Top/Flop : janvier 2001
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Zurich SC (SUI)
Larry Huras a encore frappé ! Pas facile pour lui d'arriver dans un club champion en titre avec forcément des méthodes différentes de celles de son prédécesseur, et, au retour de la trêve consacrée à l'équipe nationale, quelques difficultés sont apparues pour faire accepter aux joueurs le changement. Mais le pari de Huras est réussi. Après deux victoires consécutives avec Ambrí-Piotta en Coupe Continentale, il a cette fois mené les Lions de Zurich au titre. Les Suisses ont bien géré la pression inhérente à leur statut d'organisateur et avaient plié l'affaire en deux journées, grâce à des victoires sur Londres et Munich. Leur défaite, même sévère, le dernier jour contre Bratislava, relevait dès lors de l'anecdote. En championnat, Zurich est toujours en course pour défendre son titre derrière un Lugano assez euphorique ces derniers mois. Le Suédois Morgan Samuelsson, en provenance de Thurgovie, a fait une entrée remarquée dans l'équipe : il a signé un hat-trick à Davos pour une victoire 3-1. La station de sports d'hiver lui réussit bien puisqu'il avait déjà été remarquée lorsqu'il avait été prêté à Davos à l'occasion de la Coupe Spengler.
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Londres (GBR)
Les London Knights étaient arrivés avec un statut de petit poucet dans la finale de la Coupe Continentale. Ils n'avaient d'ailleurs pas digéré que leurs vestiaires soient situés dans une autre patinoire à 500 mètres (à parcourir en tenue à l'extérieur) de la vieille enceinte zurichoise, alors que les trois autres équipes (et les arbitres) disposaient de locaux sur place. Ils ont poussé Zurich dans ses derniers retranchements avant de céder 1-0 sur la fin. Cette défaite leur fut fatale et rendit inutile leurs deux dernières victoires. Cette deuxième place est néanmoins un coup de projecteur pour la Superleague et est évidemment la meilleure place jamais obtenu par un club britannique (même si elle l'a été avec un effectif canadien). En championnat, Londres voulait toujours croire à la possibilité de rattraper Sheffield malgré l'avance prise en début de saison par les Steelers, mais la défaite 4-3 à Sheffield le 27 janvier a probablement sonné le glas de leurs derniers espoirs. Les Knights se sont par ailleurs qualifiés pour les demi-finales de Challenge Cup, qui pourrait leur servir de consolation, en attendant les play-offs. Mais les Londoniens ont un autre challenge à relever : conserver leur entraîneur Chris McSorley, désormais très convoité dans toute l'Europe, et particulièrement par le Servette de Genève (appartenant également à Anschutz). Quant à son frère Marty, il ne devrait pas renforcer l'équipe prochainement, parce que la date limite des transferts approche, et que l'IIHF a refusé l'appel de la NHLPA pour empêcher que sa suspension soit étendue internationalement.
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Mannheim (ALL)
<< Jusqu'ici, toutes les équipes ont connu une série de succès. Sauf nous. Je suis sûr qu'avec quelques victoires nous pourrions nous retrouver en tête du classement >>, déclarait le manager de Mannheim, Marcus Kuhl, à la fin de l'automne. Gagné ! Emmené par un gardien, Mike Rosati, déjà dans une condition digne des play-offs, Mannheim s'est propulsé à la première place. Dix victoires en onze matches, le bilan est éloquent ! Munich qui, à force de tourner en sur-régime, subit le contrecoup d'un mois passé à effectif réduit à cause des blessures, Krefeld qui s'effondre, chute hors des places de qualifié en play-offs et vire l'entraîneur Doug Mason (remplacé par le Slovaque Peter Ihnacek), Cologne qui en fait de même avec Bob Leslie (remplacé par Lance Nethery) : plus ses adversaires font grise mine, plus Mannheim, favori du championnat, retrouve le sourire. Les Aigles comptent deux points d'avance sur Munich, mais deux matches en moins.
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Luleå (SUE)
En réussissant le coup d'engager Mikael Renberg, un des membres de la "Légion de l'Apocalypse" de Philadelphie avec Lindros et LeClair, Luleå affichait clairement ses prétentions : le titre. On n'en est plus là aujourd'hui, et Luleå ne peut plus observer que de très loin le trio de tête composé de Djurgården, Färjestad et Brynäs. Il faut maintenant au club du nord de la Suède se battre pour une place en play-offs, toujours pas assurée. Mais tout peut se produire dans les séries finales, si Jarmo Myllys s'y sublime. Consolations pour Luleå : le rendement de Renberg, un des meilleurs marqueurs du championnat, n'est pas en cause, et l'équipe excelle en supériorité numérique, un atout important en play-offs.
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Ambrì-Piotta (SUI)
Pendant que le nouveau club de Larry Huras remporte l'unique compétition européenne de cette saison, son ancien club est en pleine crise. Son entraîneur canadien Pierre Pagé, qui a connu une adaptation très ardue à la culture hockey suisse et aux us et coutumes différents de l'Amérique du Nord, a vécu une année difficile marquée par la mort de son père, décédé d'un cancer, et a fini par vider son sac, mettant les joueurs en face de leurs responsabilités. Il est plus que temps que la situation s'aplanisse et que la cohésion soit retrouvée, car la situation est maintenant critique. Dans l'optique d'une qualification en play-offs en laquelle on veut encore croire, Ambrì vient de décider d'observer un silence total envers la presse jusqu'au 18 février, dernier jour de la saison régulière. D'ici là, il reste cinq matches à Ambrì pour accéder aux play-offs et quatre points à rattraper. Autant dire que les Tessinois ne sont plus tout à fait maîtres de leur destin. Chez les supporters, la grogne est quasi-générale et la décision de ne plus communiquer est dans l'ensemble assez mal comprise.
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Plzen (TCH)
Le Keramika Plzen avait parfaitement commencé ce championnat, où il disputait la place du leader au Sparta de Prague. Si ce dernier a lui aussi connu des heures difficiles, la situation de Plzen est plus grave, puisque le demi-finaliste la saison passée ne verra très probablement pas les play-offs. La faute à une faiblesse chronique à l'extérieur, et à un recrutement qui n'a pas compensé les départs de l'intersaison. A ajouter au handicap des joueurs blessés, de mauvaises transactions. Ainsi David Pospisil est parti et a été remplacé par deux recrues en provenance de Vítkovice : Jan Pleva, un Slovaque aujourd'hui relégué sur la quatrième ligne, et Libor Polasek, un joueur d'un fort beau gabarit, mais dont la technique laisse beaucoup à désirer, ce qui est rédhibitoire en République Tchèque.
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