Décembre 2002

 

Coupe Continentale

Retour complet sur la performance européenne de Rouen lors de la demi-finale de Belfast.

Première journée : Rouen - Linz et Belfast - Vålerenga (+ photos)

Deuxième journée : Linz - Vålerenga et Belfast - Rouen (+ photos)

Troisième journée : Vålerenga - Rouen et Belfast - Linz.

01/12 Super 16 : Angers se saborde chez les Corsaires

Comptes-rendus de match : Dunkerque - Angers et Dijon - Rouen

La défaite inattendue d'Angers à Dunkerque hier soir met maintenant les Ducs dans une situation très périlleuse en vue d'une qualification qui leur semblait promise aux côtés de Rouen, Amiens et Brest. Comme l'an dernier, ils connaissent une mauvaise passe lorsque vient novembre, mais celle-ci pourrait avoir des conséquences dramatiques. Certes, il reste un affrontement contre un adversaire direct a priori prenable, Dijon, mais quel poids donner aux valeurs pré-établies compte tenu de l'actuel état de forme - ou plutôt de méforme - d'Angers ? Les Bourguignons auront là une chance à saisir, de même que Tours qui, malgré sa défaite devant Amiens, reste en embuscade avec son match en retard à Brest qui se jouera mercredi. Les résultats de Super 16.

01/12 Division 1 : Cergy qualifié

Comptes-rendus de match : Strasbourg - Asnières, Courbevoie - Épinal, Vanoise - Limoges et Cergy - Épinal.

Le match avancé de ce midi à Asnières, qui opposait Cergy à Épinal (tous deux qualifiés pour les huitièmes de finale de la Coupe dans deux semaines), a livré le nom du troisième qualifié dans la poule nord, après Strasbourg et Épinal : Cergy a en effet réussi l'exploit d'accrocher le nul contre l'ICE, après avoir pourtant été mené 0-4 au premier tiers. C'était le point qui lui manquait pour assurer sa qualification. Pour la quatrième place, Neuilly-sur-Marne est désormais le maître du jeu grâce sa victoire d'hier contre Le Vésinet. Les Bisons ont leur destin entre leurs mains, mais rien n'est fait puisqu'ils affronteront deux de leurs trois adversaires directs (avec Courbevoie), se déplaçant à Amnéville avant de recevoir Asnières.

Dans le sud, on connaît également trois qualifiés (Chamonix, Mont-Blanc et Nice), et Limoges a sans doute pris le point qui lui manquait en allant chercher un nul dans la Vanoise. La dernière chance des Savoyards est en effet un improbable exploit à Chamonix. Mais Limoges a quand même intérêt à ne compter que sur lui-même dans les matches qui lui restent contre les cadors Nice et Chamonix. Il y a en effet une grande inconnue dans l'équation : Valence, avec ses deux matches en retard, est loin d'être exclu de la course, et grâce à leur victoire arrachée 1-0 hier face à Morzine, les Lyns peuvent encore espérer coiffer tout le monde au poteau. Les résultats de division 1.

02/12 Suède : Linköping, l'argent ne fait pas tout

C'est avec confiance que Linköping a abordé le championnat suédois. Promu l'an passé, il avait réussi à se maintenir, et affichait de grandes ambitions, à la hauteur de sa nouvelle patinoire de huit mille places, dont la construction a coûté la bagatelle de 27 millions d'euros. Le président du club Christer Mard n'avait pas hésité à promettre le titre en quatre ans. Dans cette optique, les play-offs étaient un passage obligé cette année. Mais les dernières semaines ont quelque peu rangé au placard les rêves de grandeur. Après un 2-9 encaissé contre Leksand, l'entraîneur Mats Weiderstal avait été menacé de licenciement, mais l'équipe le soutenait alors.

Puis les choses se sont envenimées entre le coach et le capitaine Stefan Gustafsson, qui trouvait sa fonction incompatible avec le maigre temps de glace qui lui était accordé, et qui a décidé de retourner à Stockholm pour "raisons familiales" et pour aller jouer avec l'AIK. Le capitanat est d'ailleurs passé à un ancien joueur de l'AIK, le défenseur international Thomas Johansson, qui a du travail devant lui car Linköping a actuellement la plus mauvaise défense de l'Elitserien. Il vient même de descendre à la onzième place, ce qui l'obligerait à jouer les terribles barrages de promotion/relégation. Du côté des autres clubs, qui avaient été agacés par le comportement du parvenu qui avait fait monter les prix à l'intersaison pour effectuer un gros recrutement, on s'amuse beaucoup des problèmes de ce concurrent un peu trop ambitieux. Les résultats suédois.

02/12 Allemagne : des têtes sont tombées

C'était attendu depuis longtemps, Rainer Gossmann n'est plus le président de la DEB, la fédération allemande. Il s'est pourtant accroché jusqu'au bout à son poste en criant sur tous les toits que la liste rivale était manipulée en sous-main par l'ex-trésorier Wolfgang Sorge, le seul homme plus haï à la fédération. Autant la résistance de Gossmann face à l'arrogance toute-puissante de Bernd Schäfer III lorsque celui-ci présidait la DEL lui avait valu d'être apprécié, autant son acharnement à garder le pouvoir ces dernières années lui ont retiré tout son crédit. Il faut dire que l'ancien gardien et président de Düsseldorf fait face à un procès pour une colossale fraude fiscale. Seuls les clubs de 2è Bundesliga ont voté pour lui, et uniquement parce qu'ils pensaient qu'il serait ainsi plus facile pour eux de quitter une fédération où ils sont en minorité. Ces clubs ne sont d'ailleurs pas représentés au nouveau conseil fédéral, mais la liste du nouveau président Hans-Ulrich Esken n'a pas été élue en entier. Les clubs ont voté en dernier lieu pour Jochen Haselbacher, un représentant de la DEL, sorte de candidat d'ouverture qui pourra peut-être œuvrer à un travail commun de tout le hockey allemand, trop longtemps délaissé.

Une autre tête était tombée quelques jours avant celle très convoitée de Gossmann : Bernie Johnston, le manager de Francfort, a été considéré comme l'unique responsable de la situation sportive catastrophique du club de la capitale économique de l'Allemagne, qui effectue d'année en année des gros recrutements avec des résultats plus que médiocres. Cela faisait plus de cinq ans que Johnston présidait aux destinées des Lions comme entraîneur ou manager, et on s'étonne que la remise en question n'ait pas eu lieu plus tôt. Dans le même temps, Francfort annonçait la prolongation du contrat de l'entraîneur Lance Nethery, histoire de montrer la totale confiance qui lui est vouée. Cette double décision est un peu hypocrite puisque les deux hommes travaillaient main dans la main et étaient en parfait accord sur le recrutement. En tout cas, elle a fait effet, au moins pour l'instant, puisque Francfort a fait son meilleur match de la saison en battant l'ennemi juré Mannheim 5-4 grâce à un hockey d'une énorme intensité. Mais Nethery n'est pas moins tendu : il s'est fait exclure de son banc par l'arbitre du match Hanovre-Francfort, qu'il a accusé de trop regarder les matches de football, où il est vrai que ce genre d'exclusions est pour courante qu'en hockey.

Un autre changement d'entraîneur n'a pas eu l'effet escompté : même avec Rich Chernomaz à la place de Daniel Naud, Augsbourg continue à perdre, y compris à domicile devant la lanterne rouge Schwenningen (0-1), qui lutte toujours pour son avenir sportif et financier. Ce blanchissage était le bienvenu pour Ian Gordon, vraiment pas brillant ces derniers temps, alors que les supporters réclament que soit enfin aligné Steffen Karg, qui n'est jusqu'ici monté sur la glace que pour les séances de tirs au but (toutes gagnées). Cela viendra, c'est promis, d'autant que Schwenningen n'a plus grand-chose à perdre, et seule une blessure au doigt a retardé la première de Karg qui aurait dû survenir à Berlin.

Dernière tête tombée, celle d'Anders Myrvold. Son statut d'international norvégien et d'ancien joueur de NHL n'a pas impressionné Bill Stewart, l'entraîneur de Mannheim. Lorsque son défenseur s'est fait prendre comme un débutant par Rick Girard (Francfort) avec un but comme conséquence, il a été envoyé aux vestiaires après le premier tiers et a suivi le match suivant des tribunes. Comme quoi la pression en Allemagne n'est pas toujours moins grande sur les étrangers qu'en Suisse (Myrvold avait été le quatrième étranger de Fribourg-Gottéron l'an passé). Les résultats allemands.

03/12 Super 16 : victoire précieuse de Tours

En match en retard, Tours a battu Brest 6-4. Gabriel Bounoure avait été pour la première fois titularisé chez les Albatros, mais il est sorti après neuf minutes de jeu et deux buts encaissés. Brest était même mené 4-0 à la mi-match avant de revenir sur le tard. Grâce à cette victoire, Tours se rapproche de la qualification et semble maintenant avoir de meilleures chances qu'Angers (qu'il a battu deux fois et devance au goal-average particulier). Les Diables noirs doivent maintenant s'imposer à Besançon samedi, mais ils doivent aussi prier pour que Dijon ne gagne pas à Angers, auquel cas les Bourguignons coifferaient tout le monde. Mais Dijon a encore un joker dans sa poche : son appel devant le CNOSF sur le match contre Rouen, donné initialement à rejouer. Si les Ducs obtiennent le gain de cette rencontre, deux points de plus tomberont dans leur escarcelle. Malheureusement, en raison de ces affaires extra-sportives, les deux qualifiés ne seront peut-être pas uniquement déterminés par les résultats de samedi prochain. Les résultats de Super 16.

04/12 Coupe de France : Mulhouse tombe dans une crevasse

Qui l'eût cru ? Mulhouse, invaincu depuis le début de la saison, vient de connaître sa première défaite, lors des huitièmes de finale de la Coupe de France, à Chamonix. Pourtant, tout a commencé tranquillement pour les Scorpions qui ont mené 2-0 après deux minutes de jeu seulement. Mais les Chamois ont réagi et sont remontés à 3-3 à la fin du premier tiers-temps grâce à Svenk, Margerit et Hrehorcak. Ils ont ensuite dominé le début de la deuxième période mais ont encaissé un but stupide contre le cours du jeu à la mi-match. Mulhouse a ensuite rajouté un cinquième but et devait s'acheminer vers une victoire durement gagnée. C'était compter sans un dernier tiers de folie, un nouveau but de Petr Svenk, et surtout un doublé de Stéphane Balmat, qui ont permis à Chamonix de signer un premier exploit retentissant pour ce premier match avancé des huitièmes de finale de Coupe de France. La Coupe de France.

06/12 Allemagne : Chris Valentine dehors

Chris Valentine n'a jamais vraiment été en odeur de sainteté chez les dirigeants de Krefeld. C'est son vieil ami Rick Amann qui avait recruté l'ancien buteur de Düsseldorf avant le début de saison dernière, mais Amann avait été viré avant même le début de saison, et Valentine s'était retrouvé tout seul. L'excellente saison régulière de l'an passé parlait pour lui, mais il a vite été menacé cette année, et les dirigeants ont sauté sur la première occasion pour le mettre à l'écart malgré la remontée à la cinquième place.

