Février 2006

 

01/02 Briançon perd Terglav

Briançon a payé un lourd pour se qualifier en finale de la Coupe de France avec la sortie sur blessure de son leader offensif, l'international slovène Edo Terglav. La période est difficile car ce week-end déjà, Chamonix avait perdu Tobias Granath, joueur certes pas du même calibre mais important dans le contexte des Chamois qui ne peut pas se permettre de perdre un cadre d'expérience. Dans ce même match, Villard-de-Lans a vu son meilleur défenseur Sean Connolly se blesser au ligament latéral du genou. Il sera indisponible au moins un mois et passera une IRM demain.

Quand ce ne sont pas les blessures, ce sont les suspensions. Vesa Ponto, le défenseur de Rouen, connaît maintenant le verdict pour avoir bousculé un juge de ligne qui le "gênait" en entrée de zone : cinq matches ferme et cinq avec sursis. Le RHE n'a pas fait appel car cette sanction permettra au Finlandais d'être de retour pour les play-offs.

01/02 La SM-liiga réouverte

Après cinq ans avec les mêmes clubs, dont certains traînaient leur peine en perpétuelle dernière place, la SM-liiga avait autorisé cette été la promotion du KalPa Kuopio champion de Mestis. Mais elle n'avait accordé cette montée que sur tapis vert, et assez tardivement. Du coup, KalPa, qui avait déjà construit une partie de son équipe sans savoir s'il monterait, n'était pas dans les meilleures conditions et se retrouve dernier. Néanmoins, le championnat finlandais restait une ligue fermée.

Les dirigeants de la fédération et de la SM-liiga, qui se sont rencontrés pour évoquer les changements nécessaires dans le hockey finlandais et bâtir un plan d'avenir stratégique, ont cette fois décidé de réouvrir la ligue. En effet, les championnats étaient en voie d'asphyxie par manque de renouvellement d'air. Les clubs de bas de tableau de SM-liiga baissaient les bras en janvier et lâchaient la fin de saison, alors que le Mestis était menacé de mort à petit feu. Seppo Rantalainen, manager du Jukurit Mikkeli qui avait remporté trois fois la division entre 2001 et 2003 sans pouvoir monter, a salué cette décision : "Nous jouions l'un contre l'autre année après année et nous n'aboutissions nulle part. Cela rendait le championnat inintéressant."

La SM-liiga a cependant fixé des critères financiers et structurels que devront remplir les promus potentiels. La formule de la promotion/relégation, qui sera donc ré-instaurée à partir de la saison prochaine, n'est pas encore connue, mais cela devrait être un barrage en sept manches entre le vainqueur de Mestis et le dernier de SM-liiga, comme cela se fait en République Tchèque et en Suisse. Le nombre idéal d'équipes (actuellement 14 en SM-liiga et de nouveau 12 en Mestis l'an prochain) fera l'objet d'un examen attentif pour être optimisé.

La Finlande était le premier grand championnat d'Europe à mettre en place une ligue fermée, et elle en est revenue. D'autres pays de moindre importance avaient fait la même expérience infructueuse avant de faire demi-tour, notamment la France et la Norvège. Qu'en pense la DEL, qui cherche à mettre en place un système fermé, contre l'avis de l'écrasante majorité du public allemand ?

02/02 Les sélections pour le match des étoiles

On connaît désormais les sélections pour le match des étoiles, définies par les entraîneurs de la Ligue Magnus, par les experts désignés par l'AEHF pour chaque club, et par le vote du public. Cette rencontre de gala sera diffusée en direct sur Canal+ Sport et se déroulera à Grenoble le mercredi 15 février à 20h45, soit le jour du début du tournoi olympique masculin qui réunira des étoiles encore plus brillantes.

Rouen se taille logiquement la part du lion avec dix joueurs retenus - et cela aurait même été onze si Vesa Ponto n'avait pas été remplacé par Wallin en raison de sa suspension. Parmi les joueurs importants du RHE, seuls Coqueux et Mikel n'ont pas été choisis.

Ce genre de consultation, surtout dans une formule français/étrangers, donne aussi l'opportunité à l'opinion de plébisciter un joueur peu apprécié des sélectionneurs nationaux. Il n'y a qu'un seul élu qui n'ait jamais été retenu dans le groupe France cette saison, il s'agit de l'Amiénois Loïc Sadoun.

Tous les clubs sont représentés au moins une fois... si l'on inclut la liste des remplaçants. Mais parmi les cinq derniers du classement, seul Chamonix, avec le gardien spécialiste des missions difficiles Radek Lukes, compte un "titulaire". Jiri Rambousek, qui mériterait une mention pour la qualité de son jeu avec Gap, pourrait cependant faire partie de l'aventure du fait de la blessure de Terglav.

France

Gardiens : Eddy Ferhi (Anglet) et Julien Figved (Angers).

Défenseurs : Baptiste Amar (Grenoble), Vincent Bachet (Amiens), Stéphane Barin (Villard-de-Lans), Nicolas Besch (Rouen), Jean-François Bonnard (Grenoble), Simon Lacroix (Angers).

Attaquants : Pierre-Édouard Bellemare (Rouen), Xavier Daramy (Anglet), Julien Desrosiers (Rouen), Laurent Gras (Amiens), Kévin Hecquefeuille (Grenoble), Laurent Meunier (Grenoble), François Rozenthal (Amiens), Maurice Rozenthal (Villard-de-Lans), Loïc Sadoun (Amiens).

Remplaçants : Christian Pouget (D, Mont-Blanc) et Frédéric Brodin (D, Caen).

Entraîneur : Stéphane Barin (Villard-de-Lans).

Étrangers

Gardiens : Radek Lukes (Chamonix) et Ramon Sopko (Rouen).

Défenseurs : Santeri Immonen (Morzine-Avoriaz), Frantisek Pulscak (Amiens), Sami-Ville Salomaa (Rouen), Daniel Sedlak (Rouen), Milan Tekel (Dijon), Viktor Wallin (Grenoble).

