Finlande 2025 : bilan de la saison et perspective
Les résultats du championnat finlandais
Le bilan précédent (2024)
En octobre dernier, la Liiga a publié un audit du cabinet EY sur ses bilans financiers 2023/24 : les budgets en croissance (de 151 à 172 millions d'euros cumulés) ne couvraient pas la hausse des dépenses de personnel (+19%) ou de matériel et de services (+23%) et seuls deux clubs pouvaient se targuer d'un résultat positif, Kärpät et KalPa. Ce bilan concerne la saison précédente. L'inflation a sans doute mieux été jugulée depuis lors, même si les clubs ont eu recours à un taux record d'étrangers (28%).
Outre de meilleures nouvelles financières, l'exercice 2024/25 a été une franche réussite sportive. On n'a jamais vu un championnat aussi passionnant depuis longtemps. L'année 2024 s'est terminée avec 4 points d'écart entre le premier et le septième. Les équipes-surprises étaient devant, les grands clubs se traînaient au fond. La finale a opposé deux clubs jamais titrés et le suspense a été total à tous les étages. Le retour de la promotion/relégation unanimement réclamée par les supporters a largement contribué à cet intérêt ravivé, mais sans aboutir à une montée effective car la différence de niveau était trop grande lors du barrage. Les Jokerit devront encore attendre... mais pourraient faire leur retour à la faveur d'un énième changement de formule.
Le directeur de la ligue Jyrki Seppä a en effet présenté un nouveau projet à horizon 2026 ou au plus tard 2027 : un championnat en deux conférences, élargi de 16 à carrément 18 voire 20 clubs ! Un chiffre délirant pour un si petit pays qui aurait autant de clubs d'élite que l'immense Russie (19 dans la prochaine saison KHL en décomptant les trois clubs étrangers). La Finlande ne ferait qu'aggraver le problème en prétendant transformer la Mestis en une sorte de ligue junior avec équipes-fermes : la Liiga argumente que le championnat junior est affaibli parce que les joueurs sont envoyés trop tôt en séniors (d'autres pays en seraient contents au contraire !) mais cet afflux de juniors est évidemment dû au trop grand nombre d'équipes, déjà le plus élevé d'Europe.
Que les petits clubs poussent sans cesse à agrandir l'élite pour ne jamais descendre se comprend, mais le projet a besoin des deux tiers des voix des clubs pour être adopté à l'automne. Le championnat serré a peut-être eu pour effet que même des équipes habituelles de haut de tableau ont eu peur de la relégation. Tout de même, pourquoi des grands clubs comme HIFK et Tappara soutiennent-ils cette nouvelle dilution du niveau ? Il se dit notamment que le HIFK aurait négocié d'être placé - a contrario de la géographie - dans une Conférence Ouest plus attractive. Cela préfigure-t-il des groupes de niveau, un modèle pourtant rejeté ? On voit mal comment cet élargissement sans fin pourrait durer sans déboucher tôt ou tard sur un redécoupage en deux divisions...
Kalevan Pallo (1er) : premier titre !
KalPa a obtenu le premier titre de son histoire avec un élément dominant dans son hockey, le jeu de possession. Depuis deux ans, le club de Kuopio a su ajouter deux attaquants étrangers performants, le Tchèque Matyas Kantner puis l'Américain Patrick Curry, à un bon noyau. Le gardien américain Stefanos Lekkas (recruté dans le championnat du Danemark il y a deux ans) a aussi su élever son niveau lors des play-offs (91,8%) alors qu'il tournait à peine à 90,5% depuis son arrivée.
Même si le maître à jouer du powerplay Jaakko Rissanen était blessé lors de la demi-finale et de la finale, l'apport des Finlandais a aussi été conséquent dans cette victoire. Le défenseur Jesper Mattila a eu une contribution relativement mineure de 15 points (et +10) en saison régulière... mais a ajouté 10 points (et +13) en séries ! Cela lui a valu un rappel tardif en sélection nationale comme substitut d'un blessé alors qu'il était déjà en vacances et fêtait le titre en Espagne avec ses coéquipiers !
Ce sacre est une victoire pour l'ensemble du club car KalPa met en place son identité - un hockey à fort tempo - dès le hockey mineur. Son coach Petri Karjalainen était d'ailleurs surtout connu comme entraîneur de juniors. Mais il retournera dorénavant dans sa ville natale Oulu, accompagné qui plus est de Kantner qui suit le même chemin. Conserver le titre sera difficile, tant on a vu de renversements dans la saison écoulée.
