Janvier 2003

 

Un document de 1908

Un hebdomadaire sportif français qui consacre sa photo de couverture et sa double page centrale au hockey sur glace... Ça n'arrive pas tous les jours, mais en voici un exemple en... 1908 avec un article signé Louis Magnus lui-même. Retrouvez ce document.

02/01 Les Bleuets montrent leurs limites

Pas de miracle pour l'équipe de France des moins de 20 ans qui a logiquement été battu dans ses deux derniers matches, sur le même score de 3-0, d'abord par le Kazakhstan (buts de Zlobin, Strokatov et Plugarev) puis par l'Ukraine (deux buts de Butochnov, dont un en cage vide, et un de Koval). Il y a plusieurs conclusions à tirer de ces résultats. D'une part, la France était clairement inférieure et ne pouvait pas monter dans l'élite. D'autre part, il n'y a pas non plus un monde d'écart car les Bleus ont bien résisté à des formations qui se livraient une bataille féroce pour leur différence de buts.

Dans la mesure où l'équipe était composée en grande partie de joueurs nés en 1984, on peut penser que ceux-ci auront l'an prochain la mission de monter dans l'élite. Pour cela, il faudra être plus efficace offensivement que cette année, car le pourcentage de réussite aux tirs, que ce soit contre le Japon, le Kazakhstan ou l'Ukraine, est assez catastrophique. Maintenant que la division I a été divisée en deux groupes et qu'il y a donc deux promus et deux relégués, le maintien dans l'élite est devenue une mission presque impossible, mais il est en revanche plus facile d'y monter que d'y rester. Aux Français de saisir leur chance face à des adversaires de haut calibre qui pourraient être quelque chose du genre de la Norvège, de l'Ukraine et de l'Allemagne ou du Belarus.

02/01 Joker médical à Épinal

Borislav Ilic, fils de l'ancien entraîneur yougoslave d'Épinal et de Viry, Dusan Ilic, a mis un terme à sa saison pour raisons médicales. Épinal est donc depuis quelques à la semaine à la recherche d'un remplaçant, qui sera finalement un défenseur slovaque sans grandes références, Zdenek Balog, qui vient du deuxième niveau slovaque (Michalovce puis Zvolen B). Il a 21 ans et mesure 1,84 m pour 95 kg.

02/01 Clermont-Ferrand se renforce

Après le départ de l'Américain Trevor Hammer, puis celui du Norvégien Jarle Naesset reparti à Frisk-Asker, Clermont-Ferrand avait besoin de recomposer sa défense avant la deuxième phase. C'est désormais chose faite avec Ken Eddy (33 ans, 1,78 m, 77 kg) et l'imposant Ryan Skaleski (26 ans, 1,91 m, 101 kg), deux défenseurs américains qui arrivent de Port Huron en UHL. Auront-ils le niveau nécessaire ? Ils devraient suffire à colmater les brèches défensives pour jouer le maintien, même si ce n'est pas eux qui monteront le niveau du Super 16.

03/01 Russie : les Tchèques rois du mercato d'hiver

Même après l'arrivée de trois joueurs de NHL en novembre, les meilleurs clubs russes n'ont pas pour autant fait l'impasse sur l'occasion qui leur était fournie par la trêve hivernale de se renforcer à nouveau avec ses joueurs de pointure internationale. Un des joueurs les plus convoités sur le marché était Aleksandr Golts. Celui-ci composait avec Andreï Razin un duo de feu qui avait amené Magnitogorsk à son dernier titre, et le Dinamo de Moscou, qui avait déjà recruté Razin l'an dernier, comptait beaucoup sur la réunion des deux compères. Mais le duo magique ne s'est vraiment pas entendu avec l'entraîneur Zinetulla Bilyaetdinov, qui les a même punis en leur faisant passer quelques matches en tribune. Finalement, conclusion logique, Golts a été viré il y a un mois tandis que Razin, désormais seul, va devoir se plier à Bilyaetdinov.

Ces joueurs très talentueux ont gâché leur début de saison, mais Golts est bien sûr devenue un sujet d'attention. En le recrutant, le Severstal Cherepovets, étonnant deuxième du championnat, a confirmé qu'il serait un sérieux concurrent au trio de favoris Yaroslavl, Omsk, Kazan. Pour que tout soit bien clair, Cherepovets a également embauché Vladimir Vujtek junior (Vitkovice), le fils de l'entraîneur de Yaroslavl.

C'est un des quatre nouveaux Tchèques à rejoindre le championnat russe, un exode qui devrait sans doute continuer. Parmi les arrivants, deux défenseurs internationaux, Radim Tesarik (Vitkovice) au Lokomotiv Yaroslavl - club qui a effectué un stage de préparation en Égypte à la mi-décembre - et Robert Kantor (HIFK Helsinki) au Dinamo de Moscou. Mais la sensation a été réalisée par Ak Bars Kazan, qui s'est adjoint les services du surdoué Jiri Hudler (Vsetín), actuellement aux championnats du monde avec l'équipe nationale tchèque).

Le surarmement des grosses écuries continue donc, et ce n'est pas une bonne nouvelle pour le Metallurg Magnitogorsk, qui n'a plus les moyens de suivre et qui est le seul des "sept grands" à n'avoir pas encore presque assuré sa place en play-offs. Pour se faire pardonner l'absence de grande star, les métallos ont donc rapatrié un ancien chouchou du public, Sergueï Gomolyako (Mechel Chelyabinsk), ailier pas vraiment rapide, gros bébé de 105kg - poids de forme quand il est au régime... - qui avait été un personnage atypique du Final Four d'EHL 2000 disputé à Lugano. Les résultats russes.

03/01 Rouen : défection de Bourdeau

Le défenseur François Bourdeau a décidé de mettre fin de lui-même au problème des joueurs extra-communautaires à Rouen en choisissant de retourner dans le semi-pro québécois, où il a obtenu un bon contrat et cherchera à entamer sa reconversion comme policier. Cette défection prête à polémique puisqu'il avait déclaré que tous les Canadiens étaient solidaires et qu'il resterait jusqu'au bout dans ce club, surtout quand on se souvient du déchirement du départ de David Bahl qui, lui, était prêt à rester. S'il évite la mise en place d'une tournante entre les Canadiens (qui aurait permis de faire jouer quelques matches à Macrez, ce qui lui eût été profitable) ce départ place les Dragons dans une situation délicate compte tenu d'un effectif déjà juste. Avec seulement trois défenseurs seniors (Carlsson, Carriou et Pousset, qui devraient être rejoints par les attaquants de formation Karjalainen et Lacroix), les Rouennais doivent prier pour que Nicolas Besch (pubalgie) puisse guérir aussi vite que possible et pour qu'il n'y ait aucune autre blessure.

04/01 Super 16 : choc sans vainqueur

La première journée de la phase finale du Super 16 était attendue puisque la Poule Magnus proposait une confrontation directe nord-sud. Certes, le nord a pris l'avantage, mais de peu et en rappelant qu'il jouait à domicile. En particulier, le choc entre les leaders de la première phase n'a pas donné de vainqueur. Mulhouse a conservé son invincibilité en championnat, mais a abandonné son premier point à Amiens, qui a ouvert le score sur un but... du casque de Laurent Gras, et qui a arraché le nul à la dernière minute par François Rozenthal.

Dans le match des troisièmes, Brest a pris légèrement le dessus sur Anglet (4-3), et dans la rencontre entre quatrièmes, Dijon s'est assuré au moins deux points à ce niveau en renversant la situation au dernier tiers-temps face à Villard-de-Lans. Par contre, l'autre grand choc Rouen-Grenoble n'a pas pu avoir lieu car le bus des Dauphinois s'est retrouvé bloqué par un bouchon dû à un gros carambolage sur l'autoroute A13 suite aux brutales chutes de neige sur l'Ile-de-France. Les Brûleurs de Loups sont arrivés tard dans la soirée et le match aura lieu demain.

Ce n'est pas la seule conséquence de la neige puisqu'à Tours on a dû jouer avec des juges de ligne locaux à la place de ceux prévus, tandis qu'à Briançon la rencontre a démarré avec une heure de retard en attente de l'arbitre.

Cette poule "nationale" a également été très serrée, et parfois surprenante. On a ainsi pu remarquer qu'Angers - où Derek Haas est officiellement viré depuis le conseil d'administration du matin - ne s'était toujours pas remis de sa crise, battu 3-4 à domicile par Clermont-Ferrand. L'autre favori théorique de la poule, Tours, s'est également fait des frayeurs face à des Gapençais très physiques et s'appuyant sur un excellent Radek Lukes dans les cages. Les Diables Noirs ont couru après le score et ne l'ont renversé qu'au troisième tiers. Mésaventure inverse pour Briançon qui contrôlait le match 2-0 après deux minutes de jeu et qui a perdu 4-5 devant un Besançon retrouvé avec des doublés pour Bohuslav Subr et Karel Kadlec. Les résultats du Super 16.

04/01 Division 1 : Strasbourg tombe de haut

Énorme surprise pour le début de seconde phase en division 1 ! Strasbourg, invaincu en poule nord et que tout le monde voyait favori, a été battu à domicile par Limoges (3-4). Deux explications à cette déconvenue : d'une part, l'entraînement n'a repris que depuis trois jours et l'élan victorieux n'est pas revenu, et d'autre part, le club alsacien et l'attaquant canadien Jeremy Kyte se sont séparés définitivement. L'autre favori nordiste, Épinal, a repris sa mauvaise habitude d'abandonner des points en route. Cette fois, c'est à Neuilly-sur-Marne avec une égalisation de Laurent Veret à quinze secondes de la fin. Que de bonnes nouvelles pour les équipes du sud qui ont pu se disputer la première place. Et c'est Nice qui a frappé un gros coup : réitérant leur entrée en matière de la première phase où ils avaient battu le Mont-Blanc lors de la première journée, Nice a cette fois battu Chamonix (5-4)... pour le plus grand bonheur du Mont-Blanc qui a en registré de bons débuts pour le joker Rami Koivisto (ancien de Grenoble) et qui a pris la tête grâce à sa victoire 4-1 sur Cergy.

Il serait toutefois hâtif d'en déduire que la poule sud était la plus forte et que les adversaires du nord étaient vraiment trop faibles pour Épinal et Strasbourg. En effet, en poule de maintien, les nordistes ont gagné les deux confrontations croisées, à l'extérieur qui plus est, que ce soit Le Vésinet à Valence (3-1) ou Amnéville à Morzine (8-3). Battu sur ce même score de 8-3 à Pralognan-la-Vanoise, Annecy se prépare à un difficile challenge pour le maintien, alors que Courbevoie, vainqueur 5-0 à Asnières, est le grand favori de ce groupe. Les résultats de division 1.

