Mario Lemieux

 

Ce hockeyeur canadien francophone, né le 5 octobre 1965 à Montréal, avait un nom prédestiné. En effet, Mario Lemieux, c'est ce qui s'est fait de mieux après le règne sans partage de Wayne Gretzky. Il réussit un crime de lèse-majesté en détrônant la "Merveille" dont il était un grand admirateur au point de choisir son numéro inversé, le 66.

Une sorte de provocation qui correspondait bien au personnage à la fois ambitieux et fougueux que fut ce hockeyeur de grande taille (1,93 mètres). Mario Lemieux connut une célébrité foudroyante à l'âge de 18 ans alors qu'il évoluait dans l'équipe des Voisins de Laval.

Ce jeune centre très spectaculaire pulvérisa en effet pas moins de 24 records historiques dans la Ligue Junior Majeure du Québec, l'antichambre du circuit professionnel de la NHL. Il réussit notamment l'exploit d'effacer des tablettes le monument de Montréal, Guy Lafleur, en atteignant le total record de 282 points, dont 133 buts marqués en une seule saison !

Sacré meilleur joueur de la LHJMQ, Mario Lemieux fut logiquement désigné le premier choix de la NHL en 1984 et il signa la même année un contrat avec le club des Penguins de Pittsburgh avec lequel il devait rester fidèle jusqu'à la fin de sa carrière.

Lors de son arrivée en 1984, l'équipe de la Pennsylvanie était au bord de la faillite n'attirant qu'une moyenne de 7000 spectateurs par match. Un nombre insignifiant dans un pays aussi vaste que les États-Unis. Alors que les dirigeants du club de Pittsburgh songeaient sérieusement à vendre leur franchise, Mario Lemieux arriva à point nommé pour aider les Penguins à effectuer un redressement spectaculaire. La moyenne de fréquentation du public grimpa rapidement avec 17 000 supporters enthousiastes et Pittsburgh devint l'équipe la plus en vue de la NHL grâce à Super-Mario.

En 1985, le célèbre numéro 66 des Penguins fit une apparition qui ne passa pas inaperçue lors des championnats du monde du groupe A à Prague. Tristan Alric, qui avait été envoyé par le journal L'Équipe pour suivre l'événement, se souvient : " Comme j'étais le seul journaliste à l'interviewer dans sa langue maternelle, Mario Lemieux, qui n'était pas encore l'énorme star qu'il est devenu par la suite, venait toujours me voir dans la salle de presse et il me disait qu'il était ravi de pouvoir parler enfin en français ! ".

Au cours de la même saison, il remporta le trophée Calder récompensant le meilleur espoir de la NHL. Très vite Mario Lemieux s'imposa comme le centre vedette de l'équipe de Pittsburgh et il en devint le capitaine en 1987, après avoir partagé momentanément ce poste avec Dan Frawley au cours de la saison précédente.

Mario Lemieux devint une véritable star de la NHL lors de la saison 1987-1988. À l'issue de ce championnat, l'attaquant des Penguins fut élu meilleur joueur de la NHL. Un événement retentissant puisque Mario Lemieux ravit ainsi le trophée Hart au "dieu" Wayne Gretzky que ce dernier détenait sans interruption depuis huit ans ! De plus, Lemieux rafla également le trophée Ross de meilleur compteur que Gretzky avait remporté pendant sept saisons consécutives.

Vainqueur de la Coupe Stanley et du cancer

Mais pour réussir véritablement sa carrière professionnelle et entrer dans la légende de la NHL, Mario Lemieux se devait de remporter aussi la fameuse Coupe Stanley. Il réussit cette performance remarquable à deux reprises, en 1990 et en 1991, en étant, qui plus est, le meilleur marqueur des play-offs lorsqu'il décrocha son deuxième titre suprême consécutif. Le comportement de Mario Lemieux lors de la saison 1990-1991 fut simplement extraordinaire puisque le capitaine de Pittsburgh ne disputa cette année-là que 26 matches au cours de la saison régulière à cause de sérieux problèmes vertébraux !

