Bordeaux - Grenoble (17 février 1990)

 

Match comptant pour la trente-quatrième journée du championnat de France N1A 1990.

À trois journées de la fin, le moindre point compte, et ce duel s'annonce décisif entre Bordeaux qui retrouve la forme et Grenoble qui est à la peine et reste sur trois revers. Les nouvelles des malades accentuent d'ailleurs ces tendances opposées. Kaze Jurek, qui ne s'est pas entraîné ce matin, est finalement bien présent dans l'équipe locale, alors qu'à l'inverse, le forfait annoncé du centre tchèque Karel Svoboda est confirmé chez les Brûleurs de Loups, qui sont également privés de leur gardien international Jean-Marc Djian en délicatesse avec ses adducteurs.

S'il en est qui sait qu'un match peut tourner court, c'est bien Yannick Goicoechea, car il a passé celui de samedi dernier contre Tours à l'infirmerie pour se faire poser cinq points de suture sous la bouche après une charge dans le dos d'Aubry après dix minutes de jeu. Alors, le Saint-Pierrais se dépêche, et il ne met que vingt-quatre secondes pour marquer en déviation. Cela s'annonce bien pour Bordeaux, qui avait déjà réussi un match-référence lors de la précédente venue des Brûleurs de Loups à Mériadeck.

Les Isérois ont fait illusion jusqu'au milieu du match. Mais ensuite, ils ont été trahis par leur gardien David Molinier. Le junior a encaissé trois buts sur des lancers frappés des arrières québécois Michel Baumann et Serge Poudrier (qui vient d'être naturalisé et pourra évoluer en tant que Français l'an prochain), et Bordeaux s'est détaché.

Grenoble est en perte de vitesse actuellement alors que les Bordelais sont relancés pour les demi-finales, cinquièmes à un point de Grenoble et Amiens. En plus, ils ont trouvé un public. La patinoire de Mériadeck était presque pleine ce soir.

Compte-rendu signé Laurent Bellet

 

Commentaire d'après-match (dans L'Équipe)

Bohuslav Ebermann (entraîneur de Grenoble) : "L'absence de notre gardien international Jean-Marc Djian nous handicape énormément. Sa blessure tombe vraiment très mal, juste avant les finales. Son remplaçant David Molinier n'avait pas la tâche facile, car il est contraint d'assumer tous les résultats et il est un peu nerveux, ce qui est normal pour un junior. De plus, notre première ligne d'attaque Bozon-Pouget-Svoboda est actuellement surmenée. Tout est fondé sur eux et ils ont une pression énorme sur leurs épaules. Le problème actuel de Grenoble, c'est aussi que beaucoup de seniors et de juniors partent souvent en équipes de France. Ils ne s'entraînent donc pas assez souvent ensemble et j'ai une équipe décousue."

 

Bordeaux - Grenoble 7-2 (2-1, 3-1, 2-0)

Samedi 17 février 1990 à 19h30 à Mériadeck. 3500 spectateurs.

Arbitrage de M. Macron de MM. Brun et Antunes.

Pénalités : Bordeaux 8' (2', 4', 2'), Grenoble 14' (0', 10', 4').

Évolution du score :

1-0 à 00'24" : Goicoechea assisté de Baumann

1-1 à 04'20" : Barin

2-1 à 06'44" : Dubé assisté de Giguère et Jurek

2-2 à 27'38" : Pouget (inf. num.)

3-2 à 28'21" : Baumann assisté de Svitac (sup. num.)

4-2 à 34'52" : Poudrier assisté de Baumann

5-2 à 35'49" : Poudrier assisté de Svitac

6-2 à 47'03" : Asselineau

7-2 à 59'50" : Causlovsqui

 

Grenoble

Gardien : David Molinier.

Défenseurs : Stephen Harrison - Stéphane Vissio ; Jean-Philippe Lemoine - Gérald Guennelon.

Attaquants : Christian Pouget - Sylvain Locas - Philippe Bozon ; Éric Lebey - Stéphane Barin - Fabien Malherbe ; Jean-Luc Chapuis - Philippe Treille - Fabrice Texier.

Remplaçant : Serge Djian (G). Absents : Jean-Marc Djian (pubalgie), Karel Svoboda (angine), Bernard Séguy.

 

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