Saimaan Pallo (2e) : un miracle sous les ordres d'une légende
Personne n'aurait misé un kopek sur l'équipe de Lappeenranta, ville située près de la frontière russe. Après deux dernières places de suite et un trou d'un million d'euros, SaiPa a été sauvé l'été dernier par l'entrée au capital de Lätkä Lentää Oy, une société d'investisseurs-mécènes qui porte le nom de l'hymne du club et a racheté 98,85% des actions. Depuis l'abrogation de la limite des étrangers, le club cherchait des imports peu chers pour constituer son équipe. Il a totalement changement de stratégie. Avec une masse salariale limitée à 2 millions d'euros, il a engagé principalement des Finlandais, formant une équipe soudée et combative avec le retour des frères Petman formés au club. Les rares recrues étrangères ont d'ailleurs échoué. Au contraire, le défenseur offensif Mikko Kousa a ébloui alors qu'ili semblait en fin de carrière à 36 ans et revenait du championnat slovaque
Le miracle SaiPa a eu un visage, très connu : la légende vivante Raimo Helminen. C'était déjà étonnant de le voir s'installer à 60 ans dans un petit deux-pièces avec vue sur le lac Saimaa, loin de son Tampere natal. Les Caréliens du Sud (habitants de la région dont Lappeenranta est la capitale) sont réputés bavards, du moins selon les normes finlandaises. Helminen ne l'est pas du tout, et s'il a surtout fait une carrière d'adjoint, c'est qu'il était jugé trop renfermé pour être entraîneur-chef. L'ex-recordman mondial des sélections - détrôné l'an passé par Ambühl - a déjoué tous les préjugés : Helminen a même favorisé des entraînements de patinage que l'on disait datés. Les tribunes se sont remplies avec un bond de mille spectateurs en moyenne. Dès l'automne, SaiPa s'est installé dans le carré de tête avec une série de 14 victoires.
La réussite de SaiPa a continué de défier toute logique. Antti Kalapudas a ainsi mis 34 buts playoffs inclus alors qu'il n'avait jamais été considéré comme un buteur pendant ses dix premières saisons de Liiga. En finissant seulement cinquième avec 6 petits points de retard sur le leader, SaiPa semblait échouer à la mauvaise place. En plus, le seul grand nom du recrutement Michael Hutchinson (154 matchs dans les cages de NHL jusqu'en décembre 2023) est rentré au Canada pour la naissance de son enfant au moment du début des play-offs. Pas grave : le peu renommé Kari Piiroinen (23 ans) a assumé le rôle de seul gardien titulaire !
Pleine d'audace, l'équipe carélienne n'avait rien à perdre. Toutes les barrières tombaient une à une : troisième demi-finale de son histoire, puis première finale. La belle histoire s'arrêta contre KalPa, même si Helminen essaya en dernier recours de relancer un Hutchinson toujours bien en dessous des performances de Piiroinen. L'an prochain, celui-ci formera un tandem avec le gardien international letton Gustavs Grigals.
Tampereen Ilves (3e) : un bronzage très régulier
Le logo des 50 ans de la Liiga - en haut de cet article - a été dessiné par Antti Tuomisto, le graphiste d'Ilves : était-ce un bon signe pour ce club ? Cela fait 40 ans qu'il attendait de décrocher le championnat, mais il suivait toujours son plan pluriannuel qui doit l'amener de la quasi-faillite au titre. Puisque son prédécesseur - devenu sélectionneur national - Antti Pennanen avait été accusé d'avoir fait caler la progression du club en perdant de la précision et des idées dans son système, le nouvel entraîneur Tommi Niemelä était très attendu après ses deux finales à la tête des Pelicans (une équipe qui n'avait pas les moyens d'Ilves)
Le bilan laisse donc une petite frustration. Ilves a perdu la première place de saison régulière à la dernière journée par une défaite à Kuopio, et a aussi été éliminé par KalPa en demi. Le match pour la troisième place remporté en prolongation contre Lukko est la troisième médaille de bronze en quatre ans. Mais si la première médaille avait été fêtée après 20 ans de disette, elle est aujourd'hui le signe qu'Ilves n'arrive pas à passer le cap supérieur. La quatrième qualification consécutive en CHL est un beau signe de régularité... mais pour y faire quoi ? Les résultats européens ont été médiocres, les lynx ont été éliminés prématurément deux fois sur trois en phase de poules.
Où est donc la progression ? Elle réside dans la meilleure défense du championnat présentée par Ilves. Subsistera-t-elle ? Malheureusement, le meilleur arrière Daniel Gazda a joué son premier championnat du monde en Tchéquie et retournera au pays avec un statut supérieur. L'autre défenseur majeur, le capitaine Niklas Friman, a été engagé en Suisse par Ajoie. Même l'ex-capitaine Eemeli Suomi quittera son club formateur pour la première fois à 29 ans (embauché par le club suédois Växjö).
Ilves gardera quand même des arguments pour arrêter de plafonner. Les deux meilleurs marqueurs Matias Mäntykivi et Jens Lööke vont rester, tout comme l'ex-international suédois Carl Klingberg engagé en cours de saison, ainsi que le premier gardien. Une passation de pouvoir a en effet eu lieu entre les deux portiers tchèques qui se sont partagé le travail : Dominik Pavlát a supplanté le plus jeune Jakub Málek en play-offs pour devenir seul titulaire, poste qu'il gardera lors de la saison à venir.