 07/01 Finale de la Coupe : Annecy candidat

Sur la lancée de sa participation à l'organisation du tournoi du Mont-Blanc, le SG Annecy a officiellement posé sa candidature pour accueillir la finale de la Coupe de France. La ville d'Annecy veut notamment profiter de l'évènement pour lancer sa campagne de candidature comme ville-hôte des Jeux Olympiques d'hiver de 2014. La Coupe de France.

Les photos du tournoi du Mont-Blanc

Les photos ont été rajoutées aux comptes-rendus des matches des Bleus au tournoi du Mont-Blanc :

Premier chapitre : France - Pologne (+ interview de Heikki Leime).

Deuxième chapitre : France - Russie B (+ interview de David Dostal).

Chapitre final : France - Finlande B (+ bilan individuel des bleus).

09/01 Coupe Continentale : encore des renforts

Après l'affaire Belfast/Linz en demi-finale, on espérait que l'IIHF mettrait les choses au point pour sa "Superfinale" de Coupe Continentale qui doit marquer la relance des compétitions continentales. Malheureusement, l'absolution des Belfast Giants, en dépit du règlement, a plutôt fait figure de jurisprudence négative et les participants semblent considérer que, tant que l'on n'affirmera pas expressément le contraire avec un vrai contrôle des effectifs, il est toujours possible d'engager des pigistes en prévision du tournoi européen. En l'occurrence, ce sont les deux clubs organisateurs qui ne montrent pas l'exemple puisque Lugano a engagé un renfort et Milan... carrément trois ! On verra si au moins ils finissent la saison avec leurs nouvelles équipes, contrairement à Sean Selmser à Belfast, mais de toute façon il sera trop tard pour sanctionner après coup, et c'est bien là le problème.

On pensait pourtant que l'armada milanaise forte de ses neuf Italo-Canadiens était pour le moins parée pour le rendez-vous continental. Mais les dirigeants milanais ont perdu tout contrôle depuis les évènements de l'été et le mot basta a disparu de leur vocabulaire. En quelques jours, ce ne sont pas moins de trois étrangers supplémentaires qui ont débarqué. Tout d'abord, l'attaquant suédois Thomas Sjögren, qui en est à son troisième club de la saison après Hambourg, qu'il a quitté juste avant le début du championnat, et Malmö. Ensuite, le défenseur canadien Terry Hollinger, qui arrive de Sierre en LNB suisse. Et pour finir, un joker bien connu en France, puisqu'il avait été celui d'Amiens pendant quelques semaines mémorables, l'attaquant Evgeni Davydov, maintenant âgé de trente-cinq ans.

Ce n'est rien à côté du vétéran engagé par Lugano, le défenseur Grant Ledyard (41 ans), qui possède une expérience considérable en NHL où il a joué plus de mille matches, mais presque aucune sur le Vieux Continent, ce qui ne l'affole pas outre mesure : "Mes deux seuls contacts avec le hockey européen sont deux Championnats du monde (1985 et 1986) et une Coupe Spengler (2000) avec le Team Canada. Du hockey européen, je sais seulement qu'il se joue avec une crosse, des patins et un palet... Blague à part, je sais que le jeu y est rapide, technique, physique, et surtout de haut niveau. Quant aux patinoires plus grandes, ça ne constitue pas un problème, c'est même un stimulus supplémentaire."

Pronostics des matches de demain en Coupe Continentale :

HC Davos (SUI) 25 % / Lokomotiv Yaroslavl (RUS) 75 %

HC Lugano (SUI) 75 % / Belfast Giants (GBR) 25 %

Milan (ITA) 65 % / Keramin Minsk (BLR) 35 %

Jokerit Helsinki (FIN) 65 % / Slovan Bratislava (SVK) 35 %

09/01 Allemagne : Öst remplace Boni

Vendredi dernier, Giacinto ("Jim") Boni a démissionné de son poste d'entraîneur d'Ingolstadt après une septième défaite à domicile de suite. Il a "remercié" les joueurs, sous-entendant qu'ils auraient fait exprès de perdre pour précipiter son départ. Les joueurs en question n'ont rien avoué de tel et se sont déclarés surpris et déçus de sa décision. Alors que Daniel Naud (viré par Augsbourg) était sur les rangs, c'est finalement Olle Öst qui a succédé à Boni au jeu des chaises musicales.

Cet entraîneur suédois de 61 ans a conduit l'équipe nationale de Suède à un titre de vice-championne du monde en 1986 et a une grande expérience en Allemagne puisqu'il a souvent entraîné au cours des vingt-cinq dernières années. La première décision d'Öst a été d'engager des discussions avec l'ex-capitaine Clayton Young, viré quelques jours plus tôt par Boni, et de le réintégrer. La tâche du Suédois est difficile car il semble maintenant acquis à 90 % qu'Ingolstadt et Schwenningen vont terminer aux deux dernières places et jouer le barrage de maintien. Les résultats allemands.

Quant à Jim Boni, il a été décrit comme un des candidats - avec Ron Kennedy - pour la succession de Pat Cortina à la tête de l'équipe nationale d'Italie, pays où il a un lourd passé. Le 14 janvier 1992, Miran Schrott, joueur de Courmayeur, reçoit un coup de crosse à la poitrine de la part de Jim Boni lors d'un match de série B contre Gardena, ce qui provoque un arrêt cardiaque, sans doute à cause d'antécédents ou de prédispositions non diagnostiquées. Schrott meurt une heure et demie plus tard à l'hôpital de Chamonix, et Boni sera présent à son enterrement.

Sur le plan sportif, après un réquisitoire demandant la radiation à vie, Boni encourt finalement une suspension de deux ans, qui ne dure qu'un mois et demi avant d'être annulée par la commission d'appel. Sur le plan légal, il a été condamné pour homicide involontaire à une amende de 2 250 000 lires (1100 euros environ), et il sera même aidé à la payer par l'organisation d'un match de solidarité. La famille de Miran Schrott n'a pas toujours bénéficié de la même gratitude de la part du monde du hockey italien...

10/01 Jonathan Zwikel à Duisburg

Son club de Sundsvall, non qualifié pour la poule haute de l'Allsvenskan (contrairement au Björklöven de Maurice Rozenthal), étant en proie à des difficultés financières, l'international français Jonathan Zwikel a atterri en Bundesliga 2 allemande, à Duisburg, club entraîné par le légendaire Didi Hegen et où évolue notamment Tom Hartogs (ex-Brest et Grenoble) reconverti en défense. Il y sera l'un des six étrangers, chargé de remplacer Cory Gustafsson. Après le départ de ce Suédois pour Landshut, Duisburg a eu les pires difficultés à trouver un remplaçant, les candidats se désistant les uns après les autres ou raccrochant lorsque le club leur communiquait les salaires proposés. Un Canadien, Todd Sparks, avait été mis à l'essai, mais il n'était que trop évident qu'il n'avait pas joué depuis un an. Les problèmes de Sundsvall arrivaient donc à point nommé.

10/01 Coupe Continentale : les quarts de finale

Comptes-rendus des quarts de finale :

À Milan : Jokerit Helsinki - Slovan Bratislava et Milan - Minsk

À Lugano : Davos - Lokomotiv Yaroslavl et Lugano - Belfast

Pronostics des demi-finales :

HC Lugano (SUI) 30 % / Lokomotiv Yaroslavl (RUS) 70 %

Jokerit Helsinki (FIN) 80 % / Keramin Minsk (BLR) 20 %

11/01 Finale de la coupe : quatre candidatures

Il semble qu'il y ait quatre clubs qui se soient portés candidats à l'organisation de la Coupe de France. Outre Annecy déjà évoqué, il s'agit du tenant du titre Rouen, du finaliste de la dernière édition Besançon (qui, bien que déjà éliminé cette année, veut donc se porter garant de la continuité de "l'esprit coupe" qui lui a réussi l'an passé) et enfin de Chamonix, qui a découvert la magie de la Coupe en signant la plus belle surprise de l'édition en cours avec sa victoire sur Mulhouse. La Coupe de France.

11/01 Super 16 : Dijon toujours leader !

D'accord, Dijon s'est qualifié pour la poule finale, mais c'est plus parce que ses adversaires ont perdu pied. D'accord, Dijon a pris la tête de la poule Magnus, mais c'est parce que son premier adversaire, Villard-de-Lans, était le plus faible. D'accord, Dijon vient de conserver le commandement en gagnant à Grenoble mais... vous pouvez répéter ?

Et oui, Dijon a mis un coup de pied surpuissant dans l'ordre établi en s'imposant en prolongation chez les Brûleurs de Loups, un des favoris pour l'accession aux demi-finales. Pourtant, Josef Podlaha, absent à Rouen, était là et bien là, puisqu'il a signé "comme d'habitude" un quadruplé. Mais cela n'a pas suffi pour empêcher les Dijonnais de s'imposer 6-5, dans une rencontre à l'arbitrage bizarre, sans que cela n'enlève rien à leur mérite.

De son côté, Rouen n'est plus du tout souverain, notamment en défense, mais Rouen gagne toujours, même si c'est de peu (6-5 à Anglet). Toujours invaincu, Mulhouse a réalisé le "carton de la soirée" contre Brest (6-3). Les matches de poule Magnus ont en effet encore été exceptionnellement serrés, et Villard aussi est tout à fait dans le coup, battu d'extrême justesse par Amiens à vingt-quatre secondes de la fin.

En poule de maintien, Briançon fait très grise mine après avoir explosé chez sa désormais bête noire de Clermont (8-2) alors que les voisins de Gap ont salué comme il mérite le beau succès sur Angers (5-4), qui semble incapable de se sortir de la crise et qui n'est pas aidé par Dame Fortune, avec une transversale à la dernière seconde en jeu à six contre quatre. Les résultats du Super 16.

11/01 Division 1 : Strasbourg tombe de haut

Même sans Rami Koivisto qui est sorti du match de Cergy avec une blessure au genou, le Mont-Blanc est allé s'imposer à Chamonix (5-2) dans une nouvelle édition du derby. Les hommes de Pierre Pousse sont dans une situation difficile avec deux défaites lors de deux matches difficiles, mais c'est aussi le cas d'un autre favori, Strasbourg, sur qui Épinal a pris un malin plaisir à prendre sa revanche des humiliations de la première phase. Neuilly-sur-Marne continue de prendre de bons points avec une victoire à Neuilly-sur-Marne. Mais le leader est maintenant Nice, qui s'est aisément imposé chez des Limougeauds décevants (6-1).

En poule de maintien, dans un match déjà important pour le maintien, Valence a remonté deux buts de retard pour prendre un point à Annecy (2-2). La dernière place est pour l'instant occupée par Morzine et Asnières. Les résultats de division 1.

11/01 Division 2 : surplace dans la neige

Étonnant renversement de situation dans la poule nord. Cholet, qui avait semblé faire un pas décisif en battant l'ACBB/Paray début décembre, s'est depuis fait remonter par son adversaire dans la course à la qualification. Maintenant, les Franciliens ont leur destin en mains et le joueront dans une semaine du côté de Valenciennes. Mais ce n'est rien à côté de la poule sud. Certains se demandaient si chacun avait pris ses précautions pour que la neige, qui n'a plus pris personne par surprise ce week-end-ci après avoir touché presque toute la France à un moment ou à un autre... y compris du côté de Marseille.

