Chamonix a besoin de ses supporters

 

S'il y a une déception dans la dernière saison de Chamonix, c'est sans doute le manque de soutien du public. Les travées de la patinoire Richard-Bozon n'arrivent plus à se remplir, et de nombreux Chamoniards n'arrivent plus à se reconnaître dans cette équipe. Est-ce le fait d'avoir gardé le surnom de Pionniers après s'être séparé de Morzine au lieu de revenir aux traditionnels Chamois ? Est-ce maillot rouge qui n'est pas vraiment adopté par ceux qui ont la mémoire courte car le dernier titre du CHC a été gagné en rouge en 1979 ? Ou est-ce le manque d'identification à un effectif devenu très international ?

Il est vrai que Chamonix aligne autant d'étrangers que le règlement JFL ne lui permet, à savoir 11, et ne distingue plus vraiment par son ancrage local comme cela avait pu être le cas. Il faut dire que les temps ont changé. Les clubs sont moins fidèles, mais les joueurs français aussi, à la recherche chaque été de la moindre opportunité. Certains clubs savent certes se créer un groupe durable, mais après les rebondissements de ces dernières années, les Pionniers ne sont encore qu'au début de leur nouvelle histoire.

Le besoin de retisser le lien intergénérationnel parfois perdu, ce qui est bien dommage pour un club avec une aussi riche histoire, explique la création cet été du club "Chamonix 1910", ouvert à tous les anciens joueurs du club doyen (en activité) du hockey français : cette initiative de Laurent Gras, Thierry Durand et Guy Tomei. Mais cela reste réservé aux anciens joueurs. Pour reconquérir les autres, tous ces Chamoniards qui ont eu un lien affectif avec le club, le club a misé sur un prix-choc. L'abonnement à 100 euros, soit une réduction de 50%, apparaît vraiment comme une offre, un prix sans doute sans équivalent pour un championnat de ce niveau dans un pays au niveau de vie équivalent. Sans parler des prix à Chamonix, puisque ça répresente sur la durée de la saison... l'équivalent de 0,5 m² de loyer. Si l'objectif de 200 abonnés n'est pas atteint à ce tarif, ce serait donc à désespérer de l'intérêt des Chamoniards pour le hockey sur glace.

Bien sûr, le public ne peut plus savourer de grandes victoires, mais ce serait là encore méconnaître le niveau actuel de compétition. Cette équipe s'est bien battue avec ses moyens, et ceux qui ont vécu le dénouement de la saison s'en souviendront à vie. Longtemps largué, Strasbourg avait réussi un rush final et était repassé devant au classement. Chamonix n'avait plus son destin en mains, et après le dernier match remporté contre Nice grâce à un beau doublé d'Erdugan, toute la patinoire Richard-Bozon a vécu de longues minutes d'angoisse dans l'attente du résultat des Alsaciens, une défaite inattendue qui a permis aux Pionniers de souffler et de vivre un bien meilleur été.

Le maintien acquis, Chamonix a rapidement fait savoir que l'entraîneur Heikki Leime serait reconduit. Très clairement, cette marque de confiance était un message capital dans le vestiaire mais aussi au-delà. Le club montrait qu'il n'avait plus envie de revivre la chaotique intersaison passée pendant laquelle quatre entraîneurs s'étaient succédé. La stabilité convient bien mieux à la culture de la vallée.

Une défense mieux équilibrée

L'équipe ayant été fortement chamboulée lors du mariage puis lors du divorce avec Morzine, les Chamoniards ont besoin de s'appuyer de nouveau sur un noyau de joueurs de confiance. Cette fois, ils ont pu constituer leur équipe tôt avec plus de certitudes. Le fait de moins improviser le recrutement sur le tard doit permettre d'éviter les mésaventures telles que le départ du capitaine, Alain Birbaum, rentré en Suisse en plein de milieu de la saison dernière ! Le défenseur de l'équipe s'était vu offrir un contrat de 3 ans en LNB (Ajoie), très alléchant à son âge (32 ans). Le club ne pouvait qu'avoir des regrets, mais Birbaum, arrivé tardivement, avait une clause de sortie dans son contrat jusqu'à la date limite des transferts... en Suisse. Le problème est qu'il était du coup parti après la date limite de la Ligue Magnus, et n'avait donc pas pu être remplacé.