Rauman Lukko (4e) : des comptes toujours propres après le ménage
Rarement résultats financiers et sportifs ont paru aussi déconnectés. Lukko a annoncé une énorme perte de près de 3 millions d'euros à l'issue d'un très bon championnat. La raison est le décalage de la comptabilité qui est tenue en année civile et non sportive. Le bilan financier du 1er janvier au 31 décembre reflétait donc l'échec de la saison dernière avec une neuvième place et des recettes en dessous des espérances en play-offs. Lukko ne s'en inquiétait pas plus que cela. L'ardoise de 3 millions était simplement effacée par la maison-mère, un des principaux groupes finlandais de ménage, propreté et maintenance industrielle, qui avait déjà versé 2 millions l'année précédente, selon un modèle économique fondé depuis 1972 pour que Rauma rivalise sportivement avec les grandes villes.
Le club ne se contente pas d'être sous perfusion, il sait que son prochain bilan sera bien meilleur. Il a co-organisé le Winter Classic en janvier 2025 (voir plus bas). Surtout, il a fini premier de saison régulière, ce qui lui vaudra de retourner en CHL (compétition dont l'équipe de Rauma fut demi-finaliste en 2024). Jusqu'ici, la première place du classement avait toujours été synonyme de titre pour Lukko, en 1963 - bien avant introduction des playoffs - et en 2021. Pas cette fois, malheureusement. L'aventure a dû être menée sans le capitaine et meilleur marqueur Sebastian Repo, blessé deux semaines avant les playoffs (et qui ne reviendra pas puisqu'il part au HIFK). Le top scorer a finalement été un Américain, Karson Kuhlman, mais celui-ci a lui aussi "disparu" en play-offs (3 points en 11 matches) même s'il était sur la glace.
Tête de série, Lukko a été éliminé en demi-finale par la surprise SaiPa. Son point faible n'était pas trop difficile à trouver : aucun gardien n'a dépassé les 90% d'arrêts, ni en saison régulière ni en playoffs. Le club a donc longuement courtisé son ancien joueur Antti Raanta (gardien de NHL puis de Genève-Servette) jusqu'à son retour soit confirmé pour la saison prochaine, 14 ans après son départ de Rauma.
IFK Helsinki (5e) : institution écornée et sexiste
Le HIFK avait été élu "club de la saison 2023/24" par la fédération pour ses résultats en juniors et féminines, mais les échecs répétés de son équipe professionnelle masculine à gros budget avaient fini par coûter sa place au directeur sportif Tobias Salmelainen. La crise couvait donc à l'été 2024, on parlait de loyers impayés et de millions d'euros de dettes. Le club de la capitale a admis des pertes dues notamment au dépassement de la masse salariale prévue, mais a affirmé que la situation financière était "très solide".
Sportivement, le HIFK était très bien parti avec 14 victoires en 19 matches, avant que tout ne tourne de nouveau au vinaigre. L'efficace buteur Iiro Pakarinen s'est refroidi. Jori Lehterä, longtemps meilleur marqueur de la ligue, s'est blessé. Le Tchèque Petr KodÃ1/2tek a même pris 7 matches de suspension pour un doigt d'honneur et un coup de patin pendant des poignées de mains d'après-match ! Entre les blessés, les malades, les suspendus et les juniors partis au Mondial U20, un des effectifs les plus fournis du championnat était amputé de la moitié de l'équipe autour de Noël !
En fin de compte, la seule équipe de Helsinki du moment dans l'élite a sauvé sa place dans les quatre premiers. Favorite du quart de finale, elle a alors subi deux tristes nouvelles conjointes : la mort de son dirigeant historique Frank Moberg (qui était surnommé Monsieur HIFK) et une élimination sèche en play-offs contre SaiPa. Les supporters n'ont même pas attendu la fin de série pour exiger sur une bannière le renvoi de l'entraîneur Ville Peltonen ! Le HIFK a fini par obtempérer. En restant quatre saisons, Peltonen a déjà connu une longévité inédite depuis 1971 (!) alors que ses résultats ont été inférieurs à ses prédécesseurs, sans la moindre médaille. L'été dernier, Ville Peltonen, une institution dans le hockey finlandais, avait survécu car il avait ses partisans au conseil d'administration et dans toutes les structures du club. Mais au fil du temps, la façon de communiquer de Peltonen a sapé la confiance des fans. L'histoire recommence maintenant : les supporters ont maintenant foi dans le futur entraîneur Olli Jokinen, un grand nom qu'il révère... comme Peltonen au début.
Sa gestion n'a pas laissé que de bons souvenirs, y compris en coulisses : on a en effet appris qu'une école de masseurs avait rompu sa collaboration avec le HIFK parce qu'elle reprochait la conduite sexiste des joueurs et entraîneurs.
