Mieux gouverné, Anglet attend son créateur de jeu

 

Après des années orageuses, l'Hormadi a enfin une gouvernance stable à La Barre. Rappelons que, après la démission de dirigeants contestés, le club avait été repris l'an passé par deux actionnaires, l'entrepreneur local Olivier Bouney et l'investisseur touche-à-tout Benjamin Gufflet. Le montage juridique avait un défaut majeur : c'est Gufflet qui avait le contrôle de la société commune qu'ils avaient montée. C'est donc avec un certain soulagement que l'on a vu Bouney racheter des parts en mai pour devenir actionnaire majoritaire. Gufflet a aussi revendu la Berrichonne de Châteauroux (football) à un co-actionnaire pour se concentrer sur un seul club, Dax en rugby.

L'Hormadi peut travailler plus sereinement, avec ses limites. Il sait qu'il restera confiné dans ses ambitions sportives et économiques tant qu'il n'aura pas une nouvelle patinoire avec deux pistes de glace, et avec bien plus de capacité en tribune. Réussir à pousser le sujet politiquement est cependant toujours aussi difficile. Pour sensibiliser tous les élus de la côte basque, les dirigeants ont maintenant essayé de présenter un projet multifonctions en partant du constat de l'absence d'une grande salle de spectacles sur le territoire.

À la marge, Anglet peut certes encore mieux exploiter son outil actuel. Avec son budget d'à peine 1,5 million d'euros, l'Hormadi a été distancé par les deux seuls clubs aux ressources équivalentes (Nice) ou inférieures (Briançon). Mais dans le doute fin janvier après 6 défaites consécutives, l'Hormadi a bien su gérer la fin de saison pour assurer sa survie contre des équipes de Cergy et Gap en crise morale, remportant même 9 de ses 11 dernières rencontres (dont 5 sur 6 en poule de maintien). "Il y a eu tellement de hauts et de bas dans la saison, on a été victime des performances individuelles et des blessures", confie le coach Stéphane Barin.

S'il on fait le bilan, les deux leaders offensifs ont de nouveau été l'Américain Craig Puffer, Même s'il a traversé une passe difficile (retour au pays pour le décès de son père en milieu de saison) et le toujours constant Fabien Kazarine. Aucune recrue étrangère n'aura donc totalement répondu aux attentes en attaque. Le scoreur attendu Brent Beaudoin, en particulier, a marqué presque deux fois moins de points par match en Magnus qu'en ECHL ou qu'en EIHL britannique. Même le joker Nick Master était en dessous de ses stats en ECHL ou en DEL2, ligues de réputation pourtant supérieure au championnat de France. Déceptions pour des joueurs censés être au sommet de leur carrière entre 28 et 30 ans.

Steph Barin pondère un peu ce constat à propos de Beaudoin : "Comptablement il n'a pas eu l'apport espéré, mais dans le jeu il a tenu son rôle. Il a été important dans la rotation et a été utile à 4 contre 5. Il a changé de rôle au cours de l'année car il était moins rentable. Le troisième bloc qu'il formait avec Samuel Rousseau et Julien Munoz a été très important en play-down, sans que ça se voie forcément dans les points. En tant que coach, c'est la ligne en laquelle j'avais le plus confiance pour ne pas prendre de but."

Les qualités biologiques de Mathieu Caron

Samuel Rousseau, petit gabarit besogneux qui donne toujours de sa personne le long des balustrades, et Julien Munoz, remis de sa blessure musculaire aux ischio-jambiers survenue en août, seront encore des éléments précieux de la nouvelle saison. Kazarine aussi, bien sûr, pour une quatrième saison dans un vestiaire. Mais pas Puffer, qui souhaitait retourner vivre dans le pays de son épouse (le Danemark) sans y retrouver de club.

