Mai 2005

 

Premier tour du Mondial

Intéressante première journée du championnat du monde, avec uniquement des scores très serrés. Autriche - Russie, Lettonie - Canada et Slovaquie - Bélarus.

La deuxième journée du championnat du monde s'est ouverte avec Suisse - République Tchèque et États-Unis - Slovénie.

Quand l'Allemagne connaît un sort semblable à l'équipe de France... Allemagne - Kazakhstan.

Le pays organisateur jouait sa peau dans le match Autriche - Bélarus.

Le point sur le groupe C, joué à Innsbruck sur une glace de qualité... Finlande - Danemark, Ukraine - Suède, Finlande - Ukraine et Suède - Danemark.

Des artistes sur une pataugeoire, c'est Slovaquie - Russie (notez que Krikunov a osé critiquer Sa Majesté Ilya Ier... On connaît des entraîneurs qui ont sauté pour moins que ça...)

A-t-on demandé un avis médical avant de procéder au double surclassement ? Compte-rendu de Canada - Slovénie.

Équipe physique et disciplinée cherche imagination, République Tchèque - Allemagne.

Duel fratricide à des années-lumière du rythme international, Russie - Bélarus

Grosse polémique d'arbitrage après États-Unis - Lettonie.

Fin du groupe C avec Danemark - Ukraine et surtout le grand choc Suède - Finlande.

Toujours aussi difficiles à jouer, Kazakhstan - Suisse.

L'ultime humiliation du pays organisateur, Autriche - Slovaquie.

Deuxième tour du Mondial

Début de la deuxième phase du championnat du monde avec États-Unis - Finlande.

Avec Russie - Suisse, la Nati ne cesse de surprendre.

En direct de Riga, un authentique "presque-résumé" de Lettonie - Ukraine.

Un grand choc au sommet entre les premiers de groupe, Canada - Suède.

L'autre choc entre les deux autres premiers de groupe, Slovaquie - République Tchèque.

Les lendemains de victoire sont toujours difficiles, enchaîner deux équipes nord-américaines aussi. Demandez à la Tre Kronor après Suède - États-Unis.

Après avoir marqué le pas dans Slovaquie - Suisse, la Nati jouait sa qualification en quart de finale à quitte un double avec Suisse - Bélarus.

Pour une fois l'Ukraine n'a pas fait de la figuration une fois son maintien assuré. Elle a même causé une grosse surprise lors de États-Unis - Ukraine.

Il restait un dernier match pour connaître le nom du dernier qualifié, et le destin de la Finlande, qui n'avait pas réussi à marquer lors de Finlande - Lettonie, était suspendu à la bonne volonté de son voisin suédois... Suède - Lettonie.

De nombreux chefs d'état étaient à Moscou lundi pour célébrer le Jour de la Victoire... et pendant ce temps-là, la sélection russe rencontrait un "pays ami" pour se joindre à la fête patriotique, Russie - Kazakhstan.

08/05 Allemagne et Autriche reléguées

Les Autrichiens ont finalement bu le calice jusqu'à la lie, et surtout, ils ont précipité l'Allemagne dans leur chute ! Les deux voisins avaient tour à tour compté l'un sur l'autre, et ils se sont tous les deux retrouvés le nez dans le sable. Pour remonter dans l'élite, l'équipe de France devra donc battre l'an prochain la désormais ex-huitième nation mondiale. Rappelons que c'est justement par une étonnante victoire sur les Allemands, un match où Christophe Burnet s'était révélé, que les moins de vingt ans entraînés par Dave Henderson avaient à l'époque accédé à l'élite mondiale. Bis repetita chez les seniors ?

13/05 Incendie à la patinoire de Viry

La patinoire de Viry-Chatillon a été victime cette nuit d'un incendie, qui s'est déclaré vers deux heures du matin. Même si la structure est encore debout et si les vestiaires ont été épargnés, le bâtiment a été sérieusement endommagé. La piste de l'incendie d'origine criminelle serait privilégiée, car deux locaux appartenant à la municipalité de Viry ont déjà subi des incendies ces dernières semaines.

