Avril 2006

 

01/04 Division 1 : Strasbourg célèbre son titre

Strasbourg a fêté dignement son titre de D1 et sa montée en Ligue Magnus ce soir en battant 12-1 Avignon, une équipe qui était venue s'imposer au Wacken en première phase. Les médailles ont été remises par le maire, Fabienne Keller, et le président de la Communauté Urbaine, Robert Grossmann, en présence du président de l'AEHF Luc Tardif, actuellement en Alsace pour une seconde raison, récupérer la Coupe Magnus qui avait atterri aux mains du liquidateur judiciaire de Mulhouse.

Chamonix connaît son adversaire pour les barrages : Dunkerque, qui a maîtrisé son dernier adversaire Neuilly-sur-Marne (9-6). Courbevoie s'est réveillé en marquant trois buts dans les dix dernières minutes pour accrocher le nul face au Vésinet (3-3).

Dans le duel pour le maintien, Limoges n'a pas failli à sa tâche contre le relégué Asnières, mais Lyon a maintenu l'espoir en s'imposant dans la douleur contre Viry (3-2). C'est donc comme prévu Cergy qui devra venir au secours des Lions dans huit jours en s'opposant à Limoges.

01/04 Division 2 : Tours quoi qu'il arrive

Tours abordait le match aller de la finale avec deux de ses meilleurs marqueurs suspendus, Lukas Krejci et Kamil Stastny, plus l'entraîneur Bob Millette qui a pris lui aussi une pénalité de match la semaine dernière. Pour contrecarrer ces suspensions, l'ASGT a alors voulu jouer avec la faille du règlement déjà exploitée par Belfort pendant la trêve de Noël après la sanction contrer Neckar : faire purger les suspensions pendant les matches amicaux, ce qui a amené la fédération à modifier cette règle dont l'absurdité a ainsi été prouvée. La parade de Tours était encore plus ouvertement cynique et évidente que celle de Belfort, puisqu'elle ne cachait rien de ses intentions en prévoyant un match organisé en pleine semaine à l'improviste contre une équipe loisirs (Joué-les-Tours) !

Finalement, le club a abandonné ce projet, et les faits ont prouvé que ce contournement était superflu. Même en l'absence de deux joueurs majeurs, les Tourangeaux ont pris le large avec quatre buts dès le premier quart d'heure pour une victoire 8-3 à Mériadeck. L'objectif avoué, la remontée en D1, sera donc atteint sans problème, alors que Bordeaux pourra attendre l'issue du duel à distance Lyon/Limoges pour connaître son adversaire en barrages.

02/04 La finale au banc d'essai

Gardiens : égalité

Sopko = Mindjimba

Buteurs : avantage Rouen

Salminen + Desrosiers + Thinel + Mallette > F. Rozenthal + L. Sadoun + Pazak

Créateurs : égalité

Bellemare = Gras

Défenseurs offensifs : égalité

Salomaa + Sedlak = Pulscak

Attaquants défensifs : avantage Rouen

Fortier + Coqueux > Mortas + B. Chauvel

Base : égalité

Carlsson + Besch = Bachet + J. Marcos

Combattants : avantage Amiens

Mikel < Pousset + E. Marcos

Plombiers : égalité

Ponto = Janik + Dermigny

Jeunes : avantage Rouen

Lemoine + Lefebvre > Roussel + Petigny

Blessés : avantage Rouen

- (Pochon) > - (Zwikel [+ J. Marcos ?])

4e ligne : avantage Amiens

Doreille + Fontana + Dufournet < Petit + Wiotte + Lefranc

Gardiens remplaçants : égalité

Richard = Plumejeau

Glace/Supporters : égalité

Île Lacroix = Coliséum

Coach/entraîneurs : égalité

Fournier + Pajonkowski = Perez

Masse salariale : system error

Calcul hors domaine, veuillez reconfigurer le programme

Conclusions :

[t(mindji) -> ∞] (!arrogancedufavori/betterave) x picard/normand/eric - [doucet = ø] + (pépé>120dB)

= une finale qui fera toujours parler

Compte-rendu du match Amiens - Grenoble.

03/04 Suisse : Bienne champion de LNB

Le triomphe biennois n'a pas fait un pli dans cette finale de LNB : quatre victoires à une devant Sierre-Anniviers. Surpris au match numéro trois sur leur glace par un sursaut d'orgueil de leur opposant valaisan (4-3 avec un doublé de Pierre-Alain Ançay), les Seelandais ont remis le couvert à Sierre en s'imposant (5-3) sous l'impulsion de leur contingent suisse (buts d'Omar Tognini, Cyrill Pasche, René Furler et Matthias Joggi) avant de dynamiter les sang et or chez eux. Dans leur Stade de Glace rempli jusqu'aux cintres (plus de six milles spectateurs, du jamais vu cette saison), les Sierrois ont subi une véritable débâcle (10-0 avec un quadruplé de Marko Tuomainen, un coup du chapeau de Jesse Bélanger et cinq assists de Patrice Lefebvre) et n'ont rien fait pour gâcher la célébration d'un deuxième titre en trois ans. Décisif tout au long de la série, Martin Zerzuben a signé un dernier blanchissage et fait mentir ceux qui annonçaient et dénonçaient ses difficultés passées à tenir la pression. Le prochain barrage de promotion/relégation face au cancre de la LNA, Fribourg-Gottéron, sera l'ultime test pour lui et sa troupe, toujours renforcée des Tuomainen, Trépanier (de retour en DEL la saison prochaine, à Mannheim cette fois-ci), Perrin (qui a signé à Francfort l'an prochain) et autres Tremblay (qui lui, sera Biennois en 2006/07).

Co-favoris d'une saison indécise et chaotique pour tout le monde (désaffection populaire, crise financière à La Chaux-de-Fonds et Coire, faillite de Forward Morges en cours d'exercice...), les Biennois ont su tenir leur rôle malgré un début de saison poussif, suivi de seize victoires en vingt et un matchs. Leur force résidait dès le départ en un groupe suisse de qualité, symbolisé entre autres par le prometteur arrière Patrick von Gunten (prochainement à Kloten) ou le convoité Matthias Joggi mais la principale interrogation de Bienne-là concernait les deux étrangers de service. Alors que la gâchette Jesse Bélanger a souffert de blessures lors de son retour de DEL la saison passée, la venue du vétéran Patrice Lefebvre, arrivé du Danemark, a fait grincer quelques dents et pousser quelques cheveux blancs. Lefebvre a le talent, certes, mais a-t-il toujours le niveau pour porter une attaque de LNB ? Des questions vite balayées par les excellentes prestations du duo à la feuille d'érable, pas le plus productif de la division, mais complètement intégré à un groupe solide et solidaire et surtout taillé pour les séries. Leur expérience aura joué un rôle capital et le pari, certes osé et décrié, aura été couronné de succès. C'est incontestablement dans les vieilles marmites que l'on fait les meilleures soupes !

Malgré le retour de son enfant prodigue, le Suédois prêté par Bâle Niklas Anger (et ancien top-scoreur de la division en 2004/05) et la présence des chasseurs de buts Lee Jinman et Derek Cormier, Sierre n'a pu tenir la distance devant des Biennois supérieurs sur tous les plans, notamment dans la cohésion où l'intégration des mercenaires étrangers se fit plus naturellement. Les Valaisans, déjà tombés il y a trois saisons devant Bienne et vaincus l'an passé par Bâle, n'ont pu éviter à leur fidèle public un troisième échec en finale en autant d'années.