Et il est ainsi advenu que les espoirs toulonnais ont peut-être été ensevelis... sous la neige. Dix joueurs seulement arrivés à Bordeaux, et c'était l'inévitable forfait. Un match a bien été disputé de façon amicale avec un quintuplé de Stéphane Labayle, mais pour les Varois, le problème est ailleurs. Plus que la défaite, le point de pénalité consécutif au forfait pourrait coûter très cher. En l'occurrence, au classement, ce n'est pas la neige qui domine, mais le brouillard. Les autres prétendants Toulouse et Chambéry ont tous deux laissé filer une grande occasion à domicile... et même Nantes est revenu dans la course après avoir gagné à Grenoble. Du coup, trois équipes (Toulon, Nantes, Toulouse) sont à égalité de points... et à égalité de différence de buts particulière, et il est bien difficile d'y voir clair avant la dernière journée. Nantes-Toulouse offre une confrontation directe, mais Toulon, en retard sur la différence de buts générale, peut encore tout donner face à la réserve grenobloise. Le plus simple serait que Chambéry mette tout le monde d'accord avec son point d'avance, mais il faudrait pour cela un improbable exploit à Lyon (qui a déjà laissé échappé suffisamment de points face aux autres qualifiés pour la poule finale). Les résultats de division 2.

12/01 NHL : Ottawa, la mort vous va si bien

Les Sénateurs d'Ottawa sont actuellement l'équipe la plus paradoxale de la NHL. Lorsque, juste après le nouvel an, leur propriétaire a annoncé que les salaires de janvier ne pourraient pas être versés aux joueurs, ceux-ci ont gagné 9-1 contre Atlanta avec un quadruplé pour Marian Hossa. Même si leur série victorieuse a été interrompue par deux défaites - vite rattrapées - cette semaine, ils restent incontestablement la meilleure équipe de NHL (avec un point de retard sur Dallas, mais les Stars ont trois matches de plus)... avec seulement la 25è masse salariale.

Pourtant, dans le business impitoyable de la NHL, les Sénateurs sont quasiment morts. Créés il y a dix ans, ils traînent une dette de 161 millions de dollars, alors que leurs revenus annuels s'élèvent à 57 millions. Le Canada, qui souffre toujours de la comparaison entre les dollars américain et canadien, risque-t-il de perdre une autre de ses franchises après Québec et Winnipeg ? Les récents championnats du monde juniors ont montré que la passion du hockey y était intacte, mais dans le business de la NHL le Canada n'a même plus voix au chapitre.

Les équipes canadiennes ne sont pas les seules à souffrir puisque plus de la moitié des franchises de NHL connaissent des déficits d'exploitation. Le syndicat des joueurs, la NHLPA, ferme toujours les yeux comme si rien de grave n'arrivait, ne voulant pas entendre parler de la mise en place d'un plafonnement de la masse salariale, qui est pourtant la seule solution (quitte à autoriser les dépassements mais en les taxant, comme vient de le faire la NBA). Les franchises de NHL menacent de fermer les unes après les autres, Buffalo, administré directement depuis plusieurs mois, étant dans la même situation qu'Ottawa, alors qu'Anaheim ou Dallas sont à vendre.

L'impasse de 2004 et de la renégociation de la convention collective se rapproche, et la NHL s'enfonce chaque jour un peu plus dans une situation de crise économique. Mais pour le Canada, dépouillé de son sport national par les Américains qui n'y voient qu'un business, il s'agit surtout d'une crise morale.

12/01 La meilleure hockeyeuse du monde chez les hommes

Un long feuilleton médiatique a pris fin hier soir avec le premier match de Hayley Wickenheiser, la meilleure joueuse de hockey au monde, dans une équipe masculine. Il avait commencé dès les derniers Jeux Olympiques lorsqu'elle avait annoncé son intention de jouer dans une équipe professionnelle en Europe. Finalement, elle a fini par en trouver une, mais d'un niveau bien moindre que Merano (qui n'avait pu l'accueillir à cause du veto de la fédération italienne) ou que les autres pistes évoquées. Son nouveau club, le Salamat de Kirkkonummi, qui évolue en troisième division finlandaise, était en effet complètement inconnu il y a encore une semaine, même s'il est leader de son groupe après une ascension de parvenu.

Aujourd'hui, il a évidemment profité à plein de l'effet d'annonce médiatique, devant même demander une dérogation pour faire rentrer 1200 personnes dans sa patinoire de 1000 places. Quant aux 84 accréditations demandées pour l'évènement, elles constituent évidemment un record à ce niveau. Pourtant, ce n'est pas à proprement parler une première puisque des gardiennes de but avaient joué des bribes de match dans des ligues mineures américaines et que, même chez les joueurs de champ, l'attaquante allemande Maren Valenti s'était glissée parmi les hommes à Fribourg-en-Brisgau.

Ceci dit, l'évènement est forcément remarqué quand il s'agit de la meilleure hockeyeuse de la planète. Elle s'est assez tranquillement adaptée au jeu masculin et n'a pas été désarçonnée physiquement. Alignée d'entrée, elle a gagné la première mise au jeu et elle a ensuite marqué son territoire par une mise en échec à la bleue sur un adversaire parti vers le but. Elle a compté une assistance sur un engagement gagné en zone offensive, mais n'a pas énormément produit offensivement avec des coéquipiers qu'elle découvrait. Elle a en revanche marqué... contre son camp, plaquée vers son but en fin de match.

Il est possible que Wickenheiser, ni révolutionnaire ni ridicule, continue son bail pour l'instant limité à un essai de trois matches, histoire de prolonger un peu l'intérêt médiatique autour du club. Au-delà du coup marketing, cela va-t-il aider à lancer sérieusement le hockey féminin, du moins en Finlande qui est déjà le pays européen où il est le plus développé ? Ça, on verra...

13/01 Un jeune Français en Suède

Martin Jeannette (dont le frère aîné Guillaume joue au SO Chambéry) a quitté l'équipe junior élite de Reims pour rejoindre celle de Västerås (Suède), profitant à cette occasion d'un jumelage.

"Comme je venais d'obtenir mon bac et que mon club de Reims allait avoir des difficultés pour engager une équipe à haut niveau, j'ai posé ma candidature cet été pour l'université et le club de Västerås avec lequel Reims est jumelé. Västerås est située à 100 km au nord-ouest de Stockholm et c'est très agréable d'y résider car les habitants et mes copains étudiants sont accueillants, agréables, serviables et surtout très respectueux des autres", a confié Martin à Jacky Girel.

En ce qui concerne plus précisément l'aspect sportif de son séjour, le jeune Français note que la culture hockey y est très forte : "les infrastructures sont importantes et modernes à Västerås. Tout est fait pour que les joueurs ne pensent qu'au hockey ; nous avons par exemple pour notre équipe trois responsables du matériel, deux entraîneurs pour les joueurs de champ, un entraîneur pour les gardiens et un dirigeant." Quant aux joueurs "vikings", Martin pense qu'ils font la différence par leur rapidité et leur physique ; il note aussi que "leur sérieux et le temps consacré à leur sport jouent certainement beaucoup aussi".

21/01 Russie : le chaud et froid fatal

Les clubs russes ont l'habitude d'effectuer des stages dans des destinations chaudes (Mer Noire, Turquie, Égypte), et ils n'ont pas dérogé à la règle pendant la trêve hivernale. Mais cet intermède au soleil a coûté très cher cette année à Kazan, non pas sur le plan financier, puisque la province du Tatarstan finance à fonds perdus son club-phare, mais sur le plan humain. Les Bars (panthères) sont en effet passées en deux heures d'avion de +30C à -30C, car la Russie connaît son hiver le plus rude depuis des décennies.

L'entraîneur Yuri Moïseïev, vieil homme bourru qui ne s'est jamais départi de son humour, n'a pas manqué d'attraper un chaud et froid, et il est depuis alité avec de l'hypertension. Son assistant Vladimir Plyushchev, par ailleurs entraîneur de l'équipe nationale russe, a alors pris sa place comme coach. Finalement, la direction du club a décidé d'entériner l'état de fait, à savoir la retraite de Moïseïev et son remplacement définitif. Cela ne constitue pas une révolution pour Kazan puisque les deux hommes collaboraient, mais leurs tactiques divergent sensiblement, ainsi que leur management, puisque Moïseïev a énormément de respect pour des vétérans alors que Plyushchev, ex-entraîneurs des juniors russes champions du monde, s'est bâti sa réputation avec les jeunes.

Surtout, c'est une page qui se tourne puisque Yuri Moïseïev est un des derniers représentants de la vieille école du hockey russe, un admirateur inconditionnel d'Anatoli Tarasov, le bâtisseur tactique du hockey soviétique. Moïseïev n'en fait néanmoins pas un drame : "Après la place de finaliste obtenue l'an passé, j'avais déjà songé à arrêter, mais la direction du club m'avait persuadé de prolonger mon contrat pour une dernière année, dans la mesure où Plyushchev n'avait aucune expérience à la tête d'un club. Quand la crise d'hypertension a commencé, Plyushchev a pris en charge l'équipe. Compte tenu de ses compétences, et comme il serait étrange que le sélectionneur national ne soit qu'assistant en club, j'ai pris la décision de mettre un terme à ma carrière."

Désormais, Vladimir Plyushchev va donc cumuler les positions d'entraîneur en club et en équipe nationale, mais il ne considère pas que cela posera plus de problèmes que quand il n'était qu'adjoint.

Ce qui est sûr, c'est que dans ses deux fonctions, Plyushchev va faire place aux jeunes. Il devrait ainsi essayer de rappeler à Kazan quelques juniors écartés par Moïseïev, et se réjouit déjà du jeu du joker Jiri Hudler, qu'il compare à... Igor Larionov. Tout ce qu'on peut souhaiter au junior tchèque, c'est de connaître la même longévité que l'ancien centre de la KLM, toujours inoxydable à 41 ans avec les Detroit Red Wings.

15/01 Saison finie pour Ruokonen

On ne reverra pas Miikka Ruokonen sur une patinoire cette saison. L'opération a en effet révélé que sa déchirure du tendon du grand pectoral était totale, ce qui implique que son bras devra être complètement immobilisé pendant deux mois et qu'il ne pourra pas revenir au jeu avant six mois. Dans un premier temps, le défenseur finlandais sera remplacé par Jean-Michel Larroque, attaquant capable de passer en défense pour les besoins de la cause. Ensuite, le HC Mulhouse n'exclut pas de recruter un autre joueur en remplacement du blessé. Par ailleurs, signalons que Lionel Bilbao a cédé le week-end dernier le capitanat des Scorpions à Jukka Ollila, expliquant vouloir se consacrer plus à son jeu.

