Juillet 2003

 

01/07 Euro Hockey Challenge

Le calendrier des tournois de la deuxième édition de l'Euro Hockey Challenge vient d'être publié. Une équipe s'en est retirée, la Grande-Bretagne, qui risque de traverser une passe très difficile vu que la "Ligue Élite" nouvellement formée s'est affiliée à l'EIHL (gérée par la fédération anglaise) et se pose ainsi en structure concurrente de la BNL qui voulait fédérer tout le hockey britannique, de l'Angleterre à l'Écosse. Cette guerre des organisations et des ligues risque de porter préjudice au hockey britannique, dont le forfait permet aux Pays-Bas et à l'Italie de participer à toutes les manches, tout en gardant la porte ouverte à la Croatie et peut-être à l'Estonie.

La France aura un très beau programme puisqu'elle ne croisera pas la route des équipes les plus faibles, comme les Hollandais ou les Croates. Elle rencontrera deux fois le Belarus, la Norvège et la Lettonie, une fois l'Autriche, l'Ukraine, le Danemark, l'Italie, la Pologne et la Slovénie. Un menu chargé qui permettra de la préparer au mieux à son retour dans l'élite. L'étape française du Challenge se déroulera cette fois à Briançon, dans ce qui ressemble à une "mini-coupe des Alpes". Quant à l'Italie, après le succès des Universiades à Pontebba, elle tentera de promouvoir le hockey dans une autre ville du Frioul, Claut. Reste à savoir si le club local pourra ensuite se développer...

Première étape (du 4 au 7 septembre 2003) :

Tournoi de Claut (ITA) : Italie, Pologne, Slovénie, Hongrie.

Tournoi de Zoetermeer (HOL) : Pays-Bas, Croatie, Denmark, Norvège.

Tournoi de Riga (LET) : Lettonie, Belarus, France, Ukraine.

Deuxième étape (du 7 au 9 novembre 2003) :

Tournoi de Briançon (FRA) : France, Autriche, Italie, Slovénie.

Tournoi de Budapest (HON) : Hongrie, Belarus, Pays-Bas, Ukraine.

Tournoi d'Odense (DAN) : Danemark, Lettonie, Norvège, Pologne.

Troisième étape (du 19 au 21 décembre 2003) :

Tournoi de Krynica (POL) : Pologne, Belarus, France, Norvège.

Tournoi de Kiev (UKR) : Ukraine, Danemark, Lettonie, Croatie et Estonie.

Tournoi de Ljubljana (SLO) : Slovénie, Italie, Pays-Bas, Hongrie.

Quatrième étape (du 6 au 8 février 2004) :

Tournoi de Gjøvik (NOR) : Norvège, Danemark, France, Lettonie.

Tournoi de Gomel (BLR) : Belarus, Pologne, Slovénie, Hongrie.

Tournoi de Villach (AUT) : Autriche, Italie, Pays-Bas, Ukraine.

01/07 La réorganisation d'Anschutz

Un article du Berliner Morgenpost daté de vendredi dernier a mis le feu aux poudres. Le directeur général du groupe Anschutz en Europe, Detlef Kornett, y annonçait son intention de se concentrer uniquement sur ses clubs allemands, à savoir Hambourg et les Eisbären de Berlin. Il expliquait par ailleurs que les projets d'Anschutz se concentreraient désormais essentiellement sur les salles en construction à l'Ostbahnhof (gare de l'est) de Berlin et au Millenium Dome de Londres, où les London Knights ont en attendant été liquidés.

Cela signifie donc que le groupe se débarrasserait de toutes ses parts dans les autres clubs européens. Sont concernés Hammarby, le club de Stockholm, ce qui n'est pas surprenant puisqu'Anschutz n'a jamais investi suffisamment pour le faire monter en Elitserien et que ce club paraissait un peu atypique dans la stratégie du groupe. Cela implique aussi la vente des 50% du Sparta Prague qu'il détient, ce qui a de quoi rester en travers de la gorge des partisans du club, qui avait été obligé d'abandonner ses couleurs traditionnelles pour passer au "gris Los Angeles". Sans la manne d'Anschutz, le Sparta devrait rentrer dans le rang en République Tchèque, où sa surpuissance financière ne l'a pas aidé cette saison puisque c'est son rival praguois, le Slavia, qui est devenu pour la première fois champion.

Mais c'est sans doute à Genève que cette annonce a fait le plus de remous. Il faut dire qu'avant l'arrivée d'Anschutz, le club végétait en bas de LNB, et qu'il a réussi en trois ans à s'imposer en LNA. Mais pourra-t-il continuer son parcours sans son riche oncle d'Amérique, ou le ballon de baudruche se dégonflera-t-il aussi vite qu'il a grossi ? La presse genevoise compare déjà l'épisode Anschutz à l'attitude de Canal + envers le Servette Football Club, qui avait été acheté puis vite lâché. Pour éviter la panique, Kornett a calmé le jeu. Il a expliqué n'avoir jamais tenu ces propos au journaliste berlinois concerné. Mais, après ce qui s'est passé à Munich, on sait qu'il est un spécialiste des démentis mensongers et que les éléments qui transparaissent dans des journaux locaux font sans doute partie d'une stratégie globale.