Attaquants : Jonathan Bellemare (Angers), Martin Filip (Briançon), Johan Forsander (Morzine-Avoriaz), Éric Fortier (Rouen), Carl Mallette (Rouen), Miroslav Pazak (Amiens), Kimmo Salminen (Rouen), Edo Terglav (Briançon), Marc-André Thinel (Rouen).

Remplaçants : Jiri Rambousek (A, Gap) et Jan Smiko (A, Épinal).

Entraîneur : Luciano Basile (Briançon).

03/02 Équipe-type de Magnus de janvier

La ligne canadienne de Rouen ayant aussi laissé à d'autres le soin de marquer ces derniers temps, dévoilant toute la puissance offensive, cela donne lieu à une équipe-type de Ligue Magnus un peu plus ouverte et diversifiée, avec six joueurs de six clubs différents.

Dans les cages, Julien Figved, qui doit évoluer derrière une défense moins bonne que beaucoup de ses collègues, réalise quelques excellentes prestations, comme à Grenoble, et a été préféré à Mindjimba qui a encore engrangé quelques blanchissages mais n'est plus aussi impressionnant qu'à l'automne.

En défense, Sami-Ville Salomaa n'a pas le tempérament offensif d'un Pulscak mais a moins de lacunes techniques et physiques que le Slovaque dans ses missions défensives. Il ne commet pas la moindre faute technique et s'impose comme le patron de Rouen à l'arrière, n'hésitant pas à donner de la voix. Dans un style plus remarquable offensivement mais également efficace, Santeri Immonen reste le métronome de Morzine-Avoriaz, gratifié systématiquement de son assistance dans chaque match.

À l'aile gauche, Maurice Rozenthal s'avère de plus en plus comme le Monsieur Plus de Villard. Il est vraiment déterminant et régale le public du Vercors. Au centre, Xavier Daramy tient à merveille son rôle de capitaine d'Anglet et compense par ses performances en championnat son déclin - passager ? - en équipe de France. Il devance à ce poste Jonathan Bellemare, de plus en plus prolifique mais un peu moins son aise quand il s'et retrouvé seul pendant la suspension de Rodrigue, et deux Grenoblois, un Roger Jönsson parfois étincelant mais un peu irrégulier, et un Laurent Meunier qui retrouve peu à peu son meilleur niveau.

Edo Terglav était le vrai moteur offensif de l'équipe briançonnaise, sur la glace à chaque match autant que dans les vestiaires. Après sa blessure, y aura-t-il quelqu'un d'autre pour empêcher de Thinel de truster les deux dernières éditions de l'équipe-type ? Réponse à la fin de la saison régulière et bien sûr à l'issue des play-offs.

Équipe-type de Ligue Magnus de décembre/janvier : Julien Figved (Angers) ; Santeri Immonen (Morzine-Avoriaz) - Sami-Ville Salomaa (Rouen) ; Maurice Rozenthal (Villard-de-Lans) - Xavier Daramy (Anglet) - Edo Terglav (Briançon).

04/02 Ligue Magnus : l'exploit de Caen

Le duel entre Caen et Chamonix pour le maintien a peut-être pris une tournure décisive ce soir. Les Chamois, en recevant Épinal, devaient prouver que leur calendrier supposé favorable l'était vraiment, ce qu'ils n'ont pas fait (2-5). Par contre, Caen a réussi un exploit à Angers en gagnant 2-1 en prolongation sur un but de Tuomo Määttä. Chamonix risque donc de devoir affronter Gap (battu 3-5 par Dijon) en barrage de relégation.

Mais le choc de la soirée était bien sûr le traditionnel Amiens-Rouen. En mettant trois buts au deuxième tiers-temps, les Dragons ont paru marquer leur territoire de façon insolente. Mais les Gothiques ont enflammé le Coliséum en revenant de 1-3 à 3-3 dans les trois dernières minutes grâce à Zwikel et Roussel. Néanmoins, les Rouennais ont encore gagné la prolongation, sur un but de Daniel Carlsson, mais cette victoire obtenue parce que Denis Perez a fait sortir son gardien pendant une pénalité rouennaise lors de la mort subite a une allure bizarre, car c'est un choix stratégico-psychologique qui n'a aucune chance de se répéter en play-offs et essaie plutôt de brouiller les cartes. Si on tient à lui chercher une faiblesse, on remarquera tout de même que le RHE n'a pas gagné dans le temps réglementaire chez ses deux principaux rivaux annoncés Amiens et Grenoble, ni même chez ses adversaires potentiels en quart de finale que sont Morzine, Angers ou Anglet. Pour cette dernière équipe, cela concerne le match de coupe, puisque Rouen ne retournera sur la côte basque pour le championnat que dans trois semaines. Dernière "chance" de défaite rouennaise en saison régulière ?

Les victoires 2-1 de Villard-de-Lans sur Anglet ainsi que de Briançon sur Morzine-Avoriaz leur permettront peut-être de ne pas se trouver dans la moitié de tableau de Rouen. À ce titre, la troisième place convoitée se jouera en grande partie la semaine prochaine lors du match Grenoble-Briançon.

04/02 Division 1 : Strasbourg domine

Strasbourg confirme sa mainmise sur la division 1 en dominant son plus sérieux adversaire Montpellier 5-1. L'Étoile Noire, plus homogène, apparaît sans rival. Derrière ces deux équipes, plus personne ne se détache maintenant que Neuilly-sur-Marne a perdu 8-6 au Vésinet. Du coup, c'est Annecy qui prend la troisième place en s'imposant 7-6 à Courbevoie. Quatre buts de Daniel Saint-Amant ont permis à Dunkerque de battre Avignon 5-3. Le HGD, qui a déjà effectué ses deux déplacements les plus difficiles, passera un troisième test la semaine prochaine à Neuilly.

04/02 Division 2 : Reims confirme

Offensivement timides depuis le début de la deuxième phase, les Tourangeaux ont réalisé un carton offensif en explosant Chambéry 12-2 avec cinq doublés de joueurs différents. Ils se détachent car Nice a chuté à La Roche-sur-Yon (3-2). Bordeaux a pris la troisième place à Belfort en battant 5-3 les Francs-Comtois. Après deux résultats nuls pour commencer, Reims confirme sa bonne forme du moment en gagnant 3-1 au Havre.

