La nouvelle identité des Rapaces à cols bleus
Les Rapaces voulaient oublier leur saison noire 2023/24 comme si ce n'était qu'un accident de parcours, mais l'exercice 2024/25 a débuté de manière encore plus terrible. Les trois défaites inaugurales contre trois autres candidats au bas de tableau (Briançon, Anglet et Chamonix) ont tout de suite donné le ton. Gap donnait par moments des aperçus d'un potentiel supérieur comme les trois victoires contre Marseille ou encore cette historique remontée de 5 buts de retard à Amiens qui redonnait espoir juste avant la pause internationale de novembre. Mais après cette trêve, la gueule de bois fut sévère : 1-9 contre Rouen, 0-7 à Bordeaux, exit Marton Vas, l'entraîneur hongrois arrivé de Briançon et qui pensait prendre en mains une équipe de meilleure calibre.
Sébastien Rohat raccrochait alors les patins pour devenir entraîneur sauver les meubles. Un "sauveur" était alors nommé conseiller spécial, un certain Luciano Basile, qui ne pouvait suivre le parcours chaotique du club que de loin puisqu'il était toujours en poste jusqu'à la fin de saison comme coach et directeur technique des juniors du Budapest JA, qu'il conduirait à la victoire en Coupe de Hongrie U18. Les suggestions à distance de Basile étaient sûrement à l'origine des nombreux mouvements opérés dans l'effectif en cours de saison, et qu'il serait fastidieux d'énumérer tant ils ont finalement eu peu d'effet. Seul le vétéran canadien Anthony Luciani a un peu changer la donne par son apport offensif. Même l'arrivée début février d'un coach renommé (quadruple champion du Danemark), Mario Simioni, n'a pas eu d'effets sur les résultats.
Le champ de ruines
Le bilan est simple : pour la cinquième année consécutive, un club des Hautes-Alpes terminait dernier de Ligue Magnus et sportivement relégué en division 1, mais cette fois il ne s'agissait plus de Briançon mais bien de Gap. La descente ne menaçait que durant deux semaines, grâce à l'élimination prématurée de l'unique candidat à la montée Dunkerque. Dès fin mars, les Rapaces se savaient sauvés, rattrapés par le destin. Mais ils étaient dans un état de désolation. Même la communication et/ou la fidélité du public n'avaient plus rattrapé les résultats sportifs puisque les affluences étaient en chute libre (-20%). Et cette fois, tout le monde en prenait pour son grade. Les joueurs n'étaient plus épargnés par le président Jérôme Escallier qui ruait dans les brancards.


Dimitri Thillet (à gauche) et Chad Langlais (à droite)
S'il y en a un dont les oreilles ont sifflé plus que les autres, c'est Sébastien Oprandi. Après avoir été écarté de sa fonction de manager général quelques jours avant le début du championnat, il avait été recasé à la tête du centre de formation, puis a été aussi renvoyé de ce poste la veille de la Saint-Valentin. Un symbole ? Tel un "ex", Oprandi était un peu accusé de tous les maux, fût-ce de manière assez indirecte dans les discours officiels, lui qui a géré les Rapaces depuis dix ans. Le centre de formation était par exemple qualifié de "champs de ruines" par Basile.
Alors qu'on pensait que le club serait réincarné par Luciano Basile, les Rapaces surprenaient en annonçant engager un manager administratif, Gilles Bizot. Ce spécialiste de géopolitique et droit du sport a travaillé au CNOSF, à la fédération de baseball ou en tant que directeur de Rugby Europe. Travaillant comme tuyauteur ces dernières années, il n'avait comme lien avec le hockey que d'avoir joué au floorball. Il a pris ses fonctions le 12 mai... et a rompu son contrat le 30 mai en expliquant au président qu'il était "mal entouré dans sa gouvernance". L'arrivée de managers extérieurs au hockey ne fait décidément pas long feu. Ce n'est pas sans rappeler l'épisode Jérôme Fernandez à Anglet, avec un passage encore plus cométaire.