Trois joueurs ont raccroché les patins. Pour celui qui fut longtemps une "valeur sûre" de la ligue Magnus, Andrei Rychagov, ce fut malheureusement la saison de trop, sa lenteur de réaction devenait rédhibitoire à 42 ans. Mais les deux autres retraités ont pris cette décision à seulement 25 ans. Victor Ranger explique avoir ressenti un sentiment "étouffant" et perdu le goût du hockey, souhaitant dédormais faire une carrière en entreprise l'évènementiel sportif. Quant à Dylan St Cyr, les supporters de l'Hormadi ont appris qu'il arrêtait par le biais le plus curieux qui soit : un post instagram du pâtissier de la ville chargé de lui confectionner un gâteau d'adieu ! St Cyr continue à vivre au Pays Basque où sa femme se plaît, mais dans un métier plus lucratif : il travaille pour l'agence de Biarritz d'un cabinet londonien de conseil financier pour expatriés principalement américains. On peut même ajouter un quatrième nom à cette liste, Vincent Deslauriers, qui a peu à peu décliné au fil de ses deux saisons sur la côte basque et qui tourne la page du hockey pro même s'il jouera en amateur au Canada.

Entre déceptions et choix personnels, c'est donc la totalité des renforts étrangers sauf un (Polodyan) qu'Anglet a dû remplacer. À commencer par le plus important, le gardien, dont la succession semble bien assurée.

Comme St Cyr, le nouveau cerbère Mathieu Caron a en effet côtoyé pléïade d'actuels (Cozens, Celebrini) et futurs joueurs de NHL. Celui qui dit pour la blague avoir débuté comme gardien à 6 mois (il fut posé bébé devant le filet de leur jeu de mini-hockey par les deux garçons de sa babysitter) a eu comme premier entraîneur à Abbotsford son père québécois René, professeur de français et d'espagnol. Sa mère est aussi francophone, du nord du Nouveau-Brunswick. D'où le dessin moitié feuille d'érable / moitié fleur de lys qui orne tous ses masques de hockey et qui est tatoué sur son bras gauche. Le Canadien joue avec un ligament croisé antérieur reconstruit à 17 ans après une grave blessure (genou déchiré quand un coéquipier lui est retombé dessus). Cette opération est à l'origine de son intéret pour la biologie, devenue sa spécialité universitaire.

Caron a connu trois belles saisons en NCAA à 91,6% d'arrêts de moyenne, la troisième après son transfert de Brown à la très cotée Boston University où il avait Brian Daccord (père de Joey) comme entraîneur de gardiens. Mais des prestations plus irrégulières à sa dernière saison ont incité la BU à remplacer son numéro 1 en enrôlant six mois plus tôt que prévu le deuxième tour de draft Mikhaïl Yegorov, envoyé de son équipe junior aux Bahamas pour qu'il revienne aux États-Unis avec un visa étudiant. Après avoir coûté une défaite à son arrivée par sa méconnaissance des règles (voir nos anecdotes de janvier), le Russe a été si performant que Caron n'a plus joué qu'un seul match ensuite pour sa prestigieuse équipe menée par deux des trois frères Hutson.

Cette fin ratée lui barre sans doute d'autres routes professionnelles mais peut être une chance pour Anglet. "Il n'est pas évident de s'arrêter sur un nom quand on n'est pas gardien soi-même, heureusement que je connais d'anciens gardiens de l'équipe de France pour me conseiller", confie Stéphane Barin. "St Cyr était un gardien d'instinct, Caron est un gardien plus scolaire, qui joue les positions." Pour autant, il n'est pas dénué de qualités de vitesse puisqu'il faisait du sprint au lycée. Ses capacités athlétiques se ressentent sur ses déplacements latéraux et ses réflexes, y compris de la mitaine. L'Hormadi tient sans doute son nouveau chouchou.

Un chouchou d'autant plus nécessaire que sa doublure sera plus inexpérimentée qu'Isaac Charpentier (retourné à Nice). Nathaël Fleuret est un potentiel qui manque juste de pratique. Dans les équipes de jeunes d'Angers, il a longtemps dû partager la cage avec Cebald Debiak alors que ces deux coéquipiers étaient les deux meilleurs espoirs français de la génération 2005 après Martin Neckar. Le départ de Debiak lui a permis de jouer plus souvent avec la réserve angevine de division 2, plus un match de Ligue Magnus avec les Ducs. Mais quand Angers a supprimé sa D2 la saison passée, il n'a presque joué qu'en junior, sauf un match en prêt à Brest en D1. Il lui faut surtout acquérir plus d'expérience, et le match de présaison contre Briançon (4-2) est un premier pas intéressant.

