Suède 2023/24 : présentation
La Svenska Hockeyligan (SHL) a repris ses droits le 14 septembre dernier. Après une saison marquée par la guerre en Ukraine puis la crise énergétique, les choses semblent être revenues à un semblant de normalité. Une seule décision perdure : les joueurs russes sont exclus. Cette saison plus que jamais, les cartes sont rebattues et le championnat semble être ouvert, aucune équipe ne sortant réellement du lot. Växjö réussira-t-il à être le premier club à conserver son titre depuis 2013-2014 et Skellefteå ? Skellefteå peut-il prendre sa revanche sur les Lakers ? Est-ce que le Frölunda de Max Friberg peut retrouver ses lettres d’or ? La jeunesse d’Örebro peut-elle créer la surprise ? Autant de questions que de promesses sur la saison à venir qui s’annonce palpitante.
Au printemps dernier, les hommes du lac ont glané le troisième titre de leur histoire, tous glané au fil des cinq dernières saisons (2018, 2021, 2023). Dominants tout au long de la saison régulière, ils n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires en séries avant de se défaire de Skellefteå en 5 petits matchs.
Mais la tâche qui les attend s’avère ardue. Qualifiés pour la Champions Hockey League nouvelle formule, les Lakers vont donc devoir jouer sur les deux tableaux. Capitaine historique, Erik Josefsson a pris sa retraite à l’issue de la finale. La défense connaît elle aussi un renouvellement et semble un peu affaiblie. L'offensif Lukas Bengtsson, la révélation Hardy Häman Aktell, l'expérimenté Miika Koivisto, Ludvig Claesson et Amil Krupic quittent le club du Småland.
Si les deux historiques que sont Joel Persson et Robert Rosén continueront de mener les leurs la saison prochaine, ces changements vont-ils payer ? Une chose est sûre, les Lakers ont ajouté du talent à leur effectif. Emil et Marcus Sylvegård débarquent de Malmö après un exercice remarqué en Scanie tandis que Filip Nordberg et Noah Östlund viennent acquérir de l’expérience en SHL après leur saison réussie en HockeyAllsvenskan. À part a star Marcus Sylvegård, il s'agit de renforts moins connus mais de bon rapport qualité/prix.
Reste désormais à savoir si l’alchimie prendra et si le cumul des deux compétitions ne jouera pas en leur défaveur. L’an dernier, Frölunda et Luleå avaient connu des saisons compliquées notamment en raison de la fatigue accumulée en Europe. Jörgen Jönsson avait fait parler ses capacités de fin technicien pour dominer de la tête et des épaules le championnat domestique. Sera-t-il capable de mener les siens à un nouveau titre national tout en restant ambitieux sur le vieux continent ?
Skellefteå veut prendre sa revanche
Chaque année, il doit y avoir un perdant. Cette fois-ci, ce furent les coéquipiers du défenseur offensif Jonathan Pudas. Dauphins de Växjö en saison régulière, ils n’ont pas réussi à inverser la tendance en finale, balayés en cinq petits matchs. Alors que son dernier titre fêtera ses dix ans en 2024, le dernier finaliste de SHL entend bien prendre sa revanche en Suède comme en Europe. Éliminés l’an passé par Frölunda en quart de finale, jamais le SAIK n’a connu le dernier carré de la CHl depuis 2014-2015 et une défaite contre Luleå. Cette année, ni Frölunda, ni Luleå ne sont qualifiés et la nouvelle formule semble propice à la réussite des écuries suédoises.
Si Skellefteå a connu un été tranquille, un homme manquera à l’appel cette saison. Joakim Lindström, deux fois champion de Suède, Guldpucken 2014 (palet d’or remis au meilleur joueur de la saison), triple vainqueur du Guldhjälmen (casque d’or décerné au joueur le plus précieux de SHL), a pris sa retraite. Mais le désormais ex-assistant n’est pas le seul départ sur l’offensive du SAIK. Adam Mascherin, Melker Karlsson, Andreas Wingerli, Albin Sundsvik et Tom Kühnhackl ont eux aussi quitté les rangs du club du Västerbotten. Pour ne rien arranger, Oscar Möller, désigné capitaine, sera absent pour une durée indéterminée, son syndrome de fatigue chronique perdurant. Skellefteå a donc recruté Anton Heikkinen, qui sort d’une saison à 38 points avec Mora, l’ailier international letton Martins Dzierkals et surtout le centre numéro 1 Oscar Lindberg - revenu après dix ans à l'étranger - pour renforcer son secteur offensif.