En clair, le Genève-Servette HC a la pression. Initialement, le projet d'Anschutz était de parvenir à l'équilibre à long terme avec ce club, et le groupe a ainsi accepté de perdre dix millions de francs suisses en trois ans. Mais désormais, avec les difficultés financières de la maison-mère et du patriarche (Philip Anschutz est passé de la 6è place à la 54è dans la liste Forbes des hommes les plus riches du monde), l'exigence de rentabilité est immédiate. Le déficit du club genevois sur la saison écoulée se monte encore à environ un quart de son budget. Que son avenir se fasse avec ou sans Anschutz, Genève-Servette devra maintenant prouver qu'il peut équilibrer ses comptes sans bénéficier d'une manne extérieure.

02/07 Une année en bleu

Revivez la saison de l'équipe de France, de sa dernière place au trophée Olivier-Lesieur jusqu'à sa remontée dans l'élite mondiale, avec certains comptes-rendus inédits.

Tournoi de Riga : malheureusement pas de comptes-rendus jusqu'ici.

Trophée Olivier-Lesieur (Mulhouse et Belfort) : France - Italie, France - Lettonie, France - Danemark.

Tournoi de Bled : malheureusement pas de comptes-rendus jusqu'ici.

Tournoi du Mont-Blanc : France - Pologne, France - Russie B, France - Finlande B.

Tournoi de Minsk : Lettonie - France (inédit), Belarus - France (inédit), Hongrie - France (inédit).

Préparation du Mondial : Pologne - France I (inédit), Pologne - France II (inédit).

Championnat du monde de division I, groupe B, à Zagreb : Grande-Bretagne - France, Croatie - France, France - Norvège, France - Estonie, Italie - France.

04/07 NHL : Colorado frappe fort

Colorado dispose déjà d'un arsenal offensif impressionnant avec Joe Sakic, Milan Hejduk, Alex Tanguay et bien sûr Peter Forsberg. L'attaquant suédois avait eu l'intention de retourner en Suède dans son club de MoDo, mais il a finalement décider de rester à l'Avalanche pour que sa petite amie puisse étudier une année de plus à l'Université de Denver.

L'Avalanche du Colorado s'est encore distinguée jeudi sur le marché des agents libres en recrutant deux des meilleurs attaquants disponibles. Après avoir pourtant annoncé que l'équipe resterait discrète, le manager Pierre Lacroix parvenait à conclure un accord avec les attaquants Paul Kariya et Teemu Selänne.

Kariya, capitaine historique des Mighty Ducks d'Anaheim, était devenu agent libre lorsque son équipe de toujours avait refusé de lui proposer une offre qualificative, au moins égale à son salaire de 10 millions de dollars par an, avant le 1er juillet. Selänne, pour sa part, avait refusé de lever l'option de prolongation de contrat à San José, pour devenir libre à cette même date. Paul Kariya, médaillé d'or à Salt Lake City, est le meilleur marqueur de l'histoire de la franchise d'Anaheim. L'ailier finlandais Teemu Selänne, qui s'était distingué en inscrivant 76 buts lors de sa première année en NHL, a été élu meilleur joueur des Sharks par les fans cette saison.

Très amis, Selanne et Kariya ont joué ensemble à Anaheim pendant cinq saisons, formant l'un des duos les plus prolifiques de la ligue, et avaient toujours annoncé leur souhait de rejouer ensemble. Les deux buteurs rejoignent le Colorado pour des sommes étonnantes. Teemu Selänne a baissé son salaire de 700000 dollars, avec un contrat d'un an à 5,8 millions. Surtout, Paul Kariya a carrément accepté un contrat d'un an à 1,2 millions de dollars seulement, en dessous de la moyenne de la ligue (!), ce qui fera donc de lui un agent libre la saison prochaine en vertu du règlement en vigueur.

Cette double signature a provoqué une grande déception à Anaheim, qui avait proposé plus aux deux joueurs. Si les stars se mettent à accepter des salaires plus bas pour jouer chez des prétendants à la Coupe Stanley, cela n'arrangera pas l'équilibre dans la ligue. Voilà un nouveau point auquel il faudra réfléchir pendant le lock-out qui menace la saison prochaine.

Parmi les autres signatures, Detroit n'est pas en reste avec la signature du capitaine de Dallas, Derian Hatcher, finaliste pour le trophée de meilleur défenseur cette saison. Par ailleurs, Detroit a levé son option sur Dominik Hašek, ouvrant la porte à un retour du gardien mythique à Hockeytown, qu'il avait pourtant quitté en juin 2002 pour prendre sa retraite ! Voilà une vraie marque de défiance envers son successeur désigné Curtis Joseph. Columbus s'est activé en recrutant le convoité Todd Marchant, d'Edmonton, un centre meneur d'hommes qui vient de réussir la meilleure saison de sa carrière, et de Trevor Letowski, non reconduit à Vancouver. Philadelphie s'est renforcé dans les cages avec Jeff Hackett, libéré par Boston. Quelques autres transactions mineures ont eu lieu, mais le calme régnait jusqu'au coup de tonnerre de l'Avalanche.

Le marché des agents libres a débuté faiblement cette semaine, car les équipes ont l'śil sur leurs budgets, à un an de l'expiration de la convention collective. Tout le monde s'accorde à penser qu'un plafond salarial sera instauré, ce qui explique le grand nombre de joueurs de valeur non re-signés. Parmi les joueurs libres, citons Sergueï Fedorov (Detroit), Ray Whitney (Colombus), Brian Leetch et Mark Messier (Rangers), Greg DeVries (Colorado), Joe Nieuwendyk et Oleg Tverdovsky (New Jersey), le gardien Felix Potvin (Los Angeles), Calle Johansson (Washington) ou encore Jonas Höglund (Toronto).