Le fils du meilleur entraîneur du hockey international

Il a aussi fallu remplacer les deux défenseurs étrangers. Si Sam Dunn avait connu une moins bonne seconde saison, Connor Blake avait certainement été la meilleure recrue mais a obtenu un contrat mieux doté en Oberliga. Le staff angloy a cherché deux profils distincts. D'une part, un arrière avec plus de vitesse et de percussion. Il s'agit de Sam Duerr, originaire de Chicago, champion de la plus faible conférence de NCAA division I avec l'université Bentley en inscrivant le but gagnant (le 4-3) en finale.

L'autre profil recherché était un défenseur plus posé et expérimenté. C'est le cas de Jimi Jalonen, qui a connu deux saisons pleines en Liiga finlandaise avec les Jukurit, puis avec SaiPa où il avait été prêté parce que ce club avait six blessés en défense. Mais fin 2020, Jalonen a lui-même été opéré et sa convalescence a duré plus d'un an. Il a ensuite explosé les feuilles de stats dans le club roumain du Gyergyói HK, mais a manqué la fin de saison sur une autre blessure. Après une saison 2023/24 enfin complète, finie au Danemark, il a été pris à l'essai par les Jokerit où il a tenu un rôle marginal jusqu'à une rupture mutuelle de contrat en janvier. Il a alors rejoint Katowice mais y a totalement échoué, perdant la compétition pour une place dans l'effectif du vice-champion de Pologne. Ces dernières références incertaines expliquent que le petit Hormadi ait pu engager cet ancien joueur de Liiga.

S'il est extrêmement réservé, Jalonen "amène de l'expérience et peut sortir le palet de situations délicates par sa technique, sa vision du jeu et son flegme finlandais" selon Barin. Ce Jimi est tout simplement le fils de l'entraîneur au plus grand palmarès international au monde (deux médailles olympiques dont une en or et trois titres de champion du monde aux commandes de la Finlande), Jukka Jalonen, qui relève depuis un an le défi olympique de l'Italie. "S'il veut venir à Anglet, ce sera un plaisir de parler avec lui", annonce Barin, qui avait déjà entraîné le fils d'un autre ex-sélectionneur finlandais (Westerlund) à Annecy et avait pu échanger avec le papa quand celui-ci avait rendu visite au fiston à Noël.

Sur la glace, Jalonen fait office de tuteur à Ivan Esipov, qui a certainement besoin de cette rigueur. Esipov est le genre de diamant brut dont ne sait pas s'il pourra être parfaitement taillé et poli un jour. Appelé en équipe de France à ses deux premières années seniors, il ne l'a plus été depuis deux ans. Barin reste confiant à son sujet : "Il trouve ici un endroit où on le laisse se développer. Il faut être sur son dos régulièrement, tous les jours, mais il a toutes les capacités pour être un pilier de la Ligue Magnus. Il est ici dans une atmosphère où il se sent bien." Comprendre : avec beaucoup de russophones dans le vestiaire.

Les deux défenseurs locaux continuent leur développement. Baptiste Manciot a connu des moments d'indiscipline qui ont pénalisé l'équipe mais l'amateur de rap a toujours un bon flow dans son patinage. Le droitier est même aligné en première paire avec Duerr.

Le pur produit du club Théo Frémond joue avec beaucoup d'engagement physique, mais il doit encore gagner en fiabilité défensuve et en assurance. Deux qualités qu'il peut apprendre aux côtés de son capitaine Arnaud Faure à qui l'on demande de dresser son bilan après une saison dans ce rôle : "Pour une première en tant que capitaine, c'était formateur, il y a des choses à travailler. C'est frustrant quand on voit ce qu'on a pu proposer en playdown. On ne s'est mis en mode compétiteur que quand on était au pied du mur. On a va essayer de construire une équipe avec la culture de la gagne. Si on est méticuleux, si on cherche la petite bête à chaque fois, on peut toujours s'améliorer."