Porin Ässät (6e) : le doyen des débutants
Le grand moment de la saison à Pori a été le Satakunnan Talviklassikko ("classique d'hiver de Satakunta", l'originel étant celui de Helsinki) : les présidents des clubs rivaux Ässät et Lukko ont collaboré sur ce projet à plus d'un million d'euros pour que deux derbys de saison régulière soient organisés sur la Amiko-areena. Une tribune temporaire de 9000 spectateurs a été installée autour de cette patinoire artificielle en plein air qui a accueilli sur sa surface totale (100 mètres sur 67) les championnats du monde de bandy en 2010 et 2012, et qui est régulièrement utilisée par le club local de bandy de Narukerä (un des meilleurs du pays).
Parfois, un grand évènement peut servir à masquer un quotidien banal ou difficile. Pas dans le cas présent, où il a coïncidé avec une bonne année. Les Ässät ont connu leur deuxième qualification seulement en play-offs sur les cinq dernières années, et mieux encore, leur meilleure saison depuis le titre inattendu de 2013. Trois de leurs attaquants - leurs trois meilleurs marqueurs - ont même participé aux championnats du monde avec l'équipe nationale. Et si Lenni Hämeenaho (prospect des New Jersey Devils qui partira pour leur camp de présaison) ou l'encore jeune Eemil Erholtz pouvaient être attendus, ce n'était pas du tout le cas du capitaine Jan-Mikael Järvinen qui a réalisé d'incroyable débuts en sélection... à 37 ans !
Un autre international joue à Pori... et il est français. Dylan Fabre est peu à peu devenu le seul attaquant étranger de l'effectif, mais, bien intégré, il a su confirmer à sa seconde saison. Certes sa production a stagné en saison régulière (24 au lieu de 25), mais il y a ajouté 6 points en 10 matchs en playoffs et sa fiche est devenue positive. Le directeur sportif Janne Vuorinen s'est félicité de conserver un des patineurs les plus rapides de la Liiga dans le communiqué annonçant en décembre la prolongation de contrat de Fabre pour un an de plus.

Tappara Tampere (7e) : Christian, reviens !
Cela paraissait initialement une promotion de passer de KalPa à Tappara, mais rétrospectivement Hugo Gallet - un des six joueurs français présélectionnés pour les prochains Jeux olympiques - a quitté le futur champion (KalPa) pour... l'ancien champion déchu. Son arrivée a été annoncée en même temps que l'Américain Daniel Brickley qui a mieux réussi et est devenu un élément important à la ligne bleue en avantage numérique.
Tappara n'a plus du tout fait le même effet dominant cette saison. Même quand "la hache" a brièvement récupéré la tête du classement en décembre, elle l'a re-perdu avec une défaite 0-5 contre Ässät. Elle a ensuite chuté inexorablement au classement, tombant en dixième position fin février avant un léger mieux, neuvième. Après une victoire en barrages, Tappara a subi la pire des humiliations en se faisant balayer par le rival de toujours Ilves en quarts de finale. La hiérarchie s'est renversée dans la ville de Tampere.
La saison ratée n'a fait qu'aviver les regrets quant au départ en Suède des deux meilleurs joueurs : l'attaquant Anton Levtchi s'y est établi, pas du tout le gardien Christian Heljanko. Parfaitement à l'aise pendant huit ans dans l'organisation huilée de Tappara, le couple Heljanko ne s'est pas plu à Linköping, loin de sa famille. Dès décembre, Christian avait pris la décision de revenir à Tampere... la saison prochaine. Il a rompu son contrat suédois par accord mutuel et a fini la saison en Allemagne mais n'avait qu'une hâte, rentrer en Finlande où sa femme était rentrée pour la fin de sa grossesse (leur premier enfant est né fin avril).
L'impatience a été mutuelle car le remplaçant de Heljanko s'est complètement fourvoyé. Juha Metsola, meilleur gardien Liiga 2015 avec Tappara avant de partir en KHL (puis à Kloten après la guerre en Ukraine) a totalement raté son retour au pays. Crédité de seulement 89% d'arrêts, il a même perdu sa place en play-offs au profit d'un gardien prêté par SaiPa (Filip Lindberg).
Vaasan Sport (8e) : le défenseur offensif qui bat tous les records
Dixième et dernier qualifié en playoffs 2024, le Sport a cette fois été devancé aux confrontations particulières et a fini onzième... Heureusement pour lui, il y avait cette année 12 clubs qualifiés et non plus 10 ! L'équipe de Vaasa a donc pu réussir sa saison en battant KooKoo (3 victoires à 1) pour accéder aux quarts de finale. Une performance toujours à mettre à l'actif de la colonie suédoise établie autour de l'ex-international Simon Hjalmarsson. Ils gardent tous les rôles majeurs. La principale recrue finlandaise majeure Otso Rantakari n'a guère duré : suspendu pour raisons disciplinaires en novembre 2024, il s'est entraîné avec les juniors pendant deux mois avant de retrouver un club (Cologne).