04/04 Ligue Magnus : première manche pour Rouen

Les Amiénois ne se sont pas présentés en victimes expiatoires des Dragons de Rouen en finale. Mis sous pression par l'ouverture du score de Bellemare, ils ont même terminé le premier tiers-temps en avantage par des buts de Rozenthal et Pousset. Mais le RHE a renversé la situation lors du deuxième tiers-temps, notamment grâce à un doublé du défenseur finlandais Sami-Ville Salomaa, nommé joueur du match. Menés 4-2, les Gothiques ont encore profité d'une pénalité de Mikel pour réduire le score par Élie Marcos, mais ils ont été sanctionnés d'un retard de jeu quatre secondes plus tard, ce dont a profité Julien Desrosiers pour creuser le trou définitif. Comme depuis le début de ces play-offs, la première ligne de Rouen (quatre buts) a été plus efficace et plus incisive que la ligne canadienne qui a dominé la saison régulière.

05/04 Ligue Magnus : Mallette se déballe

Depuis quelques semaines, dans les travées de l'île Lacroix, les critiques devenaient de plus en plus ouvertes au sujet de l'implication de Carl Malette. Comme chacun sait qu'il a signé à Innsbruck pour la saison prochaine, la corrélation était facile pour supposer que Malette avait déjà fait ses valises... Il est vrai que le meilleur buteur de la saison régulière n'avait plus le même rendement dans ces play-offs... jusqu'à ce soir ! À l'orée de la troisième période, la partie était aussi indécise qu'hier, le score étant de 1-0 pour Rouen après un but de l'espoir Alexandre Lefebvre à la mi-match. Et puis, Malette a surgi, avec un triplé dans les vingt dernières minutes. Le Canadien n'est pas à son premier hat-trick cette saison, mais celui-ci, en finale, est sans doute celui qui restera le plus dans les mémoires normandes.

Finalement, que tel ou tel joueur puisse tour à tour être pointé du doigt, c'est la rançon logique d'un public exigent car habitué à l'excellence, mais c'est aussi le signe de la richesse de l'effectif rouennais. Car, a contrario, cela signifie aussi que ce ne sont pas toujours les mêmes qui se mettent en évidence, et qu'il y a toujours un Dragon pour faire la différence, hier les slaps de Salomaa, aujourd'hui la résurrection de Malette. Battus sur le lourd score de 5-1, les Gothiques seront dos au mur à domicile vendredi pour empêcher Rouen d'ajouter à son invincibilité à domicile un carton plein en play-offs.

06/04 Suède : Frölunda et Färjestad au bout du suspense

Ces dernières semaines, les Suédois faisaient la fine bouche devant les play-offs d'Elitserien. Certains commentateurs se plaignaient ouvertement qu'ils devenaient longs et ennuyeux. Beaucoup se sont rabattus sur les Kvalserien, la poule de promotion/relégation, et il est vrai qu'elle a été palpitante. Skellefteå, qui depuis des années avaient les genoux qui tremblaient dans la dernière droite, n'a pas craqué à l'approche du but cette fois-ci et a enfin obtenu son billet pour l'élite. Il sera accompagné par Malmö qui n'aura passé qu'un an au purgatoire. Leksand et Södertälje descendent tous les deux.

Les jeux étant faits pour les montées et les descentes, les play-offs pouvaient reprendre le devant de la scène. Et ce soir, il fallait vraiment être rabat-joie pour encore faire la fine bouche. Car après des quarts de finale très prévisibles, les deux demi-finales se sont prolongées jusqu'au septième match. Ce soir, c'était le grand soir !

Mais pour le vainqueur de la saison régulière HV71, c'était surtout le dernier soir... On dit que beaucoup des cadres de l'équipe seraient partants vers l'Amérique du nord, même le meilleur marqueur de ces play-offs, Stefan Pettersson, en dépit de ses 30 ans. C'était donc vraiment une soirée sans lendemain, surtout de la façon dont elle s'est terminée... Malgré un doublé du champion olympique Jörgen Jönsson chez les visiteurs, HV71 menait encore 3-2 à une minute de la fin, mais Jonas Höglund égalisa alors que Färjestad avait sorti son gardien. Angoisse pour les sept mille supporters de Jönköping, il faudrait passer par une prolongation... Non ! Car à sept secondes de la sirène, Rickard Wallin leur fit connaître un sort encore plus cruel, un renversement de situation total et une élimination amère (3-4). HV71 avait espéré que le retour de blessure au quatrième match du vieux Fredrik Olausson, véritable leader défensif, permettrait de stabiliser ses arrières. Mais le vétéran de NHL n'a pas été le catalyseur. Au contraire, la défense a encaissé plus de cinq buts de moyenne sur les quatre dernières manches et a rendu impossible la qualification.

Dans l'autre match, Frölunda menait aussi 1-0 (but de Martin Plüss) à une minute de la fin face à un adversaire jouant le tout pour le tout à six. Mais là, il n'y eut pas de surprise. Le très physique Joel Lundqvist ajouta un deuxième but en cage vide. Les champions en titre reviennent vraiment de très loin, car ils étaient menés trois manches à une par une équipe de Linköping sans complexes. Tommy Salo, qui a terminé sur un blanchissage de 29 arrêts, a retrouvé la grande forme au bon moment.

Cela promet un duel de gardiens pour la finale, car en face, Färjestad peut compter sur Daniel Henriksson. On disait de lui que ce n'était pas un gardien de play-offs, et c'est vrai qu'il avait eu peu de réussite dans le domaine avec Luleå, mais c'est le club qui veut ça. Sous le maillot du FBK, Henriksson a réussi quatre jeux blancs dans ces séries, mais Salo lui en remontre encore pour ce qui est du pourcentage d'arrêts, supérieur à 93%. Des joueurs de métier, il y en a de chaque côté, et la finale Frölunda-Färjestad s'annonce intéressante.

07/04 Russie : Magnitogorsk piégé

Au moment où un deuxième entraîneur canadien a été engagé en Russie (Mike Krushelnyski, quadruple vainqueur de la Coupe Stanley, par le Vityaz Chekhov), le premier de l'histoire n'a pas pu atteindre son objectif. Après avoir dominé sans partage la saison régulière, le Metallurg Magnitogorsk de Dave King est tombé en demi-finale face à sa bête noire, l'Avangard Omsk, chez qui il n'a jamais réussi à gagner en play-offs. King a dit ne pas vouloir se référer au passé, mais pourtant il a été victime de la même.

À une minute près, Magnitka avait le troisième match dans la poche, avant que le but égalisateur de Sergueï Gusev ne remette tout en cause. Vitali Yachmenev a ensuite marqué le but vainqueur en prolongation. Et hier soir, c'est toujours ce maudit Gusev qui a été le fossoyeur du Metallurg, pour une nouvelle victoire d'Omsk en prolongation sur le même score (3-2).