En poule de relégation, un hat-trick de Raphaël Ostré a permis à l'ACBB de remporter à Meudon une victoire importante dans la perspective du maintien (6-2).

05/02 Double ovation pour Cristo

Au lieu de l'éloigner de la pression montréalaise, la longue série de déplacements des Canadiens n'a fait que renforcer les doutes de José Théodore. Derrière une équipe en mal de confiance, il a accumulé les défaites et n'a pu éviter que Bob Gainey fasse à son tour confiance à sa doublure Cristobal Huet. Cette semaine a été pire que tout pour Théo puisqu'il a été trois fois de suite remplacé en cours de match, au point que la presse s'est même interrogée sur l'opportunité de le laisser prendre des vacances pour se ressourcer. Cristo est donc repassé titulaire, un poste qu'il gardera évidemment tant qu'il sera performant. Après une belle performance à Boston derrière une équipe dominée (1-2), il a obtenu le droit de jouer le match retour à Montréal samedi soir et a récolté pour la seconde fois la première étoile du match (comme contre Ottawa), une performance décisive qui a achevé de convaincre les plus sceptiques. Il a en effet réussi un blanchissage de trente-cinq arrêts, dont un capital à trente secondes de la fin avant que les Canadiens ne marquent le deuxième but sur la contre-attaque (2-0).

Dès le lendemain, Cristobal Huet a récidivé dans une victoire 5-0 sur Philadelphie, dans un jour de fête pour les Canadiens, subitement ressuscités sous l'impulsion d'un hat-trick de Michael Ryder. Deux blanchissages en deux jours pour Cristo devant le public montréalais, difficile d'imaginer meilleur scénario ! Le Centre Bell a ainsi réservé deux ovations unanimes (la seconde partagée avec ses coéquipiers) au Français, qui a fait partie des rares satisfactions de Montréal durant ces dernières semaines difficiles. Une mauvaise passe collective définitivement achevée avec ce beau succès sur les Flyers ?

06/02 République Tchèque : Liberec recolle

La dernière journée de l'Extraliga tchèque avant la trêve olympique donnait lieu à une belle affiche entre les deux premiers au classement. Liberec l'a emporté 1-0 sur le Slavia Prague grâce à un but en supériorité numérique de son capitaine Stanislav Procházka et au cinquième blanchissage de la saison de son gardien Milan Hnilicka. La première place du Slavia ne tient plus qu'à un fil (+56 contre +55 à la différence de buts) car Liberec, toujours invaincu à domicile, est revenu à égalité de points.

Si ce duo s'est nettement détaché en tête, Vsetín, où les salaires d'octobre n'ont été versés qu'en janvier, est aussi largement décroché en queue. Du coup, les équipes devant ne sont pas menacées par la relégation et ont laissé partir tous leurs meilleurs joueurs puisqu'elles n'ont plus aucune chance d'aller en play-offs. À eux trois, le onzième Plzen, le douzième Litvínov et le treizième Kladno ont vu partir onze joueurs vers la Suède et la Finlande. La coïncidence des dates limites de transfert, fixées au 31 janvier pour les deux championnats, a permis à l'Elitserien suédoise de piller quelques-uns des meilleurs joueurs d'Extraliga.

Il y a quelques temps, les joueurs tchèques seraient partis vers la Russie, mais ils ont été échaudés par la mésaventure de Václav Pletka. À peine arrivé au Dynamo Moscou, il a compris pourquoi les investisseurs russes ne sont pas en mesure de sauver Vsetin : chez les champions d'Europe aussi, les salaires n'avaient pas été versés depuis trois mois ! Cela a motivé le Tchèque Pavel Rosa à filer en Suède, et Pletka, qui ne parle pas russe et n'avait plus de compatriote, a aussitôt refait ses valises. Il avait quitté Trinec, mais il est revenu à Liberec, où il a fait ses débuts mardi dernier. De son côté, le (fragile ?) leader, le Slavia Prague, a récupéré Ivo Prorok, le vétéran de Litvínov.

Mais les clubs qui se sont le mieux renforcés sont peut-être les poursuivants. Petr Husicka, le manager du troisième Zlín, a réussi un joli coup en décembre dernier : il a prêté Martin Altrichter, le gardien décisif du titre 2004, à Litvínov, sous la condition que, si ce club était hors course à la fin janvier, il rendrait Altrichter... plus l'international allemand Jan Benda en cadeau bonus ! Banco : Husicka a récupéré sa mise plus le jackpot ! En novembre, Litvínov avait pourtant fait re-signer un contrat mieux rémunéré et plus long (jusqu'en 2008) à Benda pour contrer les tentatives de recrutement de Novosibirsk...

Quant au quatrième du classement Vítkovice (en visite cette semaine à Rouen pour deux matches amicaux), il a procédé à un échange de Slovaques avec Znojmo - Uram contre Štefanka - et a engagé Vladimir Vujtek junior, qui avait commencé la saison à Morges avant que le club de LNB suisse ne fasse faillite.

Après les JO, il restera quatre journées d'Extraliga, capitales pour l'accès aux play-offs. Et c'est le champion en titre Pardubice, neuvième, qui est en passe de se faire éliminer. Le Sparta Prague, qui connaît aussi une saison noire, arrive ces temps-ci à peu près à sauver les meubles en septième position, malgré la blessure de Petr Ton il y a deux semaines contre Litvínov. Celui qui était alors le meilleur marqueur du championnat avait trébuché sur la crosse d'Altrichter lors d'un breakaway et s'était fracassé le poignet contre la balustrade : saison terminée ! Le Sparta vient par contre de récupérer deux champions du monde de 200, le défenseur Karel Pilar, qui a repris le jeu après plusieurs mois d'arrêt pour des problèmes cardiaques, et l'attaquant Jaroslav Hlinka. Ce dernier, sous contrat jusqu'en 2007 avec Kloten, avait pourtant préféré y mettre fin pour répondre à une belle proposition de Frölunda. Mais il n'est jamais arrivé en Suède. En escale à Prague, il s'est laissé convaincre par les dirigeants du Sparta de revenir dans son club formateur.