Quand on cherche à conserver une ossature dans une équipe, on commence par le gardien. Richard Sabol était un peu un pari l'an passé avec des références incertaines, mais outre ses shows d'après-match que l'on avait annoncés, il a surtout convaincu par dses performances. Les supporters chamoniards l'ont d'ailleurs élu homme de la saison. Présent depuis trois années dans les cages chamoniardes avec des statistiques peu flatteuses, Jimmy Darier a été remplacé dans le rôle de doublure par Lucas Mugnier, pépite formée au club. Voilà un nom qui soulève l'intérêt depuis ses débuts il y a deux saisons en division 2 où il avait enchaîné les victoires et fait remonter de manière spectaculaire le Mont-Blanc. Titulaire en D2 puis en D1 à même pas 19 ans, Mugnier pourrait profiter de la densité du calendrier de la Ligue Magnus pour s'aguerrir dans l'élite. Cela pourrait lui profiter pour tenter de faire son trou en équipe de France junior, où jusqu'ici il a toujours dû ronger son frein derrière Gaëtan Richard.

Pour autant, il reste finalement peu de joueurs de la saison dernière. Chamonix a donc bien besoin de l'expérimenté Numa Besson, seul élément stable de la défense et valeur sûre du hockey haut-savoyard. Tous les arrières français seront des joueurs de la vallée, et cela devrait renforcer la potentielle identification du public. Deux juniors locaux, formés à Saint-Gervais, ont en effet été intégrés. Déjà auteur de quelques apparitions prometteuses sous le maillot chamoniard, en prêt par le Mont-Blanc, le capitaine des U20 du HC74, Jérémie Penz, a maintenant officiellement rejoint le CHC pour y amener son sérieux et son application. Son collègue Clément Mermoux dispose quant à lui d'une aisance technique lui permettant de bien garder le palet et de relancer de manière sûre. Ces deux joueurs ont participé à la montée historique de l'équipe de France U18 dans l'élite mondiale, et seront donc candidats à une sélection en équipe de France junior pour le Mondial de Füssen du 9 au 15 décembre.

Rappelons que les Pionniers avaient commencé la saison dernière avec cinq défenseurs étrangers pour finir... avec trois, après un départ souhaité (Aleksi Honka à Tours) et un départ subi (Birbaum). L'équilibre sera certainement meilleur cette année avec quatre imports.

Vojtech Kloz faisait office de patron de la défense avec sa maîtrise technique dans les lancements de jeu et sa bonne mobilité pour sa taille. Il impose forcément le respect dans sa zone avec son gabarit puissant, mais il était aussi utilisé en écran devant la cage sur le powerplay vosgien. Un peu dans l'ombre de Kloz dans sa période spinalienne, l'ancien international U18 tchèque Jiri Klimicek a profité de sa dernière saison en Italie pour démontrer ses qualités de défenseur offensif déjà sous-jacentes, même si son lancer ne faisait pas toujours mouche.

Chamonix, qui n'avait pas de défenseur droitier l'an passé, en a embauché deux d'un coup, tous deux américains. Il s'agit de deux joueurs robustes, assignés essentiellement à des tâches défensives en ECHL, sans forcément prendre beaucoup de pénalités mais dans un contexte arbitral différent de l'Europe. Colin Sullivan a toujours été dans ce registre car il avait aussi un temps de jeu réduit dans une université de bonne facture : Miami University, située comme son nom ne l'indique pas dans l'Ohio, a été champion régional de l'Est en 2015 sous l'impulsion de Blake Coleman (une révélation de la saison NHL vue dans l'équipe américaine aux Mondiaux). Geoff Fortman a quant à lui fini capitaine d'une autre université de division I, un peu moins cotée, le Cainisius College, où est aussi passé le nouvel attaquant Cody Freeman.