Priorité au centre de formation et à l'encadrement
En juin, le président Escallier a donc présenté une nouvelle structure avec trois directeurs généraux : le responsable de banque Jean-Philippe Savoye pour la gestion financière, Jean-Christophe Gressard (directeur de la SARL Les Charpentiers qui est un nouveau partenaire du club) pour le développement commercial, le directeur départemental du centre de distribution de la Poste Marc Persil pour la gestion administrative quotidienne et le centre de formation.
Ce centre de formation, maintenant dirigé par Mickaël Perez, Jérôme Escallier a déclaré vouloir le maintenir "jusqu'à [son] dernier souffle de président". Pour ne pas perdre le label créé il y a un an, les Rapaces ont choisi de rehausser le budget du centre de 100 000 euros à 150 000 euros pour le doter d'un staff étoffé et du suivi académique nécessaire dans le cahier des charges. Les créneaux de glace ont été réorganisés avec la mairie pour que les U20 s'entraînent chaque matin de 7h à 8h15. Une équipe-réserve sera aussi reformée en D3 sous la bannière d'Orcières-Merlette, avec pour objectif de monter d'ici deux ans en D2. Luciano Basile répète en effet - au risque de contrarier un environnement du club très critique sur l'intégration des jeunes - que les juniors actuels n'ont pas le niveau pour être titulaires en Magnus et même en division 1. Il faut dire que les plus aptes (Léo Faure et Antonin Fine) sont partis... en direction du voisin départemental. Les Rapaces se sont ouvertement agacés de compléter gratuitement la formation des jeunes Briançonnais entre les catégories U15 et U20 pour les voir ensuite retourner dans un club qui a selon eux un projet "à court terme".
Gap a encore augmenté son budget. La Ville a accordé une rallonge pour éviter que le club périclite avec une subvention en augmentation, désormais de 417 000 euros. Mais la masse salariale de l'équipe première est la même que celle des Diables rouges. Désireux de ne plus passer pour celui qui met en danger les finances des clubs, Luciano Basile rappelle qu'il économise un salaire en prenant la double fonction d'entraîneur et manager pour le même salaire que celui de Vas il y a un an. l'argent a été investi dans la professionnalisation de l'encadrement. Partant du constat d'une équipe en méforme, les Rapaces ont engagé un préparateur physique à mi-temps pour ne pas dépendre "d'un seul préparateur qui travaille avec tout le monde des U7 aux seniors sans jour de congé". La SASP a aussi investi 12 000 euros dans une salle de musculation qui était sous-équipée. Il y aura aussi deux responsables matériel puisqu'un hockeyeur de 18 ans ayant raccroché les patins sera en formation auprès du pilier Gérald Rouit.


Max Zimmermann et Gaétan Richard
L'avancée principale, en tout cas inédite dans l'histoire du club, est peut-être l'embauche d'un entraîneur de gardiens de buts à temps plein, l'expérimenté Jeff Battah, qui a travaillé à ce poste avec l'équipe du Canada des moins de 18 ans. Une de ses missions sera de faire progresser les trois jeunes gardiens nés en 2008 (Maël Villard), 2009 (Tristan Benier) et 2010 (Lissandro Tessa). Villard et Tessa ont été tour à tour convoqués en équipe nationale U16 et font donc partie des rares joueurs du centre à avoir été repérés nationalement. Il s'agit de développer ce poste fort.
Un coach spécialisé est aussi un argument pour faire progresser les deux nouveaux gardiens qui sont encore jeunes à 26 ans. Battah a ainsi sélectionné Max Zimmermann. Un Autrichien en Ligue Magnus, c'est une rareté, mais dans ce pays aucun portier formé localement n'est titulaire au plus haut niveau. Zimmermann le sait bien qui a joué 2 matchs avec les Vienna Capitals à 18 ans mais aucun ensuite. Il a reculé d'une division pour se développer à Zell am See et n'a plus rien à y prouver, champion de l'Alps Hockey League en dominant statistiquement (94,5% d'arrêts en playoffs). Plutôt que de faire banquette en ICE HL, ce gardien agile et vif dans ses déplacements veut poursuivre son développement. Ayant peu joué à Rouen, Gaétan Richard fait son retour un an après avec le même espoir. Sa grosse prestation en pré-saison contre Bordeaux le conforte dans son objectif de "pousser les coachs à se poser des questions à chaque feuille de match".
