Juillet 2006

 

12/07 Les Mondiaux 2007 cantonnés à Moscou

L'IIHF vient d'accepter que les championnats du monde 2007 ne se tiennent pas à Moscou et Saint-Pétersbourg, comme initialement prévu, mais à Moscou et dans sa banlieue de Mytishchi, où le gouverneur de la région Boris Gromov a fait construire une patinoire moderne il y a moins d'un an.

Dans un premier temps, il a été envisagé de déplacer les groupes organisés à Saint-Pétersbourg vers Kazan, ville située à égale distance de Moscou mais à l'opposé, et donc loin des Lettons ou Scandinaves qui sont parmi les colonies de supporters les plus nombreuses aux Mondiaux. Cette démarche se serait inscrite dans une négociation à double entrée avec les autorités tatares, avec comme compensation la mise à disposition de Zinetula Bilyaletdinov (l'entraîneur d'Ak Bars Kazan) pour l'équipe nationale. Comme cela ne s'est pas fait, le Tatarstan n'aura pas les Mondiaux... et la Russie n'a toujours pas de sélectionneur !

La dernière fois qu'une ville organisatrice avait changé au sein d'un même pays par rapport à la candidature, c'était déjà avec la Russie en 2000 : la patinoire de Yaroslavl n'étant pas prête à temps, c'est alors Saint-Pétersbourg qui avait accueilli l'intégralité de la compétition.

Ce changement de programme a été abordé avec prudence du côté de la fédération internationale en raison de la complexité du dossier où s'entrecroisaient divers intérêts. On a simplement inspecté les lieux pour s'assurer que la nouvelle patinoire permettrait d'accueillir les Mondiaux moyennant quelques aménagements. Et on a souligné le point positif de ce changement, que tous les fans des différentes équipes puissent se retrouver dans une même agglomération, se rapprochant ainsi de l'ambiance connue à Riga. L'année suivante, par contre, les différents groupe se joueront bel et bien à distance. Les Mondiaux 2008 se tiendront en effet à Québec et à Halifax, où la réservation des billets a déjà commencé, pendant que les Russes en sont encore à choisir les villes organisatrices.

18/07 Conclusions de la CNACG

La Commission Nationale d'Aide et de Contrôle de Gestion a remis ses conclusions, et seuls la moitié des clubs sont validés à ce jour (6 sur 14 en Magnus, 10 sur 16 en D1 et 9 sur 16 en D2).

Si la situation financière globale continue de s'améliorer dans les trois divisions nationales, l'obtention des éléments devant servir aux validations par la CNACG reste encore très laborieuse. Ce qui implique que les calendriers seront encore retardés.

Ligue Magnus, sont validés : Angers, Caen, Chamonix, Épinal, Morzine, Villard-de-Lans.

Parmi les dossiers non retenus : des budgets prévisionnels à revoir, la fixation d'amendes, la fourniture ou parfois même l'absence de fourniture de comptes non certifiés.

Situation globale de la Ligue Magnus au 30 avril 2006 : + 270 K (-80 K au 30 avril 2005)

Division 1, sont validés : Amnéville, Annecy, Avignon, Bordeaux, Cergy, Courbevoie, Le Vésinet, Montpellier, Neuilly-sur-Marne, Valence.

Parmi les dossiers non retenus : des budgets prévisionnels qui respectent pas les engagements (contrats d'objectifs), la fourniture d'éléments de consolidation.

Situation globale de la Division 1 au 30 avril 2006 : + 116 K (-25 K au 30 avril 2005)

Division 2, sont validés : Amiens 2, ACBB, Asnières, Champigny-sur-Marne, Le Havre, Mont-Blanc 2, Nantes, Nice, Toulouse.

Parmi les dossiers non retenus : surestimation des recettes, manque de pièces essentielles.

Situation globale de la Division 2 au 30 avril 2006 : -121 K (-420 K au 30 avril 2005)

La CNACG présentera ses conclusions le vendredi 21 juillet au Comité Directeur.

21/07 Hockey mineur

Retrouvez tous les résultats de la saison de hockey mineur en France, par catégorie.

- Juniors

- Cadets

- Minimes

- Benjamins

- Poussins

Comme chaque année, si vous avez des compléments d'information à apporter à ces pages et que vous êtes en mesure de compléter quelques lacunes, merci de le faire savoir.