C'est bien simple, sur les 11 meilleurs marqueurs, on compte 8 Suédois et 1 Tchèque. Viljami Nieminen (fils de Ville) s'est intercalé en passant à 15 buts et 36 points (contre 3 buts et 13 points la saison précédente). Mais tout en haut, la sensation est bien finlandaise : avec 63 points, Atro Leppänen a été le premier défenseur à avoir fini meilleur marqueur en cinquante ans d'histoire de la Liiga ! Il a battu au passage le légendaire record de points d'un arrière qui datait de 1978/79 (Pekka Rautakallio). Bien évidemment, Leppänen a été élu joueur de l'année avec un record de votes (854 points contre 329 à son plus proche poursuivant Jori Lehterä du HIFK). Rautakallio était parti en NHL à l'époque, et Leppänen en fera autant, à Edmonton.
Au registre des nouvelles arrivées estivales, on recense Charles Bertrand qui fut le meilleur marqueur de l'équipe pendant ses deux saisons à Vaasa (de 2014 à 2016). On n'en attend plus autant aujourd'hui de la part du vétéran français, mais il a obtenu un contrat de deux saisons, jusqu'à ses 36 ans : une marque de confiance de la part d'une organisation qui connaît et apprécie l'homme et le joueur. Dans cet environnement familier, Charles Bertrand espère rebondir après avoir vu son temps de jeu et ses performances décliner au fil de ses trois saisons en Allemagne à Ingolstadt.
KooKoo Kouvola (9e) : une meilleure attaque très internationale
En 2025, KooKoo fête à la fois les 60 ans du club et le dixième anniversaire depuis sa montée en élite. Pendant ces 10 ans, sa meilleure saison était partie pour avoir lieu en 2020 (cinquième) mais les playoffs avaient été annulés par la pandémie de COVID-19. Une frustration apaisée depuis lors par deux quarts de finale et une médaille de bronze. Cette année, la sixième place était la deuxième meilleure saison régulière de son histoire. Habituellement, elle aurait dû être synonyme de qualification directe, mais pas avec le changement de formule. KooKoo est donc tombé en barrages contre le Sport de Vaasa et en est quitte pour une nouvelle frustration.
La meilleure attaque de la Liiga se trouvait à Kouvola, sans individualité saillante puisque le joueur le plus prolifique Radek Koblizek n'était qu'en 38e position des compteurs de la ligue. Il faut dire que le Tchèque s'est blessé fin février, deux semaines avant les play-offs dans lesquels il aura grandement manqué. En son absence, KooKoo n'a plus produit que 17 tirs au quatrième et dernier match contre Vaasa.
Les cinq meilleurs marqueurs de l'équipe sont tous étrangers : Koblizek est suivi par le capitaine de l'équipe nationale d'Estonie Robert Rooba (qui fait certes toute sa carrière chez les cousins finlandais), l'attaquant hongrois de l'année Vilmos Galló, le défenseur américain David Farrance et le Suédois polyvalent Marcus Davidsson. Hormis Farrance qui ira en KHL au Sibir, les autres sont tous sous contrat pour la saison à venir.
L'attraction viendra sans doute du phénomène de précocité Domán Kristóf Szongoth, qui a débuté en senior avec l'équipe de Hongrie à seulement 16 ans, mais pas encore en club : il ne jouait qu'avec les juniors de KooKoo mais son tour devrait venir dans la saison qui sera l'année de sa draft NHL. KooKoo est donc un club formateur... de joueurs de "petits pays". Arrivé à 16 ans, l'international slovène Matic Török s'est ainsi révélé à 21 ans en mettant 28 points pour sa seconde saison senior, avant de rejoindre un club plus huppé (Ilves).
La jeune équipe de KooKoo doit progresser défensivement. Elle avait misé cette saison sur Antoine Bibeau, ancien champion junior du Québec avec les Foreurs de Val d'Or qui a joué 4 matches de NHL (2 pour Toronto et 2 pour Colorado). L'homme de Victoriaville a joué un peu plus que son concurrent finlandais Eetu Randelin mais s'est fait supplanter en playoffs. Courtisé cet été par Mannheim, Bibeau voulait tellement être numéro 1 que son refus d'être dans l'ombre d'un jeune gardien allemand a finalement fait capoter les négociations.
Kiekko-Espoo (10e) : le pari relevé par Jyrki Aho
Quelques mois après avoir été viré par Grenoble, Jyrki Aho a pris les rênes de Kiekko-Espoo, nouvel arrivant en Liiga. Un défi qui n'avait rien d'évident mais qui a été relevé avec brio. Espoo s'est classé dans la première moitié du classement, surmontant même une épidémie de grippe dans le vestiaire fin février. En intégrant des attaquants juniors, l'équipe a aligné 5 victoires sans la contribution offensive de Peter Quenneville (absent puis en reprise de forme) qui a perdu dans l'affaire son casque d'or de meilleur marqueur, au profit de son compatriote canadien Cameron Hills.