La situation s'éclaire aussi pour Cristobal Huet, le gardien français de Los Angeles. Après avoir recruté Roman Cechmánek (Philadelphie) pour remplacer Felix Potvin dans une transaction mi-juin, les Kings n'ont pas renouvelé le contrat de Jamie Storr, qui réclamait une augmentation de son salaire, déjà trois fois plus important que celui du Français, qui n'a rien à lui envier. Il semble ainsi que la franchise se dirige vers un duo Cechmánek-Huet pour la saison prochaine, une bonne nouvelle pour le hockey français.

04/07 Bilan de la division 2 française

La suite de la rétrospective de la saison écoulée avec le bilan de la division 2, club par club.

04/07 Épinal, ou le recrutement en feuilleton

Il n'y a pas que les chaînes de télévision qui profitent de la saison pour diffuser des "grands feuilletons de l'été". Claude Maurice, le président d'Épinal, a décidé de faire de même. Le thème de cette saga en huit épisodes : "un club promu en Super 16 dévoile ses nouvelles forces". On doute que TF1 ait acheté les droits, néanmoins les supporters seront tenus en haleine, car M. Maurice a décidé de ménager le suspense. Au lieu d'être annoncés en bloc, les identités des huit recrues, qui auraient pourtant signé, seront distillées une par une chaque semaine, par ordre croissant de la qualité de leur CV. Le nom du gardien, dont tout le monde murmure déjà qu'il s'agira de Stanislav Petrik, sera dévoilé en dernier.

La première de ces recrues, annoncée dans l'assemblée générale d'aujourd'hui, est Pavel Blaha, un défenseur tchèque de trente-quatre ans qui a joué six saisons en Extraliga, la meilleure d'entre elles avec Ceské Budejovice en 1992/93, alors qu'il était clairement le meilleur défenseur de son équipe. Depuis, son aura a un peu plus faibli, et il est notamment passé par l'Oberliga allemande.

05/07 Tout sur la saison 2003/04

La réunion très attendue de ce samedi 5 juillet a livré ses conclusions. Le Super 16 suivra la formule annoncée il y a quelques jours, si ce n'est que l'idée d'une finale en "deux de trois" comme l'an passé est heureusement enterrée. Soit il y aura une vraie finale en cinq manches, soit un évènement en un match sec susceptible d'attirer les médias, ce qui se décidera avant la fin de l'année.

Pour le reste, on connaît désormais le calendrier du Super 16. Dans la poule ouest à sept, c'est Brest qui sera le premier exempt et qui reprendra une semaine après tout le monde, alors que la première journée de la poule est, prévue le 13 septembre, sera un vrai festival de derbys avec Villard-Grenoble, Gap-Briançon et le retour d'Épinal-Mulhouse.

Pour ce qui est du contrôle de gestion, cinq clubs seront soumis au contrôle continu : Anglet et Grenoble, comme l'an dernier, Gap, aux moyens limités, ainsi que Mulhouse et Brest, où l'on surveillera sans doute de plus près la masse salariale. Quatre autres équipes, Amiens, Clermont-Ferrand, Dijon et Tours, devront apporter des précisions complémentaires à leur dossier. Enfin, six clubs ont reçu les félicitations du jury : Angers, Briançon, Dunkerque, Rouen, Villard-de-Lans et le promu Épinal.

Malheureusement, le tableau est beaucoup moins réjouissant dans les divisions inférieures. On savait que Vanoise allait saborder son équipe première par décision politique du comité directeur du club, qui a mis fin à la volonté de son président Léo Mounier de préserver le haut niveau. On apprend maintenant qu'Annecy se rétrograde en division 2 sous contrôle de la commission, et surtout que Nice connaît un nouveau crash, très similaire à celui déjà connu il y a quelques années ! Le trou ne s'est pas creusé soudainement, il a été trop longtemps dissimulé, ce qui compromet une fois de plus le développement du hockey sur glace sur la Côte, à peine relancé.

Tout comme Valence qui le savait déjà, Lyon aura donc la satisfaction de se voir repêché en division 1, ainsi qu'un troisième club à déterminer, qui ne sera pas Bordeaux (qui connaîtra une saison de transition pendant la rénovation de sa patinoire), mais pourrait être Garges sous réserve d'acceptation du dossier. Enfin, Reims fera son grand retour au plan national en rejoignant la réserve de Brest parmi les repêchés en D2.

07/07 Classement des clubs formateurs

Voici la nouvelle mouture du classement des meilleurs clubs formateurs français, actualisé avec les résultats de la saison écoulée.

08/07 Lyashenko retrouvé mort

Le hockeyeur russe Roman Lyashenko, 24 ans, a été retrouvé mort hier dans sa chambre d'hôtel en Turquie, pays où il passait ses vacances avec sa mère et sa sśur. Les causes du décès n'ont pas été communiquées. Originaire de Mourmansk, Lyashenko a été le capitaine de l'équipe championne du monde junior en 1999, année où il est ensuite devenu champion de Russie avec Yaroslavl. Il appartient actuellement aux New York Rangers, qui lui ont fait jouer la majorité de la saison en équipe-ferme en AHL à Hartford.

L'agence de presse turque Anatolie a annoncé que le joueur s'était pendu avec sa ceinture. Aucune confirmation n'a été faite en ce sens par les autorités ou la famille à cette heure.