07/04 Ligue Magnus : huitième titre de Rouen

Pendant douze minutes, le match semble être la continuation des deux victoires rouennaises à domicile. Les Dragons - privés de Pierre-Édouard Bellemare qui s'est cassé le pouce - font le jeu et Antoine Mindjimba doit s'employer pour préserver sa cage. Les infériorités n'aident pas les affaires picardes. Mais Amiens a peut-être fait le plus dur en résistant dans ces minutes difficiles et enchaîne ensuite les actions offensives. Loïc Sadoun finit par trouver la faille en renard avec un tir dans un angle impossible qui passe entre le haut de la botte de Sopko et son poteau. Néanmoins, pendant qu'ils dominent, les Gothiques s'exposent aussi à de très nombreux contres rouennais, comme ce breakaway de Lefebvre ou ce deux-contre-un de Coqueux qui choisit le tir plutôt que la passe pour Lefebvre. Finalement, sur une échappée de Julien Desrosiers, Élie Marcos accroche le Franco-Canadien et concède un tir de pénalité. Marc-André Thinel s'élance et tente une feinte potentiellement humiliante qui ne met pas complètement dans le vent Mindjimba et dont la conclusion du revers échoue juste à côté du cadre. Amiens a pris l'ascendant dans cette première période et a perturbé les Rouennais, auteurs de quelques charges douteuses.

Les Picards remontent sur la glace en supériorité numérique, mais Miroslav Pazak perd le palet face à Julien Desrosiers pour une égalisation assassine. Amiens est pris de vitesse plus souvent qu'à son tour et concède des pénalités face à Besch et Lefebvre. L'accrochage de Janik permet au RHE de passer devant quand Thinel reprend une passe de Fortier. La défense amiénoise est maintenant régulièrement aux abois. En raison des nombreux coups de sifflet de M. Durand, dont des retards de jeu aux deux bancs, on joue rarement à cinq. Cela semble redonner quelques velléités offensives aux Gothiques, mais ils sont finalement victimes de leur passivité défensive à quatre contre quatre. Édouard Dufournet sort de derrière la cage avec le palet et les Amiénois anticipent la passe en retrait, dont François Rozenthal qui s'éloigne du but et ouvre le slot au jeune attaquant qui insiste deux fois devant Mindjimba pour un but personnel plein de persévérance. Le coup de grâce ?

Les Gothiques ne paraissent pas capables de réagir. Ils restent méfiants envers les contres rouennais et ne passent pas à l'abordage. Leur attente s'avère payante quand ils se retrouvent à cinq contre trois après un cinglage de Salminen sur Julian Marcos et un accrocher de Coqueux. L'opportunité est idéale à moins de huit minutes de la fin, et un slap d'Anthony Mortas trompe Sopko. Dès lors, les dernières minutes deviennent folles et Amiens pousse jusqu'au bout, mais sans pouvoir empêcher Rouen de s'adjuger un huitième titre.

07/04 L'équipe de France sans Bordeleau et Bellemare

Comme on le pressentait, la main plâtrée de Pierre-Édouard Bellemare ne lui permettra pas d'être aux championnats du monde, et Sébastien Bordeleau ne sera pas présent non plus à Amiens. Leurs remplaçants seront Julian Marcos, admirable de combativité durant les play-offs, et Sébastien Subit, le Mégevan consacré international à 29 ans.

08/04 Émotions finales en division 2

Si la finale retour de division 2 n'a pas livré de surprise, Tours ayant tranquillement assuré sa victoire (3-1) et la montée en division 1, la soirée fut quand même riche en émotions.

L'émotion sincère, tout d'abord, des joueurs bordelais, qui ont réservé une médaille à Stéphane Labayle, leur coéquipier décédé cet automne d'un accident de la route, et l'ont remise à sa sur qui avait fait le déplacement.

Mais aussi l'émotion plus controversée, factice selon certains, qu'a voulu susciter Bob Millette. Celui qu'on surnommait le Marabout (voir anecdotes de l'été 2004) a encore montré son attachement à la symbolique de la bougie. Il en a allumé une sur la glace, aux côtés d'une photo de l'équipe, comme point d'orgue d'une cérémonie soigneusement montée où il a retardé sa propre entrée en scène. La mise en scène a valu à l'entraîneur canadien les encouragements personnalisés d'une partie des supporters, mais a laissé dubitatifs aussi bien les incroyants tourangeaux que les sceptiques bordelais.

09/04 Division 1 : Lyon barragiste

Les barrages D1/D2 auront donc lieu dans deux des plus grandes patinoires de France, Charlemagne et Mériadeck. Le clou du ratage de la saison lyonnaise a donc été ce dernier week-end, où Limoges a sauvé sa place en début d'après-midi en allant s'imposer 4-1 à Cergy. Les Lyonnais n'ont donc pas bénéficié d'un "Joker" mais ils peuvent difficilement le reprocher aux Val-d'Oisiens, car eux-mêmes n'ont pas montré qu'ils méritaient leur place en division 1. Ils ont en effet failli être éliminés dès hier soir en arrachant un petit match nul à la dernière minute face à la lanterne rouge Asnières, sur un but finalement inutile de Romain Masson.

Hormis les barragistes Lyon (contre Bordeaux pour ne pas descendre) et Dunkerque (contre Chamonix pour ne pas... euh pardon, pour monter), les autres clubs ont donc fini leur saison. Ils peuvent faire le bilan de leur saison avec plus ou moins de satisfaction.

À Viry, ainsi, le maintien obtenu sans patinoire et dans des conditions d'entraînement très difficiles est un exploit méritant qui fait la fierté de tout le club. Mais celui-ci a eu la mauvaise surprise d'apprendre cette semaine que la municipalité de Viry-Châtillon souhaitait lui couper les deux tiers de sa subvention. Une décision brutale, indifférente aux efforts accomplis par les sportifs et dirigeants, qui se sont démenés pour sauver l'impossible après l'incendie de leur patinoire. S'agit-il d'un malentendu ou d'une surdité volontaire qui confierait au mépris ? L'argument n'est pas nouveau : pas assez de Castelvirois parmi les licenciés. Un cercle vicieux, car il y a peu de chances que les enfants de la ville puissent rejoindre le club si celui-ci ne dispose pas de sa patinoire à la rentrée, ce qui risque d'être le cas puisque le début des travaux a maintenant été repoussé à juin.

09/04 Suisse : Lugano prend les devants

Porté par son fantastique trio composé de Ville Peltonen, Glen Metropolit et de Ryan Gardner, Lugano a repris l'avantage sur Davos en menant par deux manches à une. Les Bianconeri ont donné le tempo dès le premier match en dynamitant le HCD (5-0) sous l'impulsion de l'infernale doublette Peltonen (un but et une passe) - Metropolit (deux filets) et démontrant une solidité à toute épreuve. La finale, hautement prometteuse et attendue, semble tenir toutes ses promesses mais Davos, giflé d'entrée, se remet d'aplomb pour la deuxième manche et trouve la clé pour brider Lugano: museler la fameuse ligne Peltonen-Metropolit-Gardner. Chose faite par les Grisons, profitant de l'abstinence des trois gâchettes pour s'imposer à domicile (5-3) avec un doublé de leur excellent défenseur américain Brett Hauer.