L'étonnante désaffection des supporters habituellement fidèles en est peut-être une raison, puisqu'ils n'étaient que 1800 à être venu voir Krefeld-Hambourg hier soir. Mais c'était surtout le déroulement du match qui est resté en travers de toutes les gorges, car Krefeld a perdu aux tirs au but après avoir mené 4-1. Chris Valentine va donc devoir céder les commandes de l'équipe à Butch Goring, mais il n'en restera certainement pas là : en effet, son contrat prévoit noir sur blanc qu'il doit être entraîneur en chef, et il n'a donc aucune envie de se laisser reléguer comme simple adjoint sans réagir. Les semaines qui suivent seront donc agitées pour le club de Stéphane Barin (qui souffre depuis une dizaine de jours d'un problème articulaire à l'épaule et sera absent des patinoires pendant encore un mois).

Quant aux matches d'aujourd'hui, le héros incontesté en est Steffen Karg. Après être monté sur la glace trois fois pour la séance de tirs au but, le jeune gardien de Schwenningen a connu sa première vraie titularisation ce soir à Kassel... et il a fêté ça par un blanchissage (non comptabilisé car l'habituel titulaire Ian Gordon est rentré sur la glace pendant... seize secondes) ! Comme en face Jan Münster a lui aussi gardé sa cage inviolée, on a donc procédé à une séance de tirs au but pour attribuer le deuxième point... Et, comme d'habitude, c'est Karg qui l'a gagnée. Une bouffée d'air pour Schwenningen dont les problèmes financiers sont de plus en plus inextricables. Le club a demandé aux joueurs de renoncer à un de leurs mois de salaire, ce qu'ils ont refusé. Plusieurs d'entre eux pourraient aller voir ailleurs.

Quant à Jan Münster, qui lui s'est fait accorder un blanchissage sur ce match, c'est la sensation du moment en DEL. Ce gardien était sans club cet été et a tenté sa chance aux États-Unis. Mais lorsqu'il a dit à ses employeurs américains qu'il avait subi une opération à l'épaule, ils l'ont viré après le premier entraînement. Il était rentré en Allemagne et pensait à une reconversion prématurée à vingt-trois ans, quand Gunnar Leidborg, son ancien entraîneur aux Berlin Capitals, l'a pris à l'essai à Kassel. Il y a déboulonné le second gardien Markus Janka (ex-Schwenningen) et s'est révélé à la faveur de la blessure du titulaire Rich Parent, alors que personne n'aurait misé un kopek sur lui. Les résultats allemands.

06/12 Super 16 : enfin de la... euh, clarté

Enfin ! Le feuilleton Rouen semble toucher à son terme avec la décision de la fédération des sports de glace qui a tous simplement fini par... appliquer son propre règlement, à savoir l'article 13-11 sur les forfaits administratifs, qui précise que "l'autre équipe conserve les points acquis sur le terrain, sans pouvoir prétendre récupérer les points retirés à son adversaire". Ainsi les résultats de Brest-Rouen et Rouen-Dijon sont entérinés, et aucun des adversaires de Rouen ne bénéficie de la sanction. En revanche, les Normands sont bien pénalisés de trois points pour ces deux matches (perte des deux points de la victoire, remplacés par un forfait 0-5, plus un point de pénalité). Pour Dunkerque-Rouen, en revanche, la décision du CNSHGM ayant été entérinée et n'étant pas susceptible d'appel, la sanction est inchangée et le match est bien renversé.

Globalement, tout cela est tout sauf cohérent et risquerait de donner des maux de tête pour trois semaines à un observateur étranger qui aurait la bizarre idée de venir jeter un coup d'œil aux résultats du championnat de France, mais cela a au moins le mérite de clarifier la situation. Rouen étant de toute façon qualifié, personne ne profite abusivement des sanctions. Brest perd ses deux points sur tapis vert et c'est Amiens qui se retrouve tout d'un coup leader. Quant à Dijon, il peut semble-t-il faire une croix sur les deux points qui auraient sérieusement compliqué le problème. Rendez-vous donc demain, sur la glace, pour la journée décisive. Les Dijonnais sont les seuls à avoir leur destin au bout de leurs crosses, mais ils ont la délicate tâche de gagner à Angers, chez une équipe qui est dans l'obligation de s'imposer... avec le risque de faire le jeu de Tours. Le Super 16.

07/12 Super 16 : Dijon en Coupe Magnus !

Comptes-rendus de match : Rouen - Brest, Mulhouse - Briançon et Grenoble - Clermont-Ferrand.

Les Tourangeaux ont rempli leur contrat en s'imposant à Besançon, mais le superbe retour en force des hommes de Millette n'aura pas suffi. Car, à une centaine de kilomètres de là, la chute sans fin des Ducs d'Angers s'est terminé par un crash retentissant devant des Dijonnais sur-motivés. Ils n'ont pas seulement été battus, ils ont été humiliés. La défense, privée de Benoît Pourtanel blessé, ce qui a parfois obligé Jokinen à jouer à l'arrière, a pris l'eau et concédé de multiples breakaways qui se sont traduits par un 0-7 au cours du deuxième tiers-temps. Dijon a finalement empoché un succès 9-5 qui lui ouvre les portes de la Coupe Magnus dont il sera le Petit Poucet. Pour expliquer l'inexplicable, Angers n'a même plus l'excuse d'évoquer le gentleman agreement, battu par une équipe moins dotée en renforts étrangers et qui a surpris tout le monde par sa fraîcheur et son culot. Dijon devance Tours grâce à ses deux victoires dans les confrontations directes, et cela ne fait que souligner le principal artisan de cette qualification : le gardien Frantisek Neckar, exceptionnel lors des deux matches en question.

À côté du fabuleux suspense offert par la poule nord, la poule sud fait un peu office de parent pauvre. Elle a pourtant failli sortir de sa léthargie lorsque Clermont a mené 3-0 après vingt minutes au pôle sud de Grenoble. Mais les Brûleurs de Loups ont finalement réagi pour l'emporter 6-4. L'évènement est donc la douzième victoire en douze matches de Mulhouse, invaincu sur la glace en championnat, tout comme Rouen au nord. Quant à savoir l'écart de niveau exact entre le nord et le sud, beaucoup se perdront en conjectures, mais ce n'est qu'à partir du 4 janvier prochain, date de début de la "Coupe Magnus" et de la "Nationale", que l'on aura une réponse. Les résultats de Super 16.

07/12 Division 1 : Courbevoie trop tard ?

Comptes-rendus de match : Epinal - Strasbourg et Chamonix - Vanoise.

Courbevoie a écrasé Le Vésinet 12-2 et se positionne maintenant à la quatrième place de la poule nord. En théorie, c'est donc la seule équipe à avoir son destin en mains pour la qualification. Mais en pratique, il lui faudra réaliser un exploit pour être dans les quatre car il doit se déplacer à Strasbourg chez une formation toujours impériale. Les Alsaciens l'ont encore prouvé dans un match au sommet vite plié en déplacement chez une équipe d'Epinal décidément décevante.

Donc, qui est le mieux placé ? Asnières s'est remis dans la course en battant Cergy 4-2 avec quatre buts du buteur patenté Peter Zambori. Apparemment, Amnéville a fait de même en battant Neuilly 5-3. Mais en réalité, ce résultat - à un but près - est une déception pour les Lorrains, car ils n'ont pas remonté la différence de buts particulière contre leur adversaire du jour. Amnéville est ainsi en négatif à la fois contre Neuilly et contre Asnières, et la seule chance des Galaxiens est donc que ces deux équipes fassent match nul la semaine prochaine. A moins d'un exploit de Courbevoie, c'est donc le vainqueur de Neuilly-Asnières qui accèdera à la poule finale.

Dans le sud, Limoges s'est approché de son objectif grâce à une importante victoire à Nice. Doublement importante car elle met Nice également en danger et l'oblige à ne pas perdre à Valence samedi prochain... ce qui ferait également l'affaire des Limougeauds, aussi sous la menace des deux matches en retard de Valence. Les résultats de division 1.

07/12 Division 2 : pas très sérieux

Compte-rendu de match : Grenoble 2 - Chambéry.

12-7 entre Caen et Valenciennes, et surtout 8-18 entre Le Havre et La Roche-sur-Yon, on ne peut pas dire que les rencontres sans enjeu du week-end aient été jouées avec un grand sérieux, avec ces scores dignes du championnat britannique des années 80... En revanche, quand la rencontre revêt de l'importance, comme l'affrontement direct entre Cholet et l'ACBB/Paray, elle est réellement disputée. Cholet a clairement dominé ce match finalement remporté 5-4 et a ainsi fait un grand pas vers la qualification. Paray/ACBB doit maintenant en effet ramener trois points de plus que Cholet lors des trois prochains matches, et donc faire un sans-faute car les Dogs reçoivent la lanterne rouge Le Havre pour deux points presque assurés au dernier match. La qualification se jouera sans doute dans la patinoire de Viry-Châtillon, qui reçoit Paray la semaine prochaine et Cholet après les fêtes.

Dans le sud, Chambéry (vainqueur 7-2 à Grenoble) et Toulouse (qui poursuit sa bonne série en ramenant un point de son déplacement chez le leader Avignon) continuent de contester à Toulon la quatrième place qualificative. Mais un d'entre eux devra sans doute jeter l'éponge à l'issue du capital Chambéry-Toulouse de samedi prochain. Les résultats de division 2.

09/12 République Tchèque : le Sparta sort de crise

Voir le Sparta Prague, le club le plus riche, le plus aimé mais aussi le plus haï du pays naviguer en milieu de tableau, voilà qui était singulièrement inhabituel. L'expérience et les bons états de service de l'entraîneur Vaclav Sykora lui avaient permis de tenir néanmoins son poste, mais une nouvelle série de quatre matches sans victoire lui a été fatale la semaine dernière. Il y a mis fin par un 3-0 contre Zlín, mais il était trop tard et le duo qu'il formait avec Pavel Hynek fut remplacé après ce match par Alois Hadamczik et Kamil Konecny, qui avaient conduit Vítkovice en finale l'an passé - et qui l'avaient perdue contre... le Sparta. Hadamczik, candidat malheureux au poste de sélectionneur national cet été, s'est rapidement installé dans sa nouvelle fonction et vient d'obtenir trois victoires de suite, la dernière en date hier soir chez la lanterne rouge Havírov, en très léger progrès ces derniers temps. Le Sparta est donc sorti de crise puisqu'il a profité du classement serré et des difficultés de l'ex-dauphin Trinec pour remonter déjà à la troisième place du championnat, juste derrière ses rivaux du Slavia Prague.