08/07 Le retour de Hašek

Dominik Hašek est à la retraite depuis un an, et s'il a refait la une des journaux le mois dernier, c'est parce qu'il a été suspendu un an pour avoir blessé un adversaire lors d'un match de rink-hockey, qu'il a pratiqué en loisir cette saison comme joueur de champ. De quoi ternir son étoile. Pourtant, Detroit, qui possédait toujours une option sur ce contrat, a décidé de le réembaucher, pour huit millions de dollars, et Hašek vient d'accepter, à trente-huit ans.

Ce retour pour le moins inattendu est la nouvelle la plus étonnante de l'été sur la planète hockey. Le héros des Jeux Olympiques de Nagano en 1998 semblait pourtant avoir choisi de faire sa révérence au faîte de sa gloire, après avoir enfin gagné la Coupe Stanley. On peu se demander dans quel état de forme il se présentera, et s'il ne risque pas de faire là la saison de trop.

Une autre question vient se greffer aux précédentes, celle de l'avenir de Curtis Joseph, qui était censé succéder au Dominator, mais à qui Detroit n'a visiblement pas pardonné l'élimination au premier tour des play-offs. CuJo, qui gagne un salaire similaire à celui du Tchèque, a une clause de non-échange dans son contrat, ce qui lui permet d'être très regardant sur sa destination. Or, Colorado cherche notoirement un gardien. Problème : après le recrutement de Kariya-Selänne, l'Avanlanche, au potentiel offensif impressionnant, deviendrait avec le gardien canadien très difficile à battre pour la Coupe Stanley. Detroit peut difficilement se permettre de faire des cadeaux à un tel rival.

09/07 Bilan de la saison allemande

La suite de la rétrospective de la saison écoulée avec le bilan 2002/03 du championnat d'Allemagne, club par club.

11/07 Rétrospective olympique

Hockey Archives est actuellement en train de construire de grandes archives du hockey international. En voici un premier versant avec cette histoire des Jeux Olympiques, qui réunit résultats, commentaires et photos de chaque édition depuis 1920.

Anvers 1920 / Chamonix 1924 / Saint-Moritz 1928 / Lake Placid 1932 / Garmisch-Partenkirchen 1936 / Saint-Moritz 1948 / Oslo 1952 / Cortina d'Ampezzo 1956 / Squaw Valley 1960 / Innsbruck 1964 / Grenoble 1968 / Sapporo 1972 / Innsbruck 1976 / Lake Placid 1980 / Sarajevo 1984 / Calgary 1988 / Albertville 1992 / Lillehammer 1994 / Nagano 1998 / Salt Lake City 2002.

12/07 Roman Lyashenko : le point

Depuis l'annonce du décès de Roman Lyashenko, les circonstances exactes sont le sujet des rumeurs les plus contradictoires. Dans les premières heures, trois versions différentes le donnaient au choix mort d'une crise cardiaque, tué dans un accident de voiture, ou noyé. Ensuite, son suicide a été annoncé puis confirmé.

Par contre, le fait qu'il ait le SIDA, comme le révélaient plusieurs sources il y a trois jours, a été réfuté par le médecin-légiste turque. Paradoxalement, le fait qu'il ait laissé une lettre d'adieu a été confirmé, et il n'a pas été démenti qu'il aurait expliqué son geste parce qu'il ne pouvait faire face à la maladie. Selon la Pravda, l'examen du corps aurait par ailleurs révélé des coupures aux poignets, qui suggéreraient que le joueur aurait essayé de se couper les veines avant de finalement se pendre.

Dans ce contexte d'informations souvent contradictoires, il reste le vide laissé par Lyashenko, un joueur décrit comme ayant une grande aisance à communiquer. Qui sait si le plus bel hommage qui lui a été rendu n'est pas cette phrase de Boris Mikhaïlov, son entraîneur aux championnats du monde 2000, où la Russie a obtenu la médaille d'argent : "Roman était quelqu'un en qui on pouvait compter en toutes circonstances. Il aurait certainement dû intégrer l'effectif de n'importe quel club de NHL. Il avait la technique et la condition pour cela, mais il n'était pas assez roublard. Je me disais que ça n'était qu'une question de temps..."

14/07 Italie : et c'est reparti

Alors que l'Italie du nord bat tous les records de canicule, le climat est toujours aussi chaud dans le hockey transalpin. Toujours soutenu par l'influente presse lombarde, Milan continue de mener bataille contre toute réforme de la fédération visant à élargir le championnat ou à diminuer le nombre d'étrangers. Il y a quelques jours, le président milanais Alvise di Canossa a d'abord envoyé une lettre enflammée au président fédéral Bolognini pour se plaindre qu'aucune décision n'avait encore été prise sur la formule ou même sur le nombre du participants à la prochaine saison, à moins de deux mois du début de celle-ci. En filigrane transparaissait la volonté farouche de s'en tenir à la politique de ces dernières années, de former une équipe très forte, et de militer pour un championnat de haut niveau (mais avec combien de participants, puisque l'on est arrivé à une impasse avec six équipes ?).

Le lendemain de cette annonce, Asiago portait un coup aux ambitions milanaises en recrutant Maurizio Bortolussi, véritable symbole des Vipers dont il a été le capitaine. Passé maître dans l'art épistolaire, Alvise di Canossa envoya une nouvelle lettre, cette fois-ci contre Asiago, accusé de n'avoir absolument pas prévenu le club d'origine du joueur, considéré comme appartenant toujours à Milan. C'est le ton agressif de cette missive qui a le plus surpris, car les relations entre les deux clubs-phares du hockey italien étaient jusqu'ici cordiales. Une nouvelle guerre ouverte créerait donc une nouvelle fracture...