07/02 Le programme des JO sur France Télévisions

C'est bien sûr l'attente de tous les fans de hockey de connaître le programme du hockey sur le service public durant les JO de Turin. Voici ce que France Télévisions est en mesure de nous transmettre. Il y aura trois types de diffusions : 1) des extraits de matches de l'après-midi, qui pourront éventuellement être ajustés en fonction de l'actualité des épreuves sur les autres sites olympiques, 2) des matches diffusés en différé et en intégralité en troisième partie de soirée, 3) les phases finales avec un quart de finale, une demi-finale et bien sûr la finale en direct. Voici l'état actuel de la programmation journée par journée.

Mercredi 15 février : fin de 2e période et 3e période d'Italie-Canada (vers 14h15), fin d'Allemagne - République Tchèque (vers 19h, sous réserve), Russie - Slovaquie (23h30, France 3).

Jeudi 16 février : 3e période de République Tchèque - Suisse (15h30), Canada - Allemagne OU Suède - Russie (1h30, France 2).

Samedi 18 février : extraits de Canada - Suisse (après-midi), Slovaquie - États-Unis (0h40, France 3).

Dimanche 19 février : 3e période de Russie - Lettonie (15h00).

Lundi 20 février : finale féminine (0h10).

Mardi 21 février : 3e période Suisse - Italie (14h30), 2e et 3e périodes de République Tchèque - Canada (17h30), États-Unis - Russie (0h15, France 3).

Mercredi 22 février : un quart de finale en direct à 16h30, un autre en différé à 1h20 sur France 3.

Vendredi 24 février : la première demi-finale en direct à 17h00, la seconde en différé à 1h25 sur France 3.

Samedi 25 février : match pour la troisième place à 1h25 sur France 3.

Dimanche 26 février : la finale en direct à 14h00 sur France 3.

07/02 La Suède à la mode tchèque

C'est également l'heure de la pause olympique dans l'Elitserien suédoise, toujours dominée par HV 71 alors qu'il reste quatre journées de saison régulière. Mais le club de Jönköping se fait du souci pour son "olympien" Mika Hannula : il tenait un rôle-clé en début de saison, mais depuis qu'il a appris sa sélection pour Turin, il n'a plus le même rendement.

Le champion en titre Frölunda redevient de plus en plus le concurrent majeur pour le titre. Il a raté Jaroslav Hlinka, pourtant déjà annoncé certain dans les médias locaux, mais il a recruté un autre ex-étranger de LNA, Jason Krog. Le club de Göteborg souhaitait le recruter dès cet été mais avait été devancé par Genève-Servette. Il a donc fallu racheter le contrat du Canadien pour la modique somme de 120 000 euros, après une surenchère à laquelle ont participé deux clubs suisses et le concurrent direct Linköping. Ce dernier club a également connu le malheur de perdre son attaquant finlandais Mikko Peltola, qui doit être opéré du genou. Il sera remplacé par Shane Willis (ex-Davos).

Le plus décevant des favoris est Färjestad. Il a quand même montré sa réactivité quand le défenseur Thomas Rhodin s'est blessé à la jambe contre Leksand à deux heures de la limite des transferts : il a réussi à faire signer Nikos Tselios, un arrière moins technique mais plus lourd, juste avant minuit. Ce n'est pas lui qui fera évoluer le hockey toujours très défensif du FBK, par contre cela pourrait être la mission du talentueux vétéran tchèque Pavel Patera, qui arrive de son club formateur Kladno avec son coéquipier Martin Sevc.

Car en ce moment, c'est la grande mode tchèque en Suède. Déjà condamné à la poule de promotion/relégation en compagnie de Södertälje, le promu Leksand en a recruté deux de plus, Jaroslav Kalla et Pavel Trnka, ce qui porte le total à six ! La lutte pour le maintien aura de toute façon une forte coloration tchèque, car les deux clubs les plus susceptibles de monter dans l'élite, Malmö et Skellefteå, ont chacun recruté un champion olympique de Nagano, respectivement David Moravec et Libor Prochazka. On ne se refuse rien en Allsvenskan ! La deuxième division suédoise est particulièrement forte cette saison avec le passage en poule unique, mais le relégué Malmö et l'éternel prétendant Skellefteå la dominent tout de même assez nettement. Autant dire que Södertälje et Leksand tremblent déjà et que la quête des deux billets pour l'Elitserien 2006/07 sera acharnée...

09/02 Saison terminée pour Sean Connolly

Les résultats de l'IRM n'ont pas laissé d'espoir à Sean Connolly, l'arrière américain de Villard-de-Lans victime d'une entorse du genou droit : le ligament latéral a cédé et sa saison s'est donc achevée prématurément. À l'approche des play-offs, les Villardiens ont donc perdu leur meilleur défenseur sur un accident bête, un contact fortuit avec Damien Chalons qui lui est retombé dessus.

10/02 Théodore contrôlé positif

Les tests anti-dopage pratiqués sur les longues listes de présélectionnés olympiques en hockey auront finalement abouti à trois cas positifs, même si aucun d'entre eux ne faisait partie des sélections finales. Après le défenseur américain Bryan Berard, contrôlé positif à un anabolisant, ont été révélés les cas du centre russe Sergueï Zinoviev - qui risque gros car il a été déjà positif au cannabis il y a deux ans - et désormais du gardien canadien José Théodore. Ce sont les Canadiens de Montréal qui ont annoncé la nouvelle, bien que la procédure ne soit pas encore terminée. Le résultat du contrôle, effectué à l'automne, aurait cependant été connu au 15 janvier, ce qui explique peut-être les soucis de Théodore, pas dans les meilleures conditions psychologiques en ce moment.

La substance à laquelle Théodore est positif est la Propecia, un agent masquant qui est utilisé contre la calvitie. Le médecin des Canadiens a expliqué que Théodore utilisait ce produit depuis huit ou neuf ans et qu'il ne savait pas qu'il était interdit. Il risque une suspension internationale, mais aucune sanction de la part de la NHL, pour les mêmes raisons que Berard.

