Rouen : héritage et ambitions

 

La dernière saison a été marquée par les arrivées de Gaëtan Müller à la tête du Rouen Hockey Elite 76 et de Carl Mallette sur le banc. La saison 2025-2026 avait été présentée comme une saison de transition. Au final, les Dragons ont été dominants. Ils ont remporté une dixième Coupe de France et terminé premiers de la saison régulière en Ligue Magnus, avant une élimination douloureuse et frustrante contre Bordeaux en demi-finale des play-offs. Les Rouennais ont joué la totalité des matches à domicile à guichets fermés.

Avec la qualification en Continental Cup et l'élimination en demi-finale de la Ligue Magnus, le club est attendu au tournant d'une saison de confirmation pour la nouvelle équipe dirigeante (Muller-Roche-Thinel-Lhenry-Mallette) en place depuis un an. Le recrutement s'accompagne d'une hausse raisonnable du budget et d'annonces marketing.

Carl Mallette, avec Marc-André Thinel, a piloté une bonne partie du recrutement estival (Shalei, Hansson, Paquette, Cormier, McClennon...) et des resignatures d'imports (Carruth, Roy et Lafrance) avant de démissionner, pour des raisons familiales et de santé, deux semaines avant la reprise. Une semaine plus tard, Éric Landry héritait d'un effectif totalement construit par son prédécesseur.

Éric Landry, le défi rouennais

C'est un beau challenge qu'a accepté le Québécois de 51 ans. Éric Landry, natif de Gatineau, est un ancien centre qui a disputé 68 matchs en NHL avec les Flames de Calgary et les Canadiens de Montréal entre 1997 et 2002. Il a ensuite poursuivi sa carrière en Suisse (Lausanne, Bâle et Berne), puis au Dynamo de Moscou. Reconnu comme joueur pour sa vision du jeu et son sens du collectif, il a raccroché les patins en 2012 après deux nouvelles et dernières saisons en LNA suisse à Ambri-Piotta. Sitôt sa carrière de joueur terminée, il s'est tourné vers le métier d'entraîneur, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec les Olympiques de Gatineau puis en Suisse. Entraîneur-chef des Ticino Rockets en ligue B et assistant-coach d'Ambrì-Piotta (puis coach principal pendant trois mois et demi lors de la dernière saison de crise), il a pu diriger successivement Enzo Guebey, François Beauchemin, Floran Douay et ses deux fils, Manix et Lukas. Champion AHL en 1998, Éric Landry est un formateur riche d'expériences et de connaissances du très haut niveau.

Ce sont de bonnes bases pour relever un vrai défi. Un travail considérable et excitant. Ce Rouen-là a été renforcé pour faire aussi bien et viser haut (un titre, la Continental Cup). Avec une pression immédiate de résultat (match "à quatre points" face à Grenoble dès le 18 septembre, premier derby des plaines le 29), Landry hérite d'un effectif qu'il ne connaît pas, dans une ligue qui lui est tout aussi étrangère (niveau et arbitrage). Il n'aura sans doute pas le luxe d'une longue phase d'adaptation progressive. Il doit comprendre vite les forces et faiblesses de chacun de ses joueurs. Saisir l'identité du vestiaire avec des leaders informels, une hiérarchie, des habitudes collectives qui se sont installées l'année dernière autour du projet du coach précédent pour le noyau restant de joueurs. Éric Landry doit s'imposer sans avoir l'autorité qu'apporte le fait d'avoir choisi ses joueurs. Aussi, déterminer un nouveau discours, le sien, et combler le fossé avec celui de Carl Mallette et la réalité du groupe. Le nouveau coach peut se retrouver avec des profils qui ne correspondent pas exactement à ce qu'il aurait choisi lui-même. Il doit réussir à adapter son système car vouloir imposer un système rigide à des joueurs qui n'ont pas les qualités pour l'exécuter mène souvent à des débuts de saison compliqués. Éric Landry doit faire preuve de pragmatisme en regardant ce dont il dispose (vitesse, technique, physique, expérience internationale, noyau de JFL, jeunes du CHAR) et bâtir un plan de jeu qui exploite ces atouts.

