Norvège - Italie (6 novembre 2008)

 

Match international.

L'Italie "cornaquée" à temps partiel

Deux jours de stage à Bressanone : c'est court pour qu'un entraîneur prenne en main une équipe. C'est pourtant ce dont a bénéficié le nouveau sélectionneur de l'Italie, Rick Cornacchia. Ce Canadien est connu pour avoir été le coach d'Eric Lindros en junior. Il l'avait conduit à la Coupe Memorial en 1990 mais avait ensuite échoué dans sa mission à la tête de l'équipe des moins de 20 ans du Canada en 1991/92, avec la génération Lindros.

Cornacchia n'est pas un inconnu en Italie, puisqu'il a joué à Alleghe dans les années 70 et a entraîné ce même club dans les années 90. Il est cependant sélectionneur à temps partiel, puisqu'il ne débarque en Italie que ponctuellement et continue le reste du temps à s'occuper du club de junior A dont son frère est manager général.

Deux jours, donc, pour que Cornacchia désigne parmi les convoqués ceux qui feraient le voyage en Norvège. Il a notamment pris tous les nouveaux noms, à savoir deux jeunes joueurs de Fassa, Iori et Marchetti (déjà vus avec l'équipe d'Italie des moins de 25 ans lors d'un tournoi estival), et trois nouveaux oriundi : Mike Souza, Trevor Johnson et Anthony Aquino. ce dernier pourra être sélectionnable en match officiel à partir du mois de décembre, ayant alors passé deux saisons complètes dans le championnat italien, et sa convocation vise donc à préparer cette intégration.

La Norvège de Roy Johansen est évidemment bien mieux au point, avec un système déjà réglé et un effectif qui se connaît. Elle contrôle la majorité de la première période, se procurant une énorme occasion avant la pause. Marius Holtet reçoit une passe de la droite et se présente seul devant le gardien italien Thomas Tragust, qu'il ne parvient pas à dribbler. Mais les deux pénalités simultanées contre Scandella et Gallace obligent les visiteurs à reprendre le jeu à trois.

Dès le retour sur la glace, la petite merveille Zuccarello Aasen, qui a exporté avec succès son talent en Suède, ouvre le score sur un rebond. La Norvège défend ensuite ce maigre avantage de 1-0. Le gardien Pål Grotnes, bien protégé et en confiance dans ce système, a réparé les quelques erreurs commises par ses coéquipiers dans sa zone... du moins jusqu'à la quarante-huitième minute. Un moment de déconcentration, et les défenseurs passifs laissent un peu facilement Giulio Scandella prendre un rebond.

Une pénalité de John Parco à la sirène permet aux Norvégiens d'empocher la victoire en prolongation, de nouveau par un but en avantage numérique, un lancer direct de Mats Trygg à la bleue.

La défense norvégienne a été bien en place la majorité du temps et a fait parler le métier de ses cadres trentenaires Jakobsen, Trygg et Myrvold. C'est rassurant aussi pour le gardien Pål Grotnes qui commence très bien la saison après des problèmes de hanche et d'adducteurs durant l'été.

Désignés joueurs du match : Jonas Holøs pour la Norvège et Thomas Tragust pour l'Italie.

 

Commentaires d'après-match

Mats Trygg (défenseur de la Norvège) : "J'ai pris un bon lancer, mais le gardien n'a pas vu la fin du tir. C'est plaisant et mérité. Nous avons dominé tout le match. [...] Le problème en Norvège, c'est que les plus grands talents sont placés en attaque pour marquer des buts. Les entraîneurs négligent souvent le développement. Il faudrait détecter très tôt qui a les capacités de jouer à quelle position. Nous avons été maigres en défense ces dernières années, et nous avons largement utilisé les mêmes joueurs pendant plusieurs saisons. Les jeunes arrivent : Holøs est dominant physiquement, Østli est doué dans les duels et Ødegård est complet. Tous ont fait des progrès, mais la route est longue vers le top niveau international. C'est une question de sagesse et d'expérience. Le plus difficile est souvent de faire les bons choix."

 

Norvège - Italie 2-1 après prolongation (0-0, 1-0, 0-1, 1-0)

Jeudi 6 novembre 2008 à 20h00 au Jordal Amfi d'Oslo. 1203 spectateurs.

Arbitrage de Thomas Berneker (AUT) assistés de Thomas Gienke et Richard Pedersen (NOR).

Pénalités : Norvège 8' (4', 0', 4'), Italie 14' (8', 2', 4').

Tirs : Norvège 37 (10, 14, 9), Italie 16 (5, 6, 5).

Évolution du score :

1-0 à 20'14" : Aasen assisté de Holtet et Bastiansen (double sup. num.)

1-1 à 47'17" : Scandella

2-1 à 61'33" : Trygg assisté d'Aasen et Ask (sup. num.)

 

Norvège

Gardien : Pål Grotnes.

Défenseurs : Mats Trygg (A) - Lars Erik Lund (2') ; Jonas Holøs (-1) - Anders Myrvold (-1) ; Tommy Jakobsen (C, 2') - Juha Kaunismäki ; Henrik Ødegaard.

Attaquants : Per-Åge Skrøder - Anders Bastiansen (2') - Mats Zuccarello Aasen ; Marius Holtet (-1) - Morten Ask (-1, 2') - Patrick Thoresen (-1) ; Mathis Olimb - Mads Hansen (A) - Lars Erik Spets ; Martin Røymark - Kristian Forsberg - Mats Frøshaug ; Kjell Richard Nygård.

Remplaçant : Ruben Smith (G). En réserve : Lars Løkken Østli, Eirik Skadsdammen.

Italie

Gardien : Thomas Tragust.

Défenseurs : Steven Gallace (4') - Christian Borgatello ; Stefano Marchetti - Michele Strazzabosco (C) ; Armin Helfer (+1) - Armin Hofer (+1) ; Carter Trevisani (2').

Attaquants : Roland Ramoser (+1) - Luca Ansoldi (A, +1, 2') - Giulio Scandella (+1, 2') ; Anthony Aquino - Jonathan Pittis (2') - Mike Souza ; Pat Iannone - John Parco (A, 2') - Giorgio De Bettin ; Thomas Pichler - Manuel De Toni - Diego Iori ; Stefano Margoni.

Remplaçant : Andrea Carpano (G). En réserve : Trevor Johnson, Luca Felicetti, Flavio Faggioni.

 

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