La malédiction étalait déjà son ombre... Mario Lemieux connut en effet une première alerte physique très sérieuse à cause d'une hernie discale. L'une de ses vertèbres s'infecta. Le Professeur Abitbol, spécialiste de la colonne vertébrale, était assez pessimiste. " J'ai du mal à croire qu'il pourra revenir un jour à son meilleur niveau ", déclara-t-il. Pourtant, Mario Lemieux allait faire démentir ce pronostic en remontant sur la glace au mois de juillet 1990 après une opération du dos. S'il ne disputa donc que 26 matches lors de la saison régulière, sa présence pendant les séries finales furent sans conteste l'atout déterminant dans le deuxième succès d'affilée des Penguins.

Malheureusement, ce long forfait ne fut que le signe avant-coureur d'une véritable série noire qui devait perturber par la suite à plusieurs reprises la carrière de ce hockeyeur d'exception. En effet, au mois de décembre 1992, une nouvelle plongea le milieu du hockey professionnel de la NHL dans la consternation. À la suite d'une ablation d'une petite boule dans le cou, Mario Lemieux apprit des médecins qu'il était atteint de la maladie de Hodgkin. Une affection grave des ganglions lymphatiques qui se développe notamment dans le foie et les reins. La superstar de Pittsburgh, qui avait fait un début de saison fracassant (avec 104 points Lemieux menait très largement le classement des buteurs de la NHL), dut suivre un traitement de choc qui le tint éloigné des patinoires à partir du 5 janvier 1993.

Théodore Crandall, le médecin qui suivit le traitement de Mario Lemieux, n'en revint pas. Deux mois plus tard, le mardi 2 mars exactement, quelques heures seulement après avoir subi sa dernière séance de radiations, Mario Lemieux survolait la Pennsylvanie en jet privé pour se rendre à Philadelphie où se trouvaient ses coéquipiers de Pittsburgh. En lui prescrivant une radiothérapie, le médecin l'avait pourtant mis en garde contre de probables effets secondaires. Mais huit semaines d'arrêt et vingt-deux séances de rayons n'empêchèrent pas le courageux capitaine des Penguins de marquer un but lors de son grand retour. Une résurrection qui était attendue comme celle du messie car son club était alors en difficulté avec seulement onze victoires pour huit défaites. Le médecin le mit cependant en garde contre tout triomphalisme. Théodore Crandall le prévint : " Le cancer est stoppé mais on ne peut pas exclure une récidive. Il faudra donc faire des tests très régulièrement. "

À l'issue de son match de rentrée, Mario Lemieux confia qu'il s'était senti étonnamment bien pour un joueur qui n'avait pas chaussé les patins depuis 23 journées de championnat. Dépossédé de son sceptre de leader des marqueurs de la NHL, le centre de Pittsburgh entama immédiatement une course-poursuite pour rejoindre le nouveau meneur qui était l'Américain Pat Lafontaine. À peine revenu sur la glace, Mario Lemieux atteignit de nouveau le sommet de son art. Lors d'un match contre les Capitals de Washington, il fit un incroyable festival en marquant quatre buts et en étant crédité de deux passes décisives. Ces six points portèrent son total à 118, soit dix points de moins seulement que Pat Lafontaine. Lors du match suivant contre les Flyers de Philadelphie, Mario Lemieux, profitant de quatre supériorités numériques, réussit une fois encore à marquer quatre buts... Finalement, Super-Mario, bien qu'il ait manqué 23 matches, a fini meilleur marqueur du circuit pro nord-américain pour la quatrième fois en devançant Pat Lafontaine de douze points. Il fut aussi élu pour la deuxième fois de sa carrière meilleur joueur de la NHL (trophée Hart). Un exploit d'autant plus grand que les effets des radiations provoquèrent en lui une anémie latente. " À la fin de la saison, je ne songeais plus qu'à dormir ", se souvient-il.

Le chemin de croix

Malheureusement, il était écrit que la star des Penguins n'avait pas fini son douloureux chemin de croix. En effet, à la fin du mois de juillet 1993, Mario Lemieux fut opéré à nouveau d'un grave ennui musculaire au dos cette fois. Du coup, il était absent le 5 octobre pour le match d'ouverture de la saison contre Philadelphie car il n'avait pas encore pu achever sa convalescence. Le numéro 66 reporta à plusieurs reprises son retour. En attendant, c'est le jeune Tchèque Jaromir Jagr, 21 ans, qui se vit confier la tâche de meneur de jeu des Penguins. Mario Lemieux reprit vraiment du service le samedi 12 février 1994 en inscrivant un but et une assistance. Son retour à la compétition n'empêcha pas les Penguins de subir une lourde défaite à Dallas (9-3).