C'est dans la cage du Slavia que se trouve l'homme du moment : le gardien Roman Málek a en effet signé son septième blanchissage de la saison la semaine dernière et il peut à tout moment battre le record (8) détenu par Cechmánek, Prusek et Salfický (tous trois partis à l'étranger, respectivement à Philadelphie, à Ottawa et au CSKA Moscou, mais le réservoir tchèque paraît décidément inépuisable). Certes, Málek n'y est pas parvenu ce week-end, mais il n'a encaissé qu'un but à chaque match, preuve si besoin est qu'il est vraiment très proche de l'exploit.

Malgré leur retour en force, les deux clubs praguois n'ont presque plus aucun espoir de revoir la tête, car Pardubice continue de dominer insolemment, même s'il a concédé deux défaites depuis la trêve à Trinec et à Plzen. Pardubice a une telle confiance en son hockey qu'il se permet par moments de jouer avec quatre attaquants et un défenseur, comme il l'a fait contre Znojmo il y a quelques semaines. Les résultats tchèques.

09/12 Nouvelles de Suisse

On commence à voir plus clair les forces en présence et les tendances qui se dessinent avec quatre équipes qui se sont détachées en tête du classement.

Comme attendu, les Lions de Zurich jouent aux devants de la scène, emmenés qu'ils sont par Derek Plante, Christian Matté (un ancien de l'organisation de l'Avalanche du Colorado) et le Canado-Suisse (il a épousé une Chaux-de-fonnière) Jan Alston. Ari Sulander fait bien son travail devant le filet et l'équipe peut travailler sereinement cette saison, ce qui ne fut de loin pas toujours le cas dans sa tumultueuse histoire. Seule ombre au tableau : l'impossibilité à vaincre dans les confrontations directes le champion en titre Davos, contre lequel du reste les Zurichois s'étaient fait balayer en finale l'an dernier.

Également prévisible est la présence des Grisons aux avant-postes. De surcroît leurs résultats du week-end ont été particulièrement convaincants : 9-0 (le plus gros écart cette saison) contre une équipe de Fribourg qui il est vrai n'est pas au mieux et un 3-0 acquis à Zoug sans trembler. Cependant, on murmure que les dirigeants pourraient approcher un nouveau joueur étranger lors de la prochaine coupe Spengler, puisque tant Miller que Marha ne sont pas toujours réguliers, à leurs yeux du moins.

Lugano ne cesse d'aligner les victoires depuis l'arrivée de Larry Huras à la bande, mais le succès contre Berne s'avéra étriqué et entaché d'une erreur d'arbitrage puisque le Suédois Franzén fut renvoyé aux vestiaires de manière erronée pour canne haute, alors qu'en fait c'était Thomas Ziegler qui s'était fait l'hauteur de la faute sur Flavien Conne.

L'ancien entraîneur de Rouen a eu toutefois la modestie de reconnaître qu'il avait hérité d'un groupe physiquement déjà bien préparé par son prédécesseur Jim Koleff, limogé le mois dernier. Selon ses dires, il a, depuis la prise des commandes, davantage réparti les responsabilités au sein de sa formation. Preuve concrète : les courtes présences sur la glace de chacun des quatre blocs, soit au maximum quarante secondes. Bilan : 10 matches, 18 points. Adrian Wichser a déjà inscrit vingt buts. Mais disposent-ils vraiment d'un gardien capable de les amener au bout ?

Les Flyers de Kloten n'étaient certainement pas attendus si haut, car leur effectif semblait à priori bien peu expérimenté, mais le jeune Tobias Stephan fait déjà preuve d'une maturité étonnante devant le filet, ce que les Stars de Dallas - qui l'ont repêché - auront entendu par la voix de l'entraîneur... luganais. En effet, Huras n'a pu s'empêcher d'en souffler mot à l'organisation texane. Les Flyers sont une jeune équipe qui axe son jeu sur la vitesse, le patinage et le collectif. Pas surprenant si l'on sait que l'entraîneur s'appelle Vladimir Yursinov, à qui revient assurément une part du crédit de ce bon classement. Neuf de ses joueurs ont été sélectionnés en vue des championnats du monde juniors de Halifax, ce qui a entraîné le déplacement de trois rencontres plus tard en janvier. Seule ombre au tableau : le défenseur Martin Höhener s'est blessé au ménisque et devra manquer cinq semaines.

En cinquième position pointe l'équipe de Berne, qui après quelques difficultés semble avoir trouvé un rang plus conforme à ses ambitions. De plus, les récentes bonne performances peuvent inciter à l'optimisme, mais méfiance, car le classement est très serré et une mauvaise série pousse vite en eau trouble. Cependant avec Bordeleau (le meilleur compteur de la ligue), Juhlin, Franzén et le récent engagement d'Yves Sarault (au nez et à la barbe de Fribourg) en provenance de Thetford Mines, les joueurs de Ruhnke devraient être en mesure d'aligner des performances plus régulières et la concurrence entre les étrangers devrait être vive. C'est malheureusement ce qui manque entre les joueurs au passeport à croix blanche.

La présence du néo-promu Genève-Servette au milieu du classement n'est pas le fruit du hasard. Emmené par peut-être encore le meilleur gardien de la ligue - avec Sulander - Reto Pavoni et l'excellent et infatigable Philippe Bozon, les Genevois pratiquent un style agressif qui dérange l'adversaire et la formation de Mc Sorley est vraiment difficile à manœuvrer, surtout à domicile où elle est pratiquement invincible. Beaucoup de joueurs expérimentés à ce niveau ont incontestablement facilité la transition. De plus, les jeunes cousins Romy et Déruns (encore à la Chaux-de-Fonds l'an dernier) profitent pleinement de cette atmosphère et semblent ainsi accélérer leur développement. N'ont-ils pas marqué chacun à une reprise lors du récent succès face à Kloten ?

En revanche, Rapperswil, après un départ canon, semble marquer sérieusement le pas et la pause qui s'approche va se révéler plus que bienvenue. Certes, la victoire à Fribourg pourrait relancer les Saint-Gallois, mais ils devront s'accrocher jusqu'au bout pour obtenir une des huit premières places qualificatives. Toutefois, ils comptent encore cinq points d'avance sur le neuvième, mais cette formation est très imprévisible, un peu à l'image de son gardien Berger, tantôt brillant, tantôt moyen.

Ambrì est également en danger, mais l'important succès obtenu à Langnau contre un adversaire direct a fait le plus grand bien. Réjouissant est la forme resplendissante affichée par Loïc Burkhalter qui fut impliqué sur toutes les réussites de son club. Peut-être que la présence à ses talons de Riccardo Fuhrer n'y est pas totalement étrangère. Toutefois, le club léventin n'est que partiellement satisfait du rendement de ses étrangers Stepanek et Sedlak. Celui-ci retournera à Plzen, son club d'origine, dès qu'on lui aura trouvé un remplaçant (on parle de Shamolin, qui n'est aligné que sporadiquement à Lausanne mais qui a brillé de mille feux lors de sa pige à Kloten). On apprend également que l'international espoir Félicien Du Bois vient de signer un contrat professionnel auprès du club tessinois. Le joueur originaire des Ponts-de-Martel, qui a effectué ses débuts au plus haut niveau le 23 novembre dernier contre Fribourg, a paraphé une entente valable jusqu'en 2006

On fait grise mine ces jours à Fribourg et pas seulement à cause du temps maussade, car l'équipe vient d'encaisser deux défaites consécutives. On reparle d'un nouvel étranger. Qui ? Pas de noms en vue. En outre, les relations entre le manager Roland von Mentlen et la direction du club ne semblent pas être au beau fixe et l'on ne sait pas trop ce qui va se passer. Cependant, les jours de Colin Müller derrière la bande semblent comptés, puisqu'en Helvétie on ne sait pas entreprendre grand-chose d'autre que de changer d'entraîneur ou d'étranger(s) quand tout va mal. Les joueurs suisses quant à eux ne tremblent pas pour leur place... mais Fribourg ne vit pas dans le luxe et n'évoluait qu'avec quatorze joueurs (seulement cinq défenseurs) lors de la rencontre face à Rapperswil, certains évoluent blessés et d'autres vont se fatiguer en étant trop souvent sollicités.

Langnau a déjà appliqué cette thérapie commode et en vogue en se séparant de son entraîneur Alfred Bohren récemment. Toutefois l'arrivée de Ron Ivany n'a pas rempli toutes les espérances emmentaloises et la défaite face à un concurrent direct comme Ambrì pourrait se payer cher au décompte final. Les pensionnaires de l'Ilfis dépendent trop de l'impulsif Todd Elik. De plus, la situation financière de ce petit club traditionnel n'est pas des meilleures et la campagne de souscription publique pour des actions en sa faveur est bien timide. Bref, là non plus, l'avenir n'est pas au beau fixe.

Zoug en revanche amorce un retour après un départ catastrophique, mais il lui reste six points d'écart à combler, ce qui sera tout sauf facile. Todd Elik n'a pas été remplacé, Chris Tancill manque d'appuis en attaque, et Paul Di Pietro s'est montré décevant jusqu'à présent. Le Neuchâtelois Patrick Oppliger a reconduit son contrat pour deux saisons.

Lausanne est cette saison le cancre de la classe. Certes, des blessures de joueurs clés peuvent partiellement en être la cause, mais il semble qu'une mauvaise concertation dans le recrutement n'ait pas non plus contribué à la sérénité. Mais le club manque de profondeur et est limité dans tous les compartiments de jeu. Le soufflé est en train de retomber et ce ne sont pas les exploits de Shamolin lors de son prêt à Kloten, alors que les Vaudois demeurent stériles en attaque, qui vont calmer les esprits.

10/12 Harkimo veut concurrencer le Hallenstadion

Plus rien n'arrête Hjallis Harkimo, l'homme d'affaires finlandais qui cherche à installer des copies de son Hartwall Arena (la nouvelle demeure du Jokerit Helsinki inaugurée pour les Mondiaux 1997) un peu partout en Europe. Après l'inauguration de la Color Line Arena le mois dernier à Hambourg (la "plus ultra-moderne d'Europe' selon Harkimo, mais dont les groupes de production de froid sont tombés en panne après seulement un mois et cinq matches, entraînant l'arrêt de la rencontre Hambourg-Kassel dimanche après vingt minutes), il a déjà porté son intérêt sur Stuttgart et, alors qu'il se trouve indirectement derrière les projets de Prague et Riga, le voilà qui s'intéresse de près à Zurich.

En effet, le vieil Hallenstadion, l'antre du Zurich SC, doit être modernisé pour 147 millions de francs, ce qui obligera les ZSC Lions à trouver un autre domicile pendant les travaux qui dureront deux ans (quête commencée depuis quelque temps déjà et toujours pas aboutie). Et voilà que Harkimo sort de ses cartons un nouveau projet moins cher (125 millions et seulement seize mois de construction) pour tenter d'empocher la mise. Le manager du club zurichois Simon Schenk semble y avoir une oreille attentive, puisqu'il a déclaré que "le Hallenstadion possède une grande tradition, mais ne constitue pas un lieu idéal pour le hockey et ne le sera pas non plus dans le futur".