Vétuste, la patinoire de Viry devait subir des travaux de rénovation cet été, avant que ceux-ci soient une nouvelle fois repoussés en raison de l'organisation du Mondial de roller-hockey initialement prévu à Grenoble. Désormais, il y a urgence pour savoir où l'équipe senior, récemment promue en D1, mais aussi toutes les équipes juniors de ce club formateur pourront évoluer l'an prochain. Et plus globalement, de vraies actions en faveur de l'avenir du parc francilien de patinoires s'impose plus que jamais. Il y a quatre ans, l'Essonne comptait quatre patinoires. Celle de Yerres a été démolie, celle d'Athis-Paray devrait l'être cet été pour raisons de sécurité (son toit part en morceaux), et celle de Viry a été en partie brûlée, ce qui ne laisse plus qu'une glace intacte, celle de l'Agora d'Évry. Il est temps que les pouvoirs publics prennent en charge le dossier afin de doter Viry et le reste du département d'un outil digne de la place qu'il occupe dans le hockey sur glace.

Quarts de finale du championnat du monde

Comptes-rendus des quarts de finale, avec Suède - Suisse et le palpitant Russie - Finlande.

Et puis un incroyable match à multiples rebondissements, Canada - Slovaquie.

Au bout du suspense, une incroyable revanche dans un match riche en émotions, République Tchèque - États-Unis.

13/05 L'Allemagne promue... organisatrice en 2010

Il y a trois mois, Hockey Archives avait résumé ainsi le choix du pays organisateur du Mondial 2010 : la passion (Slovaquie), le développement du hockey (Bélarus), la taille du marché (Allemagne) ou la sécurité (Suède). Et bien, la loi du marché a encore gagné ! En fait, tout concourait à ce dénouement. Avec la relégation de l'équipe d'Allemagne, il fallait un signal fort envers ce pays afin que les sponsors ne soient pas tentés d'y tourner le dos au hockey. La perspective du retour des championnats du monde sur le sol allemand donne des perspectives à long terme. Et sur le plan de la taille des patinoires, la magnifique Kölnarena et la future salle de quinze mille places de Mannheim étaient sans rival.

Les autres concurrents ont vite compris qu'ils ne pourraient pas lutter et qu'il valait mieux attendre un an et consolider son dossier pour 2011. La Slovaquie a déclaré forfait avant même le début du congrès et la Suède s'est retirée juste avant le vote. Il n'y a que le Bélarus qui s'est entêté à maintenir sa candidature, qui a été balayée par 89 voix à 18. La liste des prochains Mondiaux est donc la suivante : Lettonie 2006, Russie 2007, Canada 2008, Suisse 2009, Allemagne 2010.

14/05 Le Mondial 2006 de division I à Amiens

La France s'est vu attribuer l'organisation de sa poule de division I l'an prochain, après avoir remporté le vote contre le Japon par 66 à 27. C'est donc Amiens qui accueillera le défi des Bleus contre l'Allemagne fin avril 2006. L'autre groupe aura lieu à Tallinn, l'Estonie ayant pris le meilleur sur la Pologne par 56 voix à 45, la Lituanie ayant perdu lors d'un premier tour de scrutin.

Groupe A (à Amiens, FRA) : Allemagne, France, Hongrie, Grande-Bretagne, Japon, Israël.

Groupe B (à Tallinn, EST) : Autriche, Pologne, Pays-Bas, Estonie, Lituanie, Croatie.