Les départs laissent aussi la place aux prospects du SAIK. Véritable attraction de la saison à venir, Axel Sandin-Pellikka devrait hériter d’un temps de jeu conséquent. Il en est de même pour ses compères défensifs Anton Olsson et Elias Salomonsson, que Nashville et Winnipeg garderont à l’œil. Dans un secteur offensif qui manque de profondeur et en l’absence de Möller, Simon Robertsson a lui aussi une carte à jouer. L’alliance de jeunesse et d’expérience permettra-t-elle à Skellefteå de prendre sa revanche ?
Färjestad réaffirme son ambition
Karlstad n’aura pas connu la saison escomptée. Champions en titre à l’aube de la saison passée, le FBK n’aura pas réussi à confirmer. Éliminé dès les seizièmes de finale de Champions Hockey League par les Tchèques de Hradec Králové, Färjestad aura ensuite été écarté dès les quarts de finale du championnat par Frölunda et ce, malgré l’avantage de la glace.
Résultat, un été charnière pour le club qui souhaite effacer cette double déception des mémoires. Les gardiens Matt Tomkins et Damian Clara ont tous deux quitté le club. Le premier pour le Lightning de Tampa Bay et le second en prêt à Brynäs (relégué en HockeyAllsvenskan cette année). Les deux cerbères sont remplacés au pied levé par Carl Lindbom, élu meilleur jeune et meilleur gardien d’HockeyAllsvenskan avec Djurgården la saison passée, prêté par les Vegas Golden Knights, et Max Lagacé, en provenance de Syracuse. L’autre chantier concerne la défense où 6 des 12 défenseurs utilisés par le FBK la saison passée ont quitté le navire.
L’avantage, c’est que Färjestad n’a perdu qu’un seul de ses 4 meilleurs marqueurs en la personne de Daniel Viksten. Dans le même temps, ils ont réussi à ajouter deux joueurs d’expérience avec Joel Kellman (champion avec Växjö) et l'international tchèque David Tomasek, plus un prospect d’avenir avec Liam Öhgren, prêté par le Wild de Minnesota.
Le FBK n'a pas réussi à ramener Rydahl (qui a choisi Frölunda) mais reste candidat au titre. Beaucoup de questions se posent néanmoins. Le duo de gardiens répondra-t-il aux attentes ? Quel niveau Per Åslund peut encore montrer à 37 ans ? Le nouvel alignement défensif sera-t-il performant ? Une chose est sûre, sur le papier, le club de Karlstad réaffirme son ambition de bien figurer à la fois en SHL et en CHL.
Le club situé le plus au nord du pays a connu une saison à double tranchant. Effacé sur le plan national, terminant la saison régulière à la dixième place, le LHF s’est imposé comme une place forte du hockey européen en se hissant en finale de la Ligue des Champions en éliminant notamment Frölunda en demi-finale. Mais alors que le printemps pointait le bout du nez, Luleå n’a pas réussi à inverser la tendance. Vainqueur d’Oskarshamn en huitième de finale, ils ont poussé les futurs champions en sept matchs au tour suivant avant de s’incliner. Une saison sans trophée pour l’un des clubs les plus prestigieux d’Europe.
L’été venu, le club du Norrbotten a fait revenir de Genève sa vedette Linus Omark, qui peut être plus généralement la star de toute la ligue. Pour le reste, il a opté pour un mélange d’expérience et de jeunes promesses. Outre Frédéric Allard et Oskaari Laaksonen en provenance d’AHL, les prometteurs David Lilja, Ludvig Jansson et Nikola Pasic débarquent après un exercice remarqué en deuxième division.