Piercarlo Mantovani, le président d'Asiago, fait d'ailleurs partie d'un conseil de quatre dirigeants chargé de faire des propositions pour le prochain championnat. Celles-ci inclinent toutes dans le même sens : faire une première phase à deux poules, qui qualifierait les clubs dans une série A1 et une série A2. Cette formule (peut-être provisoire) ressemblerait comme deux gouttes d'eau au Super 16 français... La France comme eldorado ? Il y a quelques jours, Patrick Bona, passé de Merano à Brest, expliquait sans hypocrisie que l'offre bretonne était financièrement intéressante, mais ajoutait qu'il avait discuté avec son agent Miroslav Frycer de ce championnat français "très beau et en pleine croissance".

C'est peut-être là le plus surprenant ! Car le hockey italien ne semble pas prêt, philosophiquement, à suivre ce chemin. D'une part, il a toujours boudé la France, et on peut compter sur les doigts d'une main les hockeyeurs formés en Italie à avoir joué dans l'Hexagone (le dernier en date était le gardien Stefano Antinori à Rouen). D'autre part, il a négligé depuis plus de vingt ans la formation des jeunes au profit de stars (italo-)canadiennes idolâtrées. Les médias milanais, dominants, continuent de prôner un championnat fort avec beaucoup d'étrangers. Le fait de savoir si le hockey italien, à la base si maigre, en a réellement les moyens - économiques, structurels et humains - n'a jamais réellement été débattu.

15/07 Bilan de la division 1 française

Le bilan de la division 1 2002/03, club par club.

16/07 Fin de la récolte européenne pour la NHL

À partir d'aujourd'hui, entraîneurs et directeurs sportifs des clubs européens peuvent souffler. Jusqu'au 15 juillet, en effet, n'importe lequel de leurs joueurs pouvait partir du jour au lendemain pour la NHL sans rien demander à personne. Cette date fixée par le dernier accord IIHF/NHL est jugée bien trop tardive car elle sabote le travail des clubs européens qui ont généralement fait leurs recrutements depuis longtemps et doivent trouver des remplaçants, rarement du niveau des partants, en catastrophe. Précisons que les joueurs européens peuvent encore signer en NHL après cette date, mais le nouveau club doit alors verser un dédommagement forfaitaire, ce qui est en général efficace comme prévention.

Les derniers départs ont eu lieu jusqu'à hier soir, et les clubs font maintenant leurs comptes. La Suède a vu partir relativement peu de joueurs, peut-être parce que les meilleurs étaient déjà partis diront les mauvaises langues. En revanche, la SM-liiga finlandaise perd ses vedettes. Esa Pirnes, l'homme décisif de la finale où il a été élu meilleur joueur à chaque match, quitte le Tappara Tampere champion de Finlande pour les Los Angeles Kings (qui ont de plus en plus de bonnes idées à propos des joueurs européens, comme le prouve la réunion du duo Stumpel-Pálffy, deux joueurs qui se trouvent les yeux fermés). Le finaliste, le Kärpät Oulu, n'est pas mieux loti puisqu'il perd son capitaine Lasse Kukkonen (Chicago). Quant au HPK Hämeenlinna, il pourra regretter son échec en play-offs après sa bonne saison, car l'occasion ne se représentera pas forcément. Outre le défenseur slovaque Martin Štrbák (Los Angeles), ce sont Tommi Santala (Atlanta) - qui avait de toute manière déjà été transféré au HIFK, véritable perdant dans l'affaire - et le meilleur joueur du championnat Antti Miettinen (Dallas) qui font leurs valises.

La nouveauté, c'est que l'Allemagne découvre à son tour le phénomène, qu'elle connaissait de façon marginale mais qui prend de l'ampleur. Mannheim a ainsi vu partir trois des meilleurs espoirs allemands vers San José : Christian Ehrhoff, arrivé de Krefeld, Marcel Goc et Dmitri Pätzold. Cologne est moins touché puisqu'Eduard Lewandowski a décidé de rester alors que Phoenix ne lui proposait que l'AHL. Néanmoins, l'Autrichien Christoph Brandner, devenu champion avec Krefeld, a cette fois décidé d'accepter l'offre de Minnesota. Les supporters de Cologne font grise mine car ils voyaient dans le recrutement du joueur de l'année une compensation pour le départ du chouchou du public Dwayne Norris. L'attaquant slovaque Andrej Podkonicky, qui aurait dû passer d'Iserlohn au promu Fribourg-en-Brisgau, a été happé par Washington, et même le Canadien Jarrod Skalde (ex-Lausanne) a tourné le dos à Kassel pour un contrat nord-américain plus lucratif qui devrait cependant a priori ne l'envoyer qu'en AHL.

18/07 Bilan de la saison du champion D1

Le champion de division 1 et promu en Super 16 est passé à la loupe dans ce bilan individuel et collectif de la saison d'Épinal.