Alors, Davos a t'il trouvé le talon d'Achille pour terrasser "Il grande Lugano" ? En principe oui, mais les Tessinois n'en ont cure et s'en remettent toujours à la leur trio fétiche pour remettre les pendules à l'heure. Décidément peu à l'aise dans l'enfer de la Resega (7-3), le HCD subit une deuxième fois le rouleau compresseur luganais. À la base de deuxième succès, toujours cette diabolique première ligne où cette fois-ci, Ryan Gardner a tiré son épingle du jeu en signant une jolie fiche de quatre points (deux filets et deux mentions d'aide pour le Canado-Suisse). Fort de sa puissance de feu offensive, symbolisée notamment par le rendement de son contingent étranger, Lugano tient la corde devant un Davos où son artificier en chef, Reto Von Arx, n'est pas encore rentré dans sa finale (aucun point pour le top-scoreur grison).

On avait quitté Fribourg-Gottéron exsangue, meurtri et balayé par les ZSC Lions en play-down. Forcé à jouer son avenir face au séduisant champion de LNB, Bienne, Fribourg ne partait pas forcément en guerre l'esprit confiant. À guichet fermés dans leur antre de Saint-Léonard, les Dragons fribourgeois ont souffert en début de match, se retrouvant rapidement menés deux à zéro sur des buts signés de l'ex-Bâlois Steve Thornton et du vétéran ukrainien Valeri Chiriaev mais ont su puiser au fond d'eux-mêmes pour revenir et se détacher en deuxième période pour mettre au pas (6-3) des Biennois tranchants mais fébriles à l'image de leur portier Martin Zerzuben, pourtant décisif en finale de LNB face à Sierre. L'homme du match côté Gottéron n'est autre que le défenseur slovaque Richard Lintner, l'un des rares rescapés de la purge des étrangers qui a signé son meilleur match de la saison en trouvant par trois fois le fond des filets.

Bienne a certes perdu la première bataille mais pas encore la guerre. Chez eux pour cette deuxième confrontation, les Seelandais ouvrent à nouveau le score par le Finlandais prêté par Langnau Marko Tuomainen en double avantage numérique, craquent en deuxième période puis se heurtent au gardien Tom Askey pour s'incliner finalement d'un rien (2-3) et laisser les Fribourgeois faire le break dans la série. Là aussi ces barrages tiennent toutes leurs promesses mais il semble manquer un petit quelque chose aux Biennois. Peut-être le rythme de la LNA tout simplement ?

09/04 Division 3 : Mont-Blanc II promu et Brest en barrage

La réserve du Mont-Blanc, qui avait déjà prouvé sa valeur en sortant Chamonix de la coupe, est devenue championne de France de division 3 dès la deuxième journée du carré final à Brest. Avec dans ses rangs les principaux espoirs du club, elle disposait de la meilleure défense avec le gardien Johan Scanff et les défenseurs Pierre-Antoine Simonneau et Numa Besson.

La deuxième place se jouait ce dimanche entre Brest et Clermont-Ferrand. Les hommes de Bruno Maynard sont longtemps restés dos-à-dos avec les Sangliers Arvernes emmenés par un triplé de Raphaël Rivon. C'est Sébastien Oprandi qui a marqué le but décisif au dernier tiers-temps, avant que Christophe Gaulmin n'assure la victoire avec un doublé dans les deux dernières minutes (8-5). Les Brestois affronteront en barrage de promotion les Français Volants de Paris.

10/04 Mondial 18 ans : la France sauve l'année prochaine

Avec deux défaites initiales puis deux matches nuls où ils se sont fait remonter sur la fin, les Français ont eu chaud au Mondial des moins de 18 ans de division I à Miskolc. Mais ils ont finalement assuré le maintien le dernier jour en battant le Kazakhstan. En dépit de la faiblesse de ses gardiens, l'Autriche a alors fait descendre le malheureux pays organisateur, la Hongrie. Dans ce groupe assez serré, c'est comme prévu la Suisse qui est remontée dans l'élite, mais de façon assez minimaliste. Le bilan mitigé des jeunes Français assure néanmoins l'essentiel, la présence à ce niveau l'an prochain. Les quatre leaders de l'équipe sont en effet des cadets première année qui ont encore un an à jouer dans la catégorie : Rémy Rimann, meilleur marqueur du tournoi, le duo amiénois composé de Stéphane Da Costa et Pierre-Charles Hordelalay, et le défenseur du Mont-Blanc, Yohann Auvitu.

Ceux qui pensaient que les tournois juniors étaient condamnés à être confidentiels en Europe vont devoir réviser leur jugement : dans l'autre groupe à Riga, dix mille spectateurs ont assisté au match décisif Lettonie-Danemark. Les deux équipes ont longtemps été dos-à-dos, avant qu'un doublé de Gatis Gricinskis ne fasse la différence au début du troisième tiers-temps. La ferveur du public balte a donné le meilleur avant-goût possible des prochains championnats du monde de Riga.

11/04 Allemagne : Berlin-Düsseldorf en finale

Qualifiés en trois manches sèches, les Eisbären de Berlin ont attendu leur adversaire en finale de DEL mais ont commencé à vendre les tickets. Avec ses 4695 places, dont trois mille debout, le Wellblechpalast est bien loin de suffire aux demandes. Le standard téléphonique pour les réservations a sauté et la queue a commencé à cinq heures du matin devant les guichets qui n'ouvraient qu'à dix heures. Cela tombe bien, car le projet de nouvelle patinoire de dix sept mille places prend enfin corps après trois ans d'annonces. Sur le modèle du Staples Centre de Los Angeles, autre propriété d'Anschutz, elle verra sa construction commencer en fin de mois pour s'achever en 2008. Sa position plus centrale visera à attirer des supporters de toute la ville et pas seulement de Berlin-est.

L'autre demi-finale, le derby Cologne-Düsseldorf, a été aussi passionnelle que prévu. Les émotions ont même été trop fortes pour certains, comme l'international Tino Boos (Cologne, mais formé à Düsseldorf) auteur d'un coup de tête sur l'Américain Chris Ferraro et suspendu quatre matches avec une ligne de défense peu appropriée ("si je l'avais vraiment frappé avec la tête, il aurait perdu quelques dents"). Au quatrième match, les 18500 spectateurs de la Kölnarena ont chaviré de bonheur en prolongation quand le défenseur belge Mike Pellegrims a perdu un palet devant son but et offert le but gagnant à Bill Lindsay. Mais, si chacun avait gagné à domicile, Cologne devait encore faire le plus dur, s'imposer à Düsseldorf dans la patinoire de la Brehmstraße bientôt à ranger dans les livres d'histoire.

À quatre minutes de la fin, l'exploit était proche car le KEC menait 3-2. C'est alors qu'éclata le scandale, avec pour principal protagoniste Rick Looker, le premier arbitre professionnel de DEL, mis sous contrat cette saison avec le bien naïf espoir de mettre un terme aux polémiques récurrentes à tous les play-offs. Alors que Cologne était déjà en infériorité, l'Américain renvoya aux vestiaires Lewandowski pour une crosse haute au visage de Craig Johnson. À six contre trois avec le gardien sorti, Johnson égalisa. Puis, grâce aux cinq minutes de pénalité, Vikingstad et Schneider ajoutèrent deux autres buts en supériorité pour faire passer le score de 2-3 à 5-3 en deux minutes. Le problème est que tout le monde s'accorde à dire que la sanction était trop sévère, le staff de Cologne, mais aussi celui de Düsseldorf, les commentateurs et même l'observateur des arbitres de DEL Holger Gertsberger. Avec seulement deux minutes, il y aurait pu avoir prolongation. Un final qui laisse un goût amer à un duel épique.