14/05 Dave King à Magnitogorsk

En ce jour de demi-finale Canada-Russie qui évoque les plus grandes heures de l'histoire du hockey international, une barrière est franchie. Pour la première fois, un entraîneur originaire d'une des deux puissances de ce sport prendra la direction d'une équipe de l'autre bord. Le précédent créé par Glen Hanlon, sélectionneur du Bélarus, a donc fait des émules. Et c'est le Metallurg Magnitogorsk qui a été le premier club russe à franchir le pas. Il avait d'abord fait signer Barry Smith il y a quelques semaines, mais Scotty Bowman a tout fait pour que son bras droit des grandes années des Red Wings reste à Detroit. Cependant, "Magnitka" a persévéré dans son idée, et a trouvé un candidat : c'est Dave King, l'ancien sélectionneur national du Canada, viré par Hambourg en février dernier, qui sera le coach pionnier en Russie.

Week-end final du championnat du monde

Comptes-rendus des demi-finales, avec Suède - République Tchèque et surtout le renversant Russie - Canada.

Et bien sûr la finale République Tchèque - Canada, pour clore ce championnat du monde de haute volée.

17/05 Tirage du Mondial 2006

Pour son Mondial à domicile l'année prochaine, la Lettonie a bénéficié d'un tirage... très similaire à celui de cette année. La présence de la Slovénie comme adversaire du premier tour lui garantit de bonnes chances d'accéder au second tour, mais pour aller en quarts de finale, d'après le regroupement des poules (A avec D), il faudra, comme cette année, aller devancer la Finlande ou les États-Unis. En comparaison, l'autre groupe (B avec C) est plus abordable, mais les Suisses, s'ils veulent rééditer leur performance, devront se méfier des nations issues de l'ex-URSS, en particulier du Bélarus... comme cette année. Beaucoup de similarités, en fin de compte, la petite attraction du premier tour étant le derby scandinave Danemark-Norvège.

Groupe A : République Tchèque (3), Finlande (7), Lettonie (9), Slovénie (16).

Groupe B : Suède (2), Suisse (8), Ukraine (11), Italie (19).

Groupe C : Slovaquie (4), Russie (5), Bélarus (12), Kazakhstan (15).

Groupe D : Canada (1), États-Unis (6), Danemark (14), Norvège (18).

Entre parenthèses, le classement IIHF qui a servi à la détermination du tirage (par chapeaux de quatre équipes). La seule condition préalable au tirage était que la Lettonie ne devait pas rencontrer la Russie lors des phases de poule (pour raisons politiques ?).

25/05 Tensions entre la CNACG et le RHE

La Commission Nationale d'Aide et de Contrôle de Gestion (CNACG) avait épinglé trois clubs (Rouen, Amiens et Briançon) pour avoir dépassé la masse salariale autorisée, et elle a examiné leurs cas cette semaine. Excédé par le dédain dont a fait preuve le RHE envers la commission, notamment par ses retards répétés pour la communication des documents requis, alors que d'autres clubs moins structurés font cet effort, le président de la CNACG, Bernard Bourandy, a tapé du poing sur la table dans L'Équipe du jour en réclamant des sanctions exemplaires à l'encontre du club normand : 50 000  d'amende et une suspension pour le président Thierry Chaix.

Ce soir, le président de l'autorité exécutive du hockey français, Luc Tardif, tente de calmer le jeu. Il veut d'abord attendre la réaction du club rouennais. On peut craindre en effet que Chaix, qui avait l'an dernier critiqué le principe du plafond salarial, se braque et veuille aller au clash. Un conflit ouvert entre la CNACG et le RHE serait certainement très nuisible au hockey français, qui a plus que jamais besoin d'unité à un moment capital de son histoire. Personne n'aurait à gagner à une guerre entre "riches" et "pauvres", entre "gros" et "petits", alors que le développement du hockey français dans son ensemble est dans l'intérêt de chacun.