La forme était revenue en playoffs pour Quenneveille mais Espoo a eu la malchance de tomber au premier tour contre le champion en titre Tappara. Le promu a livré une belle bataille et perdu seulement en prolongation du match 5 décisif à domicile. Cela reste un beau parcours pour les coéquipiers de Ville Lajunen, qui avait quitté les Blues (nom pris de 1999 à 2016 par le club d'Espoo avant sa faillite) à 23 ans et était revenu l'été dernier à 36 ans en tant que capitaine.
La sensation de la saison est indéniablement le gardien Petteri Rimpinen. À seulement 18 ans, celui qui avait fait ses premiers pas en seniors la saison précédente en Mestis avec Espoo a été un titulaire très solide dès sa première saison en Liiga : c'était le quatrième portier le plus utilisé de la ligue, et il aurait été deuxième dans cette statistique s'il ne s'était pas absenté pour jouer le Mondial junior, dont il a été élu meilleur gardien. Il a seulement été choisi au cinquième tour de draft NHL par Los Angeles, car le développement à ce poste est réputé plus tardif, mais Rimpinen paraît devoir poursuivre la formidable qualité de la formation finlandaise devant les filets.
Hämeenlinnan Pallokerho (11e) : le club tremplin pour les jeunes
Un autre gardien de 18 ans a été titulaire cette saison en Liiga : parmi les quatre cerbères alignés par le HPK, c'est Kim Saarinen, entièrement formé dans les rangs juniors du club, qui a finalement conquis la place de numéro 1. Drafté au troisième tour par Seattle l'an dernier, Saarinen a été simple remplaçant de son concurrent Rimpinen en équipe nationale des moins de 20 ans (dont ils feront encore tous deux partie la saison prochaine). Le buteur de cette sélection junior, Jesse Kiiskinen, était aussi le meilleur marqueur du HPK. Kiiskinen n'aura toutefois fait qu'un court passage à Hämeenlinna pour l'année de ses 19 ans, entre sa formation à Lahti et un contrat NHL/AHL à Détroit.
La saison du HPK a débuté très difficilement avec 2 points sur les cinq premiers matchs. Ce départ raté a coûté son poste au jeune entraîneur Matias Lehtonen, remplacé le 23 septembre par Mikko Manner. Un des deux adjoints a été conservé, Ari-Pekka ("Atu") Selin, parce qu'il avait déjà côtoyé Manner pendant 4 ans dans le staff de l'équipe nationale auprès de Jukka Jalonen (de 2021 à 2024, dont l'année olympique 2022 où la Finlande a tout gagné). Le nouveau staff a atteint l'objectif minimal : le HPK s'est qualifié après deux ans sans playoffs, même s'il n'y a fait qu'un tout petit tour, éliminé en trois manches sèches en barrages.
Difficile d'envisager d'aller bien plus haut. Les deux meilleurs marqueurs Kiiskinen et Eetu Tuulola sont sur le départ. Ce sera le cas aussi d'Anri Ravinskis, arrivé en janvier du vice-champion de Mestis Ketterä. Le Letton a démontré ses qualités offensives (17 points en 30 matchs) qui lui ont valu une place en première ligne aux championnats du monde et la signature d'un contrat d'entrée en NHL avec les Canucks de Vancouver qui le développeront dans leur réserve (championne). HPK reste donc un tremplin pour de jeunes joueurs. Souhaitons que cela le soit aussi pour le prochain arrivant Jules Boscq, qui avait failli signer avec KalPa en 2023 avant que les négociations ne soient annulées par sa menace de suspension pour dopage, et qui arrive avec deux ans de retard en Liiga.
Turun Palloseura (12e) : le président qui veut un culture d'entreprise sans hiérarchie
Finaliste en 2021 et 2022, le TPS régresse inexorablement année après année au nombre de points marqués. Il n'a pourtant jamais mis autant de buts depuis 2018, avec comme meilleur marqueur un défenseur suédois, Max Lindroth, futur joueur de Kloten qui n'avait pourtant jamais eu de rôle offensif dans son pays avant son arrivée à Turku en janvier 2024. Mais si Lindroth a aussi une fiche positive (+9), de même que le vétéran danois Oliver Lauridsen (+4), les jeunes arrières finlandais se sont révélés assez friables. Les gardiens en ont pâti, et ici aussi c'est un junior - Noa Vali - qui a tiré son épingle du jeu pour se faire une place de numéro 1.
Onze fois champion, ce TPS au pied d'argile s'est qualifié in extremis à la dernière journée. Aujourd'hui, son prestige commence donc à dater... comme sa patinoire. Le club le sait et a impliqué la légende Saku Koivu dans un projet de nouvelle salle multifonctions de 9000 places avec une consommation énergétique réduite.
