Été 2019 : anecdotes

 

Relégué et volé

Comme s'il n'avait pas assez souffert comme ça avec sa relégation après 56 ans de présence ininterrompue au plus haut niveau suisse, l'EHC Kloten a subi un vol de la part... de son chef-cuistot. Celui-ci, un Allemand, a dérobé les recettes des guichets et du restaurant - 46 000 francs suisses - le soir du premier match à domicile de la saison passée contre Thurgovie. Il a entre-temps remboursé et vient d'être condamné à dix mois de prison.

Un "record" au lieu d'une médaille d'or

En Finlande, les amendes sont proportionnelles aux revenus de la personne, afin qu'elles aient un effet dissuasif pour tous. Rasmus Ristolainen, contrôlé à 81 km/h au lieu de 40 km/h début mai dans sa ville natale Turku, a apparemment reçu la plus grosse amende pour excès de vitesse de l'histoire de la Finlande : 120 000 euros (son salaire en NHL étant de 5,4 millions de dollars). À cette période (début mai), au lieu de jouer les fous du volant, il aurait beaucoup mieux fait de préparer le championnat du monde avec l'équipe de Finlande (finalement médaillée d'or)... s'il n'avait pas refusé sa sélection comme toujours.

Un match de hockey contre le changement climatique

Le 17 septembre prochain, la légende Vyacheslav Fetisov disputera un match de charité à New York pour sensibiliser au changement climatique. Des membres du Temple de la renommée, des hauts-fonctionnaires de l'ONU, la National Geographic Society et d'autres invités participeront à l'événement. Fetisov est un ambassadeur du Programme des Nations unies pour l'environnement et nous avions déjà évoqué sa volonté d'organiser un match de hockey au Pôle Nord.

 

 

Les citations du mois

 

"Je suis impatient de ma nouvelle Rolex et de mes repas gratuits pendant un an"

Frank Vatrano (Florida Panthers) a accepté de laisser son numéro 72 à son prestigieux nouveau coéquipier, le gardien Sergei Bobrovsky, mais en échange de quelques faveurs.


"C'était bizarre, chaque équipe pouvait te lier à elle - ton nom était inscrit sur une liste et tu devenais la propriété d'une équipe de NHL. Ce n'était pas clair pour moi jusqu'à ce que, à 14 ans, en voulant intégrer une équipe de Saskatoon, on m'a fait savoir que je ne pouvais jouer que pour l'équipe junior des Edmonton Oil Kings qui appartenait aux Red Wings de Detroit. On m'a aussi dit que je devrais quitter l'école si je voulais devenir hockeyeur professionnel. Comme mon père était mort très tôt dans un accident, j'ai grandi chez mes grands-parents. Avec ma mère, nous avons alors choisi que je finisse l'école. Je pense que c'était la bonne décision. À l'époque la NHL était un marché aux esclaves pour sportifs. Les joueurs n'avaient aucun droit, ils n'étaient pas respectés. La méthode d'entraînement était fondée sur la peur, obtenue par les menaces. Quand quelqu'un faisait une erreur, il fallait faire un entraînement punitif qu'on appelait dog-work. Je n'ai jamais entendu un compliment en tant que jeune joueur, on ne montrait que les erreurs. À l'école, par les autres sports, j'ai pris conscience qu'il pouvait y avoir des aspects positifs, du respect. Je voulais étudier l'architecture, mais les professeurs de sport à l'université de Calgary m'ont convaincu de suivre la voie de professeur à coach. Mon objectif principal était d'apporter une nouvelle touche au hockey, d'en faire un endroit où on se sent bien."

George Kingston, ancien entraîneur de la Norvège, des San José Sharks, du Canada (champion du monde 1994) et de l'Allemagne, explique son parcours à Eishockey News alors qu'il fête ses 80 ans. Il entraîne depuis douze ans les équipes paralympiques canadiennes.


"C'est arrivé en 2010, neuf ans ont passé, mais les gens s'en souviennent encore. D'un autre côté, ce qui s'est passé a été une certaine leçon pour moi, comme si on m'avait dit là-haut qu'il était temps pour moi de réfléchir. Cet incident m'a complètement découragé de prendre même une gorgée de bière avant de prendre le volant. Si nous [la Russie] avions des lois plus strictes, j'y serais favorable. C'est normal en Amérique du nord de boire une ou deux bières avant de conduire. Mais c'est mal. J'ai été arrêté pour excès de vitesse, Dieu merci. Mais cela aurait pu être pire, on peut avoir un accident, finir paralysé ou, Dieu nous en préserve, paralyser ou tuer quelqu'un. Si on me le demandait, je durcirais les sanctions en Russie pour conduite en état d'ivresse."

Nikolaï Khabibulin, ancien gardien célèbre pour avoir passé un mois dans une prison de l'Arizona pour conduite en état d'ivresse, se repent dans Sport Express.

 

 

La photo du mois

Des hockeyeuses d'une équipe d'Arabie Saoudite (!) ont assisté à un entraînement du club champion de Suède et champion d'Europe, Frölunda, et ont demandé à faire la pose avec le capitaine Joel Lundqvist

 

 

Le mois précédent (juin 2019)

 

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