Lorsqu'il revint pour la énième fois dans le championnat Mario Lemieux confia : " J'ai 28 ans, mais mon corps en a 20 de plus. " Cette confidence démontrait la grande lassitude que ce joueur d'exception ressentait. En proie au doute, Mario Lemieux parlait alors de retraite. " Si je ne suis pas capable de revenir au jeu cette saison, il va falloir que je prenne une décision l'été prochain. Je veux jouer, lais d'un autre côté, je veux être encore capable de marcher avec mes jambes quand ma carrière sera terminée. Par moment, je suis incapable de patiner, et c'est encore pire quand je me penche... "

Après mûre réflexion, Mario Lemieux annonça le 29 août 1994 qu'il avait décidé de prendre une année sabbatique. Le centre de Pittsburgh ne disputa donc pas la saison 1994-1995 suivant ainsi les conseils de ses médecins. La superstar des Penguins refit son apparition le 19 mars 1995 à l'occasion d'un match de charité. Le Québécois confia : " Je ne reviendrai la saison prochaine que si j'ai l'assurance d'être capable de jouer normalement la plus grosse partie du championnat. "

Lors d'une conférence de presse, tenue le 20 juin 1995, Mario Lemieux annonça son retour en affichant un bel optimisme : " Ma santé est bien meilleure qu'il y a un an à la même époque. Comme je ne ressens plus du tout la fatigue des radiations et que mon dos me laisse enfin tranquille, j'ai décidé de revenir. "

Mario Lemieux aborda la saison 1995-1996 avec prudence en suivant un programme qu'il s'était fixé, à savoir ne pas jouer deux rencontres de suite et éviter les longs déplacements en avion. Mais au fur et à mesure que les sensations lui revinrent, le numéro 66 de Pittsburgh accéléra le rythme et intensifia ses apparitions. Il est vrai que malgré dix-sept mois d'absence, le jeu de Mario Lemieux restait tout aussi brillant. " J'ai une deuxième chance et je la savoure pleinement, confie-t-il. Chaque fois que j'ai la chance de monter sur la glace et de jouer au hockey, c'est du bonus après avoir combattu le cancer et les maux de dos. Je tenais trop à revenir et montrer que je suis encore parmi les meilleurs du monde. "

Au mois de juin 1996, Mario Lemieux fut élu pour la troisième fois de sa carrière meilleur joueur de la NHL tout en obtenant son cinquième titre de meilleur marqueur avec un total de 161 points. Revenu au sommet de la hiérarchie, le Canadien renonça cependant à participer à la première Coupe du monde qui fut organisée au mois de septembre 1996.

Âgé de 31 ans, le meilleur joueur de la NHL laissait de nouveau entendre que la saison 1996-1997 pourrait bien être sa dernière... Effectivement, le 5 avril 1997, à l'issue d'un match contre Ottawa, il annonça son départ définitif à l'issue du championnat. Super-Mario disputa son ultime rencontre le 26 avril lorsque les Flyers de Philadelphie éliminèrent son équipe dans les séries finales. Ce jour-là, il tira sa révérence en tant que buteur le plus prolifique de toute l'histoire de la NHL avec 0,823 but par match joué. Une moyenne qui redescendra néanmoins juste en dessous de celle de Mike Bossy après sa seconde carrière...

Il y avait longtemps que son corps criait halte. Comble de malchance, Mario Lemieux avait eu une grosse frayeur de voir son troisième enfant naître si prématurément que sa vie fut longtemps en danger. C'en était décidément trop pour ce père de famille qui voulait avant tout le bonheur de Nathalie, son épouse, et de ses trois enfants. " Avec un quatrième enfant qui va naître cet été, j'aurai une retraite très occupée " dit-il. Sans aucun souci financier puisque lors de son départ, Mario Lemieux était le joueur le mieux payé de la NHL (et de très loin) avec plus de 11 millions de dollars par saison.