Rouen est un bastion incontournable du hockey qui doit être préservé, mais pour autant ce statut ne doit pas le dispenser des obligations exigées aux autres. Il doit au contraire être un modèle et se conduire comme tel. De son côté, la commission de gestion a besoin de s'affirmer pour que son action soit efficace. Elle avait prévenu l'an dernier que la clémence dont avait bénéficié - en raison du contexte incertain traversé pendant la période d'élections - certains clubs était exceptionnelle. Si les mises en garde ne sont pas prises au sérieux, les conséquences sont graves, comme on l'a vu avec la liquidation judiciaire du Clermont Auvergne Hockey Club, prononcée vendredi dernier. Mais lorsque l'on veut agir en amont pour éviter d'en arriver à cette extrémité, les clubs font souvent les effarouchés et crient à l'ingérence. Autant dire que le CNACG est par essence condamné à faire son travail toujours sur le fil du rasoir. Il lui faut doser prévention et répression, sachant que la seconde est malheureuse pour tout le monde mais que la première est inefficace si elle n'est pas écoutée.

29/05 Bilan de la Superliga russe

Imaginez un pays...

- dont le championnat n'aurait pas d'équivalent, surtout au plan financier, en l'absence de la NHL

- où des méthodes archaïques auraient survécu au sein d'un système où le luxe côtoie la décrépitude

- où une incroyable collection de stars mondiales (Heatley, Kovalchuk, Lecavalier, Kovalev...) serait assemblée pour un désastre complet

- où s'est créé un club de la police dont les adversaires subissent parfois des contrôles zélés sur la route

Ce pays, c'est bien sûr la Russie, et vous retrouverez tout cela dans le bilan de la Superliga russe, qui inclut aussi en exclusivité les plaidoiries du procès pour meurtre (du hockey) de Piotr Vorobiev.

30/05 La République Tchèque rétablit la ligne rouge !

Lors de l'assemblée générale de la fédération tchèque ce week-end à Ceské Budejovice, les clubs d'Extraliga se sont prononcés à l'unanimité pour le rétablissement du "deux lignes", le hors-jeu de ligne rouge, qui avait été aboli par la fédération internationale en 1998. Avant les championnats du monde, les Finlandais avaient exprimé un vu similaire à l'IIHF. À l'époque de la "suppression de la ligne rouge", comme on avait résumé cette évolution de règle, on avait espéré que la libération de cette contrainte qui empêchait les longues passes libèrerait le jeu offensif. Cela n'a pas été le cas, car les équipes ont au contraire renforcé leur système défensif sur leur seule ligne bleue. Aujourd'hui, les Tchèques abolissent donc cette règle avec les mêmes arguments que ceux utilisés il y a sept ans, à savoir le retour à un jeu plus offensif.

Ce qui s'est passé entre-temps, c'est surtout que les entraîneurs se sont adaptés aux évolutions réglementaires avec des plus en plus de pragmatisme et d'orientation défensive, quel que soit le contexte. Car cette décision paradoxale intervient alors que la NHL, de son côté, songe à abolir la ligne rouge, car elle est confrontée au même problème, le jeu défensif qui étouffe le spectacle. C'est peut-être dans les mentalités des entraîneurs, et non dans les règles, qu'il faut chercher les tendances. Ou alors il faut porter plus d'attention à l'application de la règle qu'à sa lettre. Car en éliminant les petites fautes en zone neutre nuisibles au jeu, dont se sont plaint plusieurs joueurs de NHL revenus en Europe, notamment en Suède, des consignes arbitrales de sévérité pourraient aider le jeu offensif.

Il y a eu une décision tchèque plus surprenante, c'est celle de rétablir le "touch-icing". Un dégagement interdit ne serait sifflé que si le palet était touché en premier par un défenseur et non dès qu'il franchissait la ligne bleue de but. C'est ainsi que l'on procède en NHL, où, là aussi, cette règle est très contestée en raison des risques de blessure pour les joueurs qui se jetaient à la poursuite du palet. Or, justement, elle avait été abolie dans l'ex-Tchécoslovaquie en 1990 après un accident qui avait provoqué le décès du défenseur international Ludek Cajka après deux mois de coma.

 

 

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