Cet état d'esprit est aussi celui des attaquants lettons Nikita Jevpalovs et Rudolfs Polcs qui ont connu une finale et une demi-finale à Bordeaux. Selon leur nouvel entraîneur, ils sont venus dans l'autre club - moins huppé - d'Aquitaine parce qu'ils "n'avaient pas accès à autant de temps de jeu et de phases de jeu qu'ils ne le souhaitaient. Ils ont vécu d'autres choses mais ils restent de vrais compétiteurs, prêts à mouiller le maillot. Le centre Polcs et l'ailier droit Jevpalovs débutent aux côtés de Timothé Quattrone, qui a totalement saisi sa chance d'avoir ses responsabilités supérieurs : ce joueur à haut tempo a planté 13 buts en un an à Anglet, contre 9 dans ses trois premières saisons complètes de Ligue Magnus avec Mulhouse et Grenoble.

La production offensive d'Aleksei Polodyan a été plus basse qu'avant à son retour à Anglet, mais s'il a moins fait la différence en un contre un, il a su se concentrer sur son travail défensif. On attend maintenant les grandes retrouvailles du duo explosif qu'il formait de 2021 à 2013 avec Anton Vasilyev : parti à l'époque en conflit avec le coach Pierrick Rezard, l'ailier russe a été le joker médical de Mont-Blanc la saison dernière : avec ses tendances à conserver trop longtemps le palet ou à prendre des pénalités bêtes, Vasilyev est aussi doué qu'indiscipliné. Comment Barin compte-il gérer une telle individualité ? "C'est notre électron libre. On va le canaliser à chaque entraînement, à chaque match, mais pas tant que ça car on a besoin d'un joueur capable de semer le trouble dans la défense adverse techniquement et physiquement. On va le mettre sur le chemin du travail collectif défensif mais on va lui lâcher la bride offensivement".

Khovanov, le talent perpétuellement retardé

L'Hormadi se spécialise même dans les talents russes sortis de leur trajectoire. Après Polodyan, un second ex-international junior arrive avec Aleksandr Khovanov, rien moins que le centre de la première ligne de la Russie au Mondial junior 2020, année où il fut élu dans l'équipe-étoile de la Ligue Junior Majeur du Québec avec Moncton. Il fut un temps un immense espoir, qui formait de 14 à 16 ans le duo ultra-dominant en Russie avec Andrei Svechnikov (aujourd'hui aux Carolina Hurricanes). Attendu au premier tour de la draft NHL 2018, Khovanov n'avait reculé au troisième tour qu'à cause de neuf mois d'arrêt dus à une hépatite A contractée en vacances en République Dominicaine. Il avait repris sa trajectoire en junior malgré un patinage un peu mou. Et pourtant, sa transition vers le hockey pro s'est très mal passée au point de se retrouver au Bélarus, ce qui est considéré comme une voie de garage pour un hockeyeur russe.

Pourquoi ? Il a tenu sept rencontres en KHL, pas si mauvaises (zéro point mais zéro but encaissé et temps de jeu en hausse) avant de se disputer avec son coach et d'être envoyé en équipe-ferme. Attendu l'année suivante dans le Minnesota, il n'a pas obtenu de visa de travail à temps pour le camp de présaison. Il n'est arrivé qu'en décembre... totalement hors de forme. Le Wild l'a peu utilisé en AHL et lui a dit adieu en fin de saison en lui faisant comprendre qu'il gâchait ainsi sa carrière.

Pour l'Hormadi, Khovanov est - était ? - potentiellement un pari à haut potentiel de gain. La vision du jeu ne se perd pas, les mains en or non plus. C'est un passeur hors pair, capable de trouver des ouvertures même sur une petite glace comme celle de La Barre. Son jeu à une touche de palet peut trouver des complices russes à Anglet Son tir est également excellent, il ne craint pas les contacts dans les bandes et aime donner des mises en échec. Le doute majeur à son sujet, c'est sa condition physique. S'il y a un joueur qu'il est indispensable de surveiller et prendre en main à un camp de présaison, c'est lui. Or, la même histoire qui a barré son avenir au Minnesota se répète : problème de visa ! Pour faire sa demande, Khovanov a d'abord dû refaire son passeport pour disposer d'un passeport biométrique, prévu un ou deux jours avant le début de la Ligue Magnus. Ce n'est qu'une fois le précieux document reçu qu'il peut déposer sa demande de visa... et attendre le traitement du dossier. Pour l'Hormadi, c'est le scénario-catastrophe. On ne sait pas quand, encore moins dans quelle forme Khovanov débarquera...