En attendant le changement d'infrastructure, c'est une révolution d'ordre culturel qui est en cours. Ilkka Paananen et Mikko Kodisoja sont à la fois les copropriétaires de l'entreprise de jeux vidéo Supercell (dont la création la plus célèbre est Clash of Clans) et les actionnaires majoritaires du TPS. Quand Ilkka Paananen a déclaré qu'il veut être "le président le moins important du monde", c'est parce qu'il veut inculquer dans le hockey sur glace sa culture d'entreprise fondée sur l'autonomie, et non sur la hiérarchie. Il a demandé à son futur entraîneur Toni Söderholm d'enseigner à ses joueurs de se gérer eux-mêmes au maximum : l'ancien sélectionneur national de l'Allemagne, qui n'a encore jamais coaché dans son pays, y revient donc avec cette mission particulière. Il sera assisté des deux anciennes vedettes de NHL Mikko Koivu et Sami Salo.
Oulun Kärpät (13e) : l'erreur d'un jeune Italien précipite la retraite du héros de la Finlande
C'est l'action dont n'importe quel gardien ferait des cauchemars : cette relance du jeune Italien Damian Clara, qui visait la cage vide de l'autre côté de la glace mais s'est transformée en véritable passe décisive pour l'attaquant adverse (Pakarinen), a provoqué le but décisif encaissé à 28 secondes de la fin de la saison régulière contre le HIFK. Un but éliminatoire qui a envoyé tous ses coéquipiers en vacances ! Malgré l'international tchèque Michal Kovarcik, troisième à l'élection du joueur de l'année, les Kärpät ont donc été absents des playoffs pour la première fois dans ce siècle.
Depuis sa remontée dans l'élite en 2000, la "fierté du Nord" avait pourtant atteint les demi-finales 14 fois en 23 tentatives (pas de play-offs pendant le Covid) et remporté 7 titres. C'est donc une vraie fin de règne, d'autant plus cruelle qu'elle signifiait une fin de carrière prématurée d'un héros national : Marko Anttila avait annoncé sa retraite en fin de saison, lui qui est connu de tous sous son surnom "Mörkö", personnage de dessin animé dont le nom signifie "croquemitaine" et qui est une grande créature froide à la fois effrayante et mélancolique.
Un projet de reconstruction a donc été confié au nouveau directeur sportif Kimmo Kapanen. Les play-offs joués sans les Kärpät lui ont paradoxalement apporté un premier succès : dès le titre de KalPa connu (le club d'origine de la famille Kapanen !), il a pu annoncer que l'entraîneur champion Petri Karjalainen avait signé un contrat de 2 ans avec son club formateur pour revenir dans sa ville natale Oulu. Cela veut dire évidemment qu'il avait signé bien avant. Les Kärpät connaissaient déjà cette solution future quand ils ont remplacé leur entraîneur Ville Mäntymaa le 3 mars par Petri Matikainen, venu pour un simple intérim de fin de saison.
JYP Jyväskylä (14e) : cinq ans, cinq entraîneurs, zéro playoffs
Pour son retour au pays après deux titres avec Klagenfurt, une saison avortée à Bienne et un an de chômage, Petri Matikainen a donc vécu une brève expérience de 11 jours avec les Kärpät jusqu'à la boulette de Clara. Mais dans le mois qui a suivi, l'entraîneur expérimenté finlandais a été annoncé comme nouvel entraîneur de JYP, qui a activé la clause de résiliation du Suédois Johan Pennerborn. Une décision qui n'a surpris personne : avec cinq années de suite sans play-offs, c'est au tour du club de Jyväskylä d'être le moins performant du Liiga (après la fantastique résurrection de SaiPa).
Le JYP, qui a consommé cinq entraîneurs en cinq saisons, semble un peu à court de solutions. Mais le classement était plus serré cette année. On a senti un regain offensif; dû notamment au recrutement du pur buteur Valtteri Ojantakanen, auteur de 24 buts pour seulement 7 assists, un ratio habituel chez cet admirateur d'Ovechkin dont le jeu devient tout de même un peu plus complet avec ses efforts de préparation physique. Mais dans le même temps, le vétéran Juuso Puustinen, qui atteint 37 ans, semble amorcer son déclin. Le recrutement de l'international Pekka Jormakka n'a pas non plus apporté l'effet escompté car il a subi une longue blessure.
L'avenir se construira plutôt autour de Santeri Huovila : le meilleur attaquant du championnat finlandais junior 2024 a été le meilleur marqueur de l'équipe pour sa première saison complète chez les seniors, avec 9 buts et 33 assistances. Ajoutons la bonne performance du joker du Nouvel An, le puissant ailier suédois de 23 ans Daniel Torgersson. Ces leaders plus jeunes sont autant de motifs d'espoir.