Destiné à jouer les premiers rôles dans un championnat ouvert, le LHF a accroché le bon wagon en ce début de saison dans le sillage de Joel Lassinanti, étincelant dans les cages. Si le groupe a répondu au plan de jeu proposé par Thomas Berglund et devrait glaner sa place en playoffs, ce sont les séries éliminatoires qu’il sera intéressant à suivre pour les locataires de la Coop Norrbotten Arena. Placé en outsider par les observateurs du championnat suédois, une bonne performance pourrait offrir au LHF de quoi retrouver rapidement les sommets européens.
Frölunda : le logo a changé mais l'icône est restée
Le plus grand club de Suède a connu une saison plus que décevante. Éliminé en demi-finale de CHL par Luleå puis par Växjö en demi-finale de SHL, le FHC n’a pas été à la hauteur des attentes placées en lui. Son capitaine Joel Lundqvist a d’ailleurs tiré sa révérence à 40 ans… sur une expulsion. Une page que le club a décidé de tourner rapidement pour ouvrir une nouvelle page de son histoire. Ainsi, les autres joueurs emblématiques Loui Eriksson et Ryan Lasch, plutôt en fin de carrière, ont été remerciés. Frölunda est devenu la deuxième équipe la plus jeune.
Hormis le talentueux défenseur Linus Högberg, les recrues sont toutefois aussi des hommes d'expérience. Henrik Tömmernes est le plus important. Il est venu renforcer une arrière-garde en difficulté, mais surtout il doit changer le powerplay de Frölunda, qui était le plus mauvais de la ligue et qui redevient un des meilleurs avec un tel organisateur à la ligne bleue.
Gustav Rydahl et Carl Klingberg sont eux venus jouer les premiers rôles d’une attaque dépourvue de ses meilleurs éléments. Avec un début de saison en dents de scie, le FHC ne semble pas en mesure de redorer son blason. Si David Edstrom (18 an) et Jere Innala sont un motif de satisfaction, le poste de gardien interroge. Lars Johansson doit absolument réhausser son niveau, il est normalement un des meilleurs du championnat et sa doublure danoise Frederik Dichow n'est pas vraiment en mesure de le suppléer efficacement.
Örebro en quête de confirmation
Le club du lac Hjälmaren aura surpris plus d’un la saison passée. Dans le sillage de Leo Carlsson (repêché en deuxième position par Anaheim) et de ses 25 points, l’OHK a glané une quatrième place en saison régulière avant de s’incliner face à Skellefteå en 6 matchs, aux portes de la finale. Seulement voilà, cet été, alors qu’Örebro souhaitait confirmer son statut, le club a connu de gros départs. Outre le départ pour la NHL de Carlsson, 6 autres attaquants ont changé de club dont 2 de leurs 3 meilleurs marqueurs, Rodrigo Abols, parti à Rögle, et Kristian Näkyvä, parti à Davos. Tous deux signés avec les Canucks de Vancouver, Elias Pettersson (le défenseur) et Jonathan Lekkerimäki ont prolongé leur séjour en Suède, prêtés chez les rouge et noir.
Si Mathias Bromé est resté, de grosses responsabilités offensives vont incomber à Lekkerimäki. S’ils sort de playoffs réussis avec Djurgården (15 points en 15 matchs), réussira-t-il à confirmer les progrès aperçus en fin de saison dernière ? Le recrutement sera-t-il suffisant pour permettre à l’OHK de confirmer son statut d’équipe en progression ? Il est encore trop tôt pour le dire. Elias Petersson fera-t-il une saison pleine ou ses performances lui vaudront-elles d’être appelé par les Canucks ? Autant de questions qui viennent supplanter le doute quant aux capacités d’Örebro de faire mieux que la saison précédente.
Timrå a de nouvelles ambitions
Il n’y a pas eu de plus grosse surprise que celle créée par Timrå la saison passée. Sauvé de la relégation face à Djurgården (4 victoires à 0) en 2022, le club du Västernorrland a fait le grand saut vers le haut du tableau. Avec une cinquième place, le TIK a posé les fondations d’un projet prometteur. Éliminés par Örebro en sept matchs, les coéquipiers d’Anton Lander peuvent cette saison espérer rééditer la performance.