Pour garder la cage, Éric Landry a fait la connaissance de la doublette fiable de l'an dernier. Les deux gardiens auront tenu les nombreuses fins de 60 minutes quand leurs partenaires ne sont pas parvenus à se mettre à l'abri avant. Mac Carruth s'est révélé être un gardien d'émotion. Derrière la meilleure défense de la ligue, il a obtenu le deuxième meilleur pourcentage d'arrêts des gardiens titulaires. Dans la série contre Bordeaux, derrière une défense en difficulté, il n'a pas pu hausser son niveau (90,2% / 3,25 buts concédés par match). Lucas Mugnier a été la meilleure des doublures avec son ratio et sa moyenne de but encaissés (94,6% / 1,54).

Malgré un repli défensif, une défense à la crosse et un patinage très au-dessus de la moyenne, Gustav Bouramman n'a pas été renouvelé. Il a payé sa faible production (2+12) alors qu'on lui projetait une vingtaine de passes. Celui qui a noirci sa fiche plus qu'attendu (8+18) au point d'être le huitième compteur de la ligue parmi les défenseurs, et qui a fortement progressé défensivement tout au long de la saison, Charles Schmitt, n'a pas réussi a se mettre d'accord avec le staff pour rester dans le groupe rouennais. Il a signé à Amiens. Dylan Yeo, lui, a engagé le processus d'une retraite sportive bien mérité après avoir soulevé 2 coupes Magnus et une coupe de France en cinq saisons au RHE. Un joueur fiable, un joueur en progrès et un taulier. Pour les remplacer avec la volonté de densifier physiquement la défense, les deux amis Mallette et Thinel ont convaincu Petter Hansson, Nikita Shalei et Jacob Paquette de rejoindre les bords de Seine.

Une défensive plus musclée

Petter Hansson est un défenseur suédois formé dans le respecté vivier suédois de Linköping. Il a été le 202e choix de la draft 2015 des Islanders de New York, sans toutefois avoir joué en NHL. L'espoir plafonne ensuite au deuxième échelon suédois (Allsvenskan), avant de relancer sa carrière en Autriche et surtout au Danemark où il a explosé. Il y évoluait depuis six saisons à Herning en compagnie successive de Mac Carruth, de Simon Lafrance et de l'ancien Rouennais Emil Kristensen. À trente ans, c'est un défenseur expérimenté avec un profil polyvalent (physique, powerplay, relance) qui n'arrive pas totalement en territoire inconnu. Un renfort solide plus qu'une star. Son ultime rencontre danoise, Hansson l'a disputée au dernier match de la finale en décrochant enfin le titre national qu'il attendait depuis longtemps. La fin d'un cycle qui l'amène en Normandie pour être un leader technique à la ligne bleue.

Nikita Shalei, 25 ans, est un arrière français (bien que né en Biélorussie) au profil combatif et engagé, apprécié pour son état d'esprit. Il correspond à un recrutement à dominante physique évoqué pour la défense rouennaise cette saison. Shalei est un produit de la formation grenobloise, lancé à 20 ans en ligue Magnus par Yorick Treille à Mulhouse. De Minsk à Rouen en passant par Chambéry, Gap, Grenoble, Mulhouse et Cergy : un parcours qui a façonné, chez Nikita Shalei, ce même esprit combatif que son prénom évoque au cinéma.

Jacob Paquette, drafté au 7e tour par les Predators de Nashville lors du repêchage NHL 2017 lorsqu'il jouait dans les rangs juniors d'OHL (il est né dans l'Ontario), a préféré ensuite la sécurité des études universitaires (de géographie) en jouant en USports. Puis il est passé pro à Trois-Rivières (ECHL). Son sérieux et son travail acharné lui ont valu une invitation aux camps d'entraînement des Canadiens de Montréal (NHL) et du Rocket de Laval (AHL). Paquette, défensivement, c'est solide, rassurant et "sans faille". Surnommé affectueusement "le général", il "se démarque par son jeu sans faille en défensive et ses solides coups d'épaule". Un pilier fiable plutôt qu'un pur pointeur, exactement le type de robustesse recherchée pour muscler la défense rouennaise cette saison.