15/01 Grenoble porte réclamation

Après le déroulement controversé de Grenoble-Dijon le week-end dernier, les dirigeants des Brûleurs de Loups ont décidé de porter réclamation, dans la mesure où la prolongation s'est disputée à trois contre trois au lieu de cinq contre cinq. L'arbitre Jean-Christophe Benoist, qui avait pourtant fait jouer le temps supplémentaire d'Amiens-Mulhouse à cinq contre cinq, a en effet été interpellé par un officiel qui lui a présenté une version du règlement (en fait issue... du plan de développement IIHF minimes) qui faisait état d'un trois contre trois, et a suivi ce point étrange dans la précipitation du match, ce que les dirigeants grenoblois contestent maintenant après coup. Voilà en tout cas une nouvelle affaire qui ne va pas arranger l'image de sérieux du hockey français...

Toujours est-il qu'il y a maintenant trois alternatives pour la CSNHGM qui se réunira - par téléphone - demain soir : entériner le résultat du match puisque personne n'a été favorisé (le fait qu'à trois contre trois il était plus facile de marquer avantageait objectivement les deux clubs puisque la prolongation est du "tout bonus"), faire carrément rejouer la rencontre ou... ne faire rejouer que la prolongation, par exemple lors du match retour, ce qui calmerait peut-être la tentation d'un recours puisque chaque équipe serait assurée de conserver au moins un point. Les dirigeants grenoblois proposeraient même de faire d'une pierre deux coups, c'est-à-dire de jouer un match entier uniquement avec comme enjeu le deuxième point, ce qui serait idéal pour eux.

15/01 Rouen : précisions

Précisions utiles quant au contrôle fiscal dont le Rouen HE fait l'objet, à la suite des informations maladroitement présentées dans le compte-rendu du dernier Rouen-Grenoble.

16/01 Autriche : Feldkirch change encore

Linz a beau être en tête du championnat autrichien, son entraîneur Stanislav Barda ne fait pas l'unanimité et est sévèrement critiqué par la presse locale à chaque défaite. Le leader devrait toutefois se méfier de ne pas casser un jouet en parfait état de marche pour ne pas connaître le même sort que Feldkirch. En effet, depuis que le président s'est séparé de son coach Konrad Dorn qui avait le défaut de se rebeller contre ses critiques, rien ne va plus chez l'ancien champion d'Europe. Les défaites ont remplacé les victoires et la large avance acquise sous la baguette de Dorn a totalement fondu.

Pourtant, le président de Feldkirch, Walter Gau, affirmait qu'il continuait à faire confiance au vétéran promu entraîneur Fritz Ganster. On sait ce que valent ce genre de paroles, et avant-hier Feldkirch a annoncé le recrutement de Bob Leslie, ancien entraîneur du Team Canada, de Zoug, de Cologne et de Londres. Gau a bien sûr expliqué que tout cela était tout à fait logique. Puisque la reconversion de Ganster, 41 ans, dans un poste au sein de la direction du club était après tout prévue pour l'an prochain, pourquoi ne pas anticiper son départ ? En attendant, Ganster est soulagé et ravi de pouvoir se concentrer à nouveau sur son jeu, tout du moins selon le communiqué de presse du club...

Reste que Feldkirch en est à son troisième entraîneur de la saison avant d'aborder la rencontre de demain à... Linz, l'équipe qui lui est passée devant en tête du classement. Linz n'est pas encore tombé dans le piège du licenciement d'entraîneur victorieux, et s'est surtout occupé de remplacer l'arrière tchèque Petr Kuchyna, blessé à l'épaule et out pour la saison. C'est ainsi que le défenseur canadien Terran Sandwith, tout juste champion d'Europe avec le Jokerit Helsinki, fera ses débuts demain contre Feldkirch.

21/01 Le chaud et froid fatal

Les clubs russes ont l'habitude d'effectuer des stages dans des destinations chaudes (Mer Noire, Turquie, Égypte), et ils n'ont pas dérogé à la règle pendant la trêve hivernale. Mais cet intermède au soleil a coûté très cher cette année à Kazan, non pas sur le plan financier, puisque la province du Tatarstan finance à fonds perdus son club-phare, mais sur le plan humain. Les Bars (panthères) sont en effet passées en deux heures d'avion de +30C à -30C, car la Russie connaît son hiver le plus rude depuis des décennies.

L'entraîneur Yuri Moïseïev, vieil homme bourru qui ne s'est jamais départi de son humour, n'a pas manqué d'attraper un chaud et froid, et il est depuis alité avec de l'hypertension. Son assistant Vladimir Plyushchev, par ailleurs entraîneur de l'équipe nationale russe, a alors pris sa place comme coach. Finalement, la direction du club a décidé d'entériner l'état de fait, à savoir la retraite de Moïseïev et son remplacement définitif. Cela ne constitue pas une révolution pour Kazan puisque les deux hommes collaboraient, mais leurs tactiques divergent sensiblement, ainsi que leur management, puisque Moïseïev a énormément de respect pour des vétérans alors que Plyushchev, ex-entraîneurs des juniors russes champions du monde, s'est bâti sa réputation avec les jeunes.

Surtout, c'est une page qui se tourne puisque Yuri Moïseïev est un des derniers représentants de la vieille école du hockey russe, un admirateur inconditionnel d'Anatoli Tarasov, le bâtisseur tactique du hockey soviétique. Moïseïev n'en fait néanmoins pas un drame : "Après la place de finaliste obtenue l'an passé, j'avais déjà songé à arrêter, mais la direction du club m'avait persuadé de prolonger mon contrat pour une dernière année, dans la mesure où Plyushchev n'avait aucune expérience à la tête d'un club. Quand la crise d'hypertension a commencé, Plyushchev a pris en charge l'équipe. Compte tenu de ses compétences, et comme il serait étrange que le sélectionneur national ne soit qu'assistant en club, j'ai pris la décision de mettre un terme à ma carrière."

Désormais, Vladimir Plyushchev va donc cumuler les positions d'entraîneur en club et en équipe nationale, mais il ne considère pas que cela posera plus de problèmes que quand il n'était qu'adjoint.

Ce qui est sûr, c'est que dans ses deux fonctions, Plyushchev va faire place aux jeunes. Il devrait ainsi essayer de rappeler à Kazan quelques juniors écartés par Moïseïev, et se réjouit déjà du jeu du joker Jiri Hudler, qu'il compare à... Igor Larionov. Tout ce qu'on peut souhaiter au junior tchèque, c'est de connaître la même longévité que l'ancien centre de la KLM, toujours inoxydable à 41 ans avec les Detroit Red Wings.

17/01 Suède : Färjestad retrouve son rang

Après la trêve de novembre, le champion de Suède en titre, Färjestad, était méconnaissable. La crise a duré un mois, et la nouvelle pause effectuée au mois de décembre a eu l'effet inverse. Le FBK a en effet repris son rythme de la saison dernière. L'année 2003 lui a fait du bien puisque l'équipe de Karlstad en est à cinq victoires consécutives, et reste surtout sur deux prestations exceptionnelles. Dimanche, Södertälje a été écrasé 1-7 sur sa glace avec un triplé de l'attaquant suisse Marcel Jenni, devenu meilleur marqueur du club. Hier soir, Färjestad a remis ça face à Timrå, qu'il faut désormais arrêter d'appeler "équipe-surprise" puisque le relégable supposé est deuxième au classement à trois points du leader Västra Frölunda alors qu'on a presque atteint les trois quarts du championnat. Cela ne l'a pas empêché de subir la loi du champion et d'être étrillé 8-1 à Karlstad. Autant dire que Färjestad revient à grandes enjambées.

En effet, le Västra Frölunda Göteborg n'a maintenant plus que sept points d'avance après sa défaite d'hier soir à domicile (2-3) devant MoDo, où le remplacement de l'entraîneur Jim Brithén par Per-Arne Alexandersson à la trêve commence finalement à avoir des effets positifs après des premiers pas difficiles. Le club d'Örnsköldsvik a en effet récupéré une place dans les huit qualifiés en play-offs... aux dépens de Södertälje, le dernier club à avoir licencié son coach, sans grand résultat. Les résultats suédois.

17/01 Coupe de France

Le tirage au sort des quarts de finale de la Coupe de France a eu lieu. Selon le découpage géographique, les équipes du nord étaient placées d'un côté et celles du sud de l'autre. Le tirage a accouché de belles affiches puisque les quatre confrontations promettent d'être très serrées et particulièrement alléchantes. Anglet, qui n'a pas encore battu une équipe de l'ex-élite cette saison, serait bien inspiré de sortir un bon match pendant soixante minutes pour se défaire de Grenoble. Quant à Amiens-Rouen, c'est un classique du hockey français et un choc toujours extrêmement attendu par les supporters des deux équipes. Enfin, les deux équipes de division 1 encore en course ont une belle carte à jouer : Chamonix reçoit Villard-de-Lans pour rééditer son exploit réussi contre Mulhouse, et Épinal accueille une équipe d'Angers actuellement en pleine déconfiture, avec la perspective d'éliminer un troisième club du Super 16 de suite.

Les pronostics :

Amiens 40 % / Rouen 60 %

Épinal 45 % / Angers 55 %

Anglet 45 % / Grenoble 55 %

Chamonix 30 % / Villard-de-Lans 70 %

18/01 Super 16 : Rouen recrache des flammes

Comptes-rendus : Dijon - Anglet, Amiens - Grenoble, Mulhouse - Villard-de-Lans et Angers - Briançon.

Pour ceux qui s'inquiétaient de voir Rouen gagner petitement, les Dragons ont marqué le coup de la meilleure des façons en allant s'imposer sans discussion à Brest (7-2) avec notamment un doublé d'Arnaud Briand. Les deux favoris sont là et bien là puisque Mulhouse a blanchi Villard 4-0. Pour le reste, on attend toujours le résultat de la réclamation de Grenoble, dont l'examen a été reporté à lundi. Dans tous les cas, Grenoble et Dijon ont tous deux confirmé la tendance en cours, les seconds en arrachant une nouvelle victoire (4-3 contre Anglet), les premiers en concédant une nouvelle défaite (2-5 à Amiens). Du coup, les équipes qualifiées à cette heure seraient Rouen, Mulhouse, Amiens et... Dijon, là où on aurait plutôt attendu Grenoble. De quoi ajouter encore du poids à la décision de la CSNHGM.

En poule de maintien, on attendait fébrilement le duel des "mal en point(s)" entre Angers et Briançon. Finalement, les Ducs ont pris une grande bouffée d'oxygène en s'imposant en prolongation sur une lucarne de Julien Pihant. De plus, Paulin Bordeleau junior a fait son retour, même s'il a été ménagé et n'est pas encore à 100%... mais Francis Couturier s'est fracturé la clavicule, preuve que la saison angevine sera malgré tout noire. Quant à Briançon, il se consolera avec son premier point, c'est déjà ça. C'est aussi ce que peut se dire Clermont-Ferrand : même battu 5-4 chez une équipe dunkerquoise de plus en plus à l'aise à domicile, le point pris par les Auvergnats leur permet de conserver la tête de la poule "nationale", alors que Besançon a aussi encaissé sa première défaite à Tours, mené par un triplé de Desrosiers.