19/07 Italie : le temps du dialogue

Alors qu'on semblait se diriger vers une nouvelle guerre de tranchées aux lance-flammes, l'atmosphère du hockey italien s'est étonnamment apaisée. Le président de la fédération des sports de glace Giancarlo Bolognini a rencontré le président milanais Alvise di Cannossa et la réunion s'est bien passée. Bolognini a ainsi déclaré à Solohockey : "Milan est important pour notre hockey et il semble maintenant qu'il veuille assumer la charge d'en être vraiment la locomotive au lieu de se détacher de tous les wagons successifs qu'on lui accole. Monsieur di Cannossa est un homme de bien et il me surprend qu'il se lasse aller à ces déclarations improductives alors que notre sport aurait besoin d'attentions plus charitables."

Fini donc le temps des missives enflammées, on est enfin passé au temps du dialogue.

Les Milanais sont quant à eux satisfaits que la fédération ait clarifié les choses en confirmant qu'elle ne pouvait que limiter les joueurs extra-communautaires, et pas les Européens ou les Nord-Américains détenteurs d'un passeport italien. La fédération a également expliqué son long silence quant à la formule du championnat. À la date fatidique du 31 juillet, seules six équipes s'étaient inscrites, et elle voulait donner sa chance aux autres, y compris Turin et Varèse, clubs de plaine géographiquement alliés du "clan milanais" mais dont tout le monde comprend l'importance en pratique. Ceci explique l'appel au conseil des quatre présidents, qui avait été désigné il y a quelques mois par la ligue des clubs, pour proposer une solution.

Pour ce qui concerne l'affaire Bortolussi, l'heure est pour l'instant à l'attente. Il semble qu'Asiago soit de bonne foi. Croyant que le nouveau règlement sur les transferts était déjà en place, il pouvait contacter le joueur en fin de contrat sans en référer à son ancien club. Mais la règle en question n'est pas encore entrée en application. Milan n'a pas encore décidé de sa réaction définitive au départ vers son principal concurrent de son vétéran canadien. Les supporters en revanche se sont déjà réunis pour statuer sur l'attitude à adopter. Ils ont convenu qu'ils se sentent trop liés à Maurizio Bortolussi, qui a tant donné sous le maillot milanais, pour manifester une quelconque hostilité à son égard lors des prochaines confrontations entre Milan et Asiago.

20/07 Les adieux de Fedorov à Detroit

La nouvelle du départ de Sergueï Fedorov de Detroit a fait l'effet d'un choc, même si on savait que ses relations avec le manager général Ken Holland n'étaient pas du tout au beau fixe. Depuis qu'il a quitté le CSKA Moscou en 1990 sans attendre l'autorisation, qui n'était alors donnée qu'aux vétérans, Fedorov a passé toute sa carrière NHL à Detroit, et il en est devenu un joueur indispensable, le centre de ce "Russian five" qui donnait une touche russe au jeu des rouges de la NHL. Néanmoins, s'il faut chercher un symbole du club, il passe au second rang derrière le capitaine Steve Yzerman et ses vingt saisons passées à Hockeytown.

C'est d'ailleurs une des raisons du départ de Fedorov. Alors que Steve Yzerman a le choix de ses compagnons de ligne, le meilleur joueur de la NHL en 1994 n'a que rarement son mot à dire. En outre, la philosophie des Red Wings est de répartir équitablement le temps de jeu entre tous les blocs, et ce n'était pas assez pour Fedorov. Voilà pourquoi il est parti pour Anaheim, équipe où il sera la star incontestée.

Cette volonté de se mettre en avant peut-elle être l'unique raison ? On a pu s'étonner que Fedorov quitte l'équipe-phare du hockey américain pour se retrouver chez les Mighty Ducks, finalistes sortants mais aux perspectives incertaines, et ce pour un contrat très semblable financièrement, même s'il est sans doute un peu plus souple pour des propositions futures. Pour sa part, le joueur dément cette lecture du transfert, car il affirme que Detroit ne lui a jamais proposé les contrats divulgués dans la presse. Dans ce cas, le choix serait aussi financier.

Au fait, pour la Ferrari à 651 000 dollars démolie dans un accident, Sergueï s'excuse. Il n'a pas pu contrôler le véhicule sur route mouillée et a même dit en rigolant que seul Michael Schumacher aurait pu rattraper une voiture aussi difficile à conduire. Loin de la pluie du Michigan, sous le soleil californien, Fedorov sera peut-être plus tranquille au volant de ses bolides...

22/07 Bilan de la LNA suisse

La rétrospective de la saison touche à son terme (ouf !) avec ce bilan de la saison suisse 2002/03.

Un dernier bilan de l'Extraliga tchèque viendra peut-être achever ce coup de rétro sur la saison.

23/07 Calendrier de D1

Le calendrier du championnat de division 1 2003/04.

24/07 Eddy Ferhi sous contrat avec Anaheim

Le gardien français Eddy Ferhi vient d'être mis sous contrat par Anaheim. Après ses années universitaires en NCAA, il avait déjà disputé un match avec Cincinnati, l'équipe-ferme d'Anaheim en AHL, la saison passée, y réalisant une prestation correcte. Formé aux Français Volants, Eddy Ferhi peut donc continuer son parcours nord-américain et confirmer sa progression durant ces dernières années alors qu'il n'avait pas été drafté.