En 2. Bundesliga, Bad Tölz s'est aussi senti victime d'une injustice : menant au score dans le duel décisif contre Essen, les Bavarois ont encaissé deux buts en infériorité dans les dernières minutes et descendent en Oberliga. Fribourg-en-Brisgau, qui était encore en DEL il y a deux ans, connaît le même sort ! Menant deux victoires à zéro en finale, Straubing est tout proche pour sa part de la promotion en DEL.

11/04 Les Mondiaux à la télévision

Programmation de Sport + pour le Mondial de division I à Amiens :

24 avril en direct à 20h00 : France - Japon

25 avril en direct à 20h00 : France - Grande-Bretagne

27 avril en direct à 20h00 : France - Hongrie

29 avril à 17h45 : France - Israël

30 avril à 22h15 : France - Allemagne (horaire sous réserve)

13/04 Communiqué de presse de l'AEHF

L'AEHF a été saisie du fait que lors du retour des championnats du monde, un groupe de joueurs de l'équipe de France des moins de 18 ans a profité d'un changement de train à Sallanches pour se rendre au lycée du Fayet. Sans autorisation ils ont pénétré dans l'enceinte de cet établissement et ont déclenché une bagarre avec un joueur du Centre de formation du Mont-Blanc.

Au nom du Hockey français l'AEHF présente ses excuses à Mme la proviseur du Lycée, au joueur du Mont-Blanc agressé ainsi qu'au responsable du centre de formation du Mont-Blanc.

Ces faits sont inacceptables et jettent le discrédit sur l'équipe de France, son encadrement et plus largement sur le hockey français et ses clubs.

Devant la gravité des faits l'AEHF aurait souhaité suspendre immédiatement ces joueurs de toute compétition. Mais devant la complexité de ce cas et en attente de précisions sur les divers degrés de responsabilités des joueurs concernés, l'AEHF va demander la nomination d'une personne pour instruire ce dossier.

Une commission de discipline sera convoquée pour le 2 mai (NDLR : les finales cadets à Rouen auront lieu les 6 et 7 mai). Il sera expressément demandé aux clubs de ne pas faire jouer les athlètes concernés d'ici la date de cette commission.

L'AEHF recommandera la plus extrême sévérité envers ces joueurs qui n'ont pas respecté leurs obligations d'hommes et d'athlètes.

14/04 Suisse : Lugano champion

Au vu de leur démonstration dans ces trois premières manches de la finale de LNA, le sacre des Bianconeri était attendu. Il est venu, comme prévu mais ceux-ci y ont ajouté le panache. En écrasant tout d'abord Davos chez lui (8-2) avec un match à trois points de Ville Peltonen (deux buts) puis en terminant le travail à la maison face à des Grisons pourtant décidés à vendre chèrement leur peau. Confrontés à une résistance plus ardue que prévue, les Tessinois ont souffert jusqu'au bout pour s'imposer finalement (3-1) et décrocher leur septième titre de champion dans une Resega ivre de bonheur lorsque le génial Ville Peltonen, l'un des artisans majeurs de cette campagne victorieuse, souleva en compagnie du futur ex-gardien luganais Ronnie Rüeger le grand vase bleu.

En voilà une sacré résurrection ! Proche de l'humiliation en quarts de finales contre Ambrì-Piotta, Lugano est redevenu "Il grande" suite à la prise en main du nouvel entraîneur Harold Kreis en lieu et place de Larry Huras. L'obstacle Kloten digéré sans grosses difficultés, Lugano en a fait de même avec un Davos qui n'a jamais vraiment été dans le coup au cours de cette finale. L'arsenal offensif des Tessinois a paru sans commune mesure avec les Peltonen, Metropolit et autres Gardner et Nummelin mais ce sacre est avant tout celui d'une équipe unie. Et comme un clin d'il, les Bianconeri retrouvent les sommets en battant Davos, vingt ans après leur premier sacre national...

Les enjeux ne sont pas les mêmes au cours des barrages de promotion/relégation mais le succès populaire est lui aussi au rendez-vous comme en témoigne ces salles à guichets fermés. Corrigés à domicile par Bienne (1-5) au troisième match, les Dragons de Fribourg-Gottéron, qui avaient remporté la mise aux deux parties précédentes, se sont repris en mettant les choses au point sur la glace du champion de LNB. Un succès net et sans bavures (7-2) qui laisse à présent Gottéron à une victoire du maintien en LNA.

15/04 Équipe-type des play-offs

Ce sont deux grands gardiens qui se sont retrouvés en finale du championnat de France. Ramon Sopko, élu meilleur Rouennais de la saison par le club des supporters du 7e Dragon, a eu un rôle important dans le titre normand, même si la qualité de sa défense l'a aussi aidé. Les play-offs réussis par Antoine Mindjimba, qui a été le principal responsable de l'élimination grenobloise, auraient pu remettre en cause ses projets de retraite. Son club ne lui en a pas laissé le temps en décidant avant lui.

En défense, Jean-François Bonnard réussit comme Sopko un doublé après 2005. Toujours dans les bons coups, il s'est transcendé dans les séries avec une présence défensive sans faille et a été dans tous les bons coups, y compris un doublé au Coliséum. Propre défensivement et grand contributeur offensif avec son slap redouté, Sami-Ville Salomaa a explosé dans ces play-offs et s'est affirmé comme le pilier de Rouen version 2006. Mention à Milan Tekel, le capitaine dijonnais qui a encore une fois été l'alpha et l'oméga de son équipe, et à Vesa Ponto, toujours solide face aux meilleurs blocs adverses.

Sur les ailes, Kimmo Salminen et Julien Desrosiers ont éclipsé la ligne canadienne en devenant les nouveaux fers de lance offensifs de Rouen. Salminen a dégoûté Dijon et aurait pu en faire autant contre Amiens sans Mindjimba. Quant à Desrosiers, il a pointé presque autant en play-offs que sur toute la saison régulière et a réalisé une superbe finale. Thinel a quand même montré qu'il était toujours là et l'espoir Alexandre Lefebvre est un autre exemple de cette attaque rouennaise qui était sans égal.

Le poste de centre a peut-être été le plus disputé de cette équipe-type. Laurent Gras a encore terminé la saison en fanfare et sa vitesse a posé des problèmes aux défenses adverses, notamment contre Épinal alors que les Amiénois étaient bousculés... en partie à cause d'un autre centre, Jussi Haapasaari, qui aurait été récompensé pour son rôle dans l'élimination morzinoise s'il n'y avait pas eu un autre candidat incontournable au centre. Membre de la première équipe des play-offs l'an passé, Pierre-Édouard Bellemare ne peut pas être occulté cette année. La forme de sa ligne doit aussi à ses récupérations défensives, et ses assistances n'ont pas toujours été comptabilisées lorsqu'il a été à l'origine des actions par la qualité de ses passes. Sa blessure et son absence pour les Mondiaux sont regrettables.