18/01 Division 1 : réveil de Strasbourg et Chamonix

Compte-rendu : Épinal - Cergy

Une troisième défaite ce soir, et Chamonix et Strasbourg auraient traîné un boulet quasi irrattrapable... Autant dire que deux des favoris de la D1 jouaient gros ce soir en déplacement. Les Alpins s'en sont très bien sortis à Neuilly-sur-Marne avec une victoire 9-4, mais on sait que les clubs franciliens ne prétendent pas être autre chose que des trouble-fête dans cette poule. Beaucoup plus compliquée était la tâche de Strasbourg, qui se rendait chez l'actuel leader, Nice. Mais les hommes de Daniel Bourdages ont remporté ce match de la dernière chance 5-2, gênant leurs adversaires par leur jeu physique. Du coup, Mont-Blanc, qui a été jusqu'au bout sous la menace de Limoges (3-2), se cramponne maintenant à la première place, devant une équipe d'Épinal décidée à ne plus abandonner de points et qui a cartonné Cergy 8-1. Les résultats de division 1.

18/01 Division 2 : comptes d'apothicaire

Commençons par le plus simple, la poule nord : Paray/ACBB a gagné à Valenciennes - même s'il a fallu attendre le dernier tiers pour faire la différence - et a donc fait ce qu'il fallait pour être le quatrième et dernier qualifié de la poule nord.

Pour ce qui est du sud, par contre, on en est réduit à des calculs d'apothicaire dignes de la Coupe d'Europe de rugby. Le match Nantes-Toulouse a donné lieu à un suspense exceptionnel, et les locaux, après avoir été rejoints puis dépassés, ont égalisé à 4-4 à deux minutes de la fin avant de marquer le but vainqueur à quinze secondes de la sirène, sur un tir de pénalité sifflé en raison d'un surnombre toulousain dans les instants fatidiques. Du coup, Nantes se retrouve à égalité avec Toulon, aussi bien au niveau des points que de la différence de buts particulière. Toulon aurait en revanche deux buts d'avance à la différence de buts générale, mais Nantes pourrait être quand même qualifié car l'équipe n'ayant pas de forfait est automatiquement classée devant... On le comprend, tout ceci reste complètement conditionné au fait que le forfait de Toulon soit effectivement entériné. Si les Varois arrivent à invoquer le cas de force majeure et à valider le résultat de leur match à Bordeaux (5-11) sans prendre de point de pénalité, ils seraient alors qualifiés en poule finale. Les résultats de division 2.

19/01 Le sort de la patinoire de Yerres bientôt fixé

L'avenir du HC Yerres et de sa patinoire va se jouer dans les jours prochains. Le maire de la commune a en effet décidé de faire procéder à une consultation des électeurs de sa municipalité, qui auront à répondre par courrier pour dire s'ils sont favorables à la rénovation de l'enceinte ou s'ils la sacrifient pour des places de parking supplémentaires. Les détails du mode de scrutin, des documents qu'ont reçu les électeurs, des arguments de la municipalité, etc, sur le site http://patinoiredeyerres.free.fr. La présentation du problème pourrait inciter les contribuables à être réticents, reste à savoir qui fera l'effort de répondre et quel sera le taux de participation...

19/01 Le remplaçant de Ruokonen

Mulhouse a finalement trouvé un remplaçant à Mikka Ruokonen blessé, en engageant le défenseur suédois John Wikström (24 ans). Cette recrue ressemble beaucoup au joker brestois Björn Albin : un gabarit imposant (1,97 m et 102 kg) passé par des ligues mineures américaines ou par la division 1 suédoise. Il a néanmoins des références bien supérieures puisque ce joueur formé à Luleå avait été drafté au 5è tour par Detroit en 1997. Son club de Boden avait des soucis financiers, un syndrome qui se répand décidément dans les divisions inférieures suédoises (Jon Zwikel a quitté Sundsvall pour les mêmes raisons et Albin s'était trouvé sur le carreau après le dépôt de bilan des HK Kings).

20/01 Finale de la Coupe de France : plus que trois

Lors du tirage de la Coupe de France qui a eu lieu vendredi, un point a également été fait sur les candidatures à l'organisation de la finale. Il y a finalement eu six dossiers, mais seulement trois ont passé le cap du premier écrémage. Visiblement, il y a volonté d'ouvrir cette épreuve à la D1 puisque les villes de Super 16, y compris Rouen, n'ont pas été retenues. Les trois candidats restants sont donc Chamonix, Annecy et Cergy-Pontoise.

Par ailleurs, certains ont pu s'étonner des nombreuses modifications de dates des phases finales de cette Coupe de France. Même si les matches ont été repoussés du samedi au mardi, cela permettra de rendre la compétition parfaitement équitable puisque les clubs bénéficieront de tous leurs internationaux, ce qui rassurera notamment Amiens et Grenoble. Les derniers tours seront ramassés en trois semaines, dont on espère qu'elles seront médiatiquement placées sous le signe de la Coupe. La Coupe de France.

20/01 Les voyages de Heikki Leime

Même quand il n'a pas l'équipe de France sous la main, son sélectionneur Heikki Leime s'active beaucoup. On l'a vu ces dernières semaines entamer un véritable tour de France des clubs, allant aussi voir des équipes qui n'ont pas d'internationaux ou qui n'évoluent qu'en division 1. Par cette action, il entend fédérer la grande famille du hockey français autour de sa vitrine commune, l'équipe de France, et faire en sorte que chacun se sente concerné par la destinée des Bleus. Heikki Leime entend également établir le dialogue avec les différents entraîneurs du Super 16, qu'il avait invité la semaine dernière à Helsinki pour découvrir les structures du hockey finlandais. Deux d'entre eux avaient fait le déplacement : Franck Pajonkowski (Rouen) et Sergueï Toukmatchev (Brest).

20/01 Les décisions du CSNHGM

Le Comité Sportif National de la fédération a pris aujourd'hui deux décisions très attendues. Tout d'abord, il a mis fin à l'affaire Grenoble-Dijon en entérinant le résultat du match, expliquant que le fait que la prolongation s'était jouée à trois contre trois n'avait avantagé personne. Comme d'habitude, le hockey va néanmoins faire son déballage devant les instances sportives nationales puisque les Brûleurs de Loups vont déposer un recours devant le CNOSF.

De plus, il a reçu favorablement l'argumentation des Toulonnais qui ont invoqué le cas de force majeure pour expliquer leur forfait à Bordeaux. Ils n'étaient arrivés qu'à neuf joueurs car deux membres de l'équipe étaient restés coincés par la neige aux alentours de Marseille. Le match Bordeaux-Toulon sera donc à rejouer, samedi prochain. Quel que soit le résultat, Toulon est d'ores et déjà le dernier qualifié pour les play-offs de D2 maintenant qu'on lui a retiré son point de pénalité.

21/01 Super 16 : Anglet et Villard se relancent

Comptes-rendus : Rouen - Dijon (+ ajout de photos) et Grenoble - Mulhouse.

Disons-le tout de suite, il n'y a pas eu de match dans le choc entre les deux leaders du Super 16. Rouen a fait valoir son habituelle supériorité et confirmé les propos de l'entraîneur dijonnais Daniel Maric qui expliquait que les Dragons constituaient une élite à eux seuls. Dijon n'a rien pu faire face au festival offensif normand (9-1). Rouen a marqué avec neuf buteurs différents. Il est déjà clair qu'il y a deux équipes qui seront sauf catastrophe en play-offs. L'attaque de feu de Rouen devrait en effet être rejointe par la défense de fer de Mulhouse, encore impressionnante à Grenoble. Les Brûleurs de Loups ont été battus pour la troisième fois en trois confrontations (1-3).

Par contre, l'autre enseignement de la journée, c'est que tout est ouvert derrière ces deux épouvantails, même si Amiens semble a priori favori pour une des deux places restantes. Toutes les équipes peuvent encore espérer, y compris Anglet et Villard-de-Lans qui étaient au pied du mur. Les Ours du Vercors étaient obligés de s'imposer et l'ont fait avec netteté après un bon début de match (3-2) face à des Brestois qui ont semblé baissé le pied et qui sont pour l'instant avec Grenoble l'une des déceptions de cette Poule Magnus. Quant aux Basques, qu'une défaite aurait condamné à suivre la course à la qualification de loin, leur tâche n'était pas facile car ils n'avaient pas encore battu la moindre équipe de l'ex-élite cette saison. C'est désormais chose faite avec une victoire 4-3 sur Amiens grâce à deux buts en dix secondes de Raphaël Larrieu et David Dostal qui ont fait la différence dans le dernier tiers. Les Picards ont aussi payé leur indiscipline, la nervosité de Mindjimba ayant coûté une double infériorité fatale la seule fois où les Gothiques menaient dans le match.

22/01 Paulin Bordeleau soulagé

On a beau avoir la plus belle et la plus grande des patinoires d'Europe, on n'est pas à l'abri d'un incident. C'est ainsi que la glace de la Kölnarena commence à sérieusement souffrir et à être dans un état peu digne de l'enceinte multifonctions. Il faut dire que les multiples changements qu'implique justement le caractère "multifonctions" de la salle de Cologne entraînent parfois une remise en glace difficile. Ce fut le cas il y a dix jours contre Schwenningen, où le match n'avait pu avoir lieu qu'avec une heure de retard et grâce à l'intervention de l'entraîneur Hans Zach, qui avait coaché... le conducteur de la surfaceuse, lui donnant de multiples conseils pour faire disparaître les flaques. Mais hier, pour le match au sommet télévisé contre Mannheim, la glace était à nouveau dans un sale état, trop bosselée pour qu'on puisse y jouer au hockey, comme cela a été contesté dès l'échauffement. Le président Holger Rathke est apparu sur les écrans géants pour expliquer la situation aux supporters, qui ont réagi par un concert de sifflets. L'annonce que la bière serait gratuite pour se faire pardonner n'a pas réussi à les consoler...

Il n'y a donc eu qu'un seul match hier soir, et il a pu être joué dans la Color Ice Arena multifonctions de Hambourg (qui avait connu des problèmes similaires à ceux de la Kölnarena il y a quelques mois). Hanovre s'y est imposé à l'extérieur 3-2, au grand soulagement de son entraîneur Paulin Bordeleau que l'on disait menacé : "C'était un match très important pour nous. Après nos bonnes prestations lors de nos défaites contre Cologne et Ingolstadt, la réussite nous a enfin souri !"