Dans un championnat plus ouvert que par le passé et avec un début de championnat réussi, Timrå se donne les clés pour réussir. Dans le sillage de Robin Hanzl et Jonathan Dahlén, le club du Västernorrland se place en embuscade dans la course aux playoffs. Il compte sur une attaque équilibrée sur ses quatre lignes, mais a une défense un peu plus inexpérimentée. Cela suffira-t-il ? S’il est trop tôt pour le dire, tout laisse penser qu’ils sont sur la bonne voie.
Rögle à la reconquête de ses lettres de noblesse
Le RBK connaît depuis son sacre en Ligue des Champions 2022 une période compliquée. Terminant l’exercice passé à la neuvième position et éliminé en quart de finale de CHL par Tappara, le club d’Ängelholm a perdu ses lettres de noblesse. Un exercice 22/23 conclu à la 9e place juste devant Luleå... finaliste de la Ligue des Champions. Mais alors que l’on espérait voir Rögle montrer un meilleur visage pour les séries éliminatoires, cela n’a pas duré : élimination en 6 matchs face aux futurs finalistes, Skellefteå.
Cet été, la mission était donc de recruter les joueurs qui permettront au RBK de retrouver ses lettres de noblesse. Rodrigo Abols, Alexander Hellnemo, Ludvig Claesson ou encore Brandon Davidson : Rögle a recruté des joueurs connus du championnat et qui ont déjà montré qu’ils savaient y performer. Pour l’instant, l’alchimie n’a pas encore tout à fait pris, hormis autour du premier centre Abols. Il y a encore beaucoup de choses à travailler pour le technicien canadien Cam Abbott. Le gardien Christoffer Rifalk n'arrive pas à enrayer son déclin de l'an passé mais le Tchèque Petr Kváča peut servir de recours pour sa première saison hors de son pays.
Les hommes du lac Siljan n’ont pas affiché un visage bien séduisant l’an dernier, à l’image de Kasimir Kaskisuo, relégué au poste de second gardien lors de sa deuxième année après son arrivée de NHL et aujourd’hui au chômage. Le LIF semble peiner à retrouver les sommets. Tout laissait entendre que Leksand était voué à progresser mais le visage affiché par les coéquipiers du gardien lituanien Mantas Armalis est bien pâle. Premier non relégable avec 13 points, rien ne semble réellement fonctionner.
On disait que cette équipe penchait beaucoup, peut-être trop, vers l’avant. Le jeu produit par l’équipe était plutôt emballant mais son meneur de jeu Marek Hrivík n'empile plus les points et reste branché comme toute son équipe sur courant alternatif. Le moral semble en berne dans le comté de Dalécarlie. Le rebond doit être rapide et franc s’il veut espérer bâtir les fondations d’un projet ambitieux à long terme. Voilà l’enjeu de cette saison pour le LIF.
Oskarshamn, saison compliquée en vue
L’IKO avait réalisé une saison plus que convaincante l’an dernier. Septièmes avec 78 points, les hommes du comté de Kalmar ont échoué dès le premier tour des playoffs face à Luleå. À l’aube de ce nouvel exercice, l’heure était à l’espoir. Malgré le départ du meilleur marqueur du championnat Anssi Suomela, le recrutement cohérent était séduisant avec comme capitaine Oscar Engsund (Luleå) et des joueurs qui ont faim. L’arrivée du prometteur junior slovaque Dalibor Dvorský, prêté par St-Louis, laissait envisager un fond de jeu emballant. Mais cette image s’est très vite effacée. Victorieux de ce même LHF en inauguration de cette saison, l’IKO a ensuite connu une série de sept défaites de rang.
Oskarshamn semble être sur le fil du rasoir. S’ils restent sur deux victoires consécutives, le niveau de jeu affiché est bien loin des promesses de pré-saison et la collaboration avec Dvorský a été un fiasco. 10 matchs et 0 points plus tard, le défenseur a été rappelé par les Blues pour continuer son développement sur le sol américain. Les coéquipiers de la grande individualité offensive Patrik Karlkvist ariveront-ils à échapper aux play down ? Ils vont devoir redresser la barre rapidement - notamment le gardien tchèque Marek Langhamer - s’ils veulent y croire, mais cela faut deux années qu'ils déjouent les pronostics contraires.