Lâché par ses cadors, Gap appelle les cols bleus
La méthode pour constituer l'équipe est en rupture radicale avec la stratégie des dernières années, qui a longtemps été érigée en modèle avant de tourner vinaigre. Les Rapaces avaient un effectif bâti sur des "joueurs français cadors" et des "étrangers de second niveau". Les cadres tricolores de ce groupe qui a consommé cinq entraîneurs en deux ans avaient leur évidente part de responsabilité dans la situation. Luciano Basile a eu d'autant moins de scrupules à s'en séparer que, lors des entretiens individuels, un seul s'était déclaré prêt à rester à Gap en cas de descente en division 1 : Dimitri Thillet, dont la famille est fermement installée dans la ville. Les autres ont montré un attachement plus limité et le sentiment a donc été réciproque. Meilleur marqueur de l'équipe playoffs inclus, Thillet était une base limitée mais une bonne base pour reconstruire. Il reste aussi Raphaël Chauvel, centre éprouvé de quatrième ligne, un profil JFL de moins à chercher.
Basile ne cherchait plus de leaders français. Promouvant une "identité de cols bleus", il n'hésitait pas à clamer en conférence de presse : "il n'y a pas besoin de talent pour défendre, juste besoin de bosser et d'adhérer à une structure". Pour chercher ces joueurs de rôle fiables, Luciano Basile a tapé dans des connaissances... avec lesquels il a maintenu l'Espagne en division 1B mondiale : deux frères bien connus en division 1 française qui sont JFL en raison de leurs années passées à Font-Romeu et Briançon chez les jeunes. Joan Cerdà a connu explosion offensive (passant de ses habituels 10 points à 30 points dans la saison) en rejoignant Morzine l'an passé. Son frère aîné Paul Cerdà n'a certes pas du tout le même potentiel offensif mais n'était pas capitaine par hasard chez les Pingouins. Basile a toujours adoré ces profils de guerriers d'une fiabilité sans faille, toujours prêt à se sacrifier en infériorité numérique.


Joan Cerdà et Teemu Pulkkinen
Les meneurs offensifs seront donc des étrangers, choisis aussi parce qu'ils savent être responsables défensivement. Luciano Basile mise en premier lieu sur un homme qu'il a pu observer de très près lors de la saison écoulée : Luke Santerno y a été le meilleur buteur de l'équipe première du club hongrois dont il dirigeait les juniors. Sa puissance servira dans le slot, mais aussi dans les bandes et dans le jeu sans palet. Le centre letton Daniels Murnieks est un droitier appelé à organiser le jeu, en particulier en avantage numérique, mais qui dispose aussi d'un bon tir pour produire lui-même.
L'autre finisseur potentiel est Teemu Pulkkinen. Ce n'est pas l'ex-grand espoir finlandais à l'attitude suspecte dont la carrière est partie à la dérive (cf anecdotes d'août pour le dernier épisode), c'est un simple homonyme. Sans avoir le même talent individuel, ce Pulkkinen-ci fut aussi un grand buteur en junior, et il a percé offensivement depuis deux ans - à Dundee puis en Pologne - comme joueur de slot au centre de gravité bas, assez râblé pour s'imposer dans les bandes.
Les belles lettres
Basile s'est aussi mis en quête de leadership, trouvé auprès de "lettrés". Non, le hockey sur glace ne cherche pas de prosateurs, une lettre importe plus que les autres sur un CV, la lettre "C", qui présage de certaines capacités de meneurs d'hommes. Radim Matuš a ainsi été capitaine de Znojmo pendant deux ans quand le club tchèque évoluait dans la ligue autrichienne. Son arrivée à Marseille comme joker en février n'a rien eu de transcendant mais ce joueur de caractère a intéressé Basile parce que, comme Pulkkinen, il sait attaquer la cage en mettant de l'intensité physique. C'est un bon patineur qui peut évoluer à tous les postes et Basile affectionne cette polyvalence qui lui donne beaucoup d'options.