Ces trois recrues accompagneront la révélation de la saison dernière Pier-Olivier Roy, un défenseur de transitions, le solide Patrick Holway, un costaud qui peut produire, et le vétéran international français Florian Chakiachvili qui tient toujours la ligne bleue. Le septième défenseur est, comme en fin de saison dernière, Noa Goncalves-Nivelais. Compte tenu de la blessure de Chakiachvili qui traîne une pubalgie récalcitrante depuis six mois, l'arrière agile et rapide Goncalves-Nivelais devrait avoir du temps de jeu dès le début de saison. À moins que le staff ne travaille et choisisse une autre voie pour pallier l’absence d'un des rouages importants des Dragons ?

Devant, Carl Mallette et Marc-André Thinel ont fait le ménage. Ils ont été déçus de Julien Tessier dont ils attendaient sans doute trop. James Phelan, esseulé dans son rôle au sein de l'organisation, placardisé, ne pouvait plus s'exprimer dans la ligue. Le duo Regush-Gresock ne s'est jamais trouvé. Chase Gresock, s'il a été très travailleur défensivement, a été très décevant sur le plan comptable face aux défenses structurées de la ligue. Michael Regush, très bon défensivement, n'était pas la solution en power-play et s'est éteint en play-offs. Rolands Vigners a fait face à une année très difficile sur le plan personnel et malgré son abnégation, il n'a jamais trouvé sa place dans le système Mallette. Arrivé comme joker avec un salaire baissé au maximum, Alexandre Lavoie n'a pas déçu mais son statut d'étranger surnuméraire, son profil et la charge de son salaire plein ne rentrait pas dans les plans du duo technique. 6 départs pour 5 arrivées et une licence bleue.

Même si cela s'explique par les blessures, les centres des Dragons participaient moins aux buts que ceux des équipes aussi structurées que le RHE (Angers, Bordeaux et Grenoble). Moins d'un but sur deux sont passés par leurs crosses quand leurs adversaires directs dépassaient nettement ce pourcentage. Paradoxalement, aux engagements, Regush, Tessier et Phelan gagnaient les palets. Bref, pour progresser en production, le staff seinomarin est allé chercher trois profils différents (Baptiste, Cormier et Ritz) qui donneront chacun une identité propre à leur trio ou viendront compléter un duo d'ailiers aux qualités complémentaires suivant les choix d'Éric Landry.

Nicholas Baptiste a été repêché par les Sabres de Buffalo au 3e tour (69e rang) du repêchage d'entrée dans la NHL en 2013. Formé dans les rangs juniors de l'OHL, il a été champion du monde U18 aux côtés de Connor McDavid en mettant deux assists en finale. Baptiste a joué 47 matches en NHL pour Buffalo puis brièvement pour Toronto, tout en évoluant surtout en AHL. Après le Covid, il choisit l'Europe. C'est là que sa carrière a vraiment décollé. Nicholas Baptiste est un attaquant dangereux devant le but, qui a montré en DEL et en Liiga sa valeur, jouant avec beaucoup d'énergie et une bonne vitesse de patinage. Champion de Finlande avec Tappara en 2024, un incident a néanmoins entaché son image cette année là. Il a été sanctionné pour un geste violent (deux coups de crosse à la tête/nuque d'un adversaire), un épisode largement relayé par la presse finlandaise. Sa carrière a ensuite connu un net déclin après une tentative en KHL, avec un séjour décevant en Slovaquie. En Allemagne, il est vu comme un renfort offensif fiable mais désormais recruté en urgence pour compenser des blessures. À Rouen, il ne sera pas un joueur d'appoint. On attend de lui le rendement d'un attaquant de premier plan qui le placerait au-dessus des 40 points.

Force offensive et limites à surveiller

Tommy Cormier, comme Pier-Olivier Roy et Simon Lafrance, est un protégé de Carl Mallette. Le centre de petit gabarit a passé 4 saisons en LHJMQ, dont les trois dernières avec les Tigres de Victoriaville alors entraînés par Mallette ! Lors de sa première saison professionnelle, à Trois-Rivières, il remporte la Coupe Kelly de champion ECHL. Sa première expérience hors Amérique du Nord date de janvier, quand il a rejoint le HC Prešov, promu mais bon dernier d'Extraliga slovaque (où son frère Xavier évoluait déjà avec Liptovský Mikuláš). En poule de relégation, avec 4 buts en 8 rencontres, il a aidé Prešov à se maintenir. À 23 ans, il rejoint les Dragons grâce à ses facultés offensives et ses capacités de travailleur. Des qualités sans doute louangées par Carl Mallette, qui doivent lui faire produire plus de 30 points en ligue Magnus.