Les postes de gardien d'Anaheim en NHL sont très difficilement accessibles. Après ses incroyables play-offs de Coupe Stanley, Jean-Sébastien Giguère est un incontestable n°1, et le gardien suisse Martin Gerber est un très bon n°2. La franchise d'Anaheim compte également dans son staff Ilya Bryzgalov, qui avait débarqué de nulle part en 1999/2000 avec Togliatti, avait été élu meilleur débutant du championnat russe, et avait été envoyé aux Mondiaux de Saint-Pétersbourg où la prestation catastrophique des Russes avait déjà signifié le début de la fin pour lui. Depuis cette saison folle, le gardien russe a plafonné, mais est clairement le n°3 d'Anaheim, et donc le titulaire à Cincinnati.

Dans l'hypothèse optimiste, Ferhi essayera de rentrer en concurrence avec Bryzgalov, qui est un peu plus jeune que lui, pour un poste en AHL, mais c'est pour l'instant Gregg Naumenko qui est ce n°4. Dans l'hypothèse pessimiste, il devra se contenter de jouer en ECHL. Rappelons qu'Eddy Ferhi sera présent au stage de l'équipe de France à Amiens début août avant de s'envoler pour les États-Unis.

24/07 Patrik Nilson contrôlé positif

Pour la première fois, un joueur de l'Elitserien suédoise subit un contrôle anti-dopage positif. L'ancien international junior Patrik Nilson, 22 ans, a été contrôlé inopinément le 17 juin dernier à l'issue d'une séance d'entraînement avec son club de Djurgården (qui l'avait prêté à Mora ces deux dernières années). Les analyses ont révélé la présence de nandrolone dans ses urines.

Cette substance provient probablement d'une canette de "stimulants" que le joueur a acheté en Floride, dans une boutique qui a pignon sur rue comme il en existe beaucoup aux États-Unis. Patrik s'est rendu dans ce magasin pendant qu'il était en visite chez son frère Marcus Nilson, joueur des Florida Panthers. Il a simplement lu l'étiquette du produit incriminé, qui ne faisait évidemment pas mention explicite de substances interdites.

En cas de contre-expertise positive, Patrik Nilson risque l'annulation de son contrat avec Djurgården et deux ans de suspension.

24/07 Suisse : Petrov à Genève

Oleg Petrov a laissé un tel souvenir lors de son passage à Ambrì-Piotta, où il avait fini meilleur marqueur du championnat en 1998 et 1999 avant de repartir aux Canadiens de Montréal, que les journaux tessinois évoquent son retour à peu près tous les mois - en partie pour vendre des copies comme les quotidiens italiens en ont l'habitude en faisant leurs gros titres sur des transferts aussi énormes que douteux. Il est vrai que l'attaquant russe, formé au CSKA Moscou avant de partir une première fois pour Montréal, avait promis de revenir en Suisse lors de son départ.

Depuis que les Canadiens ont cédé les droits NHL de Petrov à Nashville en fin de saison dernière, son retour en terre helvète était devenu très probable. Lugano était en particulier sur les rangs, et Oleg y aurait en effet retrouvé Larry Huras, qui était son entraîneur à Ambrì et qu'il respecte beaucoup. Mais le HCL a déjà trois étrangers, et on évoquait donc un possible départ de Maneluk pour Genève afin de recruter Petrov.
Finalement, Genève-Servette a fait beaucoup mieux en faisant signer Oleg Petrov pour "seulement" 230000 dollars. Lugano aurait lâché l'affaire pour ne pas semer le trouble dans le vestiaire autour de la situation de Maneluk. Il se prépare plutôt pour la saison prochaine lorsque le contrat d'un an de Petrov à Genève sera terminé. En attendant, avec Brett Hauer, Philippe Bozon et Oleg Petrov, Genève-Servette a un trio d'étrangers très intéressant et peut aborder avec confiance sa deuxième saison en LNA.

25/07 Changement de sélectionneur en Ukraine

L'entraîneur de l'équipe nationale d'Ukraine, Anatoli Bogdanov, a été licencié pour résultats insuffisants. Son successeur est Aleksandr Seukand, âgé de 54 ans, soit deux de moins que Bogdanov, qui ne s'occupera maintenant que du TuTo Turku, club finlandais qu'il entraîne depuis pas mal de temps. Si ce changement permettra peut-être une évolution sans doute salutaire du style de jeu et de la discipline de la formation ukrainienne, il ne résoudra pas le problème de fond de l'avenir du hockey dans ce pays, qui est une base de joueurs et de clubs limitée, ce qui ne s'est évidemment pas arrangé depuis la disparition du Berkut Kiev l'été dernier.

26/07 Rétrospective mondiale : 1) le printemps de Prague

Après les Jeux olympiques, hockeyarchives.info vous offre la rétrospective des championnats du monde, sous forme de mini-feuilletons. Le premier de ceux-ci est consacré au printemps de Prague et à ses conséquences.

Chapitre 1 (1969) : comment le printemps de Prague donne aux rencontres Tchécoslovaquie-URSS un relief inégalé, et pourquoi les Soviétiques sauvent miraculeusement leur titre malgré la motivation décuplée de leurs adversaires

Chapitre 2 (1971) : où la Tchécoslovaquie détrône l'URSS de son titre de championne... d'Europe, mais pas de championne du monde !

Chapitre 3 (1972) : la délivrance de tout un peuple lorsque, les opprimés de 1968 sont enfin vengés par une victoire qui enflamme Prague pour la première fois depuis quatre ans

28/07 Rétrospective mondiale : 2) Les plus grands scandales

Cette suite de la rétrospective des championnats du monde s'intéresse à quelques-uns des plus grands scandales qui ont jalonné son histoire.