Dans l'immédiat, Khovanov est suppléé au centre par le plus travailleur Jake Gagnon. Ce Canadien peut jouer à tous les postes offensifs et prend peu de pénalités. Capitaine depuis deux ans à RPI, il a esprit de leader depuis tout jeune et a tout de suite été gratifié d'un A par Barin, content en outre d'avoir un droitier comme lui (seuls Jevpalovs et Munoz le sont en attaque). Dominik Volejnicek est plus étonnant car les joueurs suisses en France sont une rareté. De quoi demander à Barin le contexte de cette arrivée inhabituelle : "Il m'a appris que la ligue B changeait de système économique. Soit les équipes visent le développement des jeunes, soit elles visent le titre. Les joueurs de 27 ans comme lui ont moins de considération depuis un ou deux ans. C'est un joueur qui pouvait nous amener de la vitesse et son sens du but. Cela reste un buteur même s'il n'a pas été prolifique dans les matchs amicaux. Il se met en danger en venant en position d'import, il a envie de ça."

L'Hormadi semblait avoir des lignes complètes (avec Khovanov bien sûr) en mentionnant également l'énergique centre de quatrième ligne Hugo Baron, apprécié pour son engagement sur la glace et son humour en dehors. C'est donc une petite surprise de voir un treizième attaquant confirmé arriver début septembre, Thomas Suire. Celui-ci a peiné à trouver une place à Angers en revenant au jeu en pleine saison, en janvier, après une rupture des ligaments croisés. Il avait signé à Morzine mais avec une clause de sortie vers la Ligue Magnus qu'il a donc utlisée.

Si l'Hormadi a accru sa profondeur de banc avec le joker Suire, c'est parce que les joueurs du centre de formation n'ont pas convaincu Stéphane Barin l'an passé. Parmi les joueurs sélectionnés dans "l'Akademia", seuls les deux éléments extérieurs - Émilien Lochu et Raphaël Cacheux - ont su utiliser cette opportunité pour se montrer... et décrocher des contrats pros en division 1 à Neuilly.

Que deviennent alors les juniors basques ? Ils auront pléthore de temps de jeu cette année, le dimanche en U20 et le samedi en D2 avec un effectif quasiment identique (les vétérans Pons, Decock et Arrossamena arrêtent). Il y a clairement un talent qui sort du lot techniquement, Mathias Lemaire. Il commence déjà à s'entraîner régulièrement avec les pros mais Barin ne veut "pas brûler les étapes" avec cet attaquant qui fêtera ses 18 ans en janvier. La réserve de D2 sera certainement une bonne passerelle pour lui.

Le groupe angloy sait pertinemment que l'objectif principal reste le maintien, même si les playoffs peuvent être un moyen de l'obtenir. Il faudra avant tout défendre avec ses moyens. Le potentiel technique et la créativité offensive peuvent être supérieurs à l'an passé, mais cela dépend énormément d'Aleksandr Khovanov, qui pourrait être le dépositaire du jeu basque... s'il arrive, et s'il arrive dans une condition physique décente. On se souvient d'Ilya Zubov, arrivé en 2022 sans préparation estivale correcte... mais au moins arrivé en août ! Le ratage avait contribué à un début de saison catastrophique, mais il laissait le temps de se rattraper. Cette fois, Anglet saute dans le vide et ne saura que dans quelques semaines à quel point "l'élastique Khovanov" est tendu... Espérons qu'il ait mieux préparé son corps que son ses papiers...