Des Canadiens et de jeunes espoirs français pour l'attaque

L'offensive chamoniarde a en effet elle aussi changé de visage. Elle n'a conservé qu'un seul attaquant majeur, Henric Andersén. Le Suédois, qui avait passé deux saisons au club avant la fusion avortée avec Morzine, a réussi son retour. Toujours plein d'engagement, il a fini deuxième marqueur de l'équipe, derrière son centre Andrew Johnston. Chamonix aurait évidemment bien voulu conserver ce dernier, mais il a attiré les convoitises de Bordeaux.

Pour le remplacer, Chamonix a recrué l'Américain Erik Higby. Né au Texas, il a en fait grandi à Shelby Township, dans la banlieue nord de Detroit, région où il est revenu en université. Entre-temps, il s'était fait connaître en étant élu MVP de la NAHL, la deuxième ligue junior des États-Unis. Relativement petit pour les standards américains, il a mis plusieurs mois à décrocher un contrat pro après un premier essai à San Antonio en AHL. Il a su bien s'établir en ECHL (81 points en 180 parties en incluant les play-offs) mais ses deux dernières saisons ont été incomplètes en raison de blessures. S'il est en santé, Higby, doté d'une belle vision du jeu et d'une solide détermination, a tout pour être le nouveau meneur de jeu de l'attaque chamoniarde.

Le troisième homme de la première ligne devrait être Benjamin Lagarde, qui a bien rempli les filets de division 1 avec Anglet et Brest (86 buts en quatre ans). Pur joueur offensif au talent éblouissant, l'ailir canadien a un sens du but avéré et sait aussi distiller aussi de bons palets. L'entente avec Higby a semblé bonne dès les premières rencontres de préparation, et Chamonix aura donc encore un premier trio dangereux.

Si l'effectif de la saison passée était très européen, Chamonix a cette fois orienté son recrutement vers des Canadiens. Prudemment, les Pionniers se sont orientés vers une source éprouvée pour un club de Ligue Magnus à petit budget, la division 1. Deux autres recrues proviennent de l'échelon inférieur. Cody Freeman a inscrit 21 buts en saison régulière avec Cholet, seulement 3 de moins que Lagarde, mais c'est un joueur de style différent qui joue un peu moins sur sa technique et un peu plus sur son gabarit dans l'enclave. Quant à Perry D'Arrisso, qui fut capitaine à sa dernière année junior et à sa dernière année universitaire, ce sera l'occasion de le revoir plus longtemps car sa saison à Briançon a été très raccourcie par une blessure.

Le seul Canadien arrivant directement d'outre-Atlantique est donc Scott Jacklin. Ses références nord-américaines sont solides : il tourne à 0,5 point par match en ECHL, il n'hésite pas à donner de sa personne là où ça fait mal, et il se distingue dans le positionnement offensif que dans le positionnement de la crosse en phase défensive. Sa volonté de comprendre et d'enseigner le jeu est attestée par sa participation en tant que coach (avec d'autres joueurs professionnels et la championne olympique 2014 Jennifer Wakefield) à Shiftd, une start-up qui propose aux jeunes joueurs ou aux parents d'envoyer des vidéos de match et qui établit des statistiques avancées, utilisées ensuite dans un entretien personnalisé avec un coach. Le point d'interrogation concernant Jacklin réside dans son unique expérience européenne, totalement ratée au Danemark en début de saison dernière : une pénalité de match à la première journée de championnat, puis une séparation à l'amiable trois semaines plus tard avec 0 point en dix parties jouées, même si le club de Herlev n'avait pas de grief sur son sérieux ou son état d'esprit. Jacklin devra donc se servir de cette expérience pour réussir sa seconde tentative sur le vieux continent. Il peut aussi jouer à l'aile gauche, mais Chamonix sembvle le destiner à être le centre de la deuxième ligne, poste où il pourra amener son efficacité aux mises au jeu.