Mondial 1974 : deux contrôles anti-dopages contre les Suédois et les Finlandais provoquent la relégation de... l'Allemagne de l'est, en rendant des points immérités à la Pologne. Mais l'étrange conclusion d'une affaire de publicité interdite des Suédois ne manque également pas de sel, tout comme quelques autres anecdotes extra-sportives...

Mondial 1987 : avec comme arrière-pensée de récupérer la lucrative qualification pour la Coupe Canada, la Finlande déclenche une controverse sur la qualification du joueur allemand d'origine polonaise Miro Sikora, ce qui risque d'éliminer par ricochet la Suède... future championne du monde ! Une histoire complètement folle.

Mondial 1991 : les Américains font exprès de sortir leur gardien avec trois buts de retard pour permettre au Canada d'augmenter sa différence de buts et de garder des chances d'être champion du monde. Heureusement, un jeune joueur de vingt ans, Mats Sundin, évite que le titre mondial ne soit arrangé par un but qui sauve la morale, encore en faveur des Suédois.

29/07 Nice, les Aigles tombés du nid ?

Alors que cette journée aurait dû permettre au Nice Hockey Club de prouver à la fédération qu'il était parfaitement capable de se réengager en division 1, on attend toujours la lumière qui aurait dû être faite sur la vérité des comptes et sur le plan de redressement en cours. Aucune information n'a encore été divulguée quant à la conclusion de cette affaire, mais de source non officielle, au lieu d'une démonstration de viabilité financière, la réunion de ce matin a été beaucoup plus difficile que prévu. Nice devrait donc déposer le bilan et ne repartir ni en division 1, ni dans la catégorie Espoirs élite où il affichait aussi de hautes ambitions.

Quelques années après avoir déjà quitté la D1 après une crise interne qui avait abouti au départ du président tout puissant d'alors, Nice repartirait à nouveau de zéro. Mais cette fois, il serait difficile de regagner la confiance perdue. Il serait aussi difficile pour les jeunes joueurs de se recaser. L'optimisme qui avait cours il y a quelques jours n'est plus de mise, le NHC craint le pire, même si la conclusion de la réunion n'a pas été divulguée. En attendant, chacun croise les doigts.

Tout cela demande encore une confirmation officielle de la fédération, de même que pour le repêchage de Garges-lès-Gonesse en division 1. Si aucune information n'a filtré, c'est que le club doit être informé le premier, par lettre recommandée.

30/07 Rétrospective mondiale : 3) Le mur de Berlin

La situation politique de l'Allemagne a eu ses conséquences sur les championnats du monde.

Mondial 1961 : les Allemands de l'ouest refusent de risquer d'assister à la montée du drapeau "de zone" (ils ne reconnaissent pas la RDA comme un pays), et donc d'être sévèrement suspendus. Ils déclarent donc forfait contre leurs homologues de l'est.

Mondial 1962 : premier championnat du monde hors JO en Amérique du nord. Les États-Unis refusent d'accorder de visas aux Allemands de l'est pour protester contre la construction du mur de Berlin. Soviétiques et Tchécoslovaques décident de rester chez eux, et on assiste dans le Colorado à un championnat du monde "de l'ouest".

Mondial 1963 : le match RFA-RDA a bien lieu cette fois, même si les Allemands de l'est mettent des bâtons dans les roues de leurs adversaires. L'ouest gagne, mais les Est-Allemands refusent de se tourner vers le drapeau des vainqueurs. Suspension de trois mois (d'été). Cette "guerre du drapeau" prendra fin dans les confrontations ultérieures où les cérémonies se dérouleront normalement.

30/07 L'Autriche change aussi d'entraîneur

Comme la France, l'Autriche a très souvent fait appel à des spécialistes étrangers pour s'occuper de son équipe nationale. La saison écoulée a fait exception, mais elle restera un cas isolé. Les mini-scandales des derniers championnats du monde et la bière de trop de certains joueurs auront eu raison du mandat de Herbert Pöck, qui ne faisait plus l'unanimité dans l'équipe. Des déclarations - anonymes - de joueurs internationaux dans la presse lui reprochaient d'être un homme introverti qui parle uniquement à certains joueurs. On lui a proposé de s'occuper maintenant de la détection des jeunes et de la préparation des Universiades, sans savoir s'il acceptera.

Le nouvel entraîneur national de l'Autriche est donc le Suédois Lars Bergström, qui a conduit Klagenfurt à deux titres de champion d'Autriche, mais aussi Luleå au titre de champion de Suède. Il ne s'occupera de l'équipe nationale qu'à temps partiel, ce qui est important pour une fédération autrichienne très attentive à ses dépenses.

31/07 Nice : confirmation

La nouvelle a finalement été rendue publique. L'appel de Nice a bel et bien été rejeté, et le club devra désormais repartir en D3. Il a été plombé par un fort passif (200 000 euros selon Nice matin !) et par les graves errements passés de sa gestion, des éléments que le plan de sauvetage monté ces quinze derniers jours n'aura pas suffi à contrebalancer. Encore un rude coup porté au développement du hockey sur la Côte d'Azur, auquel on ne peut que souhaiter des dirigeants stables et sûrs capables de travailler sur le long terme pour ce club et avec une gestion bien plus saine.

Garges-lès-Gonesse sera donc repêché en division 1, poule sud.

Anecdotes du mois

Les mois estivaux sont moins riches quantitativement en anecdotes, mais elles n'en sont que plus gratinées... Les anecdotes de juin-juillet.

 

 

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