Linköping, surprise de la saison ?
Le Linköping HC serait-il la surprise de la saison ? En tout cas, il est possible d’y croire. Terminant l’exercice 22-23 à la douzième place, avec un léger matelas d’avance sur Malmö et Brynäs, confrontés à la poule de relégation, le LHC ne pouvait que progresser. Le travail de Niklas Persson s’est alors orienté sur des profils ciblés, quitte à perdre en profondeur d’effectif. 8 départs, 6 arrivées plus tard, l’effectif de l’Östergötland est sans doute plus cohérent qu’il n’espérait l’être.
Le début de saison est alors à l’image du recrutement : cohérent. Si le spectre de l’exercice précédent s’est réveillé en début de saison, le club enchaînant 5 défaites, le LHC a ensuite retrouvé la bonne voie en rééquilibrant son bilan et en se hissant à la septième marche du classement. Disposant des fonds nécessaires pour ajouter un joueur d’expérience à son effectif, le club a jeté son dévolu en octobre sur l’Américain Anthony Greco, laissé libre par Frölunda en fin de saison dernière. Son arrivée peut-elle permettre au club de viser encore plus haut ? Sans aller jusque là, Linköping n’est plus la bête blessée qu’elle était auparavant et pourrait bien être l’agréable surprise de cette saison.
Les saisons se suivent et se ressemblent en Scanie. Malmö s’est une fois de plus sauvé de la relégation en battant Brynäs (4-1) lors des playdown. Mais combien de temps les Redhawks pourront-ils forcer leur destin comme cela ? Eux croient encore en leur chance. Malgré le départ des frères Marcus et Emil Sylvegård à Växjö et de Lance Bouma à Linköping pour ne citer qu’eux, Malmö s’est offert les moyens de se sauver. Outre Janne Kuokkanen en provenance de Genève, les prometteurs Albert Sjöberg et Lauri Pajuniemi et les vétérans Alan Quine et Brandon Maxwell sont, entre autres, venus renforcer les rangs du club de Scanie.
Et bis repetita, Malmö did it again. 7 victoires et 6 défaites pour débuter la saison. Soit 21 points, 11 de plus que les deux relégables à ce stade (HV71 et Oskarshamn). Outre les résultats favorables, Malmö est une équipe séduisante dans le jeu et s’est offert de gros morceaux : Frölunda, Örebro ou Färjestad, l’entièreté du top-3 s’est cassé les dents. Reste désormais à savoir si les Malmoïtes réussiront à nous faire mentir et à faire une saison pleine ou s’ils retomberont enore danss les tréfonds du classement. Repêché par Buffalo lors de la dernière draft, le jeune Anton Wahlberg se fait une place de choix dans la rotation des Redhawks, sa progression est à garder à l'œil tant il est, par son profil atypique avec beaucoup d’aisance de patinage pour son gabarit, l’un des jeunes les plus intéressants à suivre.
Pour son retour en SHL, le club de Jönköping a connu des hauts et des bas. Dans le sillage d’André Petersson, redevenu international avec les Tre Kronor, le club est passé proche d’accrocher les playoffs, échouant à un petit point du LHF. Avec 13 départs cet été, l’alchimie était à recréer, pourtant, sur le papier, le projet était prometteur avec le retour du défenseur-cadre Anton Strålman après 16 saisons en NHL.
Mais la saison aurait-elle pu commencer de pire manière pour Husqvarna ? Avec 10 points en 13 journées, le HV71 est l’actuelle lanterne rouge et ce bonnet d’âne est somme toute mérité. Tant dans les résultats que dans le jeu, rien ne lui sourit. S’ils démarrent plutôt, le fil des minutes les voit se déliter et de quelle manière. Avec une moyenne de plus de 4 buts concédés par match, le groupe constitué par le directeur général Kent Norberg et l'entraîneur Tomas Montén n’a pas pris. Après une défaite 8-0 à Malmö, ce dernier en a payé le plus fort puisqu’il a été remplacé avec effet immédiat par Johan Lindbom. Cela suffira-t-il à sauver l’HV71 d’une nouvelle descente en Hockeyallsvenskan ?