Si l'on regroupe les équipes-types du mois de la saison régulière et la première équipe-type des play-offs, deux joueurs se distinguent avec trois nominations : Sami-Ville Salomaa et Marc-André Thinel. Deux Rouennais, forcément.

Première équipe-type : Ramon Sopko (Rouen) ; Jean-François Bonnard (Grenoble) - Sami-Ville Salomaa (Rouen) ; Kimmo Salminen (Rouen) - Laurent Gras (Amiens) - Julien Desrosiers (Rouen).

Deuxième équipe-type : Antoine Mindjimba (Amiens) ; Vesa Ponto (Rouen) - Milan Tekel (Dijon) ; Alexandre Lefebvre (Rouen) - Pierre-Édouard Bellemare (Rouen) - Marc-André Thinel (Rouen).

15/04 Russie : Tretiak bientôt président

Les élections pour la présidence de la Fédération de Hockey de Russie (FHR) auront lieu dans dix jours, et le nom du vainqueur vient probablement de se décider ces jours-ci. Depuis quelques mois, parallèlement aux projets de "ligue eurasiatique" du directeur du comité des sports Fetisov, deux autres hommes politiques étaient sortis du bois pour faire évoluer le hockey russe par la réforme : Mikhaïl Margelov, président de la commission des affaires étrangères, et Pavel Kravshennikov, député. Ce dernier, qui fait également partie des dirigeants du Metallurg Magnitogorsk, vient cependant de se désister en faveur d'un de ses collègues à la Douma, un certain Vladislav Tretiak. Le pouvoir ayant fait savoir qu'il ne voulait pas que deux députés de Russie Unie s'affrontent à une même élection, il ne pouvait en rester qu'un. Compte tenu du prestige évident de Tretiak - plus grand gardien russe de l'histoire - dans le monde du hockey, tout dépendait de sa volonté de se présenter. Kravshennikov l'a compris et a obtenu un rendez-vous avec Tretiak, qu'il a convenu de soutenir en échange d'un poste de président du conseil de surveillance.

Maintenant que Vladislav Tretiak est confirmé candidat, on voit mal qui pourrait se présenter contre lui. Les autres prétendants au poste ne croient plus en leurs chances, peut-être même pas le sortant, l'ami de la vodka Aleksandr Steblin, qui voulait s'accrocher à son poste envers et contre tout. Qui osera se présenter face à Tretiak, que le destin semble désigner comme président puisque l'élection a lieu le jour de son anniversaire ? On parle de Rafil Safin, le président des Krylia Sovietov.

15/04 Chamonix reste en Magnus

Les deux manches du barrage de promotion/relégation entre Ligue Magnus et division 1 se sont déroulées à Chamonix, à la suite d'un accord entre les deux clubs, qui se sont partagés les économies de frais de déplacement. Dunkerque, qui n'avait pas prévu que ses joueurs iraient jusqu'au barrage, et dont les contrats des joueurs étrangers se terminaient au 15 avril, a sacrifié sa manche à domicile et a privé ainsi son public de ce qui aurait pu être un beau couronnement à la saison. Le HGD a tenté de se justifier a posteriori de cette décision, mais maladroitement aux yeux de ses supporters et partenaires pour qui le mal était fait. Loin de ces considérations, Karl Dewolf et ses hommes ont comme d'habitude donné le meilleur d'eux-mêmes, sans pouvoir cependant faire trembler les Chamoniards sur leur glace (6-1 et 3-3). Le recordman des titres fera donc encore partie de la Magnus la saison prochaine.

15/04 Des barrages qui promettent

Les matches aller des barrages D1/D2 et D2/D3 ont donné des résultats très intéressants... dans la perspective des matches retour dans une semaine. Les équipes de division supérieures qui se sont inclinées à l'extérieur (les Français Volants de Paris battus 5-3 à Brest et Lyon défait 7-5 à Bordeaux avec cinq buts du renfort espoir d'Anglet Xavier Lassalle) peuvent encore espérer remonter leurs deux buts de retard samedi prochain devant leur public.

16/04 Finlande : la saveur de l'inattendu

Toute la Finlande s'attendait à un troisième titre consécutif du Kärpät Oulu, le double vice-champion d'Europe. Mais il n'a pas pu établit de dynastie. Lors de son quart de finale, Kärpät a perdu son gardien international Nicklas Bäckström, blessé quand le rugueux Rajamäki a poussé le petit défenseur Lasse Kukkonen (joueur du mois de SM-liiga en mars) sur lui sur une action. Heureusement, le tenant du titre dispose d'un bon remplaçant avec Mika Pietilä, l'ancien gardien de Reims. C'est d'ailleurs lui qui a fini la série contre les Espoo Blues après l'accident de Bäckström. Mais en demi-finale, cela n'a pas suffi.

Kärpät est tombé sur une équipe transcendée : Ässät Pori. Il s'agit d'habitude d'un des petits poucets du championnat, et sa cinquième place en saison régulière constituait déjà une surprise. Mais malgré son inexpérience, Ässät ne veut plus s'arrêter et suscite un vrai engouement populaire. Si les patinoires étaient toutes à moitié vide au début des play-offs, la demi-finale contre Kärpät a déclenché une véritable folie des billets à Pori, où toutes les places se sont vendues en moins d'un quart d'heure. Ässät s'est appuyé sur un gardien actuellement en grande forme, Juuso Riksman, pour accéder à la finale. L'as de pique a bluffé tout le monde ! Si le dernier titre de Pori remonte à 1978, son adversaire en finale n'a jamais rien gagné.

Et pour cause, le HPK Hämeenlinna est un sujet de plaisanterie pour son abonnement à la médaille de bronze. Cette année pourtant, il a vaincu la malédiction et aura au moins l'argent. Il a vaincu le HIFK Helsinki, une élimination que n'a pas digéré Jere Karalahti : le club a depuis perdu tout contact avec son robuste défenseur, ce qui n'est pas bon signe connaissant son passé tourmenté (problèmes d'alcool).

Karalahti n'a pas participé au match pour la troisième place, gagné par Kärpät dans une ambiance sympathique (6-2), avec notamment une belle ovation lors du sixième but marqué par Petr Tenkrat, l'attaquant tchèque qui rejoindra Berne l'an prochain après quatre années près du cercle polaire.

Les amateurs de hockey finlandais ont tellement eu l'habitude de voir toujours les mêmes clubs truster les trophées que cette finale inédite Ässät-HPK leur fait généralement très plaisir. Sur le plan de la qualité de jeu, cependant, la qualification de HPK n'était pas nécessairement la meilleure nouvelle. Sa force est surtout sa défense rigoureuse qui a bien éteint HIFK. On l'a encore vu dans le premier match de la finale, gagné par la plus petite des marges (1-0) sur un but de l'international letton Janis Sprukts. Le gardien Miika Wiikman signe ainsi son troisième blanchissage consécutif !