Il faut dire que les dernières semaines ont été très dures pour les Scorpions de Hanovre. Pour comprendre ce qui s'est passé, il faut d'abord rappeler qu'ils ont déménagé il y a un an et demi. Auparavant, ils jouaient à Mellendorf, une petite ville dans le Wedemark, dans la banlieue nord de Hanovre (ils s'appelaient d'ailleurs à l'origine Wedemark Scorpions). Ils se sont alors installés dans la nouvelle Preussag Arena multifonctions construite à Hanovre. Non, je vous vois venir, elle n'est pas tombée en panne...

Le problème, c'est qu'une guerre des chefs s'est déclenchée entre la direction du club et les propriétaires de la salle. Ceux-ci ont ainsi décidé de réduire d'un tiers la somme versée au club pour la saison prochaine car ils ne rentrent pas dans leurs frais. En retour, la famille Haselbacher, qui dirige les Scorpions, a menacé de retourner à Mellendorf puisqu'ils étaient si mal accueillis par cette Arena. Les choses se sont accélérées la semaine dernière lorsque le manager Eric Haselbacher, sévèrement critiqué par Günter Papenburg, l'actionnaire majoritaire de la Preussag Arena, a remis sa démission. Une étape supplémentaire dans l'escalade... En fait, il est clair que le but de l'Arena est de s'emparer du club et de racheter sa licence de DEL qui appartient aux Haselbacher, qui n'ont certainement pas envie de se laisser faire.

Pendant ce temps, sur la glace, les Scorpions ont accumulé les défaites, au point que plus personne ne croit Paulin Bordeleau lorsqu'il dit que les play-offs sont encore possibles. En effet, une fois le temps des surprises de début de saison (Iserlohn) passé, les huit favoris ont semblé verrouiller les huit premières places : Eisbären Berlin, Mannheim, Cologne, Düsseldorf, Nuremberg, Krefeld, Kassel et Hambourg.

Hanovre commençait même à regarder derrière, car Ingolstadt, qui amasse les points depuis l'arrivée de son nouvel entraîneur Olle Öst, ne semble plus disposé à finir par jouer le barrage de relégation. La dernière rumeur faisait d'ailleurs état d'une possible arrivée d'Öst... comme manager de Hanovre à la place d'Eric Haselbacher ! Une tentative pernicieuse de déstabiliser le nouvel adversaire direct ?

Voilà pourquoi la victoire d'hier soir a fait du bien. L'écart avec Ingolstadt et le barrage de maintien a été porté à neuf points, tandis que l'écart avec Hambourg, dernier qualifié en play-offs, a été réduit à... neuf points. Vous l'aurez compris, les Scorpions sont entre deux eaux. Et ce succès bienvenu ne doit pas faire oublier les menaces que les propriétaires de l'Arena font peser sur le club.

Un petit mot par ailleurs de Jonathan Zwikel : la nouvelle recrue de Duisburg a impressionné à l'entraînement, mais est passé complètement à côté de son match. Quant à la deuxième rencontre du week-end, Duisburg n'a pas pu la jouer... pour des raisons que vous découvrirez dans les anecdotes du mois. Les résultats allemands.

23/01 Yorick Treille au HIFK Helsinki

Yorick Treille a été prêté par l'organisation des Chicago Blackhawks à l'équipe du HIFK Helsinki jusqu'à la fin de la saison. Cette décision peut apparaître décevante car Treille apparaissait comme le joueur français au style le plus adapté à la NHL, sans doute plus que Cristobal Huet, qui n'arrive pas à être titulaire indiscuté en AHL, et plus que Laurent Meunier, qui enquille les points en ECHL et participera au All-Star Game de cette ligue, mais qui mérite de jouer dans un championnat de meilleur niveau l'an prochain.

Mais, après tout, ce prêt ne fait qu'entériner un constat d'échec (ou de semi-échec, car l'expérience de Yorick n'est certainement pas négative) déjà dressé : en effet, Treille n'a que trop peu pu exprimer ses qualités avec les Norfolk Admirals, l'équipe-ferme de Chicago en AHL. Il n'était pas toujours titularisé et avait de toute manière un temps de glace faible sur la troisième ou la quatrième ligne. Il n'avait plus grand-chose à gagner à rester à Norfolk avec un entraîneur qui lui faisait peu confiance.

Certes, il s'est éloigné de la voie royale vers la NHL, mais c'était déjà le cas depuis quelques mois. Et puis la NHL suit de près la SM-liiga, et un joueur qui y brille y sera remarqué, même s'il faudra de toute façon que Yorick repasse par la case "camp d'entraînement" en septembre s'il veut intégrer les Blackhawks. De plus, il n'est pas inutile de se faire connaître en Europe car il pourrait bien ne plus y avoir de travail du tout en Amérique du Nord avec le lock-out prévu pour 2004.

Surtout, Yorick Treille peut intégrer un championnat assez physique, et techniquement nettement supérieur à l'AHL. Son objectif maintenant doit être avant tout d'améliorer son efficacité offensive, car un attaquant ne peut pas percer en NHL sans présenter des statistiques décentes, domaine où Yorick pèche encore même s'il pèse sur le jeu. Et même s'il n'est pas (encore ?) en NHL, Yorick Treille est désormais parmi tous les joueurs français celui qui évolue dans le championnat au niveau le plus élevé, il ne faut surtout pas l'oublier.

Yorick Treille restera à Helsinki jusqu'à la fin de la saison, mais il devra ensuite revenir à Norfolk s'il reste des matches à jouer aux Admirals. L'équipe de France devra donc selon toute probabilité se passer de lui, cette donnée reste inchangée par ce prêt.

Maintenant, l'avenir de Yorick Treille dépend en grande partie de son nouvel entraîneur, Alpo Suhonen, cet homme atypique qui a partagé sa carrière entre le théâtre et le hockey. Après avoir dirigé le théâtre municipal de Turku, il est revenu au sport et a été avec Ivan Hlinka un des deux seuls entraîneurs européens en NHL, justement à Chicago. Il avait quitté cette fonction en raison de problèmes cardiaques, mais il est toujours en contact avec les Blackhawks, d'où ce prêt, et suivra de près le développement de Treille.

Avec l'HIFK, Yorick Treille n'aura pas la tâche facile. Il arrive dans un club qui a perdu ses trois derniers matches et qui n'a pas du tout assuré sa place en play-offs, huitième avec seulement deux points d'avance sur le Saipa (qui compte un match en moins). Il découvrira l'atmosphère particulière des derbys de Helsinki contre le Jokerit, puisqu'il y en aura un dès la semaine prochaine (la formule est arrangée pour qu'il y en ait huit dans la saison).

Ces derbys ont beaucoup fait parler cette année, et notamment celui de la semaine dernière. Tout auréolé de sa victoire en Coupe Continentale, le Jokerit affrontait deux jours plus tard son rival de la capitale. Plus que la défaite 2-3, c'est la brutalité des champions d'Europe qui a marqué le HIFK. Toni Pärssinen a subi une commotion cérébrale, et, surtout, le grand espoir finlandais Tuomo Ruutu a été victime d'un véritable attentat de Toni Sihvonen, un genou en avant dans la course très dangereux.

La saison de Ruutu est d'ores et déjà terminée, et Sihvonen a été suspendu dix matches, sanction exemplaire. Quant à Alpo Suhonen, il s'est déchaîné devant les micros à la fin de la partie : "Je suis certain que Raimo Summanen a donné des directives à ses joueurs pour qu'ils blessent volontairement leurs adversaires. Avec un futur entraîneur national comme celui-là [Summanen remplacera Hannu Aravirta à la tête de la sélection finlandaise cet été], on ne pourra plus conseiller à aucun enfant de commencer à jouer au hockey..." Les résultats finlandais.

23/01 Italie : Dezainde a fui... pas Laporte

Joel Dezainde, l'attaquant canadien de Bolzano, a pris la poudre d'escampette. Il est allé discrètement dans le vestiaire du Palaonda, a retiré son équipement et est parti pour l'Allemagne sans avertir personne dans l'encadrement du club, direction les Eisbären de Berlin. Dezainde avait été recruté pour remplacer Jonas Stöpfgeshoff, qui lui aussi était rentré en Allemagne (Hanovre), mais c'était dans le total respect des clauses de son contrat qui le prévoyait cette issue une fois qu'il aurait obtenu la nationalité allemande. On a déjà vu des comportements comme celui de Dezainde pour des Nord-Américains qui rentraient chez eux en catimini, mais cette fois c'est pour un autre club européen, donc sous l'égide de l'IIHF. Bolzano a donc pour l'instant bloqué la licence du joueur qui pourrait ne plus pouvoir jouer cette saison.

Autre départ, celui de Craig Woodcroft (Milan) qui a préféré mettre fin à son contrat plutôt que de risquer de subir la tournante entre étrangers au sein de la formation lombarde, même s'il en a rarement été victime, sauf avant la Superfinale européenne car Milan voulait tester ses nouvelles recrues. Parmi celles-ci, Evgueni Davydov a été remercié par les dirigeants, et sera donc resté un joker uniquement le temps de la Coupe Continentale (comme du reste Grant Ledyard à Lugano).

Pas d'issue semblable en revanche pour Benoît Laporte : après la défaite aux tirs au but en finale de la Coupe d'Italie samedi contre Milan, l'entraîneur d'Asiago avait eu une réaction à chaud devant les caméras qui avait déclenché les rumeurs les plus folles. Il a dû tenir une conférence de presse pour expliquer que les routes d'Asiago et de l'ancien Rouennais n'allaient pas se séparer. "Ce n'est pas mon habitude de chercher mes excuses après une défaite, a expliqué Benoît Laporte, et samedi j'ai pris mes responsabilités, comme je le fais toujours. Après la Supercoupe et la Coupe Continentale, l'objectif de la Coupe d'Italie s'est envolé à son tour. Je suis parti quelques jours pour chercher à comprendre les problèmes et réfléchir aux solutions possibles. Cela fait neuf ans que je suis entraîneur, dont trois à Asiago, club avec qui j'ai établi une relation exceptionnelle. Nous avons encore un objectif cette année, le plus important et le plus difficile." Les résultats italiens.

24/01 Russie : Petr Vorobiev, le cauchemar de René Fasel

René Fasel, le président de l'IIHF, a récemment lancé une campagne de presse pour dénoncer la tournure peu spectaculaire qu'était en train de prendre à nouveau le hockey par la faute de certains entraîneurs qui prônent une culture tactique ultra-défensive. Certaines oreilles ont sifflé dans le pays de Fasel, la Suisse, en particulier celles de Rostislav Cada (ex-entraîneur d'Ambrì) et Chris McSorley (Genève-Servette). Mais le pire cauchemar de Fasel uvre probablement sur les rives de Volga : il s'agit de Petr Vorobiev, l'entraîneur du Lada Togliatti.