La différence entre cette équipe de Chamonix et sa devancière réside peut-être avant tout dans les JFL, qui paraissent supérieurs au moins par leur potentiel. Les Pionniers ont en effet recruté de bons espoirs du hockey français qui ont besoin d'un nouvel élan dans leur carrière. La première expérience de Fabien Kazarine loin de sa Picardie natale, sur la quatrième ligne de Lyon, lui a peu permis de se mettre en valeur. Il devrait jouer sur une ligne à vocation plus offensive à Chamonix, ce qui correspond mieux aux qualités de vivacité et de technicité du meilleur espoir de la ligue en 2014/15.

Comme l'an passé avec les Dijonnais, Chamonix a aussi bénéficié des malheurs d'Épinal, dont la liquidation judiciaire a laissé en plan quelques jeunes joueurs français. Mathieu Briand est un peu devenu le prototype du JFL itinérant qui peine à s'établir puisqu'il en est déjà à son cinquième club de Ligue Magnus à 24 ans. Cela fait deux années de suite, à Angers puis à Épinal, qu'il finit avec la plus mauvaise fiche +/- de son équipe, ce qui a un peu écorné son potentiel de centre défensif qui intéressait il y a quelques années les sélectionneurs nationaux au vu notamment de son gabarit. L'autre "rescapé des Vosges" Quentin Fauchon ne sera guère dépaysé auprès de ses nouveaux collègues puisqu'il a passé la dernière saison sur la même ligne que Briand, et la précédente sur la ligne de Kazarine à Amiens.

Un autre ancien des Gothiques est arrivé, Loïc Coulaud. Passé par toutes les équipes de France de jeunes, il a fait trois Mondiaux U20 et s'est fait une spécialité de défendre proprement. Il a bénéficié l'an passé sur la quatrième ligne d'Amiens des conseils du vétéran Elie Marcos. Le plus jeune des attaquants sera Maxence Leroux qui a commencé le hockey à 4 ans à Dammarie-lès-Lys parce qu'il habitait à côté de l'ancienne patinoire, et qui a percé à Strasbourg où il s'est taillé une placé en équipe de France U20 aux deux derniers championnats du monde.

L'arrivée de tous ces joueurs souvent très aguerris aux équipes de France juniors fait sans doute un peu monter le curseur de la concurrence pour les deux attaquants hauts-savoyards de l'effectif : si le centre Julien Laplace n'a pas à en rougir pour avoir lui-même fréquenté en son temps les équipes de France U18 et U20, l'ailier Adrien Glévéau n'était pas quant à lui un talent repéré nationalement, mais il peut compter sur son gabarit solide pour se tailler une place dans l'effectif.

Les Pionniers ne deviendront pas du jour au lendemain une équipe de haut de tableau. Le bilan financier est à l'équilibre sur la dernière saison, mais le club est sur le fil du rasoir et sa masse salariale a été limitée par un contrat d'objectifs à 341 000 euros. Dans cette enveloppe, les dirigeants ont donc choisi de promouvoir de jeunes joueurs prometteurs en défense et d'accueillir des JFL à plus haut potentiel en attaque, tout en se concentrant sur des renforts de qualité intéressante. Cette équipe a plus de profondeur et paraît plus complète que sa devancière. Elle a moins de défauts trop apparents et a en particulier bien plus de poids en défense, sans renier sa mobilité, ce qui semble nécessaire pour tenir le choc de la Ligue Magnus. Chamonix a donc les moyens d'être plus compétitif et plus près du peloton que l'an passé, même si l'enjeu majeur restera de réussir à se maintenir.

Marc Branchu

 

 

Effectif :

Gardiens

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Ch 2017/18   MJ   Min   Moy.    %
29 MUGNIER Lucas         09/05/1999  193  71  Chamonix          Mont-Blanc  FRA-2   18  1009   3,92
36 SABOL Richard         31/01/1994  180  80        (Slovaque)  Chamonix    FRA-1   35  2012   3,43  90,5%