Nicolas Ritz ne sera pas une découverte sur l'île Lacroix. Passé sous le maillot noir et jaune trois saisons de 2017 à 2020, on se souvient positivement des deux premières. En 17 ans de carrière, le natif de Dijon s'est construit une réputation tout sauf usurpée de meilleur Français au cercle des mises en jeu et de spécialiste du désavantage numérique. Des compétences qui lui donnent encore toute sa place en équipe de France à plus de 34 ans ! On ne lui demandera pas de produire. Souvent blessé ces quatre dernières saisons, il manque un tiers des rencontres en moyenne et n'atteint donc plus les 20 points dans la saison. Il appartient à Éric Landry de l'aligner en 3e ou 4e ligne en fonction de son analyse. Une balance entre efficacité, expérience, production, neutralisation des meilleurs centres et ménagement.

Le nouvel entraîneur pourra aussi compter sur Robin Colomban pour centrer une de ces deux lignes. Le joueur originaire de Briançon a recouvré la confiance perdue après une commotion en fin de saison 2024-2025. À Rouen, le joueur capable d'une vingtaine de passes à son arrivée a évolué vers un rôle à responsabilité défensive. À bientôt 29 ans, il peut tout de même encore progresser dans ce domaine aux côté de Ritz notamment.

Si un des centres canadiens des deux premiers trios venaient à manquer, Simon Lafrance pourrait assumer le poste comme il l'a fait en assurant l'intérim de Tessier la saison dernière car le prolifique pointeur (52 points) a re-signé en compagnie de Tomas Simonsen (meilleur buteur de l'équipe) et Anthony Rech (meilleur passeur et pointeur). Tous les trois ont produit au-dessus de 50 points. Seulement, Lafrance est un des deux seuls gauchers, avec Rech, capable de produire. Cela obligerait au moins un des trois droitiers offensifs, Simonsen, Lasch ou McClennon, à jouer en ailier inversé.

Difficile de demander à l'Américain Ryan Lasch de jouer à gauche tant sa longue et glorieuse carrière a été façonnée à droite. Le RHE a réalisé un véritable tour de force en signant ce vétéran. Il a été l'un des meilleurs attaquants nord-américains de sa génération évoluant en Europe. Lasch a commencé a se distinguer en NCAA, où il est devenu le meilleur marqueur de l'histoire de l'université de St-Cloud State. Il passe professionnel en 2010 en Suède, et construit une longue carrière européenne, jouant aussi en Finlande et en Suisse. Il remporte au passage deux titres de champion de Suède et un titre de champion de Suisse. Malgre sa petite taille, il s'est aussi forgé une réputation en ligue des Champions. Lasch est le meilleur marqueur de l'histoire de la compétition, soulevant trois coupes de champion de la CHL, toutes trois gagnés avec Frölunda (2016, 2019 & 2020). Il a également été récompensé individuellement en tant que meilleur joueur de la Champions Hockey League (2016 et 2020). Il a d'ailleurs affronté les Dragons à l'île Lacroix en 2023 avec les Pelicans de Lahti dans cette compétition. Ryan Lasch est un ailier à l'instinct offensif et à la vision de jeu remarquable. Il est doté de bonnes mains et d'un talent de passeur. Il dispose d'un tir rapide et difficile à lire pour les gardiens. Il est aussi un leader sur la glace, excellant particulièrement en supériorité numérique. Il arrive du championnat norvégien où il a été le meilleur passeur de Vålerenga, le 5e de la ligue et dans le top 10 des pointeurs d'un championnat équivalent à la ligue Magnus.