Néanmoins, le projet de Harkimo n'a pas que des avantages, notamment au niveau de la facilité d'accès du site, optimale à Oerlikon pour le Hallenstadion, mais pas dans les quatre sites envisagés par le projet du propriétaire du Jokerit, même s'il faut tenir compte des possibles améliorations de la desserte par les transports publics. Pour l'instant, la ville de Zurich, qui vient de décider d'un plan d'austérité, n'a aucune envie de voir coexister deux salles de cette grandeur et se range du côté de la société Hallenstadion AG qui voit d'un mauvais œil cette concurrence. En outre, il ne faut pas oublier que les citoyens zurichois sont très attachés au Hallenstadion où ils se sont tous rendus au moins une fois pour un grand évènement.

10/12 Le joker brestois

On en parlait depuis quelque temps, le joker défensif suédois de Brest est arrivé. Formé à Olofström, il s'appelle Björn Albin. Son hockey n'a rien d'exceptionnel et, malgré l'avantage de son gabarit, n'a pas convaincu ni outre-Atlantique, où il a fait une pige en WCHL, ni en Suède, où il a plafonné en division 1 (le troisième niveau suédois), dernièrement avec les Hanhals/Kungsbacka Kings. Par contre, c'est un beau bébé de 1,93 m pour 103 kg, et si la défense brestoise estimait avoir besoin de kilos, elle vient de les trouver.

11/12 Autriche : l'auto-mutilation de Feldkirch

Depuis hier soir, c'est également la trêve dans le championnat autrichien : elle a été ménagée pour l'équipe nationale, mais surtout pour celle des moins de 20 ans, car les juniors sont très nombreux et constituent une grande part des effectifs. Ce n'est pas le moindre atout du championnat autrichien, qui a vécu une première moitié de saison de rêve. Après avoir failli voir sa pérennité menacée cet été, il a connu un succès inespéré avec des affluences en hausse de près de mille spectateurs en moyenne. L'une des composantes de ce regain d'intérêt, Feldkirch, voit arriver la trêve avec bienveillance.

On se disait bien que Feldkirch ne se remettrait pas sans encombres du départ de son entraîneur Konard Dorn. Écarté car il ne supportait pas l'ingérence de son président Walter Gau, il n'était pas pour rien dans les résultats du club promu, qui vit une seconde jeunesse en tête du championnat autrichien. La preuve en est faite depuis cette semaine puisque Feldkirch, qui n'avait connu jusqu'ici qu'une seule défaite (aux tirs au but, en ouverture de la saison contre Linz) vient d'être battu trois battu trois fois de suite. Après les deux défaites du week-end à Vienne et Villach, Walter Gau se voulait rassurant et expliquait que c'était un manque de réussite passager qui s'estomperait mardi contre la lanterne rouge Lustenau.

Grave erreur, Feldkirch a encore été battu (3-5 avec un dernier but dans la cage vide), et son président hégémonique va peut-être devoir procéder un de ses jours à son auto-critique, voire regretter l'entraîneur qu'il avait fait craquer. Pour Lustenau, ce résultat est une bouffée d'oxygène. Il n'a pas les moyens de ses rivaux et en est réduit à attendre de faire des coups. L'idéal, c'est de les réussir dans les derbys du Voralberg contre le voisin Feldkirch. C'est fait depuis hier soir grâce à un triplé de Christoph Gesson, et Lustenau savoure, d'autant qu'il a dominé le match et que son adversaire ne peut plaider seulement la malchance.

Tandis que Feldkirch doute, Villach sort de la crise. Le champion en titre, relégué un temps à l'avant-dernière place, puis éliminé de la Coupe Continentale, vivait comme un traumatisme l'ère post-Kennedy. Mais le club a eu l'intelligence de garder sa confiance en l'entraîneur Greg Holst, sachant bien que le charismatique Ron Kennedy ne se remplacerait pas en un jour. La division des points par deux a été la bienvenue pour Villach, qui peut maintenant remonter au cœur du classement. Il a remporté sa quatrième victoire de suite à Klagenfurt dans le toujours passionné derby de Carinthie (2-1), même si son adversaire paraissait meilleur techniquement. Le buteur décisif a été Sean Selmser, l'homme par qui est arrivée la polémique qui a beaucoup nui à l'image de la Coupe Continentale en Autriche. Linz, le club qui contestait l'engagement pour quelques jours de Selmser à Belfast, veut désormais se concentrer sur son championnat, sachant que Feldkirch n'est plus inaccessible - par sa propre faute. Linz ne compte plus que trois points de retard, avec un match en moins. Les résultats autrichiens.

12/12 Finlande : les Jokers ne rient plus

Le Jokerit Helsinki faisait partis des clubs du mois de novembre de Hockey Archives, et cela était logique pour une équipe qui n'avait perdu que trois fois depuis de le début de la saison. Mais depuis quelques semaines, rien ne va plus chez les Jokers, qui viennent de perdre cinq matches de suite ! Samedi, ils ont ainsi été cruellement laminés (1-6) dans le derby de Helsinki face à l'HIFK, par la faute du surprenant gardien canadien Dave Stanthos, débarqué de l'université de Princeton, qui a arrêté 42 de leurs 43 tirs. Mardi, ils ont cédé une nouvelle fois sur la glace de l'HPK Hämeenlinna, qui pourrait bientôt devenir un adversaire direct. Il ne compte en effet plus que quatre points de retard sur le Jokerit, avec un match en moins. Le champion en titre, que personne ne pensait revoir avant la fin de la saison, est donc en passe d'être rattrapé.

Comment en est-on arrivé là ? Aussi curieux que cela puisse paraître, la série noire a commencé lorsque Raimo Summanen, l'entraîneur du Jokerit, a été nommé sélectionneur national de la Finlande en remplacement de Hannu Aravirta. Tout le monde a interprété cela comme une consécration pour le Jokerit. Et c'est peut-être justement la raison pour laquelle l'équipe s'est vue trop belle. À force de s'entendre répéter qu'ils évoluent un niveau au-dessus, que Ville Peltonen réalise une saison exceptionnelle, etc, les joueurs du Jokerit en ont oublié qu'il restait des matches à jouer. Ils doivent maintenant retrouver leur hockey au plus vite. Occasion idéale demain soir contre le SaiPa Lappeenranta, qui est certes l'équipe-surprise de la saison, mais qui n'a gagné que deux matches à l'extérieur (en deux jours, à Turku et Lahti, il y a deux semaines de ça). Les résultats finlandais.

12/12 Très bonne perf des Bleus

Enfin une victoire, propre et sans bavure ! Après un tournoi Olivier-Lesieur relativement décevant, c'est exactement ce que l'on attendait des Bleus, et si possible sans attendre de rencontrer la faible Croatie. Certes, la Norvège n'était pas au complet. Il manquait ses joueurs évoluant en Allemagne et en Suède, et elle ne ressemblait donc pas à celle que la France rencontrera au Mondial de division I en avril. Mais il manquait également quelques expatriés aux Bleus (certes moins), en l'occurrence Maurice Rozenthal, Zwikel ou Barin. Et puis, bien sûr, il y a le cas Guillaume Besse, qui a déclarer vouloir renoncer à l'European Hockey Challenge pour rester avec sa compagne. Son retour pour les championnats du monde est désormais peu probable, puisqu'il n'a jamais été suffisamment performant avec les Bleus pour exprimer ce genre de traitement spécial.

L'essentiel était de gagner, et la France l'a fait (2-0) grâce à des buts de Brice Chauvel et Loïc Sadoun, qui a fêté de la meilleure des manières son retour en équipe nationale. Autre point important maintenant que Cristobal Huet est outre-Atlantique, le blanchissage de Fabrice Lhenry, car l'équipe de France doit prendre confiance en son nouveau gardien - et elle a eu bien besoin de lui dans un troisième tiers-temps dominé par les Norvégiens.

Rappelons la composition des Bleus, qui ont accueilli un nouveau en la personne de David Dostal, l'ex-Tchèque d'Anglet qui a pris la nationalité française il y a trois mois. Cet appel inattendu à un joueur naturalisé a été justifié par Heikki Leime, qui veut construire une ligne d'expérience autour d'Arnaud Briand, aux côtés duquel les jeunes n'ont pas convaincu. Dostal et Bachelet entoureront dont le Saint-Pierrais dans une ligne de vieux briscards qui doit montrer la voie à la classe-biberon tricolore.

Gardiens : Fabrice Lhenry (29 ans, Mulhouse), Patrick Rolland (33 ans, Grenoble).

Défenseurs : Simon Bachelet (25 ans, Grenoble), Vincent Bachet (24 ans, Amiens), Jean-François Bonnard (31 ans, Grenoble), Allan Carriou (26 ans, Rouen), Karl Dewolf (30 ans, Amiens), Mathieu Mille (21 ans, Anglet), Nicolas Pousset (23 ans, Rouen), Lilian Prunet (24 ans, Mulhouse).

Attaquants : Richard Aimonetto (29 ans, Mulhouse), Nicolas Antonoff (21 ans, Grenoble), Benoît Bachelet (28 ans, Grenoble), Arnaud Briand (32 ans, Rouen), Brice Chauvel (23 ans, Amiens), Olivier Coqueux (29 ans, Mulhouse), Xavier Daramy (21 ans, Anglet), David Dostal (29 ans, Anglet), Laurent Gras (26 ans, Amiens), Anthony Mortas (28 ans, Amiens), François Rozenthal (Amiens), Loïc Sadoun (25 ans, Brest), Yven Sadoun (23 ans, Brest).

13/12 Coupe Continentale : le groupe d'Asiago

À un mois de la finale "nouvelle formule" de Coupe Continentale (avec huit équipes participantes dont des cadors européens comme le Lokomotiv Yaroslavl et le Jokerit Helsinki), voici le récit du groupe de demi-finale le plus surprenant et le plus disputé. Après ses bons résultats domestiques, Asiago, qui n'a pas la notoriété de Milan sur la scène européenne, voulait absolument se qualifier pour se faire connaître. Son adversaire désigné était le Jukurit Mikkeli, révélé l'an dernier. Mais la véritable surprise du tournoi a été le Keramin Minsk, transformé depuis un an.

La dernière fois que Minsk s'était qualifié pour le tournoi final européen, c'était il y a sept ans. À l'époque, la qualification des Biélorusses avait été obtenue sous fond de polémique sur les licences de quatre joueurs non inscrits sur les listes européennes et sur un résultat nul soupçonné d'être arrangé. Le dindon de la farce avait alors été Rouen, et Benoît Laporte est bien placé pour le savoir : l'actuel entraîneur d'Asiago était alors celui de Rouen.

Première journée : Jukurit Mikkeli (FIN) - Olimpija Ljubljana (SLO) et Asiago (ITA) - Keramin Minsk (BLR).

