France - Slovaquie (1er février 1998)
Match international de préparation aux Jeux olympiques.
Trois buts en une minute pour renverser le match
Six des huit équipes qui participeront au tour préliminaire des JO de Nagano - toutes sauf le Bélarus et le Kazakhstan - se préparent dans deux tournois triangulaires organisés sur l'île de Hokkaïdo, l'un à Sapporo et l'autre dans la ville industrielle de Tomakomai, devant un public aussi froid que la température intérieure (les sièges sont pourtant chauffés électriquemnt si la patinoire ne l'est pas). La meilleure formation sur le papier est la Slovaquie, qui a battu l'équipe de France 6-1 lors de leur dernière confrontation il y a deux mois. En plus, les Bleus sont privés de Philippe Bozon, déjà absent lors de son dernier match avec Mannheim en DEL, et encore ménagé ce soir à cause d'un souci de hanche.
Les deux équipes veulent évidemment éviter les blessures. Elles n'y parviendront pas tout à fait car Oto Haščák sera atteint au visage par une crosse française. Une faute involontaire car le match s'est joué dans un bon esprit. Le (petit) tremblement de terre survenu à 1 heure du matin a peut-être plus perturbé le sommeil des Slovaques. Ils semblent en tout cas mal réveillés car Stéphane Barin - qui occupe la place habituelle de Bozon en première ligne - ouvre le score après seulement 17 secondes. Mais la Slovaquie reprend rapidement les commandes du match. Elle mène 4-1 à la mi-match et compte encore deux buts d'avance à la fin d'un deuxième tiers-temps qu'elle a largement dominée, mais sans convertir toutes ses occasions. Le gardien François Gravel a remporté plusieurs face-à-face avec les attaquants. Et à six minutes de la fin, la France réussit un retournement de situation improbable en marquant trois buts en moins d'une minute. Elle s'adjuge ainsi une victoire inespérée avec une efficacité rare.
Marc Branchu
Commentaires d'après-match (selon L'Équipe et TASR) :
James Tibbets (entraîneur-adjoint de la France) : "Ils pensaient sans doute qu'ils avaient le match en main. On n'a pas contrôlé le match mais on a fait du bon boulot. L'important est de continuer à travailler le système. Perdre n'est pas très grave. On a gagné avec beaucoup de chance. D'ailleurs, on préfèrerait causer des surprises la semaine prochaine plutôt que maintenant. Cela dit, comme on n'a pas gagné beaucoup de matches ces derniers temps, c'est plutôt bon pour le moral. Quant à Bozon, il vaut mieux qu'il se soigne bien et qu'il ne recommence pas trop tôt."
Ján Šterbák (entraîneur de la Slovaquie) : "Dans les deux premiers tiers-temps, il s'est produit ce que nous voulions. À 4-2, nous avons eu beaucoup d'occasions, mais nos attaquants ont manqué leurs occasions. Au dernier tiers, nous avons concédé trois buts de suite sur d'énormes erreurs individuelles. Nous avons pressé les Français sans pouvoir égaliser. Je suis satisfait du jeu des attaquants, mais les défenseurs ont fait beaucoup d'erreurs. Nous ne faisons pas une tragédie de cette défaite, j'ai confiance dans les joueurs qui en tireront les leçons. Contre l'Allemagne, nous ne jouerons plus qu'à six défenseurs. Je ne déciderai de qui il s'agit que juste avant le match."
France - Slovaquie 5-4 (1-2, 1-2, 3-0)
Dimanche 1er février 1998 à 19h00 à la Hakucho Arena de Tomakomai. 1000 spectateurs.
Arbitrage de M. Sato (JAP).
Pénalités : France 4', Slovaquie 2'.
Tirs cadrés : France 12, Slovaquie 34.
Évolution du score :
1-0 à 00'17" : Barin assisté de Pouget et Briand
1-1 à 08'53" : Pardavý assisté de Jánoš
1-2 à 11'55" : Cíger
1-3 à 27'51" : Kolník assisté de Rusznyák et Cíger
1-4 à 30'08" : Pucher assisté de Plavucha
2-4 à 32'06" : Poudrier assisté de M. Rozenthal et Gras
3-4 à 53'57" : Allard assisté de Dubé
4-4 à 54'13" : M. Rozenthal assisté d'Aimonetto et Mortas
5-4 à 54'38" : Zwikel
France
Attaquants :
Christian Pouget (A) - Arnaud Briand - Stéphane Barin
Roger Dubé - Robert Ouellet - Pierre Allard
Richard Aimonetto - Anthony Mortas - Maurice Rozenthal
François Rozenthal - Jonathan Zwikel - Laurent Gras
Défenseurs :
Jean-Philippe Lemoine (C) - Serge Poudrier
Denis Perez - Karl Dewolf
Jean-Christophe Filippin - Serge Djelloul
Grégory Dubois
Gardien :
François Gravel
Slovaquie
Attaquants :
Roman Kontšek - Jozef Daňo (A) - Róbert Petrovický
Zdeno Cíger (C) - Karol Rusznyák - Ľubomír Kolník
Ján Pardavý - Oto Haščák (A) - Branislav Jánoš
Roman Stantien - Peter Pucher - Vlastimil Plavucha
Défenseurs :
Ivan Droppa - Ľubomír Sekeráš
Miroslav Mosnár - Ľubomír Višňovský
Jerguš Bača - Robert Pukalovič
Ján Varholík - Stanislav Jasečko
Gardien :
Igor Murín