Connor McClennon est un petit (encore) ailier droitier (encore) à caractère très offensif. Il a été drafté par Philadelphie au sixième tour en 2020. Il a un gros instinct de buteur et un excellent QI hockey. Le Canadien a dominé la WHL mais n'a pas réussi à franchir le cap professionnel nord-américain. Ses excellentes stats en junior sont à relativiser car il a bénéficié d'un environnement offensif fort aux côtés de trois joueurs désormais titulaires en NHL : Peyton Krebs, Zac Benson (les deux jouent à Buffalo) et Matthew Savoie (Edmonton). Néanmoins, après l'échec d'une première saison pro (AHL/ECHL), McClennon a connu deux saisons correctes en USports et lors de son passage en NCAA. Elles suggèrent qu'il a déjà produit avec des adultes et qu'il a le potentiel, capable de lire le jeu rapidement, capable d'anticiper les actions et capable aussi bien de marquer que de faire marquer pour devenir, à 24 ans, un attaquant performant de Ligue Magnus.

Et puis, Landry dispose aussi d'un noyau de joueurs qui lui évite de tout reconstruire. Pour composer ou compléter les duos offensifs qui se dessineront, on a évoqué plus haut Lafrance, Rech et Simonsen. Pour les joueurs de rôle, complémentaires ou défensifs, outre Ritz et Colomban, le coach a sous la main un capitaine toujours puissant et capable d’apporter du danger près de la cage et lutter dans la bande, Loïc Lampérier. Un vétéran spécialiste du penalty killing, Vincent Nesa, qui ne fait jamais les choses à moitié. Nesa donne beaucoup, peu importe l’adversaire. Espoir à développer, Tommy Perret apporte toujours une contribution positive à l’équipe et une production plus importante chaque saison. Il est aussi un atout pour le pressing avant rouennais.

Sur le papier, Rouen a été construit pour pratiquer un hockey de possession. Le secteur offensif semble plus relevé (Baptiste, Lasch) et la défensive plus athlétique (Hansson, Paquette, Shalei). Néanmoins, l'offensive est composée de nombreux petits gabarits (Cormier, McClennon, Lasch, Lafrance, Simonsen, Nesa) et le passage à un hockey plus rugueux en playoffs ou face à des équipes à forte densité physique pourrait être un point faible récurrent. De même lorsqu'il faudra dumper dans le fond et travailler physiquement. Le facteur âge sur les postes clés (Carruth, Chakiachvili, Ritz, Lasch) pourrait poser problème. Même si ces postes semblent doublés (Mugnier, Hansson, Nesa, Cormier), la profondeur de banc n'existe pas... à moins que les jeunes Filatov, Le Lem, Quemion ou Lechevallier ne mûrissent prématurément. Le duo Paul Le Lem - Léo Quemion s'est ainsi illustré en marquant à chaque match lors de la Coupe des Bains en présaison.

Heureusement, la base (Lampérier, Rech, Perret, Nesa, Chakiachvili, Roy, Lafrance) reste solide et la dynamique institutionnelle est favorable. Les Dragons ne peuvent pas viser plus bas que la saison passée. S’arrêter en demi-finale serait un échec. Briserait la dynamique. Il s'agit d'arriver en finale de la ligue Magnus et de Continental Cup. Rouen organisera la demi-finale à domicile, c'est un avantage certain pour se rendre en finale. Ces objectifs sont cohérents avec le niveau affiché sur le papier.

Thierry Frechon

 

 

Effectif :

Gardiens

N° NOM Prénom             Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Chpt 2025/26  MJ   Min   Moy.     % 
29 MUGNIER Lucas          09/05/1999  195  79  Chamonix          Rouen        FRA-1   13   784   1,54   94,6%
30 CARRUTH Mac            25/03/1992  188  86       (Américain)  Rouen        FRA-1   41  2490   2,02   92,7%
31 CASTEL Eliot           07/04/2008  177  67  Rouen             Rouen 2      FRA-3   14   815   3,02