21/07 CNACG : renvoi au 31 juillet

La Commission Nationale d'Aide et de Contrôle de Gestion (CNACG) de la FFHG a remis ce vendredi 21 juillet 2006 ses conclusions au Comité Directeur réuni à cet effet. Il s'agissait, après la clôture de la saison sportive 2005-2006 et après examen des dossiers déposés par les clubs, de valider les demandes d'inscription de ces clubs dans leurs différents championnats.

Après le rapport de Bernard Bourandy, Président de la CNACG, et l'examen attentif de la situation de chaque club dans la perspective de la saison à venir, le Comité Directeur de la FFHG a pris les décisions suivantes.

Le Comité Directeur valide les Clubs dont le dossier est complet. Pour les Clubs en attente, il entérine sans restriction les conditions de validation qui sont proposées par la CNACG. Celle-ci a demandé qu'une date soit retenue pour que les documents réclamés à ces Clubs soient reçus et examinés.

Afin de permettre aux clubs de re-présenter leur dossier d'une façon plus favorable devant la CNACG, le Comité Directeur de la FFHG leur accorde jusqu'au 27 juillet (date de réception) pour fournir les pièces en attente ou pour apporter des réponses qui satisfassent les membres de la CNACG. Une ultime réunion du Comité Directeur de la FFHG déterminera alors le 31 juillet la liste définitive des clubs participant aux différents championnats. Les différents calendriers seront établis à partir de cette date.

Cette réunion du Comité Directeur de la FFHG a permis, comme chaque année, d'avoir une vision globale de la situation financière des clubs de hockey sur glace français. Celui-ci, toutes divisions nationales confondues, présente un solde amélioré de 790 K (490 si l'on tient compte du retrait de Mulhouse). Toutes les divisions ont fourni un effort dans cette amélioration. Le Comité Directeur tient à cette occasion à faire savoir à la CNACG sa vive satisfaction pour le travail qu'elle accomplit et à saluer ses membres pour l'efficacité de leur travail d'aide et de contrôle. En peu d'années les comptes des clubs sont devenus plus sains. Les clubs sont plus stables, plus fiables et la qualité des championnats n'en a pas été amoindrie. Même si le respect des règlements de gestion n'est pas totalement entré dans les murs de certains clubs, le bilan général est bon. L'effort est à amplifier, la CNACG souhaitant désormais obtenir des clubs les documents conformément au calendrier de remise fourni en début de saison, afin d'évaluer véritablement l'actualité des dossiers qui lui sont présentés.

22/07 Décès de Pete Laliberté

Pete Laliberté est décédé hier. Un hommage lui avait été rendu lors de l'assemblée générale de la FFHG le mois dernier. Privé depuis trois ans de l'usage de la parole à la suite d'un cancer de la gorge, il n'avait pu se déplacer et avait été représenté par sa fille qui lui avait rendu un hommage émouvant. Philippe Lacarrière s'était joint à elle, et il avait remercié Pete pour l'expérience inestimable qu'avait été la possibilité pour un jeune hockeyeur tel que lui de jouer sur sa ligne à l'ACBB.

"Pete", de son vrai nom Gaétan Laliberté, était arrivé en Europe par les Pays-Bas, plus précisément par La Haye, et son nom avait laissé des souvenirs suffisamment vivaces dans ce pays pour attirer encore les spectateurs néerlandais quinze ans plus tard quand il revenait avec Grenoble. Il avait ensuite participé aux grandes heures de l'ACBB et à ses victoires en Coupe Spengler, et c'est durant son séjour à Boulogne-Billancourt qu'il avait introduit le slap en France et appris cette technique du lancer frappé aux joueurs français.

C'est une trace encore plus profonde qu'il laissa à Grenoble, qui venait de bâtir sa patinoire. Il arriva dans un club où tout était à construire, et son charisme contribua tout simplement à créer une nouvelle ville de hockey, en marquant les esprits aussi bien des joueurs qu'il dirigeait que du public qu'il séduisait. Lors de la construction de l'actuelle patinoire de la ville, la grande majorité des supporters grenoblois souhaitait d'ailleurs qu'elle fût nommée patinoire Pete-Laliberté. À l'époque, la communauté d'agglomération avait choisi plus prosaïquement de nommer son équipement "Pôle Sud".