Deuxième journée : Jukurit Mikkeli - Keramin Minsk et Asiago - Olimpija Ljubljana.

Troisième journée : Keramin Minsk - Olimpija Ljubljana et Asiago - Jukurit Mikkeli.

13/12 Mise à jour

NB : l'histoire du HC Lugano a été mise à jour (jusqu'à la récente nomination de Larry Huras) et a été agrémentée de quelques photos.

13/12 Balade en bleu

Le match contre la Slovénie a été l'occasion pour tous les Bleus de s'en donner à cœur joie, avec une victoire 9-0. C'est particulièrement vrai pour Yven Sadoun, auteur d'un triplé, et pour le jeune Xavier Daramy, qui a inscrit deux buts. Cette fois-ci, c'est Patrick Rolland qui s'adjuge le blanchissage. Demain, la France retrouvera pour la finale du tournoi leurs hôtes slovènes, qui ont également battu Croates et Norvégiens, et qui sont plus au complet que les Scandinaves, procurant ainsi un test intéressant.

14/12 Paulin Bordeleau gagne enfin

Jusqu'il y a quelques semaines, Paulin Bordeleau senior était considéré comme un entraîneur-miracle en Allemagne. L'an dernier, il avait conduit la lanterne rouge Essen à une fantastique remontée, et son intronisation à Hanovre en octobre semblait prendre la même voie. Mais depuis, c'est la catastrophe. Paulin Bordeleau n'a rien pu faire pour empêcher la guerre des clans au sein de l'équipe, et en particulier la rancœur du reste de l'équipe envers les stars canadiennes supposées Simon, Hawkins et Dionne, qui n'ont pas pris leurs responsabilités. Du coup, le bilan de Bordeleau était moins bon que celui de son prédécesseur et on se demandait même si les Scorpions de Hanovre n'allaient pas procéder à un second licenciement.

Autant dire que Bordeleau jouait gros hier soir après huit défaites consécutives. En battant aux tirs au but le leader de la DEL, les Eisbären Berlin (qui ont du coup cédé le commandement à Cologne), Hanovre a réussi un bel exploit, avec la manière, et a mis fin à la série noire, malgré les absences de Todd Simon suspendu et de Stefan Hellkvist grippé. "Nous avons bien joué et nous n'avons pas abandonné après avoir été menés 1-3. Personne ne nous attendait aujourd'hui, mais le vent a enfin tourné et la victoire était méritée. J'espère vraiment que nous pourrons bâtir là-dessus et gagner régulièrement", a déclaré Paulin Bordeleau. Les résultats allemands.

14/12 Pour Strasbourg, la Coupe est pleine !

Après la première surprise réalisée par Chamonix devant Mulhouse, on attend la suite des huitièmes de finale de la Coupe de France, ce soir, avec beaucoup d'impatience. Les équipes de Super 16 qui ont de nombreux internationaux sont évidemment les plus en danger. C'est le cas de Grenoble, qui recevra une équipe de Mont-Blanc à l'effectif bien plus riche quantitativement, mais aussi d'Amiens, en déplacement chez l'épouvantail de la D1, Strasbourg.

Sauf que ce match n'aura pas lieu ce soir. En effet, la dernière journée de la première phase de division 1 a également lieu ce soir. Mais rien n'a été prévu pour les clubs de D1. Ne sont-ils pas censés se qualifier pour ce stade la compétition ? Avec quinze clubs de Super 16 pour seize places en huitième de finale, leur présence est pourtant une évidence. Il a donc fallu gérer au cas pour cas. Voilà pourquoi Chamonix a joué il y a dix jours, et Nice la semaine prochaine contre Anglet. Quant à Cergy et Epinal, qui devaient se rencontrer en championnat et qui étaient tous deux qualifiés, ils avaient prévu le coup en jouant il y a deux semaines et sont donc libres ce soir (respectivement à Angers et contre Dijon).

Pour permettre au match Strasbourg-Amiens de se dérouler ce soir, la CNSHGM avait initialement décidé de reporter le match Strasbourg-Courbevoie à samedi prochain. Seul problème, le COC n'avait pas été prévenu... et n'avait aucune envie d'attendre deux semaines pour disputer cette rencontre décisive pour sa qualification - et de priver ses joueurs d'une partie de leurs vacances. Qui plus est, on n'ose imaginer comment auraient réagi les vainqueurs de Neuilly-Asnières, qui auraient eu une semaine d'interminable attente avant de connaître le résultat de Courbevoie et de savoir s'ils étaient qualifiés.

Finalement, le CNSHGM a donc effectué le choix logique de donner la priorité au championnat et de reporter le match de coupe contre Amiens à mercredi. Malheureusement, cette décision est intervenue bien tard alors que Strasbourg voulait créer l'évènement autour de ce match de Coupe. Voilà qui ne va pas améliorer l'image du CNSHGM, instance déjà contestée pour son traitement de l'affaire Rouen (où sa première décision, non susceptible d'appel, a semé la zizanie pour les décisions sur les autres matches... mais c'est plus l'organisation du hockey français - et le morcellement des pouvoirs destiné à contrer ses visées autonomistes - qu'il faudrait revoir, à l'heure où le président de la FFSG, Didier Gailhaguet, vient justement de définir le mandat du Directoire du hockey, organisme que ce sport appelait de ces vœux).

Il n'y a qu'à lire les déclarations de l'entraîneur strasbourgeois Daniel Bourdages dans les colonnes de L'Alsace pour comprendre que les relations déjà tumultueuses entre Strasbourg et la fédération ne sont pas prêtes de s'arranger : "C'est lamentable. J'ai déjà dit que le plus gros obstacle au hockey, c'est la Fédé. C'est triste à mourir, cette incompétence. Nous avions tout organisé, que ce soit en communication ou en organisation autour du match."

Quant à la Coupe de France, des voix s'élèvent pour dénoncer la légèreté avec laquelle cette compétition est organisée et traitée par les instances fédérales, ce qui empêche d'en faire un atout du développement du hockey. La tenue de cette épreuve pendant les regroupements internationaux est également contestée, d'autant qu'elle favorise les équipes ayant des armadas étrangères (si possible avec des joueurs de seconde zone dans leur pays, donc non sélectionnés dans leurs équipes nationales), mais a-t-on les moyens de faire autrement ?

14/12 Derek Haas dégradé

Ce n'est pas que les licenciements d'entraîneurs soient monnaie courante en France, mais après l'incroyable déroute d'Angers en fin de première phase, il paraissait clair que Derek Haas ne pourrait pas continuer longtemps à entraîner cette équipe. Seulement voilà, les sièges éjectables sont si peu dans la culture locale que Derek Haas possède un contrat à durée indéterminée, et qu'il ne peut donc pas être viré sans des indemnités de licenciement conséquentes. Il continuera donc à officier au sein du staff angevin, mais en tant que responsable du hockey mineur. Quant à l'équipe première, elle est désormais confiée aux bons soins de Grégory Girardot (dès ce soir contre Cergy), en attendant le recrutement éventuel d'un nouvel entraîneur.

14/12 Les Bleus presque parfaits

Trois victoires et un moral au beau fixe, voilà qui fait du bien à l'équipe de France après deux premiers tournois moyens dans l'European Hockey Challenge. Aujourd'hui, les supporters slovènes ont vite déchanté avec trois buts en dix minutes et le remplacement du gardien Gaber Glavic par Klemen Mohoric. Encore fois, tout le monde s'en est donné à cœur joie chez les Bleus avec des buts de Dostal, L. Sadoun, Pousset, F. Rozenthal et Gras. Parce que la perfection n'existe pas dans ce monde, il faut bien ajouter une petite note négative à ce bilan presque parfait : ce seront les deux buts encaissés dans les cinq dernières minutes, qui ont privé Patrick Rolland d'un second blanchissage. Les matches internationaux.

14/12 Coupe de France : Epinal seule surprise

Comptes-rendus de match : Grenoble - Mont-Blanc et Epinal - Dijon.

Angers a pu se rassurer face à Cergy (5-1), Villard a battu Briançon sans la manière (4-2), Rouen ne s'est pas laissé piéger par Tours (4-1) et, même sans ses internationaux, Grenoble a pu dominer le Mont-Blanc 6-4. Une soirée de coupe de France sans surprise, donc, est-ce possible ? Hé non, car il y a Épinal. Médiocres en championnat, les Vosgiens n'ont pas réussi à se transcender contre Strasbourg, mais l'ont fait à chaque fois qu'ils ont rencontré une équipe de Super 16. Ce fut le cas au tour précédent à Dunkerque, ce fut le cas en amical contre Dijon, et ce fut confirmé face à ces mêmes Dijonnais ce soir, avec un 7-4 explosif et un triplé de Roman Trebaticky. La Coupe de France.

14/12 Division 1 : Neuilly, Nice et Limoges qualifiés

Compte-rendu de match : Morzine - Vanoise.

Courbevoie aura tout tenté pour forcer sa chance à Strasbourg, mais a échoué au port d'un rien, de quoi accentuer les regrets sur le début de saison raté. Le COC s'est incliné d'un but dans un match gâché par la double fracture de la mâchoire de Josh Allison. Tout s'est donc joué entre Neuilly et Asnières, et ce sont les locaux qui se sont imposés avec un doublé de Vastusko. Dans la poule sud, le suspense a disparu bien plus rapidement, et malgré les matches manquants, Nice (8-2 à Valence) et Limoges (5-3 contre Nice) se sont qualifiés sans discussion. Les résultats de division 1.

Poule finale : Strasbourg, Epinal, Cergy, Neuilly-sur-Marne, Mont-Blanc, Chamonix, Nice, Limoges.

Poule de maintien : Courbevoie, Asnières, Amnéville, Le Vésinet, Valence, Vanoise, Annecy, Morzine.

14/12 Division 2 : rendez-vous en janvier

Comptes-rendus de match : Viry - ACBB/Paray, Caen - Cholet et Chambéry - Toulouse.

La division 2 a choisi de ne pas choisir ce soir. Dans la poule nord, le point pris par Paray et la défaite de Cholet renvoie tout le monde au 11 janvier, où, pour inverser la tendance, l'ACBB/Paray devra battre La Roche-sur-Yon en espérant une défaite choletaise à Viry. Signe positif, La Roche ne va pas fort en ce moment et a été battu à domicile par Garges-lès-Gonesse dans un match déjà très important pour la... poule finale, puisque les résultats seront conservés.

Dans la poule sud, le match décisif entre Chambéry et Toulouse a accouché d'un score nul (3-3). Comme Toulon a perdu, ces trois équipes sont dans l'incertitude la plus totale et les jeux son très ouverts pour les deux dernières journées. Les résultats de division 2.

16/12 Les Français pour le Mont-Blanc

Très peu de changements pour le tournoi du Mont-Blanc par rapport à l'équipe de France victorieuse ce week-end. En particulier, la défense est inchangée et la rentrée de Sébastien Dermigny (Ajoie, SUI) n'est donc pas prévue pour l'instant. Les seuls expatriés qui font leur rentrée sont donc Maurice Rozenthal et Jonathan Zwikel, qui remplacent Olivier Coqueux et le jeune Angloy Xavier Daramy.