Défenseurs

N° NOM Prénom             Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Chpt 2025/26  MJ   B   A Pts   +/-  Pén
 2 HOLWAY Patrick         01/10/1996  195 100       (Américain)  Rouen        FRA-1   53   6  33  39   +24  65'
 5 ROY Pier-Olivier       05/03/2004  180  81        (Canadien)  Rouen        FRA-1   54   7  16  23   +31  12'
14 HANSSON Petter         16/05/1996  187  86         (Suédois)  Herning      DAN-1   52   4  13  17   +35  16'
16 GONCALVES-NIVELAIS Noa 16/10/2004  174  68  Villard           Villard      FRA-2   16   1   4   5   -2   10'
                                                                 Rouen        FRA-1   19   2   0   2   +6    2'
                                                                 Rouen 2      FRA-3    1   0   0   0    0    2'
20 FILATOV Denis          11/06/2006  180  80  Nantes            Rouen 2      FRA-3   23   7   9  16         6'
23 SHALEI Nikita          24/06/2001  181  80  Anglet            Cergy        FRA-1   48   1   9  10   +1   19'
44 PAQUETTE Jacob         26/05/1999  190  91        (Canadien)  3-Rivières   ECHL    46   5   6  11   -1   40'
62 CHAKIACHVILI Florian   18/03/1992  186  87  Briançon          Rouen        FRA-1   44   7  27  34   +21  36'

Attaquants

N° NOM Prénom             Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Chpt 2025/26  MJ   B   A Pts   +/-  Pén
 6 NESA Vincent           19/06/1996  172  66  Meudon            Rouen        FRA-1   53   3   5   8   +8   18'
 8 QUEMION Léo            02/03/2007  194  94  Rouen             Rouen 2      FRA-3   24   6  13  19        14'
10 COLOMBAN Robin         18/11/1997  189  87  Briançon          Rouen        FRA-1   53   2   9  11   +7   12'
11 PERRET Tommy           12/05/2003  183  78  Villard           Rouen        FRA-1   54  11  22  33   +30   8'
13 LAFRANCE Simon         12/10/1998  175  75        (Canadien)  Rouen        FRA-1   54  25  36  61   +18   8'
17 LE LEM Paul            24/06/2006  175  72  Nantes            Cergy        FRA-1   40   0   3   3   -3    2'
18 RECH Anthony           09/07/1992  180  87  Chamonix          Rouen        FRA-1   51  20  39  59   +39  14'
21 SIMONSEN Tomas         20/10/2002  175  83  Courbevoie        Rouen        FRA-1   53  29  32  61   +26  10'
22 LECHEVALLIER Nicolas   20/01/2006  191 100  Rouen             Rouen        FRA-1    4   0   0   0    0    0'
                                                                 Meudon       FRA-2    4   1   1   2   +3    2'
                                                                 Rouen 2      FRA-3   23   9   7  16        12'
27 LAMPÉRIER Loïc (C)     07/08/1989  185  83  Rouen             Rouen        FRA-1   54  15  19  34   +29  32'
73 BAPTISTE Nicholas      04/08/1995  185  95        (Canadien)  Trenčín/Mic. SVK-1   23   2   8  10   -9    2'
                                                                 Düsseldorf   ALL-2    7   4   1   5   -1   13'
81 LASCH Ryan             22/01/1987  170  71       (Américain)  Vålerenga    NOR-1   46  14  32  46   +9   12'
91 RITZ Nicolas           26/02/1992  180  80  Dijon             Angers       FRA-1   43  10  10  20   +14  19'
93 CORMIER Tommy          23/07/2003  171  70        (Canadien)  3-Rivières   ECHL    30   2  15  17   -5   16'
                                                                 HC Prešov    SVK-1   21   6   7  13   -3    8'
94 McCLENNON Connor       25/06/2002  173  74        (Canadien)  Bemidji      NCAA    36  11   7  18   -2   29'

Entraîneur : Éric Landry (CAN, 51 ans), assisté de Csaba Székely (HON, 36 ans).

Partis : Charles Schmitt (D, 8+19, Amiens), Dylan Yeo (D, 6+17, arrêt), Gustav Bouramman (D, 4+15, Sønderjyske, DAN), Chase Gresock (A, 22+19, Guildford, GBR), Michael Regush (A, 13+26, Weiden, ALL-2), James Phelan (A, 10+19), Alexandre Lavoie (A, 10+14), Rolands Vigners (A, 7+13, Nice), Julien Tessier (A, 4+15), Johanès Avonde (A, 1+0, Anglet).

 

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