Mikkelin Jukurit (15e) : Abbandonato n'abandonne pas
Les Jukurit s'étaient qualifiés en playoffs 2 fois sur 3 avec Olli Jokinen. Avec le départ de celui-ci à Timrå est venue la crise. Le nouveau coach Marko Tuomainen a finalement été relevé de ses fonctions pour sa première expérience d'entraîneur-chef en Liiga. Le tout jeune entraîneur Jonne Virtanen - qui a raccroché ses patins de joueur en 2022 - a alors démissionné de son poste au TuTo (Mestis) le 15 janvier pour cette opportunité au niveau supérieur
Les difficultés à Mikkeli n'étaient pas liées seulement au coach, mais aussi à une masse salariale réduite d'un quart (de 2 millions à 1,5 millions d'euros), la différence correspondant à peu près au déficit de la saison précédente (-578 000 euros). Une situation qui ne risque pas de s'arranger car l'affluence a été très éloignée des 3000 spectateurs calculés dans le budget. La saison régulière a en effet été un chemin de croix qui n'a attiré que les pénitents les plus fidèles. Avec un vestiaire encore affaibli par des vagues de maladies, les Jukurit ont fini bons derniers avec 26 points de retard.
On peut saluer le mérite du meilleur marqueur canadien Peter Abbandonato et de ses collègues car ils n'ont pas abandonné. Pour sa première saison en Europe, Abbandonato a avoué avoir eu le moral plombé par l'accumulation de défaites qui pesait sur l'ambiance du vestiaire, surtout avant l'arrivée de sa compagne en décembre. Mais le groupe a su rester mobilisé pour préparer parfaitement le barrage de maintien, pendant que les adversaires potentiels jouaient jusqu'au bout l'accès aux play-offs. Pour s'en sortir, il a aussi fallu se renforcer à un poste-clé. Le décevant Markus Ruusu et le très jeune Matthieu Herpin - gardien franco-finlandais de 21 ans natif d'Aix-en-Provence mais entièrement formé en Finlande et donc non sélectionnable chez les Bleus - étaient jugés trop justes dans les cages. Un portier canadien, Evan Buitenhuis, a été engagé avec succès en février pour décrocher ce maintien.
Pelicans Lahti (16e) : l'auto-apitoiement, mais pas le suicide
Deux fois vice-champions les Pelicans avaient perdu leur entraîneur à succès Tommi Niemelä (passé chez Ilves). Beaucoup de questions semblaient se poser a priori autour d'un entraîneur débutant en senior, Juhamatti Yli-Junnila, et d'une défense qui a perdu son pilier Filip Kral. Des questions devenues de plus en plus brûlantes. Le directeur sportif Janne Laukkanen a alors renvoyé Yli-Junnila le 20 janvier et appelé à la rescousse son ancien coéquipier en équipe nationale Sami Kapanen. Entraîneur du KalPa quand il en était président et propriétaire, Kapanen revient sur un banc comme simple employé, expérience qu'il n'avait connue que quelques mois sur un siège éjectable notoire (celui de Lugano).
Kapanen a signé un contrat couvrant déjà la saison 2025/26... et heureusement pour lui car il a débarqué dans une situation compliquée. La pénalité de match en février de l'ingérable gardien Patrik Bartosak, pour avoir boxé un attaquant avec son bouclier, était un bon symbole de l'équipe mentalement instable. Battu en prolongation au dernier match décisif par TPS, le finaliste 2024 a pris la deuxième place en barrage de relégation. L'équipe est alors tombée dans "l'auto-apitoiement", selon les mots mêmes de son entraîneur Sami Kapanen, et a perdu contre un adversaire psychologiquement plus prêt.
On était alors très proche de la panique. Le propriétaire Pasi Nurminen a dû intervenir publiquement pour confirmer la situation financière tendue, mais assurer qu'il n'y aurait pas de faillite même en cas de descente avec la perte des droits TV. Il avouait néanmoins que la relégation serait un rude coup à la fois financier, sportif, et pour l'identité du club. Le pire a néanmoins été évité. Le légendaire petit gabarit américain Ryan Lasch a conclu dignement son passage au club en menant toujours l'offensive pour assurer l'essentiel face aux Jokerit.
Champions de Mestis mais battus en barrage de promotion/relégation : Jokerit Helsinki
La promotion des Jokerit faisait figure d'ultime défi de Valtteri Filppula. L'homme qui a quasiment tout gagné dans sa carrière était le plus célèbre des quelques vétérans embauchés pour encadrer les jeunes et le talentueux gardien formé au club Sisu Heikkeri, auteur d'une première saison convaincante en senior. Filppula met fin à sa carrière sans avoir pu remplir son objectif. Les jokers ont dominé la Mestis mais il y avait trop d'écart entre les divisions, surtout face à une équipe des Pelicans qui avait quand même bien des atouts.
Faudra-t-il donc recourir à la réforme artificielle d'agrandissement de la ligue pour que les Jokerit réintègrent enfin l'élite ? Ce serait une victoire à la Pyrrhus, un signe que le club finlandais qui faisait référence à l'époque pré-KHL est très, très loin de sa grandeur passée.
Marc Branchu