Last but not least, place à MoDo. Les travaux sont immenses pour le club de Peter Forsberg, champion d’HockeyAllsvenskan la saison passée, s’imposant face à Djurgården en sept matchs. De retour dans l’élite du hockey suédois après sept ans en deuxième division, le club d’Örnsköldsvik fait office de petit poucet de la compétition. Un chantier de grande ampleur a donc pris place dans les locaux du club : 8 départs, 12 arrivées... Le directeur général Henrik Gradin, connu pour avoir un bon réseau, a dû reconstruire en partie un effectif pour être en mesure de réaliser l’objectif à court terme du club : se maintenir.
Le promu a donc opté pour des joueurs d’expérience : deux Finlandais, le centre Mikael Ruohomaa et le gardien Lassi Lehtinen, sont venus garnir les rangs de MoDo cet été. Le défenseur David Rundblad, qui a passé douze ans à l'étranger (NHL, Suisse, KHL puis Kärpät en Finlande), a été nommé capitaine. MoDo a réussi à repartir sur les bases qu’elle avait construites la saison passée, s’offrant entre autres Frölunda et Örebro pour équilibrer victoires et défaites. Les hommes de Mathias Karlin savent qu’il sera important de transformer leurs temps forts en points pour ne pas se retrouver en playdown le printemps venu. Y arriveront-ils ? Theodor Niederbach, grand artisan de la montée du club et grand espoir des Red Wings de Detroit, continuera-t-il à enthousiasmer les observateurs ? Beaucoup de questions subsistent et viennent nous donner une raison supplémentaire de regarder ce championnat qui s’annonce disputé.
Nino Bourge-Maldinez
Les pronostics des experts sur la SHL
Svenskafans (rédaction) : 1 Färjestad, 2 Skellefteå, 3 Frölunda, 4 Luleå, 5 Rögle, 6 Växjö, 7 Örebro, 8 Leksand, 9 HV 71, 10 Brynäs, 11 Timrå, 12 Linköping, 13 Oskarshamn, 14 Malmö.
Mattias Ek (hockeynews) : 1 Frölunda, 2 Färjestad, 3 Rögle, 4 Växjö, 5 Timrå, 6 Skellefteå, 7 Luleå, 8 Oskarshamn, 9 Linköping, 10 Örebro, 11 Malmö, 12 HV 71, 13 Leksand, 14 Modo.
Adam Bäckström (sportbloggare) : 1 Färjestad, 2 Frölunda, 3 Skellefteå, 4 Rögle, 5 Växjö, 6 Luleå, 7 Örebro, 8 Timrå, 9 Leksand, 10 Oskarshamn, 11 HV 71, 12 Malmö, 13 Linköping, 14 Modo.
Les pronostics des experts sur l'Allsvenskan
Svenskafans (rédaction) : 1 Björklöven, 2 Brynäs, 3 Djurgården, 4 Södertälje, 5 BIK Karlskoga, 6 Västerås, 7 AIK, 8 Mora, 9 Östersund, 10 Almtuna, 11 Tingsryd, 12 Nybro, 13 Västervik, 14 Kalmar.
Mats Wennerholm (Aftonbladet) : 1 Brynäs, 2 Södertälje, 3 Västerås, 4 Djurgården, 5 Mora, 6 Björklöven, 7 BIK Karlskoga, 8 AIK, 9 Almtuna, 10 Nybro, 11 Östersund, 12 Tingsryd, 13 Västervik, 14 Kalmar.
Robin Olausson (Hockeysverige) : 1 Brynäs, 2 Björklöven, 3 Södertälje, 4 Djurgården, 5 Västerås, 6 BIK Karlskoga, 7 AIK, 8 Mora, 9 Nybro, 10 Almtuna, 11 Östersund, 12 Västervik, 13 Tingsryd, 14 Kalmar.