11/02 Division 1 : Annecy menace Montpellier

La hiérarchie un peu trop limpide de la division 1 a été remise en cause ce soir par la défaite à domicile de Montpellier, jusqu'ici confortable deuxième, face à Annecy, qui revient ainsi à un point. La place de barragiste est aussi pourchassée par Neuilly-sur-Marne, qui en a fait son objectif et qui a atomisé Dunkerque 9-3, le même score qu'en première phase. Comme en septembre, le gardien nordiste Landry Macrez était dans un mauvais soir, et il a cette fois été sorti dès la première pause (à 4-1), mais Julien Peyre n'a rien pu faire pour renverser la tendance. Le HGD avait su digérer son premier passage en Seine-Saint-Denis, il devra surmonter cette nouvelle défaite en recevant Le Vésinet, qui reste sur deux victoires à domicile, la seconde ce soir contre Courbevoie (6-5).

En poule de maintien, Asnières, actuellement privé de son gardien Miroslav Recicar suspendu, est en train de s'enfoncer avec une défaite 11-4 à Amnéville. Mais le plus étonnant est que Limoges, malgré un effectif de qualité sur le papier, est également mal en point, battu chez lui (2-3) par le concurrent direct Valence.

11/02 Division 2 : La Roche-sur-Yon remonte

L'outsider Belfort n'a finalement pas fait le poids face à Tours, toujours leader de la division 2 devant Nice qui a emporté une difficile victoire 3-2 sur Bordeaux grâce à un triplé de Marcus Lindholm. Mais l'équipe qui remonte fort en ce moment, c'est La Roche-sur-Yon. Le Hogly est encore remonté de l'arrière en s'imposant 3-2 à Reims après avoir encaissé deux buts au premier tiers-temps, ce qui fait sa troisième victoire consécutive.

En poule basse, Cholet a remporté ses trois premières rencontres, après sa victoire 7-5 à Boulogne-Billancourt avec deux buts dans les trois dernières minutes, et a dissipé tous les doutes sur son maintien. La lutte pour la relégation se circonscrit donc aux quatre équipes franciliennes, et les Français Volants reviennent dans le coup en battant Meudon 6-3.

14/02 Goncalves renonce à l'équipe de France

Alexandre Goncalves, 24 ans, a décidé de renoncer aux sélections en équipe de France pour raisons professionnelles, compte tenu de son travail d'ingénieur recherche et développement à Grenoble. Le jeune attaquant de Villard-de-Lans avait débuté chez les Bleus cette saison et obtenant ses trois premières "capes" au Danemark pour le premier tournoi de l'Euro Challenge.

14/02 Groeneveld marque contre la France

L'équipe de France a terminé l'Euro Challenge avec une prestation moyenne aux Pays-Bas. Elle a d'abord perdu 2-3 contre la Norvège sur un but marqué à trois minutes de la fin, avant de battre timidement la Lituanie 4-2 grâce à un doublé de Pierre-Édouard Bellemare. Mais c'est le dernier match qui a donné lieu à un évènement : menant 2-0 face aux Néerlandais, les Français ont dilapidé leur avance et ont été menés au score sur un but... du gardien Phil Groeneveld ! Celui-ci a dégagé son camp en infériorité, et le défenseur français qui est allé chercher le palet contre la bande l'a envoyé ricocher sur le patin d'un coéquipier et finir dans ses propres filets. Malgré ce but-gag, la France a sauvé un petit match nul 4-4 avec des doublés de Laurent Meunier et Julien Desrosiers. Avec l'étonnante victoire de la Lituanie sur la Norvège (3-1), ce tournoi aura surtout montré que certaines "petites équipes" sont de plus en plus compétitives.

15/02 Les Américains piégés

L'appât du gain de la NHL, qui se refuse toujours à raccourcir sa saison régulière que tout le monde sait trop longue, a eu un effet boomerang contre son gros marché-cible. La NHL ayant joué jusqu'à dimanche soir, les joueurs des États-Unis, retardés d'un jour par les chutes de neige sur la côte atlantique du continent nord-américain, ne sont arrivés à Turin que la veille du tournoi olympique. Et ils ont été piégés d'entrée par la Lettonie, un adversaire qu'ils sont sans doute sous-estimés après avoir vite mené 2-0.

Les Lettons sont revenus dans le match en se battant sur chaque palet et ont repris l'avantage en fin de deuxième période sur une merveille de lucarne de Herberts Vasiljevs. Les Américains, qui ont pourtant remporté les trois quarts des mises au jeu, étaient donc menés au score avant le dernier tiers-temps. Arturs Irbe, jusque là héroïque, a rapidement concédé un mauvais but sur un lancer de la bleue de Jordan Leopold, mais les Baltes, même fatigués ont conservé ce match nul fêté comme une victoire, car il fera connaître leur petit pays au public américain. De leur côté, les États-Unis s'en sortent bien avec ce nul. Ils ont évité le pire car une défaite les aurait mis en position délicate pour la qualification en quart de finale. Une idée qui aurait fait blêmir le patron de la NHL Gary Bettman. La formule à douze, équitable pour tous, a en tout cas délivré sa première sensation.

16/02 Deuxième journée du tournoi olympique masculin

Les premiers résultats à sens unique de la journée d'hier avaient suffi pour que certains se plaignent d'un tournoi à deux vitesses. Brodeur avait ronchonné que ce genre de matches ne servait à rien, sous-entendant sans doute que les grands seraient bien mieux entre eux. Il est vrai que la Suisse, l'équipe la plus susceptible de chatouiller le top-7, avait franchement déçu en ouverture face à la Finlande qu'on pensait prenable (0-5). Mais les hommes de Krueger avaient tout simplement raté leur match, à l'image de leur gardien Martin Gerber qui a du coup perdu sa place de n°1 au profit d'Aebischer. Quand ils sont dans un bon jour, le résultat est tout autre, et ils l'ont prouvé aujourd'hui face aux co-favoris tchèques. Prenant l'avantage après cinq minutes de jeu par Thomas Ziegler, ils se sont fait rejoindre à deux reprises mais sont à chaque fois repassés devant pour réaliser un exploit retentissant (3-2) et prouver par la même occasion que ce tournoi olympique à douze est un vrai enrichissement pour le hockey mondial.