Ne dites surtout pas à Vorobiev que son hockey est défensif, il se fâcherait. Il préfère le qualifier de "hockey organisé". Et l'organisation de Togliatti a résisté même au très long déplacement en Extrême-Orient hier soir. Le Lada s'est imposé 2-1 en prolongation sur la glace de Khabarovsk, avec encore un excellent match du gardien Maksim Mikhaïlovsky. Au cours du mois de janvier, au cours duquel il a d'ailleurs encaissé le plus gros carton de sa saison (cinq buts, imaginez donc, pris contre le Spartak), Togliatti a déjà obtenu deux 0-0 - après prolongation bien sûr. En 38 rencontres, le Lada a concédé 54 buts, soit 1,42 en moyenne par match. Dans le hockey russe ou soviétique, si l'on excepte le Dinamo ou le CSKA des années 40-50 qui encaissaient très peu de buts mais en marquaient des tonnes face à des adversaires beaucoup plus faibles, une seule équipe a fait mieux : Yaroslavl en 1997/98. Et devinez qui en était l'entraîneur ? Petr Vorobiev, bien sûr !

Togliatti est un cas extrême mais le faible nombre de buts marqués est une caractéristique générale du championnat russe actuel. C'est en cela que la performance de Maksim Sushinsky est assez remarquable. "Su-33" vient en effet de signer trois doublés consécutifs ! Hier soir, il a égalisé à onze secondes de la fin chez le CSKA Moscou de Viktor Tikhonov, qui a caressé un temps des espoirs de play-offs mais doit maintenant surtout songer au maintien. Comme Sushinsky a manqué une douzaine de matches sur blessure cette saison, il lui sera quand même difficile de rattraper ses coéquipiers à Omsk, Tomas Vlasak et Pavel Patera.

Les deux Tchèques sont en effet en tête du classement des marqueurs - avec moins d'un point par match, 34 et 33 en trente-huit rencontres. Après les entraîneurs (Vujtek à Yaroslavl et Hlinka à Omsk), les Tchèques marquent décidément de leur empreinte la Superligue russe - même si l'HIFK Helsinki semble décidé à garder Robert Kantor, ce qui en fera un de moins dans la vague d'immigration. Car voici venu le temps du regroupement familial : arrivé à Cherepovets, Vladimir Vujtek junior, le fils de l'autre, a inscrit douze points en six matches. Il faut dire aussi qu'il a eu un avantage : il n'a pas eu à jouer contre Togliatti. Les résultats russes.

25/01 Super 16 : valeurs rétablies ?

Comptes-rendus : Mulhouse - Anglet, Villard - Grenoble et Amiens - Rouen.

Plus personne n'est bredouille dans la deuxième phase de Super 16, toutes divisions confondues. Grenoble a profité à merveille du derby isérois pour remporter sa première victoire (6-2) dans le Vercors avec un triplé d'Arto Vuoti. Brest s'est également relancé en battant Dijon (4-2), qui devra oublier au plus vite ce match piteux marqué par de nombreuses pénalités. Amiens a bien joué mais s'est incliné face aux Rouennais, "ceux qui gagnent toujours à la fin". Mulhouse fait d'ailleurs de même, tranquille face à Anglet (5-1).

Dans la poule "Nationale", également, le dernier club sans victoire, Briançon, s'est brillamment imposé, là aussi sur le score de 6-2, contre Dunkerque, avec un doublé de Boldron. Le point pris dans le même temps par Gap à Besançon (5-5) prouve que la lutte pour le maintien sera passionnante jusqu'au bout, car personne ne fait figure de victime expiatoire pour le barrage de relégation. Tours semble néanmoins à l'abri après avoir pris la tête du classement en gagnant à Clermont-Ferrand (3-2) sur un but de Desrosiers à la toute dernière seconde de la prolongation, peu après avoir raté un tir de pénalité. Les résultats du Super 16.

25/01 Division 1 : Mont-Blanc dans le tunnel

Comptes-rendus : Nice - Épinal et Vanoise - Morzine

Le Mont-Blanc, qui n'avait encaissé que cinq buts en trois matches, en a pris autant en un tiers-temps à Strasbourg, qui a resservi le couvert par la suite pour s'imposer sur le score hallucinant de 10-1. La trace des lendemains de réveillons a désormais complètement disparu en Alsace. Chamonix se joint à la remontée de l'Étoile Noire grâce à sa victoire 5-2 sur Cergy. Et le nouveau leader de cette D1 ultra-serrée est maintenant Nice, qui a battu Épinal 7-4 grâce à un superbe deuxième tiers-temps. Au beau milieu du quatuor de fous furieux qui se tiennent en deux points, Neuilly-sur-Marne n'a pas l'intention de jouer les faire-valoir et a gagné 5-4 chez des Limougeauds toujours indolents par moments.

En poule de maintien, Annecy a remporté sa victoire contre Asnières (5-3), de même que Morzine qui a excellemment défendu et parfaitement quadrillé la zone neutre à la Vanoise. Du coup, les situations de Valence, battu par Courbevoie, et surtout d'Asnières, qui était en course pour la qualification en poule finale il y a quelques semaines et qui n'a maintenant pas le moindre point en poule de maintien, commencent à devenir délicates. Les résultats de division 1.

26/01 Division 3 : les réserves bien placées

En ce week-end de pause pour la division 2, c'est l'occasion de faire le point sur la deuxième phase de D3, où trois journées ont été disputées. Si le ramage financier de Montpellier se rapporte enfin à son plumage sportif, on devrait voir pour de bon les Languedociens en D2 la saison prochaine. Ils continuent en effet de dominer la poule est après leur victoire d'hier soir à Colmar (8-5). Pour les Alsaciens, la tâche est déjà fort compliquée : la semaine dernière, ils avaient quitté la glace de Reims pour protester contre une méconduite de 10' infligée à l'un des leurs. Le caprice n'a duré que quelques minutes et les Haut-Rhinois sont revenus jouer, mais les arbitres ont joué aux plus têtus et ont refusé de reprendre le match. Outre la défaite (le score était alors de 5-1), les Colmariens pourraient se voir infliger un point de pénalité, et la deuxième place paraît bien lointaine...

En fait, le deuxième billet pour la phase finale devrait se jouer entre Reims et la réserve amiénoise. Au vu de la première phase, l'avantage devrait revenir à cette dernière forte de quelques joueurs expérimentés (notamment Olivier Duclos), alors que Reims a choisi pour son renouveau de se priver volontairement de tous les survivants de l'ex-élite. Parti comme c'est, on pourrait ainsi avoir trois équipes réserves au tournoi final ! Dans la poule ouest, sans doute plus faible que l'autre, ce sont en effet Brest II et Courbevoie II qui ont pris les devants... On ne sait pas en revanche s'ils ont l'intention de monter en D2 (Courbevoie n'en a d'ailleurs pas le droit puisque l'équipe première du COC est en D1), objectif par contre ouvertement affiché par Amiens II. Les résultats de division 3.

27/01 Biographies de légendes

Ouverture d'une nouvelle rubrique dans Hockey Archives : des biographies de grands joueurs qui ont marqué l'histoire du hockey.

27/01 Rouen perd Besse

L'infirmerie semble décidée à venir jouer un rôle dans le destin du Super 16. La meilleure défense du championnat, Mulhouse, avait perdu son pilier, Ruokonen. Voilà maintenant que la meilleure attaque, Rouen, est privée de l'homme des buts décisifs, Guillaume Besse. Celui-ci s'est en effet fracturé la cheville à Amiens en heurtant la balustrade les deux pieds en avant et sera plâtré et indisponible au moins six semaines. Il n'est donc pas forcément sûr qu'il puisse rejouer cette saison, si la rééducation se prolonge par prudence jusque pendant les play-offs...

Pourtant, Rouen n'est pas dans la même situation que Mulhouse : les Alsaciens ont eu le droit de remplacer leur blessé de longue durée car il était étranger, mais pas les Dragons puisque Besse est français... Voilà un règlement bien stupide qui tend à défavoriser les équipes qui alignent des joueurs français. Le président du CNSHGM, Jean-Louis Millon, se défend en rappelant que ce sont les clubs qui ont voté ce règlement idiot. Et ce que l'assemblée générale des clubs a fait, seule une prochaine AG pourra le défaire...

27/01 La nouvelle sélection française

La composition de l'équipe de France pour la dernière étape de l'Euro Hockey Challenge a été communiquée. On notera le retour chez les Bleus du capitaine angevin Benoît Pourtanel, qui revient paradoxalement au moment où son club vit des moments difficiles. On note aussi, dans une équipe où les expérimentations ne sont plus à l'ordre du jour, que Xavier Daramy est toujours présent, ce qui est un signe de confiance envers le jeune Angloy.

Par ailleurs, on notera la présence de Maurice Rozenthal puisque les championnats suédois s'arrêteront également pour les Sweden Hockey Games. Ce ne sera pas le cas de la 2è Bundesliga et Zwikel sera donc retenu à Duisburg. En revanche, la DEL s'interrompt et fait son All-Star Game, ce qui permettra de revoir Stéphane Barin sous la tunique bleue. La SM-liiga observe bien évidemment elle aussi la trêve internationale, et Yorick Treille aurait donc pu être libre. Mais pour l'instant, il n'est pas d'actualité, il faut dire que tout le monde a été un peu pris de court par le transfert-surprise du Grenoblois de Norfolk à Helsinki.

Gardiens : Fabrice Lhenry (Mulhouse), Patrick Rolland (Grenoble).

Défenseurs : Vincent Bachet (Amiens), Jean-François Bonnard (Grenoble), Allan Carriou (Rouen), Karl Dewolf (Amiens), Benoît Pourtanel (Angers), Nicolas Pousset (Rouen), Lilian Prunet (Mulhouse).

Attaquants : Richard Aimonetto (Mulhouse), Benoît Bachelet (Grenoble), Stéphane Barin (Krefeld, ALL), Arnaud Briand (Rouen), Brice Chauvel (Amiens), Olivier Coqueux (Mulhouse), Xavier Daramy (Anglet), David Dostal (Anglet), Laurent Gras (Amiens), Anthony Mortas (Amiens), François Rozenthal (Amiens), Maurice Rozenthal (Björklöven, SUE), Loïc Sadoun (Brest), Yven Sadoun (Brest).

28/01 République Tchèque : le Sparta sans reconnaissance

Richard Zemlicka a passé quinze saisons au Sparta de Prague, un club auquel il a tout donné et avec qui il a obtenu trois titres de champions. Mais il faut croire que le club le plus puissant de République Tchèque, possédé en partie par Anschutz, n'a guère de reconnaissance pour les services rendus par son capitaine âgé de trente-huit ans. Il l'a envoyé sans ménagement à Litvínov en échange de Jan Alinc. Le Sparta ne fait plus place aux sentiments pour se renforcer afin de conserver son titre. Il compte notamment sur trois expatriés qu'il vient de ramener au pays, Belohlav (Togliatti, Russie), Paroulek (Columbus, NHL) et Simicek (HIFK Helsinki, Finlande).