18/04 Suisse : des barrages agités

Avec son large succès dans le Seeland (7-2), on croyait Fribourg-Gottéron à l'abri d'un sursaut de Bienne. Non seulement les Biennois ont surpris en s'imposant à Saint-Léonard dans la cinquième manche (3-1) mais le climat de ces barrages s'est brutalement dégradé juste après la quatrième manche. De tendu celui-ci est devenu malsain et dangereux avec le caillassage en règle des cars de supporters fribourgeois mais surtout des joueurs (le gardien remplaçant Gianluca Mona fut sévèrement touché à la tête alors que Geoffrey Vauclair eut droit à un éclat de verre dans l'il) et l'interpellation d'une poignée d'individus - y compris des supporters d'autres clubs que ceux concernés par le match - impliqués dans ces divers incidents. Ce scénario allant même jusqu'à rappeler le triste épisode vécu lors du match de qualification à la Coupe du monde de football entre la Suisse et la Turquie le 16 novembre dernier à Istanbul.

Dans ce climat délétère, le HC Bienne se retrouvait malgré tout relancé par son succès à Fribourg mais un autre fait allait venir ternir un peu plus le tableau. Provoqué sans relâche tout au long de la série et victime d'une crosse haute du bouillant Cyrill Pasche, le non moins turbulent top-scoreur fribourgeois Josh Holden n'a pas su garder ses nerfs, balançant proprement son bâton au visage du même Pasche qui déclarait dans les colonnes du Matin à la fin de la partie : "ma visière m'a sans doute sauvé". Logiquement renvoyé au vestiaire et sous le coup d'une lourde sanction, Holden a lui aussi pu constater que son nez, frappé préalablement par Cyrill Pasche, était brisé et a ainsi dû prendre la direction de l'hôpital le plus proche...

Tension, intensité et donc brutalité furent les maîtres mots de ces barrages de promotion/relégation qui auront une fois encore semé une belle zizanie, près d'un an après "l'affaire Éric Landry" lors d'un match de play-down opposant Fribourg (déjà !) à Lausanne. Si tout s'est bien terminé avec le succès final des Dragons à Bienne (5-3 avec un doublé décisif du centre-vétéran Gil Montandon), le hockey helvétique ne semble pas en avoir encore fini avec les remous. En effet, si Fribourg-Gottéron a gagné sportivement son maintien en terrassant Bienne, les champions de LNB sont fermement décidés à prendre l'ascenseur en réactivant "l'affaire Lukas Flüeler", du nom de ce jeune gardien de Winterthur (1e ligue) présent - illicitement d'après l'accusation - sur la feuille de match d'un Kloten-Rapperswil (4-4) datant du 1er mars dernier. Or, si Winterthur est bien le club-partenaire des Kloten Flyers, ces derniers n'avaient semble-t-il pas le droit de le faire monter si tard dans la saison, et le point décroché ce soir-là par les Aviateurs allait servir, quelques semaines plus tard, à bouter Gottéron hors des playoffs... D'où un certain sentiment d'avoir été floué, aussi bien du côté fribourgeois que du côté seelandais d'ailleurs !

La requête biennoise devrait être ainsi présentée au juge unique de la LNA qui statuera sur une possible remontée de Bienne en élite, plus de dix ans après l'avoir quittée. À suivre donc...

19/04 Suède : Färjestad champion

La finale de l'Elitserien n'a pas été aussi tactiquement serrée que l'on pouvait le craindre, et le jeu a été plutôt ouvert, du fait aussi des erreurs défensives de part et d'autre. Cela a donné l'occasion aux gardiens Tommy Salo et Daniel Henriksson de s'illustrer, et cela aurait pu être la chance pour Salo, qui est remonté dans l'estime du public suédois pendant ces play-offs, de finir sa carrière en beauté.

Mais finalement, c'est Färjestad qui est devenu champion de Suède, en ne laissant aucune chance à son adversaire lors de la sixième manche. Le FBK est entré sur la glace tambour battant, en patinant fort, en forecheckant et en finissant les mises en échec. En moins d'un quart d'heure, Fredrik Eriksson, le champion olympique Jörgen Jönsson et Jonas Höglund ont fait passer le score à 3-0, et Frölunda ne s'en est jamais remis.

Cette finale a aussi été l'occasion pour Radek Hamr d'établir un nouveau record de points (15) pour un défenseur en play-offs. Il appartenait jusque là à Peter Andersson, mais à une époque où on jouait au meilleur des trois manches (cinq en finale), et pas des sept comme aujourd'hui.

20/04 NHL : au bout du suspense

La NHL en a terminé avec des "formalités" de 82 matchs, et le moins que l'on puisse dire c'est que la nouvelle formule (nouvelles règles et huit oppositions intra-divisions) a offert un suspense inédit. Le 82e et dernier match de la saison proposait encore des enjeux importants pour plusieurs équipes de la conférence est, et à ce petit jeu, Ottawa a pris la tête de série n1. Les Senators devancent ainsi Carolina sur le fil. La défaite des Rangers leur coûte le titre de la division Atlantique, récupéré par New Jersey après un improbable succès 4-3 sur Montréal à deux minutes de la fin, fort de sa série de 11 victoires de suite et d'une remontée de 19 pts en quelques semaines pour gagner l'avantage de la glace au premier tour, nouveau record NHL !

Les oppositions sont donc les suivantes : Ottawa (1) contre Tampa Bay (8), où le favori rencontre le tenant du titre, Carolina (2) contre Montréal (7) où l'incertitude demeure pour le gardien titulaire du CH (4 victoires des Hurricanes en saison régulière sur un score combiné de 25-9), New Jersey (3) contre les New York Rangers (6), duel de l'Hudson, classique des playoffs (3 victoires sur 3 pour les Rangers, qui retrouvent les playoffs pour la première fois depuis 1997), et enfin la jeune équipe de Buffalo (4) et ses 7 victoires en 8 matches, contre les "blessés" de Philadelphie (5). Atlanta, 9e, a craqué dans la dernière ligne droite, coupable de trop d'errements défensifs, alors que Toronto fait figure de fiasco de l'année et Florida de promesses pour le futur. L'année à l'est aura aussi été marquée par les records d'Ovechkin et Crosby, incroyables rookies à plus de 100 pts.

À l'ouest, tout s'est réglé un peu plus tôt. Detroit (1) est la meilleure équipe de saison régulière, mais issue d'une division faible. Le premier tour contre Edmonton (8) sera une belle opposition de style. Dallas (2) se voit proposer un adversaire classique, Colorado (7) dont les problèmes de gardiens ne sont guère réglés. Calgary (3), meilleure défense de la NHL avec son rookie Dion Phaneuf, mais pire attaque des 16 qualifiés, n'est pas rassuré devant Anaheim (6), valeur montante de cette fin de saison. Le duel entre Nashville (4), privé de Vokoun, contre San Jose (5) s'annonce palpitant entre deux formations aux moyennes d'âge extrêmement jeunes. Vancouver et Los Angeles ont pour leur part gaspillé leur classement.