17/02 Les Tchèques perdent Hasek et Elias

Coup dur pour l'équipe tchèque qui a appris ce matin que Dominik Hasek, 41 ans, devait finalement déclarer forfait pour le tournoi à cause de sa blessure aux adducteurs de la cuisse gauche. Il rentrera dès aujourd'hui à Ottawa. Il n'est pas exclu que ses coéquipiers lui apportent quand même un second titre olympique, auquel il n'aurait contribué que neuf minutes. Mais pour cela, il faut que le n°1-bis Tomas Vokoun oublie son mauvais match contre la Suisse et retrouve son niveau de jeu.

Comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, les Tchèques ont aussi perdu Patrik Elias, victime d'un coup de crosse dans les côtes face aux Allemands. Il sera remplacé par Ales Kotalik, des Sabres de Buffalo.

17/02 Évènement dans le tournoi féminin

Le hockey féminin international a le sens de l'évènement : il choisit toujours les Jeux Olympiques pour ses grandes premières. La première fois que les Canadiennes ont été battues, c'était aux JO de Nagano. Et la première fois que la finale ne sera pas 100% nord-américaine, c'est encore pendant la grande quinzaine, à Turin. Après onze finales olympiques ou mondiales entre le Canada et les États-Unis, la série implacable prend fin.

Les Américaines, nettement rajeunies cet été, avaient déjà été menées en score en poule par la Finlande, mais elle s'étaient transformées en rouleau-compresseur en troisième période. Comme toujours, les nations nord-américaines faisaient la différence sur la fin. Mais pas aujourd'hui. Les États-Unis ont mené 2-0, mais deux horribles pertes de palet derrière leur cage ont perdu à Maria Rooth de ramener la Suède à hauteur. Et la gardienne Kim Martin a fait le reste. On la sait capable de tous les exploits, et c'est elle qui a fait, à l'issue des tirs au but, que ce sont les Suédoises, et non les Finlandaises, qui accèdent les premières à une grande finale. Elles y retrouveront les Canadiennes, qui les ont battues 8-1 en poule (mais attention, sans Martin !) et qui paraissent, elles, plus que jamais invincibles.

18/02 Décès de Guennadi Tsygankov

Guennadi Tsygankov est mort d'un cancer à Saint-Pétersbourg jeudi matin, un jour après le début du tournoi olympique. Lui-même deux fois vainqueur des JO et sextuple champion du monde, Tsygankov a été un membre sans discontinuer de l'équipe d'URSS de 1971 à 1979.

Tsygankov est peut-être plus que quiconque le produit du patriarche du hockey russe Anatoli Tarasov. Déjà, il ne serait sans doute jamais devenu hockeyeur sans la politique d'extension de la pratique du hockey et de la détection des joueurs sur l'ensemble du territoire russe. Né dans l'Extrême-Orient à Vanino, port de l'Océan Pacifique situé en face de l'île interdite de Sakhaline, Tsygankov n'avait encore jamais touché une crosse à l'âge de treize ans, ce qui s'est forcément ressenti plus tard dans une technique très sommaire. Et pourtant à 22 ans, il fut recruté par le grand club militaire, le CSKA : l'armée avait en effet un club en Sibérie orientale, le SKA Khabarovsk, et c'est lui qui a permis de révéler Tsygankov. Athlète exceptionnel, celui-ci est vite devenu un des favoris de Tarasov par sa capacité à encaisser les lourdes charges d'entraînement et par l'intensité qu'il mettait dans son jeu. Il maîtrisait un talent plus que tout, le grattage de palets, qui faisait sa joie et celle de son entraîneur.

18/02 The Milka Way

Hier, le journal Le Matin avait publié une liste des plus grands exploits de l'histoire du hockey suisse, classant la victoire de jeudi contre les Tchèques en n°3 derrière les deux succès des Mondiaux de 2000 et 1998 contre la Russie. Le quotidien lausannois devra sans doute encore revoir son classement, car la première place sera sans doute occupée par l'incroyable victoire (2-0) d'aujourd'hui contre le Canada, dans une patinoire envahie par les chants suisses.

Pavoni a enfin des successeurs, des gardiens capables de se transcender en match international. Comme Aebischer avant-hier, Martin Gerber vient lui aussi de réussir son match-référence avec le maillot à croix blanche. Son incroyable mitaine venue d'une autre planète, face à Rick Nash à la mi-match, rentre à jamais dans les annales du hockey mondial. Même le juge vidéo n'en est pas revenu, puisqu'il lui a fallu d'interminables minutes pour convenir qu'il n'avait aucune certitude que ce palet était rentré.

Dans ce succès, chacun a joué son rôle. Comme un clin d'œil, le seul Canadien de l'équipe suisse, le naturalisé Paul DiPietro, sélectionné pour son métier en jeu de puissance, a inscrit les deux buts. Mais c'est en infériorité numérique que la Suisse a gagné son match, et les lauriers en reviennent notamment à l'homme dont Krueger a fait son spécialiste en la matière, Flavien Conne, qui a réalisé un match tout simplement fabuleux. N'oublions pas le défenseur Mark Streit qui a eu un temps de jeu considérable. Normalement c'est un cliché de dire ça, mais aujourd'hui : c'est une victoire du collectif à laquelle chacun a contribué. Mené au score, le Canada avait pourtant sorti la grosse artillerie en alignant ensemble et de plus en plus fréquemment les mastodontes Thornton, Nash et Bertuzzi. La puissance devait être l'atout n°1 de cette équipe, mais ce soir elle n'a servi à rien. De gestes de frustration en pénalités inutiles, ce sont les Canadiens qui étaient perturbés alors que les Suisses ont surmonté l'impact physique.

La croyance des Canadiens que leur équipe était forcément à l'abri d'une totale déconvenue contre un "petit" parce que la victoire est "dans leurs gènes" (parce que "ce genre de choses n'arrive qu'à ces pleureuses de Suédois"...) a été pourfendue en beauté. Ce match achève aussi le cliché du petit Suisse qui reste dans le confort douillet de son championnat et qui ne veut pas se confronter au monde rude du hockey nord-américain, référence supposée absolue. Aujourd'hui, les Suisses n'ont pas reculé d'un mètre, ils ont prouvé que la vaillance et le courage n'avaient pas de nationalité. Ils ont montré à des Canadiens éberlués l'existence d'une autre voie, une voie suisse... The Milka Way.