29/01 NHL : semaines agitées à Montréal

En battant la Floride hier soir, les Canadiens de Montréal ont enfin enregistré deux victoires consécutives, une performance qu'ils attendaient depuis près d'un mois, et qui est ô combien importante alors que de nombreuses équipes se tiennent dans un mouchoir de poche en Conférence Est pour la qualification en play-offs.

Ce moment de soulagement intervient après des semaines très agitées à Montréal. Tout a commencé avec l'annonce du licenciement de l'entraîneur Michel Therrien qui a payé ses derniers résultats décevants alors que son bilan en deux ans à la tête du CH est tout à fait honorable puisqu'il avait ramené le club en play-offs au printemps. "Je crois que j'ai réalisé mon objectif, qui était que l'équipe joue avec passion. Parfois, peut-être même qu'il y en avait un peu trop, de passion. J'ai coaché avec mon cur et avec mes tripes." Il a également ajouté : "Pour une rare fois, ce ne sont pas les médias qui ont eu la tête de l'entraîneur." En effet, la presse a dans l'ensemble salué le travail de Therrien, qui vient d'accepter de devenir recruteur pour le compte du Canadien.

Son remplaçant a été Claude Julien, qui entraînait le club-ferme, les Bulldogs de Hamilton, d'où vient peut-être le salut de Montréal. Ils sont en effet largement en tête de l'AHL et ont servi de point d'appui pour relancer certains joueurs décevants. C'est le cas de l'attaquant polonais Mariusz Czerkawski, qui, avec son salaire de 2,5 millions de dollars, gagnait plus que tous ses coéquipiers en AHL réunis. Revenu à Montréal après quelques semaines de purgatoire, Czerkawski a visiblement apprécié Julien puisqu'il a approuvé publiquement la décision de changer d'entraîneur, ce que Therrien a diversement apprécié. Maintenant, c'est au tour de Donald Audette (3 millions de dollars de salaire) de prendre à son tour la direction de Hamilton.

L'autre évènement a été l'annonce en fin de semaine dernière de l'échange de Jeff Hackett à San José (contre Niklas Sundstrom, dont l'arrivée a provoqué par ricochet la mise à l'écart d'Audette), le club californien s'étant ensuite dépêché d'échanger ce nouveau gardien à Boston contre le défenseur gréviste Kyle McLaren...

Hackett a eu une attitude irréprochable depuis son arrivée à Montréal et a beaucoup aidé José Théodore dans les moments difficiles. Mais, maintenant que le jeune gardien a passé le stade de la révélation, il était temps de lui confier des responsabilités dignes de son statut et de son salaire. Il n'aura donc plus vétéran comme substitut, mais toujours un gardien de bon niveau. Mathieu Garon était en effet un des meilleurs gardiens d'AHL depuis le début de la saison et méritait cette promotion. Les cages de Montréal semblent encore bien gardées.

Il n'y a pas donc que des mauvaises nouvelles à Montréal. Ainsi Saku Koivu est-il toujours un très bon leader. Le Finlandais va manquer le All-Star Game car il doit passer un examen de routine à ces dates pour vérifier la bonne tenue de la rémission de son cancer. Autre satisfaction des Canadiens, l'attaquant slovaque Marcel Hossa (le frère de Martin, qui joue à Ottawa toujours leader de la ligue), qui avait été rappelé de l'équipe-ferme et avait marqué cinq buts en quatre matches.

29/01 Cadets élite

La phase nord/sud du championnat cadets élite et une poule finale va réunir les huit meilleures équipes de France. Seule équipe invaincue, Saint-Gervais partira favori avec les nordistes que sont Viry, Rouen et Amiens.

Mais quelle est exactement cette équipe de Saint-Gervais ? C'est en réalité une sélection des meilleurs joueurs de la Vallée du Mont-Blanc, tandis que les autres sont regroupés dans l'équipe de Megève. Là où il y avait la place pour laisser jouer deux équipes équilibrées, on a préféré mettre tous les meilleurs ensemble dans le but avoué de ramener un trophée de plus dans la vitrine (jusqu'à ce que se crée une alliance Amiens/Rouen ?). Et tant pis pour l'intérêt sportif de la compétition, puisque la poule sud s'est transformée en vraie mascarade. Les affrontements Saint-Gervais contre Megève ("équipe 1" contre "équipe 2") se sont ainsi conclues sur les scores de 17-2 et 17-4. Sans doute les partisans de l'élitisme par la fusion voudront-ils nous faire croire que ce genre de match à sens unique servira à développer les joueurs ? L'armada de Saint-Gervais n'a en tout cas pas semblé progresser à force de gagner trop facilement, et elle a finalement été accrochée 2-2 à Grenoble, équipe qu'elle avait battue 12-0 à l'aller.

Autre exemple dans le nord, l'équipe Bretagne. Certes, cette ligue parfois restée dans l'ombre a obtenu avec cette sélection une certaine vitrine. Mais qu'advient-il des autres joueurs, ceux qui n'ont pas été retenus ? Une poignée de matches, une misère, et plus aucun championnat motivant... Probablement, l'abandon du hockey les guette... Pendant ce temps-là, Anglet, club qui fait de son côté de gros efforts pour la formation depuis plusieurs années, a de quoi être déçu d'être devancé de peu par cette sélection régionale qui le prive de la poule finale à laquelle il aurait mérité de participer.

Ajoutons que, à l'heure où le hockey français se targue de retrouver de la crédibilité sportive chez les seniors, la qualification pour les championnats "juniors élite" et "cadets élite" s'est fait à coups de dossier et de passe-droit... Seule la ligue des Alpes a mis en place un système de qualification sportive pour la saison prochaine...

La catégorie "juniors excellence" n'existe déjà pratiquement plus, doit-on craindre le même phénomène chez les cadets ? Malheureusement oui. À l'âge où l'on constate déjà une désaffection de nombreux licenciés et où il faudrait tout faire pour retenir les jeunes dans le hockey, on fait au contraire tout pour accélérer l'exode et le rendre même plus précoce (il était encore possible de passer de cadets en seniors là où il n'existe pas d'équipe junior, ce ne sera plus le cas s'il n'y a même plus de cadets). Le nombre de licenciés va diminuer, les championnats vont se réduire comme peau de chagrin, et le hockey sur glace se condamne lui-même à rester un sport confidentiel faute d'avoir su préserver une base élargie. Résultats et calendrier cadets élite.

30/01 NHL : Huet appelé par Los Angeles

Voici le coup de fil que Cristobal Huet attendait avec impatience. Felix Potvin étant blessé à un genou, le gardien français a été appelé hier en renfort par les Los Angeles Kings pour le match de ce soir contre Ottawa. La blessure de Potvin est légère et l'intérim de Cristobal durera au plus un match car la pause de ce week-end pour le All-Star game permettra à "Felix the Cat" de se rétablir. Il se pourrait même qu'il revienne au jeu dès ce soir. Sinon, Huet commencera de toute manière la rencontre sur le banc comme doublure de Jamie Storr. Il faudrait donc encore que Dame Fortune s'en mêle pour que Cristobal puisse effectivement jouer en NHL... Mais déjà, il est bon de voir que c'est lui qui a été appelé et que, grâce à ses bonnes performances récentes en AHL, où il a signé son premier blanchissage, il a devancé son concurrent Travis Scott et est désormais le troisième gardien dans l'esprit des dirigeants de LA.

31/01 Ça se précise pour Huet

L'entorse au genou de Felix Potvin est plus sérieuse qu'on ne l'a supposé dans un premier temps et il devra être absent pendant huit semaines. Une durée de convalescence presque idéale pour Cristobal Huet car la perspective d'un retour est suffisamment proche pour que les dirigeants de Los Angeles n'aient pas l'idée de faire un échange pour acquérir un autre gardien, et suffisamment lointaine pour que Cristo ait de quoi avoir sa chance en presque deux mois.

Cristobal Huet a donc suivi son premier match de NHL hier soir sur le banc. Une position d'ailleurs pas de tout repos puisqu'il a reçu un palet au visage et a dû avoir quelques points de suture. Le gardien titulaire Jamie Storr a surpris en blanchissant le leader de la ligue, Ottawa (3-0). Une mauvaise nouvelle pour Cristo ? Pas forcément... Il est en effet important pour l'instant que le staff des Kings soit rassuré et ait pleine confiance en Storr, afin qu'il conserve son duo de gardiens actuel.

Mais, pour que Huet fasse définitivement partie de l'aventure, il reste une ultime étape : pendant le week-end du All-Star Game, il va retourner en AHL pour deux matches des Manchester Monarchs. Ce soir, c'est Travis Scott qui jouera, et demain, ce sera Cristo. Il faudra donc qu'il soutienne à nouveau la comparaison afin d'être rappelé à Los Angeles dimanche. Ensuite, les chances de voir un gardien français fouler enfin une cage de NHL se feront encore plus précises.

31/01 Suède : derniers transferts

La date-limite des transferts de l'Elitserien étant fixée au 31 janvier, les clubs suédois se sont activés ces derniers temps à la recherche de la perle rare. À moins d'une surprise de dernière minute d'ici minuit, le plus gros poisson de ce mercato est pour le leader du championnat, Västra Frölunda.

Le club de Göteborg a en effet obtenu la signature de l'international finlandais Tomi Kallio. Après avoir connu trois clubs de NHL cette saison (Atlanta, Columbus, Philadelphie), l'attaquant de vingt-six ans en a eu assez d'être tourné en bourrique par les managers nord-américains et a donc décidé de poser ses valises en Suède. Il retrouvera à Frölunda trois de ses anciens coéquipiers du TPS Turku, Erik Kakko, Kimmo Eronen et le gardien Fredrik Norrena.

La colonie de Finlandais en Elitserien s'enrichit d'ailleurs d'un autre membre en la personne de Hannes Hyvönen. Après avoir vu le recrutement de Kallio lui passer sous le nez, le champion Färjestad a embauché et attaquant de vingt-sept ans bien moins connu. Il jouait cette saison en NHL à Columbus. Le club de Karlstad a ensuite ajouté à son contingent finlandais le défenseur international Jani Virtanen (Espoo). Par ailleurs, pour clore le chapitre des jokers étrangers, signalons que l'attaquant canadien Craig Woodcroft, après avoir décidé de quitter Milan, a finalement retrouvé du travail chez la lanterne rouge du championnat suédois, Linköping.

Le recrutement le plus surprenant est à mettre à l'actif de Södertälje, qui mène une lutte au couteau pour la qualification en play-offs et ne veut rien laisser au hasard. On a donc décidé de faire appel à un défenseur expérimenté, Stefan Jonsson, qui a joué 660 matches d'Elitserien. Ce joueur de 37 ans a été carrément rappelé de sa retraite puisqu'il avait mis un terme à sa carrière au milieu de la saison dernière. Les résultats suédois.

 

 

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