Les porte-voix seront aussi québécois. Le plus lettré de tous est Anthony Poulin, a été capitaine en junior à Victoriaville (quand Carl Malette n'était encore qu'assistant-coach) puis pendant trois ans chez les Gee-Gees de l'université d'Ottawa, qu'il vient de conduire au premier titre de champion du Canada de leur histoire. Mathieu Desgagnés était l'assistant-capitaine d'Ottawa aux côtés de Poulin lors du titre, après avoir lui aussi porté le C à sa dernière année de Junior Majeur (Acadie-Bathurst). C'est un petit gabarit (1m73) mais un profil complet à la très bonne lecture du jeu. On reparlera plus tard des "belles lettres" québécoises avec Ryan Gagnon en évoquant la défense.


Radim Matuš (photo de gauche), Maxime Orlov et Paul Siraudin
Il restait deux places de JFL sur les trois premières lignes offensives et Basile a proposé son projet à deux attaquants de 22 ans, en qui il a repéré l'impact physique et l'intensité dans les duels qu'il recherche. Il voit ainsi Maxime Orlov comme un joueur destiné à meilleur rôle que celui qu'il tenait en quatrième ligne à Angers. Il a tenu parole puisqu'il lui a donné sa chance en le faisant commencer la préparation avec Santerno (même si ce dernier peine justement à produire en présaison). Paul Siraudin a des qualités athlétiques démontrées dès les premiers tests physiques avec son nouveau club. Son explosivité et ses aptitudes techniques indiquent un potentiel que la régression statistique constatée à sa deuxième saison à Marseille n'a pas entamé.
Retour en France d'un joueur sans compromis
En défense, l'Américain Chad Langlais rempile encore à 39 ans. Il reste un exemple rare de joueur étranger très investi dans son club. Malgré sa résilience, ce lanceur de jeu intelligent a peiné en fin de saison dernière, mais cela peut se comprendre tant son temps de jeu dépassait les limites.
En entendant Luciano Basile déclarer à Alpes 1 que cela lui faisait "mal au cœur de voir notre équipe jouer à domicile, par exemple comme face à Briançon, et se faire marcher dessus physiquement", on savait que la dimension physique serait un critère majeur. A posteriori, il a même dit qu'il aurait voulu encore plus de taille et de poids, mais qu'il a fait des compromis.
Des compromis, Olivier Dame-Malka en fait rarement sur la glace. Cela lui a valu une réputation controversée que Basile assume : "Je sais que c'est un recrutement qui peut faire parler, mais il a été mûrement réfléchi avec l'ensemble du staff. [...] Je veux construire une équipe avec du caractère. Et pour ça, on ne fait pas des chiens avec des chats. [...] Oui, Olivier joue parfois à la limite. Et il lui est arrivé de la franchir. Mais je suis convaincu qu’ici, dans ce contexte, avec ce groupe, il saura mettre son intensité au service de l'équipe, sans lui nuire. [...] L'expérience de Sébastien Rohat, son ancien coéquipier à Grenoble, a pesé dans la balance. Il nous a parlé d'un vrai joueur d'équipe, d'un leader dans le vestiaire, respecté et apprécié par ses coéquipiers. Ce n'est pas simplement un joueur rugueux : c'est un homme de groupe."


Olivier Dame-Malka et Bastien Lemaitre
Si Dame-Malka sera une arme du jeu de puissance par son slap, il fallait aussi un meneur capable de prendre de grandes responsabilités en zone défensive. Capitaine en junior (avec les Victoria Royals du gardien briançonnais Griffen Outhouse) puis en université, Ryan Gagnon sera celui-là, à la fois agressif, plutôt mobile et relanceur assez assuré. Il sera l'un des deux droitiers avec Bastien Lemaître, défenseur rapide qui a démontré sa fiabilité dans les deux sens de la glace en progressant au fil de ses quatre saisons à Bordeaux.