Gardiens : Fabrice Lhenry (Mulhouse), Patrick Rolland (Grenoble).

Défenseurs : Simon Bachelet (Grenoble), Vincent Bachet (Amiens), Jean-François Bonnard (Grenoble), Allan Carriou (Rouen), Karl Dewolf (Amiens), Mathieu Mille (Anglet), Nicolas Pousset (Rouen), Lilian Prunet (Mulhouse).

Attaquants : Richard Aimonetto (Mulhouse), Nicolas Antonoff (Grenoble), Benoît Bachelet (Grenoble), Arnaud Briand (Rouen), Brice Chauvel (Amiens), David Dostal (Anglet), Laurent Gras (Amiens), Anthony Mortas (Amiens), François Rozenthal (Amiens), Maurice Rozenthal (Björklöven, SUE), Loïc Sadoun (Brest), Yven Sadoun (Brest), Jonathan Zwikel (Sundsvall, SUE).

17/12 Le Vésinet aura sa patinoire

Ouf ! Enfin une bonne nouvelle pour un hockey francilien bien morose... La patinoire du Vésinet, détruite dans un incendie le 11 avril dernier, sera finalement reconstruite. Le pessimisme régnait dans un premier temps, et on se disait qu'une nouvelle municipalité profiterait de l'occasion pour sacrifier un équipement public coûteux, mais le vent a tourné depuis huit mois, notamment parce que les commerçants du quartier ont constaté que celui-ci dépérissait un peu - et leurs chiffres d'affaires s'en ressentaient. Le conseil municipal du Vésinet a donc été presque unanime (27 voix sur 30) pour donner son assentiment à des travaux qui ne seront pas achevés avant 2005.

D'ici là, l'USV continuera à être hébergé à la patinoire de Colombes, qui a également accueilli les matches des seniors de Cergy (qui retrouveront leur patinoire le 4 janvier après des travaux de réhabilitation - vestiaires, bancs, chauffage, électricité...). Ce déménagement forcé n'aura pas eu que des conséquences négatives : lorsque Le Vésinet aura regagné son domicile, le hockey sur glace sera en effet relancé dans la patinoire de Colombes, longtemps chasse gardée du patinage, et qui va se développer de nouveau en repassant dans le giron de la municipalité dans les semaines à venir.

 

18/12 République Tchèque : polémique praguoise

Le 10 décembre dernier, le derby de Prague entre le Sparta et le Slavia a dû être arrêté à la quarante-quatrième minute sur le score de 2-2 car la patinoire avait été enfumée. Des hooligans venus de la section football du Sparta Prague avaient en effet allumé une bombe fumigène, provoquant l'évacuation des tribunes. En conséquence, Stanislav Sulc, le président de l'association des clubs professionnels tchèques, avait appliqué le règlement, donnant match perdu 0-5 au Sparta qui n'avait pas assuré la sécurité de la rencontre qu'il organisait.

Mais Sulc a été désavoué par son administration, qui a décidé avant-hier de faire rejouer le match. Du côté du Slavia, on a évidemment très mal pris ce choix, et on dénonce le lobbying intensif du Sparta de Prague, déjà le club le plus puissant du pays, et qui se permet maintenant de détourner le règlement quand ça l'arrange.

19/12 Mikhaïlovsky comme au bon vieux temps

Le championnat russe observe actuellement une trêve de trois semaines pour la Coupe Baltica (troisième étape de l'Euro Hockey Tour) et les fêtes de fin d'année. Le meilleur joueur du mois de décembre a été élu, et il s'agit de Maksim Mikhaïlovsky, le gardien du Lada Togliatti, équipe qui s'est portée jusqu'à la cinquième place, avec également l'exceptionnel junior Grigorenko.

Bien qu'il ait chaussé les patins pour la première fois au Spartak, le nom de Mikhaïlovsky est indissociable du CSKA Moscou. Il avait été recruté par le club de l'armée comme tous les meilleurs joueurs du pays, et il avait eu le temps d'y croiser brièvement Bure ou Fedorov. L'âge d'or de Maksim Mikhaïlovsky date du début des années 90, quand le CSKA était encore au sommet. Il était alors en équipe nationale russe, et est ainsi devenu champion du monde en 1993, même s'il n'avait disputé qu'un match.

Mais, alors que le CSKA se scindait en deux et déclinait inéluctablement, Mikhaïlovsky suivait la même trajectoire jusqu'à sombrer dans l'oubli. Il y a deux ans, il a finalement quitté le CSKA et a même reçu des offres d'Europe occidentale - qu'il avoue ne même pas avoir lu, tant les Russes sont convaincus de l'absolue supériorité de leur championnat sur ceux de leurs homologues européens.

Il a finalement trouvé une place à Togliatti, mais comme second gardien, et nul n'imaginait le voir titulaire devant le gardien canadien Mike Fountain, impérial l'an passé. Pourtant, Mikhaïlovsky s'est imposé en quelques mois comme le meilleur gardien de la ligue, au point de se rappeler au bon souvenir de tout le monde... sauf du sélectionneur national Vladimir Plyushchev. Celui-ci estime en effet que Mikhaïlovsky est avantagé par le style ultra-défensif du Lada Togliatti de Petr Vorobiev. Même son pourcentage d'arrêts supérieur à 95% ne suffit pas à remporter l'adhésion de Plyushchev, qui pense que les tirs qu'il reçoit sont moins dangereux à Togliatti, du fait de la défense acharnée des autres joueurs sur la glace.

Aujourd'hui, Sokolov, Tarasov (qui est lui revenu très rapidement en sélection après s'être enlisé outre-Atlantique), Tsarev et Podomatski sont mieux placés dans l'esprit du sélectionneur, et il est peu probable que l'on voit Mikhaïlovsky aux Mondiaux, sauf exploit du Lada en play-offs.

20/12 NHL : Colorado se relance

Après un début de saison médiocre, Colorado, seulement quatrième de sa division, a décidé mercredi soir de licencier Bob Hartley, l'entraîneur qui l'avait conduit à la Coupe Stanley 2001, et de le remplacer par son assistant Tony Granato. Celui-ci a fait une bonne entrée en matière hier soir puisque Colorado, privé pourtant de ses stars Joe Sakic et Peter Forsberg légèrement blessées (respectivement à la cheville et au cou), a battu Edmonton 2-1. Patrick Roy a fait une bonne partie, mais, fait inhabituel pour lui, il ne compte toujours aucun blanchissage. Le seul de l'Avalanche a été réussi par David Aebischer, mais les statistiques du gardien suisse ne sont pas meilleures avec trois victoires en neuf matches.

Son compatriote Martin Gerber n'est guère mieux loti car il joue très peu à Anaheim. La faute en revient à Jean-Sébastien Giguère, impressionnant ces derniers temps et qui a signé la troisième série d'invincibilité de l'histoire de la NHL avec 237 minutes et 7 secondes, sont presque quatre matches entiers.

Pour ce qui est des entraîneurs congédiés, notons que Colorado doit faire face à des précédents négatifs puisque les équipes qui ont changé de coach n'ont pas réussi à retrouver une place en play-offs. Remplaçant Greg Gilbert, le vieux Andy MacNeil (67 ans) n'a pas réussi à redresser la trajectoire de Calgary, toujours bon dernier au nord-ouest et loin derrière Colorado. MacNeil n'est censé faire qu'un intérim mais les Flames, blanchis hier soir par Columbus et Marc Denis, ont du mal à trouver un remplaçant. Barry Smith, assistant-coach de Detroit, a dernièrement refusé. Avec les excellentes performances de Vancouver et les remontées de Toronto - où Ed Belfour est toujours vert - et de Montréal - où José Théodore semble enfin réagir à la concurrence inattendue de Jeff Hackett, Calgary est maintenant la seule équipe canadienne qui n'est pas en position de se qualifier pour les play-offs. Et ce n'est pas près de s'arranger car Calgary est la pire équipe à domicile de la ligue, avec le piteux total de deux victoires. En plus, Jarome Iginla est actuellement blessé à l'aine.

Ça allait un peu mieux pour San José, qui avait viré son trio d'entraîneurs pour installer Ron Wilson en grand patron. Mais hier soir, les Sharks ont été punis par Ottawa, qui a marqué neuf buts en seulement vingt-trois tirs. Ni Evgueni Nabokov, ni Miikka Kiprusoff n'ont pu stopper l'hémorragie. Il va falloir que les gardiens s'améliorent pour que San José rattrape par exemple son voisin Anaheim et son super-Giguère, qui occupe actuellement la huitième place à l'ouest.

Enfin, signalons que rien ne va plus à Pittsburgh, qui n'a plus gagné depuis dix matches et où même Mario Lemieux, de loin meilleur compteur grâce au meilleur jeu de puissance de la NHL, ne marque plus depuis trois rencontres. Quant aux richissimes New York Rangers, voilà que les blessures se mêlent à leurs tourments. Celle de Pavel Bure n'est pas aussi grave que l'on craignait. Les ligaments croisés ne sont pas complètement rompus et il pourra revenir fin janvier. Par contre, la saison du gardien Mike Richter est terminée suite à une commotion cérébrale. Pour le remplacer, les Rangers ont sorti leur carnet de chèques déplafonné et engagé Mike Dunham, très bon gardien qui avait raté son début de saison à Nashville.

22/12 Juniors 18 ans : deux victoires

L'équipe de France des moins de 18 ans (compostion ci-dessous) s'est bien acquittée de sa tâche en remportant ses deux matches contre l'Italie (8-5 et 3-2). Les matches internationaux des moins de 18 ans.

Gardiens : Johan Scanff (Megève, 03/01/1985), Fabien Hecquet (Genève-Servette, SUI, 08/06/1985), Nicolas Maurice (Saint-Gervais, 03/07/1985).

Défenseurs : Pierre-Antoine Simonneau (Nantes, 07/06/1986), Thomas Roussel (Amiens, 21/11/1985), Benoît Quessandier (Rouen, 02/12/1985), Vincent Mary (Grenoble, 23/03/1985), Jérémy Buigues (Viry, 17/12/1985), Xavier Idiart (Anglet, 02/03/1985), Mathieu Caron (Amiens, 13/03/1985), Maxime Claret-Tournier (Chamonix, 13/03/1986).

Attaquants : Kévin Dugas (Viry, 23/01/1985), Cyril Gavalda (Clermont-Ferrand, 09/04/1985), Yoan Montesinos (Nantes, 11/03/1985), Pierre-Édouard Bellemare (Rouen, 06/03/1985), Jean-Édouard Petigny (Amiens, 24/03/1986), Tristan Lemoine (Rouen, 18/01/1985), François Dubillot (Rouen, 08/06/1985), Teddy Da Costa (Anglet, 17/02/1986), Bastien Petit (Amiens, 25/11/1985), Lionel Wiotte (Amiens, 04/01/1985), Alexandre Lefebvre (Rouen, 23/09/1985), Erwan Pain (Grenoble, 14/02/1986).