Défenseurs

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Ch 2017/18   MJ   B   A Pts   +/-   Pén
 4 FORTMAN Geoff         14/02/1993  185  90       (Américain)  Cin./R.City  ECHL   57   2   4   6   -17   16'
                                                                Peoria       SPHL   13   2   3   5   +7     9'
 5 SULLIVAN Colin        26/03/1993  185  93       (Américain)  Atlanta      ECHL   52   1   9  10   -1    15'
25 PENZ Jérémie          18/04/1999  182  76  St-Gervais        Chamonix    FRA-1    6   0   1   1   +1     4'
                                                                Mont-Blanc  FRA-2   24   0   3   3   -10   30'
32 BESSON Numa           28/07/1983  183  82  Megève            Chamonix    FRA-1   49   2   8  10   -20   50'
50 KLOZ Vojtech          23/01/1986  190 109         (Tchèque)  Coventry    GBR-1   55   2  12  14   +33   14'
57 KLIMICEK Jiri         30/11/1992  184  85         (Tchèque)  Fassa       AUT-2   40   4  20  24   -38   22'
94 MERMOUX Clément       08/03/1999  185  72  St-Gervais        Mont-Blanc  FRA-2   23   0   2   2   -7     2'

Attaquants

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Ch 2017/18   MJ   B   A Pts   +/-   Pén
12 D'ARRISSO Peter       10/01/1992  178  87        (Canadien)  Briançon    FRA-2   10   4   5   9   -9     4'
14 GLÉVÉAU Adrien        07/10/1995  187  91  Megève            Chamonix    FRA-1   48   2   3   5   -26   89'
16 LAPLACE Julien        24/01/1995  174  82  Annecy            Chamonix    FRA-1   49   3   0   3   -21    6'
17 KAZARINE Fabien       21/07/1995  179  81  Compiègne         Lyon        FRA-1   50   6   2   8   -4    14'
20 FREEMAN Cody          10/11/1991  185  89        (Canadien)  Cholet      FRA-2   25  21  15  36   +9    20'
22 FAUCHON Quentin       25/05/1993  185  85  Viry              Épinal      FRA-1   50   5   3   8   -12   10'
27 LAGARDE Benjamin      24/05/1993  178  76        (Canadien)  Brest       FRA-2   40  30  21  51   +23    4'
33 BRIAND Mathieu        23/10/1993  197  97  Saint-Pierre      Épinal      FRA-1   50   1  10  11   -14   18'
40 HIGBY Erik            08/07/1989  178  82       (Américain)  Utah         ECHL   38   4   8  12   -14   22'
54 JACKLIN Scott         09/03/1990  183  84        (Canadien)  Herlev      DAN-1   10   0   0   0   -6    37'
                                                                Brampton     ECHL   61  11  16  27   -3    58'
55 ANDERSÉN Henric       15/04/1991  182  84         (Suédois)  Chamonix    FRA-1   43  15  15  30   -14   65'
72 COULAUD Loïc          25/05/1997  174  74  Gap               Amiens      FRA-1   43   1   3   4    0    16'
77 LEROUX Maxence        09/12/1998  173  66  Dammarie          Strasbourg  FRA-1   48   4   3   7    -12  38'

Entraîneur : Heikki Leime (FIN, 56 ans).

Partis : Jimmy Darier (G, 16MJ à 83,1%), Nicolas Luomi (G, 4 MJ à 89,3%), Alain Birbaum (D, 8+15, Ajoie, SUI-2), Luke Juha (D, 4+13), Danny Divis (D, 1+8), Gasper Cerkovnik (D, 0+9, Caen, FRA-2), Vincent Melin (D, 0+1, Gap), Baptiste Bruyas (D, 0+1, Brest, FRA-2), Théo Lanvers (D, 0+0, Nantes, FRA-2), Andrew Johnston (A, 19+36, Bordeaux), Dominik Fujerik (A, 12+16, Strasbourg, FRA), Joakim Erdugan (A, 7+15), Tim Crowder (A, 9+17), Paulus Rundgren (A, 9+7), Teemu Loizeau (A, 3+7, Gap), Emppu Pulliainen (A, 6+6), Robin Lamboley (A, 1+1, Anglet), Kévin Tassery (A, 2+1, Mont-Blanc, FRA-2), Patxi Biscard (A, 1+2, Montpellier, FRA-2), Leyland Plaire (A, 1+1, Neuilly-sur-Marne, FRA-2).

 

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