18/02 Ligue Magnus : Caen soulagé

Caen a fait un pas quasi-décisif vers le maintien en réalisant un inhabituel festival offensif contre Gap (8-4). Si les qualifiés pour les play-offs semblent donc connus, la lutte pour les meilleurs places possibles paraît plus serrée que jamais. Grenoble a pris la troisième place en battant Briançon 4-2, mais le cinquième Dijon est en embuscade après son succès sur Amiens (4-1 dont les deux derniers buts en cage vide). Anglet, qui a gagné 3-2 à Chamonix grâce à un hat-trick de Xavier Daramy, a repris la huitième place à Morzine-Avoriaz, tenu en échec à domicile par le septième Angers (5-5). Le sixième Villard-de-Lans a ce peloton à ses trousses, nettement battu à Rouen (7-3) après avoir encaissé trois buts dans les cinq premières minutes.

18/02 Division 1 : Montpellier continue sans Ryser

Montpellier a été secoué cette semaine puisque le coach suisse Pascal Ryser, qui avait emmené les Vipers aux titres en D3 puis en D2, a choisi de quitter le club. En attendant de trouver un nouvel entraîneur, les Languedociens, qui avaient très bien commencé la poule finale avec quatre victoires après une première phase chaotique, ont concédé une troisième défaite de rang à Courbevoie (3-1). Et pourtant, ils conservent leur deuxième phase à l'issue de la phase aller, car leurs poursuivants ont aussi perdu. Il y a donc Strasbourg loin devant et tous les autres derrière, dans un mouchoir.

21/02 Gustafsson aurait mieux fait de se taire

Les propos du sélectionneur national Bengt-Åke Gustafsson à la télévision ont vite déclenché une réaction hostile et indignée en Suède. "BÅG" avait fait publiquement part de son dilemme, se demandant si ça valait vraiment le coup de gagner le dernier match de poule contre la Slovaquie, au risque de rencontrer les Tchèques et les Canadiens plutôt que la Suisse, ou si en fin de compte il ne valait pas mieux jouer tranquillement le 0-0.

Le public suédois a été choqué, mais il n'a pas été le seul. Les dirigeants de l'IIHF ont été très agacés de cette suggestion et ont fait savoir que le superviseur de la rencontre serait particulièrement attentif au bon déroulement du match. Les joueurs suisses ont été titillés en apprenant qu'on les jugeait apparemment comme des adversaires faciles, et il n'y aura peut-être rien de tel pour les réveiller après les deux prestations poussives qui ont fait suite à leurs exploits (rappelons que Gustafsson avait été l'adjoint de Krueger à la tête de la sélection suisse). Et si la Suède tombe sur un adversaire "redouté", que vont penser les joueurs de la confiance que le sélectionneur leur témoigne s'il se livre à des calculs d'apothicaire plutôt que d'aborder chaque match avec un esprit vainqueur ? Bref, Bengt-Åke Gustafsson aurait mieux fait de garder ses doutes pour lui. Rappelons à toutes fins utiles que la Suède était sans doute ravie de se retrouver face au Bélarus en 2002...

Les quarts de finale :

Finlande 65 % / États-Unis 35 %

Suède 65 % / Suisse 35 %

Russie 50 % / Canada 50 %

Slovaquie 50 % / République Tchèque 50 %

22/02 La Suède et la Finlande ne perdent pas le nord

La presse suédoise avait déjà acéré ses plumes en prévision d'une défaite suédoise après les propos peu réfléchis de Gustafsson hier et la piètre prestation contre la Slovaquie (0-3). Mais la Tre Kronor a prouvé qu'elle était au-dessus de la Suisse et a remporté une victoire sans discussion (6-2). Peter Forsberg rejoue désormais à son meilleur niveau, il l'a prouvé avec une passe majestueuse pour Modin lors du but important du 2-1. Il a pris place en première ligne à la place d'Alfredsson, qui reconstitue la ligne forte de Frölunda l'an dernier avec Påhlsson et Axelsson. La Suède n'a plus fait que défendre en troisième période mais la pression suisse a été seulement honorifique. Maintenant débarrassée de son complexe du quart de finale, la Tre Kronor peut attendre avec plus de confiance son adversaire en demi-finale, la République Tchèque ou la Slovaquie.

La Finlande n'a pas failli après sa phase de poule parfaite. Elle a dominé les États-Unis 4-3 grâce à ses bases et avec un jeu de puissance efficace. Mais ce premier match à élimination directe lui a quand même fait perdre son insolente sérénité lors d'un troisième tiers-temps où elle a dû se défendre bec et ongles avec une résistance par moments héroïque et un Niitymäki solide. Sous pression, elle a pu donner l'impression de paniquer, mais le fait d'avoir surmonté ces moments pourrait la rendre encore plus forte pour la suite, et notamment pour une demi-finale qui s'annonce alléchante.

22/02 Des demi-finales 100% européennes

Des demi-finales 100% européennes, c'est un évènement assez rare pour être signalé. Le cas s'était produit lors de trois championnats du monde des années olympiques (1992, 1998 et 2002), où la motivation était peut-être moins présente pour les nations nord-américaines. Mais à chaque fois que les Canadiens avaient participé aux Jeux Olympiques, ils avaient toujours réussi à participer au tournoi final. Leur élimination constitue donc un vrai coup de tonnerre dans l'histoire olympique, et pourtant elle n'est plus qu'une demi-surprise. Contre la Russie (0-2), les hommes de Pat Quinn ont été blanchis pour la troisième fois en six matches et ont été dominés dans le jeu même si les Russes ont reculé après le but de la délivrance d'Ovechkin. La demi-finale Finlande-Russie s'annonce comme une grande affiche entre les deux formations sans doute les plus impressionnantes depuis le début de la compétition.