Remplaçants : Guillaume Yrondelle (Rouen, 13/06/1985), Étienne Sorel (Grenoble, 22/04/1985), Mathieu Séguy (Chamonix, 28/01/1986), Sébastien Vallot (Saint-Gervais, 25/01/1985), Maxence Repellin (Grenoble, 12/08/1985).

23/12 Euro Hockey Tour, 3è étape

La Coupe Baltika (du nom d'une bière russe), troisième étape de l'Euro Hockey Tour, qui oppose les quatre grands du hockey européen (plus la Slovaquie invitée), s'est achevée hier. Dans ces premiers comptes-rendus, vous verrez une équipe de Suède en pleine spirale de l'échec et proche de la déprime, une équipe finlandaise sûre d'elle en défense, une équipe slovaque qui ne croit pas en son talent (selon Petr Stastny), une équipe tchèque efficace, et une équipe russe qui retrouve un jeu spectaculaire et un public avec son nouvel entraîneur Vladimir Plyushchev (et une grosse colère contre les arbitres au passage pour le bourru ex-colonel du KGB)...

1è journée : Finlande - Slovaquie et Russie - Suède.

2è journée : République Tchèque - Suède.

3è journée : Russie - Finlande et République Tchèque - Slovaquie.

4è journée : Finlande - Suède.

5è journée : Slovaquie - Suède.

24/12 Coupe Baltika, suite et fin

Avec la satisfaction tchèque, la prudence slovaque, et la fin de l'état de grâce du gardien héros des derniers Mondiaux, Maksim Sokolov.

6è journée : Russie - Slovaquie et République Tchèque - Finlande.

7è journée : Russie - République Tchèque.

24/12 Tournoi du Mont-Blanc, les adversaires

Commençons cette présentation des adversaires de la France avec la Pologne, qui alignera un seul expatrié, en l'occurrence Michal Garbocz (Anglet) qui est d'ailleurs le meilleur joueur de cette formation, dont il formera l'ossature avec le gardien Tomas Jaworski, le défenseur Jacek Zamoski et les attaquants Adrian Parzyszek, Jaroslaw Rozanski, Artur Slusarczyk ou encore le jeune Damian Slabon. Pour le reste, c'est un effectif assez expérimental qui mêle les très anciens (le quarantenaire Andrzej Schubert, toujours là) et les jeunes, avec quatre joueurs qui feront leurs débuts internationaux. Autant dire que c'est un adversaire que la France se doit de battre avec aisance.

Gardiens : Tomasz Jaworski (31 ans, Unia Oswiecim), Tomasz Wawrzkiewicz (25 ans, Stocznowiec Gdansk).

Défenseurs : Piotr Gil (30 ans, GKS Katowice), Oktawiuz Marcinczak (24 ans, Podhale Nowy Targ), Bartlomiej Piotrowski (22 ans, Podhale Nowy Targ), Andrzej Schubert (41 ans, GKS Tychy), Michal Smeja (21 ans, Stocznowiec Gdansk), Lukasz Sokol (Stocznowiec Gdansk), Lukasz Mejka (GKS Tychy), Marek Szymanski (34 ans, GKS Katowice), Jacek Zamojski (34 ans, Unia Oswiecim).

Attaquants : Adam Baginski (22 ans, Stocznowiec Gdansk), Michal Garbocz (29 ans, Anglet, FRA), Marius Jakubik (20 ans, Unia Oswiecim), Aleksandr Myszka (22 ans, Stocznowiec Gdansk), Sebastian Pajerski (25 ans, Podhale Nowy Targ), Adrian Parzyszek (27 ans, Unia Oswiecim), Mariusz Puzio (36 ans, Unia Oswiecim), Jaroslaw Rozanski (26 ans, Podhale Nowy Targ), Piotr Sarnik (35 ans, GKS Tychy), Damian Slabon (23 ans, GKS Tychy), Artur Slusarczyk (25 ans, GKS Tychy), Martin Volnik (27 ans, KTH Krynica).

Quant à la Finlande B, il s'agit en réalité des "Mestis All-Stars", c'est-à-dire une sélection de joueurs évoluant au deuxième niveau finlandais. Ce n'est donc pas une vraie équipe B, et ces joueurs ne sont pas candidats à une sélection A pour l'instant, même si beaucoup sont passés par des sélections nationales de jeunes. Cinq d'entre eux affichent environ une centaine de matches de SM-liiga au compteur, et ce sont eux qui seront les fers de lance de cette équipe : Antti Hilden, Sami Kaartinen, Hannu Väisänen, Mikko Kinnunen et surtout Olli Sipiläinen. Ce dernier est la vedette du Jukurit Mikkeli, club remarqué en Coupe Continentale (voir plus haut sur cette page), et dont trois autres membres rejoignent la sélection. Comme curiosité, parmi les joueurs qui n'ont jamais dépassé la division Mestis (il a joué trois matches en SM-liiga), signalons Marko Ahosilta, qui avait été drafté par les New Jersey Devils en 1998 malgré son 1,72 m et ses 71 kg, gabarit d'habitude pas du goût de la NHL !

Gardiens : Tommi Nikkilä (25 ans, Jukurit Mikkeli), Teemu Lassila (19 ans, Hermes Kokkola).

Défenseurs : Ville Hyrkäs (23 ans, Jukurit Mikkeli), Pasi Järvinen (26 ans, Jukurit Mikkeli), Jonni Kiiski (26 ans, Kiekko Vantaa), Pasi Kuusisto (23 ans, Sport Vaasa), Mikko Pukka (20 ans, Hermes Kokkola), Mikko Saavinen (20 ans, Hokki Kajaani), Samuli Suhonen (22 ans, KalPa Kuopio), Matias Schantz (22 ans, Kiekko Vantaa). Remplaçant : Ismo Siren (22 ans, Hermes Kokkola).

Attaquants : Marko Ahosilta (22 ans, KalPa Kuopio), Antti Hilden (21 ans, Sport Vaasa), Sami Kaartinen (23 ans, Hokki Kajaani), Niko Kantelinen (26 ans, Jukurit Mikkeli), Petteri Linnonmää (24 ans, Kiekko Vantaa), Juha-Pekka Loikas (22 ans, Ahmat Hyvinkää), Heikki Löfman (22 ans, Kiekko Vantaa), Toni Mustonen (20 ans, KJT Järvenpää), Jarno Niinimäki (22 ans, KalPa Kuopio), Tuukka Pulliainen (18 ans, TuTo Turku), Olli Sipiläinen (25 ans, Jukurit Mikkeli), Hannu Väisanen (24 ans, Kiekko Vantaa). Remplaçant : Mikko Kinnunen (24 ans, KooKoo Kouvola).

Passons enfin au gros morceau à savoir la Russie B, qui, elle, mérite bien ce titre. Plusieurs de ces véritables espoirs sont en effet de possibles candidats aux prochains championnats du monde. Quatre d'entre eux viennent même de participer à la Coupe Baltika, où l'un d'eux a même été élu dans l'équipe all-star ! Il s'agit d'Aleksandr Suglobov, qui a fait impression par sa présence physique, et qui a été très difficile à bouger pour tous les défenseurs. Et puis il y a Sergueï Soin, jeune joueur fidèle aux Krylia Sovietov Moscou, et qui est apprécié du sélectionneur Plyushchev, faisant son travail même s'il n'est pas éblouissant. Les autres joueurs qui sortent de l'Euro Hockey tour sont Youri Dobryshkin, actif mais inefficace, et Igor Shchadilov, qui n'a pas pleinement utilisé son potentiel physique. Ils ont tous deux déçu et doivent absolument se racheter.

Tout ce beau monde sera surveillé de près par Aleksandr Yakushev, entraîneur-adjoint de l'équipe nationale, et qui chapeautera cette équipe B. Il faut savoir que Yakushev a été couvé au Spartak par son père spirituel Vesvolod Bobrov (pour certains, le meilleur joueur soviétique de tous les temps). Il a participé au premier chef à la série du siècle en 1972... et aussi au plus grand désastre du hockey russe, puisqu'il était l'entraîneur de la Russie au Mondial de Saint-Pétersbourg, où, forcé par la pression populaire à sélectionner beaucoup de joueurs de NHL, il n'avait pu empêcher le désastre (onzièmes et humiliés).

Un autre joueur à suivre est le gardien Vadim Tarasov : après avoir été élu trois fois de suite meilleur gardien du championnat russe et avoir été drafté par Montréal, ce "futur Tretiak" - comme on le décrivait alors - est parti en NHL et s'y est brûlé les ailes. Il est depuis revenu en Russie et tente de regagner sa place en équipe nationale. Il y a été sélectionné mais pas titularisé. Ce Mont-Blanc peut donc être une étape dans la course au poste de gardien n°3 pour les championnats du monde. Si le staff russe considère ce tournoi au sérieux, il y a donc des joueurs qui passent un vrai test (en espérant qu'ils soient tous de la partie car la liste communiquée officiellement est du type "élargie").

Gardiens : Vadim Tarasov (26 ans, Metallurg Novokuznetsk), Aleksei Yegorov (22 ans, Krilya Sovietov Moscou), Aleksandr Khrerenenko (22 ans, Dinamo Moscou).

Défenseurs : Igor Shchadilov (22 ans, Severstal Cherepovets), Mikhaïl Paramonov (20 ans, Mechel Chelyabinsk), Denis Denisov (20 ans, Salavat Yulaev Ufa), Igor Samoilov (20 ans, Severstal Cherepovets), Andreï Shefer (21 ans, Severstal Cherepovets), Ilya Nikulin (20 ans, Dinamo Moscou), Aleksandr Barkunov (21 ans, Molot-Prikamie Perm), Andreï Zabolotnev (20 ans, Spartak Moscou), Leonid Kanareïkin (26 ans, Spartak Moscou), Aleksandr Gorolov (21 ans, Krilya Sovietov Moscou), Andreï Mukhachev (CSKA Moscou).

Attaquants : Aleksandr Suglobov (20 ans, Neftekhimik Nijnekamsk), Denis Platonov (21 ans, Ak Bars Kazan), Konstantin Gorovikov (25 ans, Salavat Yulaev Ufa), Sergueï Soïn (20 ans, Krilya Sovietov Moscou), Andreï Posnov (21 ans, Spartak Moscou), Aleksandr Drozdetsky (21 ans, CSKA Moscou), Sergueï Mozyakin (21 ans, CSKA Moscou), Igor Emeleïev (21 ans, CSKA Moscou), Evgueni Muratov (21 ans, Neftekhimik Nijnekamsk), Aleksandr Stepanov (23 ans, Dinamo Moscou), Alekseï Tereshchenko (22 ans, Dinamo Moscou), Ruslan Nurdinov (22 ans, Severstal Cherepovets), Nikolaï Pronin (23 ans, CSKA Moscou), Ruslan Bernikov (25 ans, Krilya Sovietov Moscou), Youri Dobryshkin (23 ans, Severstal Cherepovets).