" Je veux qu'on se souvienne de moi comme le joueur qui est arrivé dans la plus mauvaise équipe de la NHL et qui l'a amenée à la victoire dans deux Coupe Stanley. Je suis en paix avec ma place dans l'histoire du jeu ", conclua-t-il.

Le mot de la fin sera le bel hommage de Wayne Gretzky à l'adresse de Mario Lemieux : " S'il avait pu jouer plus régulièrement durant toute sa carrière, il aurait sûrement battu tous mes records de points, de buts et d'assistances. " Le sort en a voulu autrement.

Le retour du propriétaire

Malgré la fin de sa carrière, Mario Lemieux allait faire encore parler de lui. En effet, au mois d'août 1999, après de longues discussions, il devint le propriétaire des Penguins de Pittsburgh. C'était la première fois dans l'histoire du sport qu'un joueur récemment retraité accomplissait cette démarche finalement logique car l'inflation des salaires avait fait des sportifs de véritables hommes d'affaires, ayant en plus une connaissance parfaite de l'environnement. À 33 ans, après deux Coupes Stanley, six titres de meilleur marqueur et trois titres de MVP, Mario Lemieux avait comme premier objectif de faire croître le nombre d'abonnements à la patinoire de Pittsburgh (de 8 500 à 12 000) en annonçant une baisse du prix des billets. Mario Lemieux souhaitait d'autre part recruter cinq ou six nouveaux bons joueurs pour reconquérir la Coupe Stanley et voir se bâtir une nouvelle patinoire.

Au début du mois de décembre 2000, une incroyable nouvelle fut annoncée mettant le hockey nord-américain sens dessus dessous. En effet, à 35 ans et après trois ans de retraite, Mario Lemieux annonça son retour au jeu ! " Le jeu et la compétition me manquent. Je suis très excité à l'idée de tenter un come-back ! " déclara-t-il.

Depuis la retraite de Wayne Gretzky en 1999, la NHL avait grand besoin d'une star comme Mario Lemieux pour relancer l'intérêt des fans de hockey. Elle fut servie avec cet incroyable cadeau de Noël. Pourtant, quelques semaines avant cette annonce, le célèbre patron des Penguins déclarait à la chaîne ESPN qu'il n'avait aucune velléité de retour : " Perdre 10 kilos et revenir ? Non. Le jeu me manque, c'est un fait. Mais j'ai quatre enfants à élever. "

Selon les spécialistes, la cause de ce revirement se nommait Jaromir Jagr, la vedette tchèque de l'équipe de Pittsburgh avec qui Mario Lemieux avait formé cette ligne tant redoutée au début des années 1990. Le capitaine Jagr était aujourd'hui à la recherche de son célèbre toucher et de son moral. Le meilleur marqueur des deux dernières saisons de la NHL était en conflit avec son entraîneur-compatriote Ivan Hlinka et avait même demandé à être transféré. Bref, le boss Mario Lemieux chercha à apaiser la situation en rechaussant ses patins.

On connaît la suite. Au mois d'octobre 2001, Mario Lemieux fut à nouveau opéré d'une hanche mais continua à jouer, remportant au passage un titre olympique en 2002 à Salt Lake City comme capitaine de l'équipe du Canada. Puis il continua jusqu'à ce mois de janvier 2006 où le Canadien de Pittsburgh, âgé de 40 ans, fut victime d'un problème d'arythmie cardiaque qui l'obligea cette fois à raccrocher définitivement ses patins.

" Cette fois, c'est vraiment la fin, dit-il. Je ne peux plus jouer à un niveau de jeu acceptable. Ma santé et ma famille sont les choses les plus importantes à mes yeux. " Ses Penguins dont il restait le propriétaire, malgré de grosses difficultés financières, lui rendirent un bel hommage le soir de sa véritable retraite en écrasant les Capitals de Washington sur le score de 8-1 avec une récolte d'un but et trois passes pour Sidney Crosby. Le flambeau semblait entre de bonnes mains.