Les Sharks ont déjà récupéré deux trophées individuels en doublant Jaromir Jagr lors du dernier week-end : Joe Thornton (125 pts) est meilleur marqueur, Jonathan Cheechoo (56 buts) meilleur buteur. Le duo, formé depuis le transfert de Thornton fin novembre, a démontré l'importance de l'ancien capitaine des Bruins dans une équipe : c'est la première fois qu'un joueur transféré gagne le Art Ross de meilleur marqueur. Thornton est l'un des favoris déclarés pour le titre de MVP de la ligue, avec le gardien de Calgary Kiprusoff et Jaromir Jagr des Rangers. L'année aura décidément été offensive grâce aux nouvelles règles, avec sept joueurs au-delà des 100 pts et cinq buteurs de plus de 50 réalisations. Pour les éliminés, c'est l'heure des changements : Los Angeles, Vancouver et Toronto vont connaître beaucoup de remous dans les prochaines semaines.

La série Montréal-Carolina à la télé : match 2 le 25 avril à 21h00 sur Canal+ Sport, match 4 le 29 avril à 10h00 sur Sport+.

20/04 Mort d'André Jaccaz

André Jaccaz, l'ancien gardien de Megève, international dans les années soixante-dix, est décédé dimanche 16 avril. Les deux photos ci-dessous correspondent aux deux extrémités de sa carrière de joueur : à gauche, ses débuts sur la patinoire de l'école des Frères à Megève (il est le plus petit, 2e en partant de la droite) en 1958, et à droite, le crâne dégarni, en 1984, alors qu'il venait de passer progressivement le flambeau au jeune Saint-Pierrais Patrick Foliot tout en amenant son club Megève au titre de champion de France (qu'il avait déjà obtenu personnellement lors de son passage à Saint-Gervais). Comme ses collègues de son époque, où il n'y avait pas de formation spécifique à ce poste, Jaccaz était un gardien d'instinct, doté de bons réflexes. Il était ensuite devenu dirigeant de son club et avait succédé à Guy Durr à la présidence de Megève en 1999.

22/04 Barrages D1/D2 et D2/D3

Les deux plus grandes villes de France - Paris et Lyon - ont vu leur club descendre le même soir, un peu selon le même scénario, une domination inutile à domicile face à un adversaire de division inférieure plus efficace en contre. Si cette conclusion était envisageable pour les Français Volants à l'effectif peu doté, la lente descente aux enfers de Lyon ne cesse de surprendre compte tenu des moyens mis en uvre. Maintenant, chacun va attendre un repêchage à la faveur de la chute d'un autre club, triste rançon de la fragilité du hockey français, qui s'efforce de la corriger.

23/04 République Tchèque : Sparta champion

Comme quoi une saison ne peut être déclarée ratée que lorsqu'elle est effectivement terminée. Le Sparta, très mal en point à l'automne, a assuré l'essentiel, la qualification en play-offs. Et ceux-ci ont accouché d'un finale entièrement pragoise entre le Sparta et le Slavia, un derby à la tradition héritée surtout du football (car le Slavia n'a atteint le haut niveau que récemment en hockey) qui a passionné la ville. Le Sparta partait avec un handicap supplémentaire car son capitaine Martin Chabada a dû se faire opérer l'appendicite juste avant la finale et laisser le "C" à Ondrej Kratena.

Une finale qui s'est en grande partie jouée au premier match dans la Sazka Arena. Le Slavia y menait 3-1 à quatre minutes de la fin, avant que le Sparta égalise dans un éclair. Aux tirs au but, on attendait le spécialiste Tomas Vlasak, qui n'en avait pas manqué un seul dans ces play-offs, mais il échouait sur Briza, et le Sparta remportait une précieuse victoire à l'extérieur. L'autre tournant a été le quatrième match, où le Slavia aurait pu répliquer grâce à un doublé d'Ivo Prorok. Mené 0-2 avant la dernière période, le Sparta trouvait là encore les ressources pour réagir. Quinze secondes seulement après l'engagement, Jaroslav Hlinka, l'ancien joueur de Kloten meilleur marqueur des play-offs, exploitait une erreur défensive coupable. Petr Ton égalisait rapidement, et le fils du président Michal Sivek finissait le travail. Hier soir, il ne restait plus au Sparta qu'à conclure dans la sixième manche à domicile. Il le fit sur le score de 3-0, grâce à un blanchissage de son gardien Petr Briza, étonnant de longévité à 41 ans.

23/04 Finlande : HPK transforme enfin le bronze en or

Après six médailles de bronze en neuf ans (!), le HPK Hämeenlinna a enfin pu obtenir ce à quoi il n'osait même plus croire, son premier titre de champion de Finlande. Il a dû pour cela affronter en finale une équipe sans complexes, qui était encore plus inattendue à ce stade de la compétition, Ässät Pori. Ce club de bas de tableau était devenu le petit poucet idéal en misant à son habitude sur le jeu physique. Le Canadien Matt Nickerson était le représentant le plus net de ce style rugueux, et il fut encore au centre de l'attention au deuxième match de la finale sur une mise en échec qui laissa le défenseur Jukka-Pekka Laamanen avec une commotion cérébrale. En tentant de réagir dans le même ton, HPK s'enfonça un peu plus : une rude charge sur Komarov, qui perdit son casque et se cassa le nez sur la glace, valut au capitaine Mikko Jokela une exclusion du match. HPK, qui avait ainsi perdu deux de ses meilleurs défenseurs, s'inclina 5-4 en prolongation sur un but de Jesse Saarinen, l'ex-Grenoblois élu du même coup joueur du match.

Mais cette deuxième manche fut le seul accroc dans la marche triomphale de HPK. S'il lui avait fallu un peu de réussite en demi-finale contre HIFK pour gagner un match à Helsinki, il a réussi à poser sa main sur la finale. Il a verrouillé à domicile, notamment dans la troisième manche avec trois buts dans les dix dernières minutes, et a obtenu la victoire dès hier soir, à l'extérieur, dans le match 4.

25/04 Débuts bien gérés pour les Bleus

La France n'a pas raté son début de tournoi mondial en maîtrisant le Japon 4-1, avec deux buts en supériorité numérique plus un autre marqué trois secondes après la fin d'une prison adverse. Après cette ouverture réussie, un nouveau défi attend les Bleus demain face à la Grande-Bretagne, battue 4-3 aujourd'hui par la Hongrie dans une vraie opposition de styles, mais a montré un visage combatif et difficile à jouer.

"L'évènement" du tournoi, c'est cependant Israël qui l'a provoqué en refusant de jouer son match de demain contre la Hongrie parce que c'est la journée du mémorial de la Shoah. Une décision qui a de quoi surprendre puisque le calendrier du tournoi est connu depuis des mois, mais l'équipe s'est fait rappeler à l'ordre par les autorités du pays, qui ont menacé de couper les vivres au hockey si elle jouait ce jour-là. Sans doute soucieuse de ce pas faire de vagues, l'IIHF a accepté de reporter le match à mercredi après-midi, mais la facilité avec laquelle elle a cédé ne manquera pas de faire débat ailleurs, puisque certains Hongrois sont déjà estomaqués par cette décision.

Dans l'autre groupe, la Lituanie, qui avait déjà deux fois en un an livré de belles prestations contre la France, confirme son statut de nouvelle petite sensation du hockey européen. Sa victoire contre la Norvège en février ne doit sans doute rien au hasard, puisqu'elle a créé une double surprise à Tallinn. Après être passés à deux doigts de l'exploit contre les Pays-Bas (match nul alors qu'elle menait 3-1 à l'avant-dernière minute), la Lituanie a déconfit la Pologne 2-1.

 

 

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