4, 5, 5).

Évolution du score :

0-1 à 12'52" : Gladskikh assisté d'Ossipov et Varlamov (sup. num.)

0-2 à 16'46" : E. Koreshkov assisté de Klimentiev et Piskunov

1-2 à 20'53" : Prokopiev assisté de Zatonsky et Sushinsky

2-2 à 41'10" : Subbotin assisté de Patera et Tverdovsky (sup. num.)

3-2 à 51'04" : Subbotin assisté de Nikitin

 

Avangard Omsk

Gardien : Maksim Sokolov (5,5).

Défenseurs : Dmitri Ryabykin (5,5) - Yuri Panov (5,5) ; Igor Nikitin (6,5) - Oleg Tverdovsky (6,5) ; Oleg Orekhovsky (5) - Vladimir Antipin (5).

Attaquants : Dmitri Zatonsky (6) - Aleksandr Prokopiev (6,5) - Maksim Sushinsky (6) ; Tomá Vlasák (5,5) - Pavel Patera (6) - Jaroslav Bednar (5) ; Dmitri Subbotin (7) - Anton Kurianov (5) - Sergueï Krivokrasov (4) ; Aleksandr Popov (5,5) - Evgueni Khatseï (6) - Konstantin Baranov (5,5).

Gardien remplaçant : Oleg Grachev.

Metallurg Magnitogorsk

Gardien : Norm Maracle (5).

Défenseurs : Sergueï Klimentiev (5,5) - Andreï Sokolov (5) ; Nikolaï Ignatov (5) - Oleg Davydov (5) ; Evgueni Varlamov (5,5) - Vitali Atyushov (5) ; Aleksandr Boïkov (5,5).

Attaquants : Aleksei Tertyshny (5) - Lubomír Vaic (5) - Eduard Kudermetov (4,5) ; Ravil Gusmanov (4,5) - Evgueni Koreshkov (5,5) - Sergueï Arekaïev (4,5) ; Sergueï Ossipov (5,5) - Aleksei Kaïgorodov (5) - Evgueni Gladskikh (5,5) ; Sergueï Piskunov (5) - Dmitri Pestunov (4,5) - Andrej Nedorost (5,5).

Gardien remplaçant : Igor Karpenko. Absent : Martin Cech (étranger surnuméraire), Valeri Karpov, Aleksandr Koreshkov, Evgueni Malkin (blessés).

NB : Les notes entre parenthèses (sur 10) sont celles attribuées par le quotidien russe Sport-Express.

 

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