26/12 Championnat du monde juniors

Les championnats du monde des moins de 20 ans commencent aujourd'hui à Halifax et Sydney. La particularité de cette compétition est qu'elle se déroulera sur des patinoires de taille NHL et non pas sur des glaces olympiques comme il est d'usage pour les tournois internationaux. Du coup, le Canada, qui court après ce titre mondial junior depuis cinq ans, part favori. Vous pouvez retrouver les dernières rencontres de préparation dans la page des matches internationaux juniors.

La semaine dernière, l'Autriche a obtenu avec facilité sa promotion dans l'élite mondiale la saison prochaine. C'est une belle récompense pour ce pays qui s'est donné les moyens de sa réussite en mettant un championnat au nombre d'étrangers limité et qui fait la part belle aux juniors, qui obtiennent un très bon temps de glace avec les équipes seniors.

Ce n'est pas le cas de tous les juniors français, surtout que Nicolas Besch, l'un de ceux qui a le plus progressé cette année avec Rouen, est forfait, toujours blessé. Pour remonter dans cette élite mondiale qu'elle a goûté pour la première fois l'an passé, il lui faut se sortir de sa poule qui commence demain. Le Kazakhstan, pays organisateur, et l'Ukraine sont les favoris. La France n'en fait plus vraiment partie après sa défaite en amical hier soir contre le Japon, même si elle a la chance, grâce à son statut de relégué, d'avoir un calendrier à difficulté progressive. Notons que le défenseur Terry Prunier a dû être remplacé par son coéquipier à Rouen, Simon Doreille. L'ossature de l'équipe sera amiénoise en défense et rouennaise en attaque, avec deux Angevins, Mathieu Jestin en défense et Pierre-Yves Albert en attaque, pour apporter leur expérience de l'an passé, tout comme Jérôme Plumejeau, Simon Petit, Ghislain Folcke et le capitaine Élie Marcos. Il faut surtout remarquer que les joueurs de la génération 1984, décrite comme très forte, sont plus nombreux que ceux de 1983.

Gardiens : Olivier Courally (27/10/1984, Cergy), Jérôme Plumejeau (05/08/1983, Brest).

Défenseurs : Olivier Devaux (29/06/1984, Ajoie, SUI), Simon Doreille (19/03/1984, Rouen), Ghislain Folcke (10/01/1983, Dunkerque), Kévin Hecquefeuille (20/11/1984, Amiens), David Hennebert (18/02/1984, Amiens), Mathieu Jestin (14/04/1983, Angers), Romain Masson (26/04/1983, Amiens), Martin Millerioux (31/12/1984, Grenoble).

Attaquants : Pierre-Yves Albert (06/08/1983, Angers), Romain Bachelet (27/12/1983, Grenoble), Rodolphe Bretault (09/07/1983, Angers), Adrien Dufournet (30/10/1984, Rouen), Thibault Geffroy (03/07/1984, Rouen), Xavier Lassalle (03/08/1984, Anglet), Julien Lefranc (03/02/1984, Amiens), Élie Marcos (08/07/1983, Amiens), Cyril Papa (14/02/1984, Grenoble), Simon Petit (02/11/1983, New Jersey, USA), Damien Raux (03/11/1984, Rouen), Luc Tardif junior (30/11/1984, HPK Hämeenlinna, FIN).

27/12 Désillusion au Mont-Blanc

Les Russes trop fébriles sont mal entrés dans le tournoi, battus 1-2 par des Finlandais plus mordants. Mais la principale déception est venue de l'équipe de France, qui avait pourtant ouvert le score dès la deuxième minute contre la Pologne grâce à Benoît Bachelet. Mais Jakubic égalisait en fin de tiers et les Français accumulaient les pénalités en deuxième période. Ils y laissaient beaucoup de forces et les Polonais s'envolaient par trois buts de Baginski, Szubert et Slabon. Décidément, les Bleus sont bien peu à l'aise cette saison dans les tournois qu'ils jouent à domicile...

28/12 Mal parti pour les Bleuets

Hier, le match d'ouverture du championnat du monde junior de division I a été comme prévu une formalité pour l'équipe de France des moins de 20 ans. La Croatie l'a titillée en ouvrant la marque après cinq minutes de jeu par Tomislav Grozaj, mais la France a ensuite déroulé pour s'imposer 10-1 avec des triplés de Xavier Lassalle et Luc Tardif jr. Mais ce matin, les Bleuets affrontaient les Japonais qui les avaient déjà battu en amical. Grâce à des buts de Pierre-Yves Albert et Luc Tardif, les Français ont mené au score jusqu'à douze minutes de la fin. Le Japon a alors renversé la tendance pour gagner 4-2 avec un dernier but en cage vide. Autant dire que les chances de voir la génération 1984 jouer dans l'élite mondiale l'année prochaine semblent bien minces...7

28/12 Larry Huras roi de Lugano

Ce n'est plus un succès, c'est un véritable triomphe ! Depuis que Larry Huras a été nommé entraîneur, Lugano n'en finit plus de gagner, et en est à onze victoires consécutives. Bien sûr, il n'a pas manqué de donner une part de mérite à ses prédécesseurs dans la formidable série actuelle, mais force est de constater que le prestige de Larry Huras en Suisse, et particulièrement dans le Tessin, est encore monté d'un cran.

La dernière en date des victoires luganaises, un 6-0 contre un Fribourg-Gottéron décidément mal en point, a été décrite par Larry Huras comme le meilleur match depuis qu'il est en poste. Volant de succès en succès, Lugano, qui se battait pour la relégation, se retrouve aujourd'hui à égalité de points en tête avec Zurich et Davos. Reste à savoir comment le joueurs ont digéré la trêve, puisqu'ils sont rentrés de leurs petites vacances hier pour se concentrer sur la reprise, avec un menu chargé au programme : le match contre Zurich, le leader, qui compte deux matches de moins que Lugano, le derby contre Ambrì-Piotta (soit les deux autres clubs suisses entraînés par Huras dans sa carrière) puis la finale de la Coupe Continentale, une compétition que le bon Larry a déjà remportée trois fois...

Au cours de la formidable série de Lugano, un joueur s'est fait remarquer en marquant son premier but en LNA sur la glace de Lausanne : Ryan Grobety, né de père suisse et de mère canadienne, et dont la famille était dans les tribunes puisqu'elle vit non loin, à Ollon, au-dessus de Villars. La trace de Grobety, vainqueur et meilleur marqueur du championnat junior 1997/98 avec Lugano, s'était peu à peu perdue depuis... Après quelques apparitions en LNB avec Coire et le Servette, il était parti au Canada, initialement pour études. En fait, il a fini par chercher un travail, employé notamment dans un restaurant, et ne jouait plus au hockey qu'avec des amis. Après la naissance de son deuxième fils en février, il a décidé de revenir au jeu, et, après quatre mois avec un préparateur personnel, il a réussi à obtenir d'être pris à l'essai à Lugano, qui lui a donc fait signer un contrat et qui ne le regrette plus aujourd'hui.

La dernière nouvelle venant de Lugano concerne un échange dont on parlait depuis longtemps, et qui est maintenant effectif : Mathias Lauber, finalement perdant du jeu de la concurrence avec Gianluca Mona à Fribourg-Gottéron, a été recruté par Lugano comme doublure de Ronnie Rüeger, qui a bien du mal à faire oublier Cristobal Huet. En échange, Gottéron récupère le second gardien de Lugano, David Gislimberti, qui n'a jamais été aligné en championnat, et qui aura peut-être l'occasion de faire ses preuves à Fribourg. Les résultats suisses.

28/12 Les Bleus se rachètent

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Aleksandr Yakushev n'était pas du tout content de l'entrée en matière de ses troupes au tournoi du Mont-Blanc, et on attendait donc une réaction d'orgueil de l'équipe russe ce soir face à l'équipe de France. C'est ainsi que Stepanov ouvrait le score dès la quatrième minute de jeu. Mais les Bleus devaient eux aussi se racheter de leur contre-performance polonaise, et les deux équipes entamaient un chassé-croisé gagné finalement de peu par les Tricolores (4-3) avec des buts de Gras, Carriou, Aimonetto et Dostal. Maintenant, il faudra que les Russes montrent un autre visage demain contre la Pologne. Cela ferait d'ailleurs l'affaire des Français, qui pourraient alors remporter le tournoi en cas de victoire sur la Finlande, formation bien huilée et victorieuse 5-0 de la Pologne aujourd'hui.

29/12 Mondial juniors

Comptes-rendus du championnat du monde des moins de 20 ans à Halifax, Canada :

1è journée : Allemagne - Finlande et Canada - Suède

2è journée : République Tchèque - Allemagne

29/12 Match de gala

Compte-rendu de Paray/ACBB - Rouen.

29/12 Mont-Blanc : les Bleus vainqueurs !

Les Bleus peuvent s'estimer heureux de la conclusion de ce tournoi du Mont-Blanc. Qui aurait cru en effet, au soir de la première journée et de leur piteuse défaite contre la Pologne, qu'ils remporteraient à nouveau le rendez-vous hivernal ? C'est pourtant ce qu'ils viennent de faire en battant la Finlande B 4-3, après avoir été menés 0-2 en douze minutes, renversant la situation grâce à Laurent Gras, Benoît Bachelet, Jean-François Bonnard, et encore Benoît Bachelet pour le but vainqueur à huit minutes de la fin. Comme dans le même temps à Méribel, la Russie B a eu la bonne idée de livrer une prestation plus digne de ses moyens contre la Pologne (5-0), la France termine en tête à égalité de points avec les seuls Finlandais, qu'elle devance grâce à sa victoire dans l'opposition directe. Cela s'appelle une victoire à l'arraché, et avec de la réussite. Mais si la même chose se produisait en avril au Mondial de division I, on ne cracherait pas dessus... Les matches internationaux.

30/12 Les Bleuets se reprennent

Ce matin, l'équipe de France des moins de 20 ans est repartie de l'avant. Après leur défaite face au Japon dont le gardien Hisashi Kanamaru va leur donne des cauchemars pour quelque temps encore, les Bleuets, qui n'ont plus le droit à l'erreur, se sont sortis sans trop de mal d'une physique équipe d'Italie emmenée par l'excellent Nicola Fontanive. Pierre-Yves Albert, Damien Raux, Élie Marcos et Cyril Papa (auteur d'un doublé) sont les artisans d'une nette victoire française 5-2. Seule ombre au tableau, Olivier Devaux, le défenseur d'Ajoie (LNB suisse) a été exclu du match pour une charge dans le dos. On attend le choc Kazakhstan-Ukraine de ce soir, sachant que la France devra sans doute battre ces deux équipes pour espérer être promue. Les championnats du monde juniors.

 

 

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