France - Italie (14 novembre 1999)

 

Qualification pour le championnat du monde 2000, groupe B, troisième journée.

La victoire de Norvège sur le Danemark a été une bonne nouvelle pour les deux autres équipes : l'Italie peut désormais se contenter d'un nul ce soir et les Français - pour qui c'était déjà le cas - peuvent même se permettre de perdre par quatre buts d'écart ! Mais est-ce vraiment une si bonne nouvelle ? On ne joue pas en calculant au hockey sur glace, du moins on s'en enorgueillit généralement, et se dire qu'on a le droit de perdre de moins de quatre buts n'est pas une façon idéale d'aborder dans un match.

Après son hat-trick d'hier, Richard Aimonetto a été promu en deuxième ligne à la place de Stanislas Solaux, qui a eu du mal à se mettre évidence aux côtés du duo éprouvé Barin-Ouellet.

Les Bleus ne sont pas dans leur assiette et commettent trop de fautes inutiles au début. Roland Ramoser marque ainsi dès la première supériorité numérique. Le Coliseum respire quand Maurice Rozenthal mystifie Rosati pour conclure son deuxième splendide raid solitaire dans le tournoi. Mais ce beau but est vite rendu inutile. 32 secondes plus tard, Bruno Zarrillo redonne l'avantage aux Transalpins.

Le match vire alors au calvaire, y compris pour les figures de l'équipe de France. Philippe Bozon prend dix minutes de méconduite pour avoir trop ouvert la bouche. Cristobal Huet, dans un mauvais jour, encaisse deux buts tout à fait évitables de Lucio Topatigh et Mario Chitarroni. Physiquement atteinte, mentalement fébrile dans ses sorties de zone, France balbutie son hockey.

Mais l'Italie, largement assurée de gagner à la surprise générale le tournoi (alors même qu'elle paraissait condamnée à la relégation après deux périodes hier), peut se contenter de conforter son succès et baisse le tempo en troisième période. La France préserve donc cet écart peu glorieux de trois buts qui la sauve, et lui permet de passer par la petite porte. L'essentiel est d'avoir préservé la place dans l'élite mondiale, notamment pour ces jeunes joueurs de 20 ans - Laurent Meunier et Baptiste Amar - qui se sont imposés avec culot.

Commentaires d'après-match :

Maurice Rozenthal (attaquant de la France) : "On aurait signé avant le début du tournoi si on nous avait dit qu'on se qualifierait. On ne va pas cracher dans la soupe, c'est une bonne chose pour le hockey français. Même si on s'était dit qu'il ne fallait pas regarder le match des Norvégiens avant, c'est vrai qu'on savait et qu'on avait moins envie que les Italiens."

Stéphane Sabourin (entraîneur de la France) : "Le problème, c'est que les gars savent compter. Moi, le seul doute que j'avais, c'est encore une forme de méconnaissance de mes hommes dans certaines situations. À la fin du second tiers, j'ai crié à mes joueurs de repartir de zéro, en oubliant complètement les deux premières périodes, pour retrouver un semblant de jeu. Ils y sont parvenus tant bien que mal. On est hyper satisfaits de nos jeunes. On a de bons irréductibles et il faut donner de l'expérience aux jeunes dans les prochains tournois en Slovaquie et au Mont-Blanc."

Philippe Bozon (attaquant de la France) : "Une nouvelle fois, nous passons dans la douleur. Les années se suivent et se ressemblent. J'ai eu peur. Je ne sentais pas du tout l'équipe, je l'ai vu à l'échauffement. J'ai dit aux gars qu'il fallait se ressaisir. Heureusement que les Italiens ont un peu lâché dans le dernier tiers et qu'on a joué plus intelligemment. C'est dommage de finir sur une note négative après avoir montré de belles choses mais c'est la preuve qu'on a encore des lacunes importantes, dans la condition physique et dans la gestion du résultat."

 

Italie - France 4-1 (2-1, 2-0, 0-0)
Dimanche 14 novembre 1999 à 19h30 au Coliseum d'Amiens. 2387 spectateurs.
Arbitrage de Wolfgang Hellwig (ALL) assisté de Christian Oswald (ALL) et Kurt Neuwirth (AUT).
Pénalités : Italie 20' (4', 4', 12'), France 22' (4', 6'+10', 2').
Tirs : Italie 31 (14, 13, 4), France 31 (17, 4, 10).

Évolution du score :
1-0 à 05'44" : Ramoser assisté de Busillo et Topatigh (sup. num.)
1-1 à 12'43" : M. Rozenthal assisté de Briand et Perez
2-1 à 13'15" : Zarrillo assisté de Beattie et De Angelis
3-1 à 29'59" : Topatigh assisté de Beattie et Zarrillo
4-1 à 33'14" : Chitarroni assisté de Mansi et Sacratini

 

Italie

Attaquants :
Lucio Topatigh - Scott Beattie - Bruno Zarrillo (C)
Mario Chitarroni - Vezio Sacratini - Maurizio Mansi (2')
Giuseppe Busillo - Armando Chelodi - Roland Ramoser
Anthony Iob - Manuel de Toni - Markus Brunner

Défenseurs :
Christopher Bartolone (2') - Michele Strazzabosco (2')
Georg Comploi - Chad Biafore (2'+10')
Larry Rucchin - Mike De Angelis
Fabrizio Fontanive - Leo Insam (2')

Gardien :
Mike Rosati

Remplaçant : Andrea Carpano (G). En réserve : Carlo Lorenzi.

France

Attaquants :
Maurice Rozenthal - Arnaud Briand (C) - Philippe Bozon (A, 2'+10')
Stanislas Solaux - Robert Ouellet (2') - Stéphane Barin (2')
Pierre Allard - Laurent Meunier (2') - Guillaume Besse
Richard Aimonetto (2') - Jonathan Zwikel - Benoît Bachelet

Défenseurs :
Grégory Dubois - Karl Dewolf
Gérald Guennelon (2') - Denis Perez (A)
Baptiste Amar - Jean-Christophe Filippin
Stéphane Gachet - Christopher Lepers

Gardien :
Cristobal Huet

Remplaçant : Fabrice Lhenry (G).

 

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