Le destin frappe pile dans le Talon d'Achille
L'impact physique, déjà représenté par Paul Nassivet, a été renforcé avec l'arrivée d'Aurélien Dorey, une présence de poids dans la zone défensive où il est toujours prêt à se sacrifier devant les lancers et dans les contacts. Luciano Basile a souligné en le recrutant qu'il n'avait pas manqué la moindre rencontre depuis cinq ans à Cergy. Ce n'est malheureusement pas une science exacte puisque Dorey s'est blessé dès le début du camp de préparation, tout comme Nassivet blessé au bras lors d'une bagarre avec Yaremko lors du match de présaison à Cardiff. Les équipes françaises au profil rugueux aiment bien tester leur aptitude au combat sur les glaces britanniques (cf Amiens), mais cette blessure n'était évidemment pas le but recherché. Les deux défenseurs vont faire cruellement défaut jusqu'à mi-octobre.
Or, justement, le talon d'Achille de Gap était de n'avoir que 6 défenseurs. Un point faible parfaitement connu. Luciano Basile avait déjà expliqué en juin que "Léo Faure, Mahé Forestier et Romain Bermond-Gonnet ne voulaient pas le rôle de numéro 7 à Gap". Pour contourner le problème de ce rôle ingrat de substitut, le choix avait été fait d'engager Bryan ten Braak, capable d'évoluer partout sur la carte de France (cinquième club en cinq ans) et partout sur la glace. Il avait déjà été reconverti à l'arrière à Mulhouse et Basile avait annoncé : "Il commencera d'ailleurs le camp d'entraînement comme 7e défenseur, pour prendre ses repères à cette position, car on pense qu'il pourrait avoir du temps de jeu sur ce poste." Prémonitoire.
Pour pallier les deux blessures en défense, il a fallu reconvertir non seulement Ten Braak mais aussi Corentin Cruchandeau. Lui avait été recruté pour sa polyvalence centre/ailier, mais son gabarit rendait l'Alsacien le plus apte à ce dépannage en tant qu'arrière, un poste occupé autrefois par son cousin Hugues (actuellement responsable du hockey mineur de Villard-de-Lans). Gap ayant atteint son quota non-JFL - dont on rappelle qu'il inclut Dame-Malka - il faut essayer de serrer les dents et tenir ainsi. Résilience, polyvalence, sacrifice : les "bons soldats" de Basile sont tout de suite éprouvés dans les qualités de cols bleus qu'il exige d'eux. C'est aussi un premier test de patience pour un projet de construction à moyen terme, dont la priorité n'a pas été donnée aux résultats de la première saison.
Marc Branchu (photos de Thierry Massicot)

PS : Gap a retranché deux joueurs, Olivier Dame-Malka et Mathieu Desgagnés, à deux jours du début du championnat. Dix jours plus tôt, Luciano Basile avait déjà suggéré qu'il était satisfait de la majorité de ses recrues... sauf deux.