On notera que trois ans après sa retraite, en 2009, son club de Pittsburgh remporta à nouveau la Coupe Stanley et les Penguins seront à nouveau sacrés champions de la NHL en 2016 et 2017. Entre-temps, au début de l'année 2010, Mario Lemieux révéla au magazine Sélection qu'il souffrait en fait de fibrillation auriculaire, une forme d'arythmie du cur très dangereuse. Les premiers symptômes étaient apparus au cours de l'été 2005, mais ce n'est qu'au mois de décembre de cette même année que sa maladie fut diagnostiquée. Comme on le voit, le légendaire Mario Lemieux fut une sorte de martyre du hockey sur glace...

Tristan Alric

 

 

Statistiques

                                                    (saison régulière)              (play-offs)
                                                  MJ    B    A  Pts   Pén      MJ    B   A Pts   Pén
1981/82 Voisins de Laval             LHJMQ        64   30   66   96   22'      18    5   9  14   31'
1982/83 Voisins de Laval             LHJMQ        66   84  100  184   76'      12   14  18  32   18'
1982/83 Canada                  Mondial juniors    7    5    5   10   12'
1983/84 Voisins de Laval             LHJMQ        70  133  149  282   92'      14   29  23  52   29
1984/85 Pittsburgh Penguins           NHL         73   43   57  100   54'
1985    Canada                  Champ. du Monde    9    4    6   10    2'
1985/86 Pittsburgh Penguins           NHL         79   48   93  141   43'
1986/87 Pittsburgh Penguins           NHL         63   54   53  107   57'
1987    Canada                    Coupe Canada     9   11    7   18    8'
1987/88 Pittsburgh Penguins           NHL         77   70   98  168   92'
1988/89 Pittsburgh Penguins           NHL         76   85  114  199  100'      11   12   7  19   16'
1989/90 Pittsburgh Penguins           NHL         59   45   78  123   42'
1990/91 Pittsburgh Penguins           NHL         26   19   26   45   30'      23   16  28  44   16'
1991/92 Pittsburgh Penguins           NHL         64   44   87  131   94'      15   16  18  34    2'
1992/93 Pittsburgh Penguins           NHL         60   69   91  160   38'      11    8  10  18   10'
1993/94 Pittsburgh Penguins           NHL         22   17   20   37   32'       6    4   3   7    2'
1995/96 Pittsburgh Penguins           NHL         70   69   92  161   54'      18   11  16  27   33'
1996/97 Pittsburgh Penguins           NHL         76   50   72  122   65'       5    3   3   6    4'
2000/01 Pittsburgh Penguins           NHL         43   35   41   76   18'      18    6  11  17    4'
2001/02 Pittsburgh Penguins           NHL         24    6   25   31   14'
2002    Canada                  Jeux olympiques    5    2    4    6    0'
2002/03 Pittsburgh Penguins           NHL         67   28   63   91   43'
2003/04 Pittsburgh Penguins           NHL         10    1    8    9    6'
2004    Canada                   Internationaux    2    0    1    0    0'
2004    Canada                   Coupe du monde    6    1    4    5    2'
2005/06 Pittsburgh Penguins           NHL         26    7   15   22   16'
Totaux NHL                                       915  690 1033 1723  834'     107   76  96 172   87'
Totaux LHJMQ                                     200  247  315  562  190'      26   43  41  84   47'
Totaux avec l'équipe nationale du Canada          31   18   22   40   12'

Palmarès

- Champion olympique 2002

- Vainqueur de la Coupe Stanley 1991, 1992

- Vainqueur de la coupe Canada 1987 et de la coupe du monde 2004

Honneurs individuels

- Meilleur joueur de NHL (trophée Hart) 1986, 1993, 1996

- Meilleur joueur de NHL élu par ses pairs (trophée Lester B. Pearson) 1986, 1988, 1993, 1996

- Meilleur joueurs des play-offs NHL (trophée Conn Smythe) 1991, 1992

- Meilleur marqueur de NHL (trophée Art Ross) 1988, 1989, 1992, 1993, 1996, 1997

- Membre de la première équipe étoile de NHL 1988, 1989, 1993, 1996, 1997

- Membre de la deuxième équipe étoile de NHL 1986, 1987, 1992, 2001

- Meilleur joueur de LHJMQ et meilleur joueur des play-offs LHJMQ 1984

 

 

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