Marc Branchu (photos Nini Calimoutou)

 

 

Effectif :

Gardiens

N°                      Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Chpt 2024/25  MJ   Min   Moy.     %
30 FLEURET Nathael      03/01/2005  180  83  La Roche-sur-Yon  Brest        FRA-1    1    60   5,00   89,6%
                                                               Angers U20   FRAjr   17   996   3,01
62 CARON Mathieu        29/03/2000  183  86        (Canadien)  Boston Univ.  NCAA   21  1140   3,16   89,9%

Défenseurs

N°                      Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Chpt 2024/25  MJ   B   A Pts   +/-   Pén
 4 DUERR Samuel         22/03/2002  188  89       (Américain)  Bentley      NCAA    37   8   7  15   +8    12'
 6 FAURE Arnaud (C)     15/12/1995  183  90  Grenoble          Anglet       FRA-1   50   1   8   9   -16   22'
13 ESIPOV Ivan          14/06/2002  180  84  JFL      (Russe)  Anglet       FRA-1   49   2  11  12   -9    19'
15 FRÉMOND Théo         15/05/2002  179  79  Anglet            Anglet       FRA-1   47   1   1   2   -17   27'
18 JALONEN Jimi         21/04/1996  181  88      (Finlandais)  Jokerit      FIN-2   11   0   3   3   +4     4'
                                                               Katowice     POL-1    6   0   0   0   +1     4'
24 MANCIOT Baptiste     14/03/2003  184  76  Bordeaux          Anglet       FRA-1   40   0   4   4   -17   24'
74 EYRE Jamie           13/11/2004  181  77  Morzine           Anglet       FRA-1   38   3   2   5   -9    12'
                                                               Anglet 2     FRA-3    2   0   0   0          2'

Attaquants

N°                      Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Chpt 2024/25  MJ   B   A Pts   +/-   Pén
10 JEVPALOVS Nikita     09/09/1994  186  95          (Letton)  Bordeaux     FRA-1   51   9  23  32    0    8'
11 POLODYAN Aleksei     30/07/1998  181  76           (Russe)  Anglet       FRA-1   50  10  16  26   -16   22'
12 MUNOZ Julien         06/01/1998  173  72  Grenoble          Anglet       FRA-1   50   8  12  20   -11   11'
14 BARON Hugo           14/11/2001  174  74  Anglet            Anglet       FRA-1   50   6   5  11   -12   15'
19 KAZARINE Fabien      21/07/1995  179  81  Compiègne         Anglet       FRA-1   49  15  22  37   -5    16'
20 ROUSSEAU Samuel      30/11/2000  175  71  Strasbourg        Anglet       FRA-1   46   3   5   8   -12   49'
21 SUIRE Thomas         30/10/1998  182  80  Morzine           Angers       FRA-1   22   0   2   2   -3     0'
27 GAGNON Jake          04/11/1999  178  78        (Canadien)  Rensselaer   NCAA    33   8   7  15   -6    12'
37 KHOVANOV Aleksandr   12/04/2000  180  90           (Russe)  Zhlobin      BLR-1   50   5  25  30   +8    94'
69 VASILYEV Anton       25/05/1998  176  89           (Russe)  Louvain      CEHL     4   2   1   3         34'
                                                               Mont-Blanc   FRA-2   16   9   9  18   +10    2'
72 MASO Jérémy          29/03/2004  181  80  Megève            Anglet 2     FRA-3   22   3  10  13         14'
81 VOLEJNICEK Dominik   22/05/1998  179  86  (Suisse/Tchèque)  Sierre       SUI-2   49  10  11  21   +5     8'
86 QUATTRONE Timothé    11/05/2001  180  89  Annecy            Anglet       FRA-1   43  13   8  21   -11   11'
92 POLCS Rudolfs        26/01/2001  190  88          (Letton)  Bordeaux     FRA-1   42   6  13  19   +8     8'

Entraîneur : Stéphane Barin (54 ans) assisté de Mathieu Cyr (CAN, 40 ans).

Partis : Dylan St-Cyr (G, 43 MJ à 91,0%, arrêt), Isaac Charpentier (G, 10 MJ à 86,2% Nice), Connor Blake (D, 5+13, Memmingen, ALL-3), Sam Dunn (D, 2+9), Émilien Lochu (D, 0+0, Neuilly-sur-Marne, FRA-2), Craig Puffer (A, 23+16), Vincent Deslauriers (A, 9+19, Elsipogtog Hawks, CANsr), Nick Master (A, 9+17), Brent Beaudoin (A, 4+13), Victor Ranger (A, 2+13, arrêt), Andrei Rychagov (A, 4+7), Raphaël Cacheux (A, 0+3, Neuilly-sur-Marne, FRA-2).

 

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