De leur côté, les Tchèques semblent avoir retrouvé leur assurance défensive. Tomas Vokoun n'étant plus le gardien de confiance que l'on avait connu au Mondial de Vienne, il a fallu qu'Alois Hadamczik se décide à rappeler un champion du monde plus ancien, l'inattendu Milan Hnilicka, pour que l'arrière-garde tchèque s'en trouve rassérénée. Elle a maîtrisé tactiquement ses "cousins" slovaques (3-1 avec un dernier but en cage vide), et elle n'a finalement encaissé qu'un but "accidentel" (chute d'un défenseur pendant une contre-attaque de Gaborik) qui ne dénote pas vraiment une faille avérée. Bien sûr, elle a souffert dans les deux dernières minutes, mais c'est le cas de tous les vainqueurs des quarts de finale (sauf la Suède), et c'est normal face à un adversaire qui donne tout.

Les Slovaques ont tardé à se libérer dans ce quart de finale, et ils n'ont pas encore suffisamment l'expérience des grands rendez-vous, surtout quand on les place en position de favori. Ils n'ont pas su assumer leur invincibilité en première phase, et il est vrai qu'aucune équipe ayant terminé première de sa poule n'a réussi à devenir championne olympique depuis... les JO de Calgary en 1988. Aux Finlandais de faire mentir cette tendance...

25/02 Ligue Magnus : Grenoble deuxième ?

Impressionnants à Angers (5-0), les Grenoblois pourraient prendre la deuxième place à Amiens (vainqueur de Caen 5-1) dès mardi prochain à la faveur de leur match en retard contre Morzine-Avoriaz. Les deux finalistes de la Coupe de France, Briançon (6-1 contre Épinal) et Dijon (4-3 à Villard), qui se retrouveront eux aussi mardi en direct devant les caméras de Sport+, devraient se contenter des quatrième et cinquième places, qui les placent dans la moitié de tableau du leader Rouen.

Un leader de plus en plus proche de terminer la saison régulière invaincu. De retour à Anglet où ils avaient été éliminés de la Coupe de France, les Dragons ont tenu à prouver leur solidité en blanchissant l'Hormadi 3-0. Ils ont encore deux déplacements à effectuer, chez les deux clubs qui joueront le maintien, Chamonix et Gap.

Les Chamoniards, assurés de jouer les barrages de relégation après leur défaite 2-6 en match en retard cette semaine, avaient quand même l'intention de faire bonne figure dans le derby. Leur défaite à Saint-Gervais, n'en est que plus cruelle, puisque le but décisif de Mont-Blanc a été conçu à la dernière minute par deux anciens de Cham', Christian Pouget assisté de Peter Hrehorcak. Les Gapençais se sont mieux préparés à l'échéance en obtenant à Morzine leur premier point depuis trois mois ! Ils le doivent à deux buts et une assistance de Jonathan Dubois. À défaut d'avoir convaincu leur public, les Pingouins se consoleront avec une victoire qui les rapproche de la sixième place, et avec le but en prolongation de Niko Halttunen qui avec son doublé a enfin démontré les qualités de buteur attendues.

25/02 Division 2 : Bordeaux fait un pas vers les play-offs

Derrière le leader invaincu Tours, qui a souffert pour s'imposer 2-0 à Chambéry, et une équipe de Nice maintenant assurée de la deuxième place, la lutte pour les deux places restantes en play-offs bat son plein. En gagnant 5-3 à Belfort avec des doublés d'Igor Szabados et Guillaume Herraiz, les Bordelais se sont détachés à la troisième position et peuvent faire un grand pas vers la qualification s'ils battent la lanterne rouge Chambéry samedi prochain à Mériadeck. Derrière, c'est très serré avec quatre équipes en deux points qui sont toutes en course à deux journées de la fin. Le Havre garde espoir avec son nul 2-2 à Reims qui est une mauvaise affaire pour les Phénix. En effet, La Roche-sur-Yon n'a pas baissé les bras même si elle termine sa saison par trois déplacements. Elle a en effet ramené un point de Nice en remontant deux buts au troisième tiers-temps grâce à une motivation intacte. Le match Belfort - La Roche de samedi prochain aura une importance capitale.

Dans la poule de maintien, la relégation se joue entre les quatre équipes franciliennes de la division, l'ACBB, Champigny-sur-Marne, Meudon et les Français Volants. Prochain rendez-vous dans cette lutte, le derby des Hauts-de-Seine entre l'ACBB et Meudon, samedi prochain à 18h. Le club local a fait un effort de communication spécifique pour ce match qui devrait se dérouler en présence d'une partie de l'équipe municipale de Boulogne-Billancourt, dont le maire Jean-Pierre Fourcade. Des invitations ont été distribuées à des sociétés, associations et BdE étudiants, complétée par une campagne d'affichage. En cas de victoire, l'ACBB ferait un pas important vers son maintien.

27/02 La Coupe d'Allemagne pour Düsseldorf

Deux jours avant la France, l'Allemagne vivait elle aussi la finale de sa coupe, le soir même de la finale olympique. Après un premier tiers-temps dominé par Düsseldorf, c'est Mannheim qui prenait l'avantage au retour des vestiaires par un but de Ronny Arendt (brièvement passé par Villard-de-Lans). Les frères Ferraro ont égalisé pour le DEG, dont le gardien Alexander Jung a ensuite préservé ce score en troisième période. Et après sept minutes de jeu, c'est l'international allemand Klaus Kathan qui a inscrit le but vainqueur. La victoire de Düsseldorf était facile à pronostiquer pour les amateurs de coïncidences statistiques : pour la troisième fois de suite, c'est l'équipe qui a rencontré Bad Tölz au premier tour qui l'emporte...

C'est le premier titre de Düsseldorf depuis une décennie, et un bel adieu à la patinoire historique de la Brehmstraße, la plus célèbre des patinoires allemandes de l'ancienne génération, ouvertes sur le côté. La température proche de zéro y est compensée par une ambiance longtemps considérée comme la meilleure du pays. Les DEG Metro Stars emménageront l'an prochain dans son nouveau "Dome in Rath".

 

 

Le mois précédent (janvier 2006)

Le mois suivant (mars 2006)