Les talents de Pete en firent vite la solution incontournable pour prendre en mains l'équipe de France. Il devint le premier vrai entraîneur national, le premier qui reste assez longtemps en poste pour apporter une continuité. Dans la perspective des Jeux Olympiques de Grenoble, la sélection nationale commençait à devenir une priorité plus importante, et Pete Laliberté lui donna une respectabilité, dans l'image qu'il donnait en portant la cravate coutumière sur les bancs canadiens, mais aussi dans le sérieux qu'il incarnait. Il se tenait en effet à l'écart de certains excès festifs qui avaient fait parfois de l'équipe de France, avant sa nomination, une colonie de vacances plus qu'une sélection nationale.

Concilier l'équipe nationale et le travail en club n'est cependant pas chose facile, car cela peut créer des problèmes avec son employeur. C'est pour cela qu'il quitte Grenoble en 1972 pour rejoindre Lyon, où il amène la génération de Jean-François Prudent à un titre de champion de France cadets en 1973. Toujours sélectionneur national, il s'installe en 1977 à Strasbourg. En 1981, il part pour Épinal, qu'il fait monter pour la première fois en Nationale A en 1982. Ses dernières escales l'amènent à Conflans-sainte-Honorine (club aujourd'hui disparu), puis à Cergy-Pontoise, avant qu'il ne participe à la création de l'équipe de France féminine. Il met un terme à sa carrière en 1994 après un accident vasculaire cérébral, mais continue à s'occuper bénévolement des jeunes hockeyeurs strasbourgeois et organise jusqu'en 2003 un stage estival à l'Alpe d'Huez, son bol d'air frais annuel.

Il a été décidé à l'AG de la fédération que le trophée de la Coupe de France soit désormais baptisé trophée Pete-Laliberté.

Le livre d'or signé à l'occasion de cette assemblée générale se poursuit à l'adresse petelaliberte@hockeyfrance.com où tous ceux qui l'ont connu peuvent transmettre leurs condoléances et témoignages.

24/07 Lugano rattrapé par le fisc

Le champion suisse Lugano était déjà en difficulté sur le marché des transferts. Ses trois stars étrangères, Ville Peltonen, Petteri Nummelin et Glen Metropolit, sont parties en NHL. Le défenseur canadien Jason York, qui avait été recruté, a finalement signé à Boston, annulant du même coup son contrat en vertu de l'accord IIHF/NHL qui commence à faire grogner beaucoup de clubs européens cet été. Juste avant que le HCL n'annonce l'arrivée du centre suédois Rickard Wallin, un autre étranger lui filait donc entre les doigts, n'en laissant toujours que trois à disposition (avec Jukka Hentunen et Landon Wilson).

Mais Lugano doit se battre sur d'autres fronts. Les services fiscaux, étonnés de la faiblesse des salaires des joueurs de Lugano par rapport à leur valeur sur le marché, ont diligenté une enquête depuis plusieurs mois. Sept millions de francs suisses auraient ainsi été dissimulés au fisc selon les informations du quotidien La Regione. Avec les amendes, la facture pourrait s'élever à dix millions, soit quasiment le budget annuel du club. Son seul espoir serait alors d'arriver à un compromis avec le fisc, qui risquerait de ne rien percevoir si le HC Lugano devait se déclarer en faillite. Le président de la SA, Beat Kaufmann, assume aujourd'hui l'entière responsabilité de la faute et explique avoir monté le système tout seul : les sommes complémentaires auraient été versées par des amis et de sponsors. Pas sûr que la thèse du bouc émissaire puisse convaincre. La SA, qui gère l'équipe pro, est contrôlée à 52,6% par le club (31,6% d'actionnariat populaire et 15,8% pour les actionnaires fondateurs), où se trouve le pouvoir de décision final, notamment en matière financière. Et il risque fort d'être éclaboussé.

29/07 Duels de légende : ACBB - Chamonix (1959)

À l'époque où l'ACBB s'apprêtait à remporter la première de ses Coupes Spengler, il avait aussi un adversaire sur le front intérieur, Chamonix, capable de lui donner une sérieuse répartie dans des rencontres de gala très attendues. Avec le premier match à guichets fermés de l'histoire de la patinoire de Boulogne-Billancourt, la "Fédérale", découvrez une page d'histoire avec cet ACBB - Chamonix.

 

 

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