Effectif :
Gardiens
N° NOM Prénom Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2024/25 MJ Min Moy. % 30 ZIMMERMANN Max 12/09/1999 186 87 (Autrichien) Zell am See AUT-2 45 2710 1,82 93,7% 38 RICHARD Gaëtan 09/04/1999 182 73 Briançon Rouen FRA-1 8 364 3,96 85,4%
Défenseurs
N° NOM Prénom Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2024/25 MJ B A Pts +/- Pén
2 JADIN Noé 28/07/2006 180 73 Briançon Gap U20 FRAjr 25 3 7 10 10'
Annecy FRA-3 9 0 0 0 2'
5 LEMAITRE Bastien 24/01/2001 184 75 Bordeaux Bordeaux FRA-1 40 2 7 9 +5 14'
7 LANGLAIS Chad 01/08/1986 173 76 (Américain) Gap FRA-1 50 7 21 28 -23 35'
22 NASSIVET Paul 29/09/2003 191 85 Angers Gap FRA-1 48 1 3 4 -19 43'
44 DAME-MALKA Olivier 30/05/1990 179 91 (Fra/Canadien) Tulsa Oilers ECHL 56 7 20 27 -1 39'
48 DOREY Aurélien 09/08/1994 192 94 Rouen Cergy FRA-1 50 2 9 11 -12 43'
73 GAGNON Ryan 30/04/1996 185 90 (Canadien) Allen/Idaho ECHL 64 2 5 7 -21 58'
Attaquants
N° NOM Prénom Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2024/25 MJ B A Pts +/- Pén
9 CERDA Paul 05/11/1996 178 82 JFL (Espagnol) Morzine FRA-2 24 4 5 9 -5 16'
14 MURNIEKS Daniels 28/03/2002 182 83 (Letton) Egna AlpsHL 35 24 36 60 +18 24'
15 SANTERNO Luke 24/06/1996 191 91 (Canadien) Budapest JA HON-1 52 20 24 44 +22 43'
19 POULIN Anthony 26/08/1999 178 84 (Canadien) Uni. Ottawa CAN-U 30 3 11 14 16'
Laval AHL 1 0 0 0 0 0'
20 CHAUVEL Raphaël 21/10/2004 179 71 Caen Gap FRA-1 47 5 4 9 -12 29'
27 DESGAGNÉS Mathieu 13/04/2000 173 81 (Canadien) Uni. Ottawa CAN-U 30 11 12 23 14'
32 CRUCHANDEAU Corentin 13/04/1999 185 80 Dunkerque Dunkerque FRA-2 35 9 13 22 +11 8'
47 THILLET Dimitri 28/07/1993 186 90 Briançon Gap FRA-1 48 12 18 30 -20 4'
49 PULKKINEN Teemu 13/03/1995 175 84 (Finlandais) Jastrzebie POL-1 52 31 21 52 6'
53 MATUS Radim 20/10/1993 182 82 (Tchèque) Bellinzona SUI-2 40 10 9 19 -21 10'
Marseille FRA-1 11 3 0 3 -7 2'
77 TEN BRAAK Bryan 24/02/1990 188 82 Dammarie Chamonix FRA-1 49 8 4 12 -23 28'
86 CERDA Joan 14/03/2000 173 75 JFL (Espagnol) Morzine FRA-2 30 13 17 30 +10 16'
91 SIRAUDIN Paul 17/02/2003 180 80 Annecy Marseille FRA-1 48 6 2 8 -23 6'
95 ORLOV Maxime 25/02/2003 183 83 Belfort Angers FRA-1 30 3 1 4 -5 11'
Cholet FRA-2 28 6 17 23 +6 34'
Entraîneur : Luciano Basile (CAN, 65 ans) assisté de Sébastien Rohat (40 ans).
Partis : Antti Karjalainen (G, 36 MJ à 87,7%, Cortina, ITA/ALP), Antoine Gilbert (G, 21MJ à 88,7%, Bordeaux), Brayden Sherbinin (D, 8+22, Merano, ITA/ALP), Kyle Hallbauer (D, 3+11), Jaxon Camp (D, 2+5), Julius Marva (D, 2+4, SonderjyskE, DAN), Léo Faure (D, 1+3, Briançon), Maurin Bouvet (A, 12+13, Marseille), Jan Dalecký (A, 13+11, Sokolov, TCH-2), Romain Gutierrez (A, 8+15, Angers), Julien Correia (A, 5+16, arrêt), Lucas Colombin (A, 6+12, Chamonix), Arturs Mickevics (A, 5+11, Leeds, GBR-2), Loïc Coulaud (A, 6+9, Nice), Axel Tarabusi (A, 6+9, Chamonix), Anthony Luciani (A, 7+3, Ujpest, HON), Janis Zemitis (A, 5+5, HK Mogo, LET), Bálint Horváth (A, 4+6, Budapest JA, HON), Justin Maylan (A, 1+7, Peiting, ALL-3), Loris Chauvin (A, 1+2, HCMP, FRA-2), Oskari Kuntonen (A, 0+1), Aurélien Serres (A, 0+1, Roanne, FRA-3), Arthur Escallier (A, 0+0, Mont-Blanc, FRA-2), Antonin Fine (A, 0+0, Briançon).
Revoir la présentation 2024/25